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La Sonamines dégage son premier bénéfice depuis sa création, à 724,7 millions FCFA en 2025

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La Sonamines dégage son premier bénéfice depuis sa création, à 724,7 millions FCFA en 2025
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(Investir au Cameroun) – La Société nationale des mines (Sonamines S.A.) a clôturé l’exercice 2025 sur un bénéfice net de 724,7 millions FCFA, le premier résultat positif annoncé par l’entreprise publique depuis sa création en décembre 2020. Les comptes ont été arrêtés le 12 juin 2026 à Yaoundé, lors des 27e et 28e sessions de son conseil d’administration.

Selon le communiqué final du conseil d’administration, les états financiers clos au 31 décembre 2025 font ressortir un total de bilan de 5,23 milliards FCFA, un chiffre d’affaires de 30,55 millions FCFA et un résultat net de 724,7 millions FCFA. Au regard de ces performances, les administrateurs ont donné quitus à la direction générale pour sa gestion, avant la convocation de l’assemblée générale ordinaire appelée à approuver les comptes.

Ce bénéfice marque une rupture pour la Sonamines, créée par décret présidentiel le 14 décembre 2020 pour porter les intérêts de l’État dans le secteur minier. L’entreprise, qui avait encore affiché des pertes lors des exercices précédents, entre ainsi dans une nouvelle séquence financière. Mais la structure des chiffres appelle une lecture prudente : le résultat net de 724,7 millions FCFA est près de 24 fois supérieur au chiffre d’affaires de 30,55 millions FCFA. À ce stade, le communiqué ne détaille pas les produits, reprises, subventions, charges ou éléments exceptionnels ayant contribué à cette rentabilité.

L’entreprise publique présente néanmoins cette performance comme l’un des premiers effets de ses actions visant à « asseoir progressivement la souveraineté minière de l’État ». Cette formule traduit l’ambition assignée à la Sonamines depuis sa mise en place : renforcer la présence publique dans la chaîne minière, mieux canaliser la production, sécuriser les intérêts financiers de l’État et améliorer la traçabilité des substances précieuses, notamment l’or.

Le retour au bénéfice intervient dans un contexte de fortes interrogations sur la gouvernance du secteur aurifère camerounais. Depuis plusieurs années, les écarts entre les volumes officiellement collectés, les quantités produites sur les sites miniers et les exportations déclarées alimentent les débats sur les pertes de recettes publiques, la contrebande et les failles de traçabilité. Ces fragilités renforcent la pression sur la Sonamines, appelée à devenir l’un des principaux bras opérationnels de l’État dans le contrôle et la valorisation des ressources minières.

Le nouveau Code minier, promulgué le 19 décembre 2023, a renforcé cette orientation. La Sonamines est appelée à jouer un rôle dans la gestion des intérêts de l’État, notamment dans les projets miniers industriels. Lors de sa 28e session, le conseil d’administration indique avoir adopté des instruments de gouvernance destinés à permettre à la direction générale de défendre les intérêts souverains de l’État dans le cadre de prises de participation dans deux sociétés minières déjà entrées en phase d’exploitation, conformément aux articles 47 et 48 de la loi n°2023/014 du 19 décembre 2023 portant Code minier.

Cette évolution pourrait élargir les sources de revenus de la société au-delà de ses missions actuelles. Jusqu’ici, les produits commerciaux restent faibles au regard des ambitions affichées : le chiffre d’affaires 2025 s’établit à seulement 30,55 millions FCFA, pour un capital social de 10 milliards FCFA. L’un des enjeux pour la direction générale sera donc de transformer le rôle institutionnel de la Sonamines en revenus récurrents, traçables et soutenables.

Le conseil d’administration dit d’ailleurs vouloir amorcer l’opérationnalisation des missions commerciales de l’entreprise, avec pour objectif d’accroître significativement ses revenus et de développer ses projets structurants. Cette orientation est déterminante pour une société appelée à intervenir sur plusieurs fronts : achat et commercialisation de l’or, gestion des participations de l’État, appui aux projets miniers, promotion des investissements et suivi des intérêts publics dans les sociétés en exploitation.

Le bénéfice de 2025 constitue donc une étape symbolique, mais pas encore une preuve de consolidation durable du modèle économique de la Sonamines. Pour apprécier la portée réelle de ce redressement, il faudra connaître la composition du résultat, le niveau des charges d’exploitation, la part des revenus commerciaux, les éventuels produits non récurrents et les perspectives de recettes liées aux participations minières. C’est à cette condition que l’entreprise pourra démontrer qu’elle passe d’un rôle institutionnel à un véritable modèle économique au service de la souveraineté minière du Cameroun.

