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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape

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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape
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«Depuis une semaine, la toile et les médias sont envahis par des titres célébrant le ministre des Finances pour avoir remboursé près de 1 000 milliards de FCFA de la dette camerounaise, selon Bruno Bidjang. Contrairement à ce dernier, les magazines économiques parlent plutôt de 463 milliards de FCFA. Une opération de communication qui profite au ministre Louis Paul Motaze», explique le journaliste économique Albin Njilo.

Lire ici son analyse :

Au moment même où le ministre des Finances est célébré par certains journaux acquis à sa cause, Globeleq/KPDC et DPDC (centrale de Dibamba) ont réduit leur contribution de 330 MW injectés dans le Réseau Interconnecté Sud, soit près de 40 % de l’offre énergétique desservant les régions du Littoral, de l’Ouest et une partie du Centre. Le motif avancé est une dette estimée à environ 170 milliards de FCFA, accumulée depuis la fin de l’année 2025.

Le paradoxe du ministre des Finances

Impuissant face aux délestages qui paralysent le pays depuis plusieurs jours, le ministre de l’Énergie ne cache plus ses difficultés. Il se tourne désormais vers le ministre des Finances, présenté dans les médias comme celui qui règle les arriérés de dettes.

Les conséquences sont immédiates. L’usine de production de ciment de Figuil, unique unité de ce type dans le Grand Nord, a dû suspendre ses activités. Cimencam ne peut plus produire normalement faute d’approvisionnement énergétique, et les employés ont été placés en congé technique.

Autre conséquence des délestages sévères dans plusieurs villes du pays : la pénurie d’eau. Les stations de production et de pompage d’eau étant fortement dépendantes de l’électricité, les interruptions de courant perturbent directement l’approvisionnement des populations.

Industrialisation : ils ont trahi le chef de l’État.

La Banque africaine de développement vient de publier un classement des pays africains les plus industrialisés. On y retrouve plusieurs États d’Afrique subsaharienne francophone, notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal, des pays qui, jadis, étaient loin derrière le Cameroun sur ce plan.

Plus encore, au sein de la CEMAC, le Gabon et la Guinée équatoriale devancent désormais le Cameroun.

De quel Cameroun parle-t-on ?

En 1972, le Cameroun, à travers Milcam, fabriquait des batteries et des piles. Le pays exportait vers l’Afrique de l’Ouest des allumettes, du papier et divers produits plastiques. Le Cameroun produisait également des clous, des vis et des écrous. À Douala, on assemblait des scooters et des vélos ; des chaussures de toutes sortes étaient fabriquées localement. Le tissu industriel camerounais figurait parmi les plus performants d’Afrique, au point de servir de modèle à certains pays devenus plus tard des dragons asiatiques.

L’industrie, c’est l’énergie électrique.

En 2011, Paul Biya a accéléré le processus de nationalisation du patrimoine hydroélectrique. Un an plus tard, le pays lançait simultanément les chantiers de trois barrages hydroélectriques : Lom Pangar, Memve’ele et Mekin. En 2013, le gouvernement annonçait que le Cameroun franchirait la barre des 3 000 MW de capacité installée dès 2015.

Entre 2012 et 2022, le Cameroun a investi plus de 1 500 milliards de FCFA dans la production d’énergie électrique, mais peine encore à atteindre 1 700 MW de production nationale. Entre surfacturations présumées et projets mal conçus, deux barrages, Memve’ele et Mekin, ont coûté plus de 500 milliards de FCFA et ne produisent qu’environ 90 MW à plein régime.

L’actuel ministre des Finances était président du comité de pilotage du projet de Mekin, initialement prévu pour produire 15 MW. Le projet a finalement coûté plus de 105 milliards de FCFA, notamment en raison des dégâts causés lors de la mise en eau, dégâts attribués à l’insuffisance des études environnementales.

C’est également le ministre des Finances qui a piloté le projet de Memve’ele. Après un investissement estimé à 420 milliards de FCFA, il est apparu que le débit du fleuve Ntem ne permettait pas d’atteindre les capacités de production initialement annoncées.

Albin Michel Njilo

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Investir au Cameroun est en deuil

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Investir au Cameroun est en deuil
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(INVESTIR AU CAMEROUN) – Nous avons appris avec une profonde tristesse la disparition de notre collaborateur et représentant d’Investir au Cameroun au Cameroun, Albert Massimb, décédé le 10 juin des suites d’un malaise cardiaque.

Pendant de nombreuses années, Albert a incarné avec professionnalisme, discrétion et engagement les valeurs de notre média. Son attachement au Cameroun, sa connaissance du terrain, sa rigueur et sa bienveillance ont largement contribué au développement et au rayonnement d’Investir au Cameroun.

Au-delà du collaborateur exemplaire, nous perdons un homme profondément humain, toujours disponible pour échanger, conseiller et partager sa vision d’un Cameroun riche de ses talents, de ses ressources et de son potentiel. Albert croyait en l’avenir de son pays et n’a jamais cessé de promouvoir ses opportunités avec conviction et passion.

Son départ laisse un grand vide pour notre équipe, mais également pour tous ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés au fil des années. Son professionnalisme, sa fidélité et son dévouement resteront gravés dans notre mémoire.

