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Cameroun : la députée Angèle Toukam Tela pose la question de l’éradication des feminicides au ministre Abena Ondoa

Les violences basées sur le genre en général et les femicides en particulier ont fait l’objet d’une question orale ce 19 juin 2026 au cours d’une séance plénière à l’Assemblée nationale.
Les feminicides constituent une préoccupation dans le monde en général et au Cameroun en particulier. Au niveau mondial, 85 000 femmes ont été tuées de manière intentionnelle soit par leurs partenaires intimes, soit par un autre membre de leur Famille. Au Cameroun, d’après le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, 56 cas de feminicides ont été enregistrés en 2023. ‘’Mme le ministre, quelles sont les mesures prises à votre niveau pour éradiquer, sinon réduire ce phénomène dans la société camerounaise ?’’ C’est la question que la députée Angèle Toukam Tela Epse Sandio a posée ce vendredi au ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.
État des lieux des VBG au Cameroun
En réponse à la question, le ministre Marie Thérèse Abena Ondoa a d’emblée fait le point du phénomène de violences basées sur le genre au Cameroun. Ces dernières années, plusieurs cas d’assassinat de femmes, d’enlèvements et tortures, des cas de viols et d’autres formes d’incivilités portant atteinte à l’intégrité physique, émotionnelle ou sexuelle des personnes sont enregistrés. Les chiffres attestent de la gravite de la situation. Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a enregistré 1 599 cas de violences dans l’ensemble du territoire national entre janvier et avril 2026. Ce nombre inclut 166 cas de viols, 50 feminicides, 13 infanticides, trois enlèvements et trois sévices corporels sur les enfants. Aussi, le nombre de cas de feminicides augmente d’année en année : 56 cas enregistrés en 2023, 67 cas en 2024, environ 77 en 2025 et 50 entre janvier et avril 2026.
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Face aux défis, renforcer la lutte
D’après le ministre, le gouvernement a pris des initiatives visant à résoudre le problème des violences basées sur le genre et des feminicides en particulier. Ces mesures prennent en compte la ratification des instruments juridiques internationaux et régionaux de promotion et de protection des droits des femmes et des filles. La prévention, la répression, la prise en charge et le renforcement du cadre institutionnel et du système d’information sont d’autres leviers que le gouvernement actionne.

Mais la mise en œuvre de ces mesures se heurte à des défis comme l’accès insuffisant à des services intégrés, gratuits et confidentiels ; la coordination intersectorielle limitée ; la persistance des crises sécuritaires dans les régions de l’Extrême-Nord et du Sud-Ouest ; l’impunité des auteurs de violences basées sur le genre et la faible application des textes règlementaires. Le ministre rassure tout de même que des dispositions sont prises pour faire face à ces défis. Il s’agit de faire le suivi de l’adoption du projet de loi sur les violences basées sur le genre ; de renforcer le mécanisme opérationnel chargé de la coordination de la prévention et de la lutte contre les violences basées sur le genre ; renforcer le système de collecte de données.
Le phénomène résistant aux instruments de lutte déployés par le gouvernement et ses partenaires, le ministre lance un appel à l’action collective. ‘’Dénonçons les violences, protégeons les victimes, éduquons nos familles et nos communautés dans le respect de la vie et de l’égalité’’, exhorte le Minproff. Marie Thérèse Abena Ondoa n’était pas le seul membre du gouvernement à répondre à une question à l’Assemblée nationale ce vendredi. Quatre autres ministres ont apporté des réponses aux préoccupations des députés dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale.
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Issa Tchiroma félicite Rebecca Enonchong à la CCI

Issa Tchiroma Bakary a adressé ses félicitations à Rebecca Enonchong, élue vice-présidente de la Chambre de commerce internationale (CCI). Il salue une distinction qu’il présente comme une première pour une femme africaine et un motif de fierté pour le Cameroun.
Dans un communiqué publié ce vendredi 26 juin, Issa Tchiroma Bakary a félicité Rebecca Enonchong à la suite de son élection au poste de vice-présidente de la Chambre de commerce internationale (CCI). Il souligne le caractère historique de cette élection et estime qu’il s’agit de la première fois qu’une femme africaine accède à cette fonction au sein de l’institution.
L’opposant en Gambie met en avant le parcours professionnel de l’entrepreneure camerounaise et considère cette nomination comme une nouvelle illustration du rayonnement des compétences camerounaises sur la scène internationale.
Dans son message, Issa Tchiroma Bakary formule également des critiques à l’encontre des autorités camerounaises actuelles, auxquelles il reproche un manque de reconnaissance envers les réussites de certains compatriotes.
Se présentant comme le « président élu » du Cameroun, il réaffirme sa volonté de promouvoir les talents nationaux et renouvelle ses vœux de succès à Rebecca Enonchong ainsi qu’à l’ensemble des Camerounais qui contribuent au rayonnement du pays à l’échelle internationale.
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L’usine de Bangou pour l’Afrique

