Actualités locales
Afrique centrale : 3,3 milliards FCFA pour renforcer les compétences dans la filière forêt-bois

(Investir au Cameroun) – L’Agence française de développement (AFD) et le Réseau des institutions de formation forestière et environnementale d’Afrique centrale (RIFFEAC) ont signé, le 18 juin 2026 à Yaoundé, une convention de financement de 5 millions d’euros, soit environ 3,3 milliards FCFA, pour lancer la deuxième phase du projet d’Appui au développement de la formation continue dans la filière forêt-bois en Afrique centrale (ADEFAC 2).
Financé par une subvention du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, à travers l’AFD, le programme sera mis en œuvre sur cinq ans. Il couvrira désormais six pays du bassin du Congo : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale.
L’objectif est de renforcer les compétences des acteurs de la filière forêt-bois afin d’améliorer la gestion durable des ressources forestières, tout en soutenant la compétitivité d’un secteur stratégique pour plusieurs économies d’Afrique centrale.
Consolider les acquis de la première phase
ADEFAC 2 s’inscrit dans le prolongement d’un premier programme lancé en 2020 au Cameroun, au Congo, au Gabon et en République démocratique du Congo. Cette première phase a permis de structurer un dispositif régional de formation continue associant institutions de formation, entreprises, organisations professionnelles et administrations publiques.
Selon les données disponibles sur le programme, ADEFAC 1 a permis de constituer un pool de plus de 190 formateurs, de construire et tester 42 modules de formation dans 14 centres et institutions de formation d’Afrique centrale, et de former plus de 600 apprenants. Ces modules couvrent plusieurs besoins de la chaîne de valeur forêt-bois, de l’exploitation forestière à la transformation, en passant par la gestion d’entreprise, la cartographie, les coûts, la pépinière et les métiers techniques du bois.
Pour le RIFFEAC, la nouvelle phase doit permettre de consolider ces acquis, d’élargir l’offre de formation continue et d’améliorer l’adéquation entre les besoins des entreprises et les compétences disponibles. « Cette nouvelle phase vise notamment à consolider et capitaliser les acquis de la phase 1, élargir et diversifier l’offre de formation continue, renforcer l’ancrage institutionnel et la pérennisation du dispositif, et accroître l’adéquation formation-emploi, au bénéfice des entreprises et des économies de la sous-région », a souligné le coordonnateur régional du RIFFEAC lors de la cérémonie de signature.
Former pour transformer davantage le bois localement
Au-delà de la conservation forestière, le projet répond à un enjeu économique majeur: accompagner la transformation locale du bois. Plusieurs pays d’Afrique centrale cherchent à réduire l’exportation de grumes et à accroître la valeur ajoutée générée localement par la filière. Cette ambition suppose des investissements industriels, mais aussi une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux besoins des entreprises.
La formation continue devient ainsi un levier de compétitivité. Les métiers de la filière évoluent avec les exigences de traçabilité, de certification, de transformation plus poussée, de maintenance industrielle, de gestion durable des forêts et de conformité aux standards internationaux. Sans compétences adaptées, les entreprises auront du mal à monter en gamme et à capter davantage de valeur.
Pour l’AFD, ADEFAC 2 revêt donc une importance stratégique à la fois environnementale et économique. « L’engagement collectif autour de cette initiative témoigne de son importance stratégique pour l’avenir des forêts du bassin du Congo et des populations qui en dépendent », a déclaré François Jacquier-Pélissier, directeur régional de l’AFD pour l’Afrique centrale.
Avec cette nouvelle enveloppe, les partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une filière forêt-bois plus compétitive, plus créatrice d’emplois et mieux préparée aux exigences de gestion durable. L’enjeu sera désormais de transformer les formations en gains concrets pour les entreprises : meilleure productivité, montée en qualité, réduction des pertes, transformation plus locale du bois et insertion professionnelle plus efficace.
Amina Malloum
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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé

La dépouille du cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs, Émile Bassek ba Kobhio, est portée en terre ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, dans la commune de Ndom. La cérémonie rassemble autorités, acteurs du monde culturel et proches du défunt.
La terre de Nindjé, dans la commune de Ndom, département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, accueille ce samedi 27 juin 2026 la dépouille d’Émile Bassek ba Kobhio. Cinéaste camerounais et africain, le cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs est inhumé dans son village natal, en présence de nombreuses personnalités.
Représentant personnel du Chef de l’État, le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a pris part aux cérémonies funéraires. À ses côtés, de nombreux cinéastes, hommes et femmes de culture, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des amis, collaborateurs et connaissances, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui a consacré sa vie à la promotion du septième art.
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La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé
La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.
Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.
Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.
«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.
«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.
Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.
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Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !
La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.
La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.
Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».
Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.
Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.
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