En ces moments douloureux, nos pensées les plus sincères vont à son épouse, à ses enfants, à sa maman, à ses sœurs, ses frères, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et de ses proches. Nous partageons leur peine et leur adressons nos plus profondes condoléances.

Au nom de toute l’équipe d’Investir au Cameroun, nous rendons hommage à un homme d’exception qui a marqué notre histoire et contribué à notre aventure commune.

Merci, Albert.

Que ton âme repose en paix.

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l’homosexualité criminalisée avec jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et 100 millions FCFA d’amendes

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l’homosexualité criminalisée avec jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et 100 millions FCFA d’amendes
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Au Niger, les parlementaires ont adopté une loi criminalisant l’homosexualité sur le territoire national.

La réforme du code pénal adopté par les députés avait été engagée sous le régime du président Mohamed Bazoum,

renversé par un coup d’État en juillet 2023

La nouvelle loi réprime sévèrement les relations entre personnes de même sexe et des peines de prison pouvant aller jusqu’a 20 ans de prison ainsi que des amendes pouvant atteindre 100 millions de francs CFA sont prévues.

La loi prévoit qu’un « acte impudique » ou « contre-nature », des relations sexuelles entre personnes de même sexe, ainsi qu’un changement ou une tentative de changement de sexe, sont désormais passibles de cinq à dix ans d’emprisonnement.

La nouvelle législation prévoit un doublement des peines d’emprisonnement pour des cas d’union de couples homosexuels.

Ainsi des peines de 10 à 20 ans d’emprisonnement sont prévues à l’encontre des personnes concernées par les mariages mais aussi de leurs témoins ou organisateurs.

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Bananes : à 106 447 tonnes, les exportations du Cameroun à fin mai 2026 progressent de 19,9% en glissement annuel

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Bananes : à 106 447 tonnes, les exportations du Cameroun à fin mai 2026 progressent de 19,9% en glissement annuel
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(Investir au Cameroun) – Au cours des cinq premiers mois de l’année 2026, les exportations de la banane au Cameroun connaissent une embellie, comparé à la même période l’année dernière. Selon les statistiques de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), ces ventes à l’international ont atteint 106 447 tonnes, en hausse de 21 088 tonnes (+19,9%) par rapport aux 85 359 tonnes exportées à fin mai 2025.

Le groupe français Compagnie fruitière de Marseille, à travers ses deux filiales au Cameroun, a une nouvelle fois porté cette amélioration des volumes vendus. En effet, le pays tient la hausse de ses exportations de bananes entre janvier et mai 2026 à la société des Plantations du haut Penja et à la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), dont les ventes ont respectivement progressé de 19,5% et 39,9% à fin mai 2026.

Dans le détail, PHP, le leader de la banane au Cameroun, a enregistré une augmentation de ses ventes de 19,5%, passant de 61 227 tonnes entre janvier et mai 2025 à 76 093 tonnes à fin mai 2026, correspondant à une hausse de 14 866 tonnes sur les deux périodes. La CDBM, elle, enregistre la plus forte progression des ventes en valeur relative à fin mai 2026, à 12 326 tonnes. En effet, ce producteur n’avait vendu que 7409 tonnes de bananes à l’international au cours des cinq premiers mois de l’année 2025. Ses volumes expédiés vers le marché mondial à fin mai 2026 représentent une augmentation substantielle de 39,9% en glissement annuel, soit 4917 tonnes en valeur absolue.

Une résistance aux effets de la saison sèche

Les exportations de la Cameroon Development Corporation (CDC), l’entreprise publique de la filière et unique opérateur à capitaux nationaux, ont également progressé au cours de la période, mais de façon moins vigoureuse. Celles-ci sont ressorties à 18 028 tonnes à fin mai 2026, selon les chiffres compilés par l’Assobacam. Ces ventes progressent de 1305 tonnes en glissement annuel, correspondant à une augmentation de 7,2% en valeur relative.

L’augmentation des ventes de bananes enregistrée au Cameroun à fin mai 2026 survient en saison sèche, période souvent marquée par un recul de la production. On a pu l’observer tout au long du mois de mai 2026. Au cours de ce mois, tous les producteurs de bananes du Cameroun ont enregistré les volumes d’exportation les plus faibles depuis le début de l’année. Mais plus globalement, le maintien des ventes à l’international à la hausse sur les cinq premiers mois de 2026, en dépit de la rudesse du climat, peut traduire l’efficacité des dispositifs d’irrigation mis en place par les producteurs.

Au Cameroun, la banane est parmi les principaux pourvoyeurs de recettes en devises. En 2025, par exemple, les ventes de ce fruit à l’international ont généré 67,7 milliards de FCFA de revenus au pays. Cette enveloppe est en hausse de 84,7% en glissement annuel, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), l’organisme en charge de l’élaboration de la statistique officielle au Cameroun.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

05-06-2026 - Bananes : avec des ventes en hausse de 16,4% et 34,8%, la CDC et la CDBM sauvent les exportations du Cameroun en mai 2026

04-06-2026 - Bananes : les exportations de PHP tombent à 9207 tonnes en mai 2026, son niveau le plus bas depuis le début de l’année10

04-2026 - Bananes : les exportations du Cameroun en hausse de 22,4% en mars 2026, portées par la PHP

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