L’usine de transformation des ressources agro-alimentaires de Bangou, dans le Département des Hauts-Plateaux, Région de l’Ouest, a été officiellement inaugurée ce vendredi 26 juin 2026 par le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.
Promue par la société META INVEST, propriétaire de la marque Denky, cette unité industrielle a été portée sur les fonts baptismaux en présence du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Gabriel Mbairobe, et d’un parterre d’invités composé d’autorités administratives, d’opérateurs économiques et de populations locales venues nombreuses célébrer l’événement.
Édifiée sur un site de trois hectares gracieusement concédé par l’État du Cameroun, l’usine se donne pour mission de transformer le maïs, la pomme de terre et les fruits cultivés dans la région, pour une capacité annuelle de 5200 tonnes et une gamme de cinq produits de grande consommation. Sa promotrice, Lisette Claudia Tame Soumedjong, ambitionne de commercialiser ces produits dans les 360 arrondissements que compte le Cameroun, mais aussi dans la sous-région et sur le marché continental de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). L’entreprise table sur la création de plus de 100 emplois directs et près de 450 emplois indirects.
Il faut dire que l’Administrateur Directeur Général de META INVEST, Lisette Claudia Tame Soumedjong, n’est pas une novice en la matière. Cette nouvelle réalisation s’ajoute à un palmarès déjà bien rempli : l’usine de transformation du cacao de Mbankomo, dans la banlieue de Yaoundé, inaugurée le 15 janvier 2025 sous l’estampille de la société Africa Processing Company, puis celle de Dimako, dans la Région de l’Est, inaugurée le 28 novembre de la même année.
« Cette opération, comme les précédentes, s’inscrit dans le droit fil de la politique de transformation structurelle de notre économie, prescrite par le Chef de l’État, S.E Paul Biya, qui a pour socle l’industrialisation du Cameroun à travers, entre autres vecteurs, la transformation locale de nos matières premières, notamment agricoles, en vue de leur valorisation », a déclaré le Ministre du Commerce. Cette nouvelle unité, a-t-il ajouté, participe à la fois de la politique d’import-substitution et de l’aménagement judicieux du territoire, deux orientations chères au Chef de l’État.
Le Ministre du Commerce a également souligné l’importance de cet outil industriel dans la perspective de la ZLECAf, qui fait de l’Afrique, forte de ses 1,3 milliard d’habitants, juste derrière la Chine et l’Inde et loin devant l’Union européenne ou les États-Unis, un marché unique et sans frontières. Autrement dit, grâce à cette usine, les produits de Bangou pourront désormais être consommés partout en Afrique et au-delà.
Évoquant les retombées de ce projet, Luc Magloire Mbarga Atangana a indiqué que cette initiative de la société META INVEST constitue une source inépuisable d’opportunités : développement de la production agricole régionale dans le sillage de l’agriculture de seconde génération prônée par le Chef de l’État, création d’emplois pour la jeunesse en lutte contre l’exode rural et le chômage, formation à de nouveaux métiers plus valorisants, partage des richesses conformément à la théorie du ruissellement, conquête de marchés de niche, et valorisation du label « Made in Cameroon ».
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35 vérificateurs formés pour l’export

L’Office national du cacao et du café (ONCC), en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), a achevé ce 26 juin 2026 à Douala une session de formation de 35 vérificateurs de magasins export.
Durant trois jours, du 24 au 26 juin, les participants ont renforcé leurs compétences en techniques d’échantillonnage, contrôle qualité et gestion des magasins de cacao destinés à l’exportation. Selon le conseiller technique principal de l’ONUDI, Didime Olivier Tchoumi, cette initiative vise à améliorer la compétitivité du cacao et du café camerounais sur les marchés internationaux. L’activité s’inscrit dans le cadre du projet PICS-Cameroun, financé par le Japon.
Le cacao camerounais a signé mardi 20 février 2026 l’une de ses plus belles victoires internationales en remportant la médaille d’or lors de la 10ᵉ édition des Cacao of Excellence Awards, organisée en marge du prestigieux salon Chocoa Trade Fair. Cette grande rencontre annuelle de la filière cacao et chocolat a rassemblé près de 191 échantillons en provenance de 45 origines, évalués pour leur qualité, leur durabilité et leur profil sensoriel.
Sur les produits soumis, 50 lots seulement ont été distingués par un jury international d’experts sensoriels et industriels, et c’est l’échantillon n°167, représentant le Cameroun, qui s’est hissé au sommet du podium dans la catégorie Afrique & Océan Indien.
Pour le Cameroun, ce succès vient en écho à une reconnaissance bronze obtenue en 2023, ce qui confirme sa tendance ascendante et une meilleure compétitivité qualitative de ses fèves sur les marchés « fine et flavour » des segments premium où les critères de goût, d’authenticité et de durabilité déterminent les cours, souvent plus élevés que dans le cacao commodity traditionnel.
Au-delà de la seule médaille, cette distinction consolide l’image du Cameroun comme terroir capable de produire des cacaos d’exception, en phase avec une demande croissante de la part des chocolatiers haut de gamme et des marchés spécialisés internationaux. Elle pourrait également contribuer à encourager davantage d’investissements dans la traçabilité, la formation technique et la structuration des coopératives, facteurs essentiels pour transformer durablement cette performance qualitative en avantages économiques tangibles pour les producteurs locaux.
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