Amina Malloum

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« Elimbi Lobe est un petit politicien de Canton qui n’aura jamais une envergure nationale »

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« Elimbi Lobe est un petit politicien de Canton qui n’aura jamais une envergure nationale »
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Dans une interview ce mardi 23 juin 2026, le président national du Nouveau Mouvement populaire (NMP), souligne que le débatteur de dimanche sur Info Tv est d’une versatilité légendaire.

L’homme politique camerounais Banda Kani est très fâché contre l’agitateur tribal Elimbi Lobe. En effet, dans une interview diffusée sur sa page ce mardi 23 juin 2026, le président national du Nouveau Mouvement populaire (NMP) dit son ras-le-bol, contre Elimbi Lobe, notamment quand il a traité sur Info Tv, (une télévision de fond vert émettant depuis Yaoundé au Cameroun), le nationaliste Ernest Ouandié de «bandit».

«En disant que Ouandié est un « bandit » Elimbi Lobe s’est déshonoré lui-même», lance le panafricaniste Banda Kani. Selon lui, le sieur Elimbi Lobe n’aura jamais le destin d’un homme politique de poigne. «Il s’est réduit à un vaurien. Il s’est rendu à un acteur politique qui n’aura jamais une envergure nationale dans ce pays. Il s’est réduit à un petit politicien de quartier de canton, qui est dans une stratégie pour être député», poursuit-il.

Quand il était au Sdf, est ce qu’il pouvait tenir ce genre de propos ?

Surfant dans l’histoire, Banda Kani dénonce la versatilité d’Elimbi Lobe. Ceci avec un discours différent quand il était militant du Social democratic front (Sdf). «Il est dans une stratégie électoraliste. Lisez son histoire. Prenez ses propres en 2011 quand il était au Sdf. Il magnifiait l’intégration nationale. Il magnifiait même le rôle des Bamilékés dans la construction nationale, mais surtout en disant que son meilleur ami était un Bamilékés à qui il voulait donner le nom de son fils», poursuit-il.

«En 2015, il dénonçait les tribalistes. Quand il était au Sdf, est ce qu’il pouvait tenir ce genre de propos ? Le parti l’aurait stoppé. Vous avez à faire à un petit politicien qui pense s’il est élu député sa carrière politique va atteindre le summum», a poursuivi Banda Kani.

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Serge Mpele Onana vante le « cerveau » de Samuel Eto’o

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Selon le militant du RDPC, le palmarès de Samuel Eto’o lui donne une certaine posture en termes d’expérience managériale dans diverses fédérations de football à travers le monde.

Très critiquer sur sa gestion de la Fédération camerounaise de football, notamment à cause de la non-qualification des Lions Indomptables au Mondial 2026, Samuel Eto’o Fils reçoit un soutien de poids.

Invité de l’émission quotidienne LES LIBRES PENSEURS sur DASH MEDIA ce mercredi, le militant du RDPC Serge Mpele Onana se désole du traitement que Samuel Eto’o reçoit sur la place publique. «Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs« .

Pour lui, l’élection de Samuel Eto’o Fils en 2021 comme président de la Fécafoot « témoigne également du cerveau que ce valeureux citoyen est ».

« Pour avoir beaucoup voyagé on peut avoir beaucoup appris. Donc, déjà, le palmarès de Samuel Eto’o lui donne une certaine posture en termes d’expérience managériale dans diverses fédérations de football à travers le monde et son élection en 2021 comme président de la Fécafoot témoigne également du cerveau que ce valeureux citoyen est.

Parce qu’être élu à la fédération camerounaise de football, on sait ce que ça représentait avant qu’il ne relève cet exploit là. Donc, nous trouvons que ce n’est pas respectueux de penser que pour gérer le football il faut aller s’asseoir forcément quelque part. On apprend également et on grandit à travers l’expérience et à travers toutes les différentes fédérations auxquelles il a été impliqué directement ou indirectement et qui lui attribuent un respect inégalable.

Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs. Nous voulons faire cette mise au point pour dire que, sachons respecter nos icônes et sachons les mettre en valeur plutôt que de les dénigrer (…) On lui a imposé un entraîneur qui a refusé de collaborer avec lui, qu’est-ce que vous vouliez qu’il fasse ? », déclare Serge Mpele Onana.

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Sept ans après l’incendie, la Sonara engage 6,5 milliards FCFA pour couvrir ses risques jusqu’en 2029

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Sept ans après l’incendie, la Sonara engage 6,5 milliards FCFA pour couvrir ses risques jusqu’en 2029
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(Investir au Cameroun) – La Société nationale de raffinage (Sonara) vient d’attribuer plus de 6,5 milliards FCFA de contrats d’assurance destinés à couvrir ses installations, ses activités et ses responsabilités sur la période 2026-2029. Les marchés ont été remportés par un groupement composé des compagnies Sanlam, Royal Onyx, AREA et AFG, selon plusieurs décisions publiées le 29 mai 2026.

