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Baraza Mining 2026 : le Cameroun face au défi de la transformation locale de ses minerais

(Investir au Cameroun) – Tenue le 11 juin 2026 à Yaoundé, la deuxième édition du Baraza Mining Forum a replacé au centre des débats une question devenue stratégique pour le Cameroun : comment passer d’un secteur minier encore largement dominé par l’extraction et l’exportation de ressources brutes à une véritable industrie de transformation locale ?
Au-delà des discours sur le potentiel du sous-sol camerounais, les échanges ont mis en évidence un constat partagé : la disponibilité des ressources ne suffit plus. Le véritable enjeu réside désormais dans la capacité du pays à transformer ces ressources en valeur ajoutée, en emplois industriels, en recettes publiques et en chaînes de valeur structurées.
Selon les organisateurs, le Cameroun dispose d’un portefeuille de projets miniers en développement estimé à plus de 5,5 milliards de dollars. Mais la contribution du secteur minier au budget national reste encore inférieure à 0,2%, signe d’un écart important entre le potentiel géologique du pays et son impact réel sur l’économie.
Des ressources abondantes, mais une valeur faiblement captée
Les discussions ont d’abord porté sur les fondamentaux de l’industrie minière : cadre juridique, fiscalité, gouvernance, régulation, transparence et conformité aux standards internationaux. Dans un secteur caractérisé par des cycles longs, des investissements lourds et des risques élevés, la crédibilité institutionnelle apparaît comme une condition décisive pour attirer les capitaux.
Les intervenants ont souligné la nécessité d’un environnement juridique stable et prévisible. Sans règles claires, les projets miniers peinent à franchir les étapes critiques allant de l’exploration à la production, puis de la production à la transformation. La gouvernance et la transparence ne relèvent donc plus seulement de l’éthique publique ; elles deviennent des facteurs de compétitivité.
La question est d’autant plus sensible que le Cameroun cherche à mieux valoriser des ressources comme le fer, la bauxite, l’or, le cobalt, le nickel ou encore les terres rares. Mais entre l’existence d’un gisement et la construction d’une filière industrielle, plusieurs verrous subsistent : infrastructures insuffisantes, coûts logistiques élevés, accès limité à l’énergie, déficit de compétences spécialisées et faiblesse des capacités locales de financement.
Financer les mines, structurer les projets
Le financement a constitué l’un des principaux axes du forum. Malgré un potentiel géologique reconnu, plusieurs projets miniers restent confrontés à la difficulté de devenir bancables. Les investisseurs ne regardent pas seulement la qualité du minerai ; ils évaluent aussi la solidité des études de faisabilité, la gouvernance des sociétés porteuses, la sécurité juridique, la disponibilité des infrastructures et la capacité à évacuer la production vers les marchés.
Dans ce contexte, la structuration des projets devient un maillon critique. Un projet minier mal documenté, mal gouverné ou insuffisamment intégré à son environnement logistique aura du mal à mobiliser des capitaux, même en présence d’un gisement prometteur. Les débats ont donc insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité des études, de professionnaliser les opérateurs locaux et de développer des mécanismes de financement adaptés au secteur.
Cette exigence concerne aussi les infrastructures associées. Rail, routes, énergie, ports, eau industrielle et capacités de stockage conditionnent directement la rentabilité des projets. Sans ces équipements, même les ressources les plus riches peuvent rester économiquement difficiles à exploiter.
Transformation locale, horizon stratégique, chantier complexe
L’un des points centraux de Baraza Mining 2026 a été la transformation locale des minerais. L’objectif est désormais clairement affiché : réduire la dépendance à l’exportation de produits bruts et encourager la création de valeur industrielle sur le territoire national.
Mais cette ambition se heurte à une réalité opérationnelle complexe. Dans plusieurs filières, la première étape reste encore l’exportation de minerais bruts ou faiblement enrichis, avant la mise en place progressive d’unités de transformation plus intégrées. Cette transition suppose des investissements lourds, une énergie disponible et compétitive, une main-d’œuvre qualifiée et une coordination étroite entre l’État, les opérateurs miniers, les industriels, les financiers et les partenaires techniques.
L’industrialisation du secteur minier ne peut donc pas se limiter à une obligation réglementaire de transformation locale. Elle doit s’appuyer sur une stratégie réaliste, filière par filière, tenant compte des volumes disponibles, des coûts de production, des débouchés commerciaux et des infrastructures existantes.
Baraza Mining a aussi mis en évidence la nécessité d’intégrer l’exploitation artisanale et semi-mécanisée dans cette réflexion. Ce segment reste important dans certaines filières, notamment l’or, mais demeure difficile à réguler. Sa formalisation, sa traçabilité et son encadrement constituent des conditions essentielles pour améliorer la gouvernance du secteur et limiter les pertes de recettes publiques.
Au terme des échanges, un paradoxe demeure : le Cameroun dispose d’un potentiel minier important, mais celui-ci reste encore faiblement transformé en puissance industrielle. La deuxième édition du Baraza Mining Forum a donc confirmé que le défi n’est plus seulement de découvrir ou d’exploiter les ressources. Il est de bâtir autour d’elles une industrie capable de produire durablement de la valeur, de financer les infrastructures, de former les compétences et de renforcer la souveraineté économique du pays.
Amina Malloum
Lire aussi:
11-06-2026 – Mines : Baraza Mining 2026 ouvre le débat sur les défis de l’industrialisation du secteur
05-06-2026 – Landry Djimpe : « Sans rail, ports et énergie, même le minerai le plus riche reste une richesse immobile »
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Hommage à Bassek Ba Kobhio au musée national

Figure emblématique de la culture camerounaise, le cinéaste Bassek Ba Kobhio a reçu ce 24 juin 2026 à l’esplanade du musée national, des hommages artistiques et culturels au cours d’une cérémonie organisée en sa mémoire.
Une occasion pour ceux qui l’ont connu ou pas de célébrer le parcours exceptionnel du fondateur du festival Écrans Noirs, dont l’engagement a largement contribué au rayonnement du cinéma africain sur la scène internationale, rapporte le média public la Crtv.
À travers des témoignages, des cérémonies traditionnelles et des animations artistiques, les garants de la culture et de la tradition, tout comme les jeunes talents du cinéma camerounais et africain ont eu l’occasion de saluer l’héritage d’un pionnier qui a consacré sa vie à la promotion de l’art cinématographique et à la formation des nouvelles générations de créateurs.
La sociologie et la philosophie
Pour rappel, Bassek Ba Kobhio était un éminent écrivain, réalisateur et producteur de cinéma camerounais. Figure de proue de la culture africaine, il est décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé, à l’âge de 69 ans. Il reste mondialement reconnu pour avoir fondé le célèbre festival de cinéma africain Écrans Noirs.
Né le 1er janvier 1957 à Nindjé, il étudie d’abord la sociologie et la philosophie avant de se tourner vers le septième art. Il commence sa carrière comme assistant-réalisateur, notamment aux côtés de Claire Denis sur le film Chocolat en 1987.
Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante…
Parmi ses réalisations majeures en tant que cinéaste, on retient :Sango Malo (1991), son premier long métrage, adapté de son propre roman, qui remporte le Prix du public au Festival du cinéma africain de Milan. Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante qui revisite de manière critique la figure d’Albert Schweitzer. Le Silence de la forêt (2003) : Un film qu’il co-réalise et produit via sa société Les Films Terre Africaine.
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le ras-le-bol de Fondation Camerounaise des Consommateurs

Dans un communiqué que vient de publier Alphonse Ayissi Abena, il interpelle le Ministère des Transports, le Ministère des Travaux Publics et le Gouverneur du Littoral à agir pour protéger leurs concitoyens
COMMUNIQUÉ-FOCACO
Drame de Bonabéri : Un conteneur tue des innocents !
La Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO) a appris avec une profonde consternation le drame survenu ce mercredi soir à Douala, au lieu-dit cimetière Kotto, Bonabéri, arrondissement de Douala 4e.
Un camion plateau transportant un conteneur s’est renversé, écrasant plusieurs véhicules et des passants. Le bilan provisoire est lourd : plusieurs morts et des blessés graves.
*I. NOTRE INDIGNATION TOTALE*
La FOCACO exprime sa colère et son indignation face à ce nouveau drame qui vient rallonger la liste macabre des accidents évitables au Cameroun. Ce drame illustre, une fois de plus, le mépris total pour la vie des usagers camerounais.
*II. LES CAUSES STRUCTURELLES QUE NOUS DÉNONÇONS*
- *Des conteneurs mal sécurisés* : Les camions plateaux circulent en ville avec des conteneurs insuffisamment arrimés, sans twist-locks réglementaires, au mépris des normes élémentaires de sécurité du transport. La recherche du profit prime sur la vie humaine.
- *L’état de la chaussée en piteux état* : Les nids-de-poule, l’absence de drainage et le délabrement avancé des voiries urbaines à Douala transforment chaque trajet en roulette russe. Bonabéri est particulièrement sinistré.