Au total, quatre contrats distincts ont été attribués pour une durée de trois ans. Le plus important porte sur l’assurance du patrimoine de la Sonara, pour un montant de 5,1 milliards FCFA. Le groupement assurera également la couverture des responsabilités civiles de l’entreprise pour 706,8 millions FCFA, les risques liés au transport pour 367,2 millions FCFA et les assurances des chantiers pour 346,4 millions FCFA. L’enveloppe globale atteint ainsi environ 6,52 milliards FCFA.

Au-delà des montants engagés, cette opération revêt une importance particulière pour la raffinerie camerounaise. Elle intervient près de sept ans après l’incendie du 31 mai 2019, qui avait détruit plusieurs unités stratégiques du complexe industriel de Limbé et paralysé les activités de raffinage du pays.

Le traumatisme de l’incendie de 2019

Le sinistre avait marqué un tournant dans l’histoire de la Sonara. Les conclusions de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement avaient établi l’origine accidentelle des flammes, écartant la thèse d’un sabotage. Mais les dégâts étaient considérables: quatre des treize unités de production avaient été totalement détruites, trois autres partiellement endommagées et près de 10 millions de litres de pétrole brut consumés.

Au-delà des pertes matérielles, l’incendie avait rapidement soulevé des interrogations sur la couverture assurantielle de la raffinerie. Le dossier a continué d’alimenter les débats dans les années qui ont suivi, notamment autour des conditions de renouvellement de certaines polices d’assurance et du règlement du sinistre.

En juillet 2022, Richard Lowé, directeur général d’Activa Cameroun et président du groupe Activa, avait été convoqué par les enquêteurs du Tribunal criminel spécial dans le cadre d’une procédure liée à l’incendie de la Sonara. Selon les informations alors disponibles, les investigations portaient notamment sur des soupçons de détournement de deniers publics et de négligence systématique ayant entraîné l’incident du 31 mai 2019.

Les motivations exactes de cette procédure n’ont toutefois pas été officiellement détaillées. Plusieurs sources indiquaient à l’époque que les enquêteurs s’intéressaient aux conditions de renouvellement de la police d’assurance de la Sonara. Activa soutenait, selon ces mêmes informations, que la couverture n’était plus effective au moment du sinistre en raison du non-paiement de la prime requise. La compagnie aurait notamment produit des correspondances adressées à la Sonara avant l’incendie, l’alertant sur les conséquences d’un défaut de paiement.

Dans ce contexte de différend, la Sonara avait finalement annulé son appel d’offres relatif à son programme triennal d’assurances 2019-2021. La direction générale justifiait alors cette décision par la modification du profil de risque consécutive à l’incendie, mais aussi par le contentieux l’opposant à Activa au sujet du règlement du sinistre.

Sécuriser la reconstruction et les activités futures

C’est dans ce contexte que prend tout son sens le nouveau programme d’assurances attribué par la Sonara. Même privée d’une partie de ses capacités de raffinage depuis l’incendie de 2019, l’entreprise demeure exposée à des risques industriels majeurs liés au stockage des hydrocarbures, aux opérations portuaires, au transport des produits pétroliers et aux travaux de reconstruction engagés sur le site de Limbé.

En couvrant simultanément son patrimoine, ses responsabilités civiles, ses activités de transport et ses chantiers, la société cherche à verrouiller l’ensemble de son dispositif de gestion des risques. L’objectif est de limiter les conséquences financières qu’un nouveau sinistre pourrait entraîner pour une entreprise encore fragilisée par les séquelles de l’incendie.

Pour le marché camerounais de l’assurance, cette opération figure parmi les plus importants programmes de couverture industrielle attribués ces dernières années. Elle illustre aussi l’importance stratégique de la gestion des risques dans les entreprises publiques opérant dans des secteurs sensibles, où un incident majeur peut avoir des conséquences industrielles, budgétaires et sociales considérables.

Sept ans après le sinistre qui a bouleversé son modèle économique, la Sonara semble vouloir tirer les leçons d’un épisode qui continue de peser sur son avenir. Plus qu’un simple renouvellement de contrats, ce programme d’assurances apparaît comme une tentative de sécuriser durablement les actifs, les responsabilités et les chantiers d’un acteur central de l’approvisionnement énergétique du Cameroun.

Amina Malloum

Lire aussi:

22-07-2022 – Incendie à la Sonara : Activa soupçonnée de détournements de deniers publics et de négligence

16-12-2019 – Les dégâts de l’incendie de la Sonara sur l’économie du Cameroun dévoilés dans la loi des finances 2020

15-12-2019 – Le groupement Chanas/Axa et Garantie mutuelle des cadres raflent les marchés d’assurances de la Sonara d’un montant de 11,5 milliards FCFA

28-08-2019 – La Sonara, l’unique raffinerie du Cameroun, annule son programme triennal (2019-2021) d’assurances

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