- *Une cohabitation meurtrière* : Les petits véhicules, motos, piétons et gros porteurs partagent simultanément des routes urbaines étroites, sans voies dédiées, sans contrôle. C’est un cocktail mortel organisé.
- *L’impunité des transporteurs* : Contrôles techniques complaisants, surcharges tolérées, chauffeurs sous pression. Le laxisme tue.
*III. NOS EXIGENCES ET RECOMMANDATIONS URGENTES*
Face à cette tragédie, la FOCACO exige :
- *Au Gouvernement et au MINT* :
– Interdiction immédiate de la circulation des camions-conteneurs en journée dans les centres urbains de Douala et Yaoundé. Instaurer des plages horaires nocturnes strictes.
– Contrôle technique obligatoire et inopiné de tous les systèmes d’arrimage des conteneurs. Immobilisation immédiate des camions non conformes.
– Audit urgent de l’état des voiries à Bonabéri et lancement des travaux de réhabilitation en procédure d’urgence.
- *À la Communauté Urbaine de Douala* :
– Aménager des voies dédiées aux poids lourds et créer des plateformes de dépotage en périphérie.
– Matérialiser et faire respecter l’interdiction des poids lourds sur les axes à forte densité piétonne.
- *À la Gendarmerie et à la Police* :
– Tolérance zéro pour les surcharges et les défauts d’arrimage. Sanctions exemplaires.
- *Aux entreprises de transport et au Port Autonome de Douala* :
– Responsabilité civile et pénale des chargeurs en cas d’arrimage défaillant. Le conteneur ne doit quitter le port que si la sécurité est garantie à 100%.
*IV. SOLIDARITÉ*
La FOCACO présente ses *condoléances les plus attristées aux familles endeuillées* et souhaite un *prompt rétablissement aux blessés*. Nous nous tenons aux côtés des victimes pour toute assistance juridique.
La vie d’un Camerounais vaut plus qu’un conteneur. Le laxisme a assez tué.
Nous interpellons officiellement le *Ministère des Transports, le Ministère des Travaux Publics et le Gouverneur du Littoral* à agir pour protéger leurs concitoyens.
*Trop c’est trop. La route ne doit plus être un cimetière.*
Fait à Douala, le 24 juin 2026
_(é) Alphonse AYISSI ABENA_
_Président Exécutif de la FOCACO_
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le Maroc s’impose dans la douleur face à Haïti (4-2)

Les Marocains terminent à la 2e place du groupe C derrière le Brésil et poursuivent leur aventure dans la compétition
Le Maroc s’est qualifié pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 en s’imposant difficilement face à une vaillante sélection d’Haïti sur le score de 4 buts à 2. Ce match, disputé au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta lors de la dernière journée du groupe C, a mis en évidence le manque de sérénité défensive des Lions de l’Atlas face à un adversaire décomplexé et déjà éliminé.
A la 10e minute, une erreur de communication défensive et un but contre son camp du gardien marocain Yassine Bounou provoqué par la pression de Lenny Joseph (0-1). Égalisation d’Achraf Hakimi à la 39e minute qui pousse le ballon au fond après un premier assaut initié par Bilal El Khannouss et une frappe de Brahim Díaz repoussée par le portier haïtien Johny Placide (1-1). 43e minute, Haïti reprend l’avantage grâce à un missile surpuissant envoyé en pleine lucarne par l’attaquant Wilson Isidor (1-2).
Mohamed Ouahbi
45e+1 minute, juste avant la pause, Ismael Saibari remet les deux nations à égalité d’un plat du pied sur un centre en retrait parfait d’Achraf Hakimi (2-2). 78e minute, le Maroc passe devant pour la première fois du match grâce à Soufiane Rahimi, tout juste entré en jeu, qui reprend victorieusement un ballon dévié à la suite d’un corner (3-2). 89e minute, le jeune entrant Gessime Yassine scelle définitivement le sort de la rencontre au second poteau sur une offrande de Soufiane Rahimi (4-2).
Malgré ce succès capital pour la qualification, les hommes de Mohamed Ouahbi terminent à la deuxième place du groupe C. Le Brésil conserve la première place grâce à sa large victoire (3-0) obtenue en parallèle face à l’Écosse. Ce positionnement oblige les Lions de l’Atlas à quitter les États-Unis pour se rendre à Monterrey, au Mexique, afin d’y disputer leur 16e de finale le lundi 29 juin face au premier du Groupe F.
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