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Je suis sûr et certain que Biya ne peut pas être derrière cette mascarade

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Je suis sûr et certain que Biya ne peut pas être derrière cette mascarade
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Le poste de vice-président de la République du Cameroun a été instituée dans la Constitution à la demande du chef de l’État Paul Biya en avril dernier.

Jusque-là, le poste n’est pas pourvu. Mais pour Aboubakar Ousmane Mey, ce n’est pas le président de la République qui est derrière cette idée de mettre en place le poste de vice-président de la République.

« Je suis sûr et certain que Biya ne peut pas être derrière cette mascarade. Lorsqu’il a accédé à la magistrature suprême en 1982, il était très ordonné, très discipliné et en même temps visionnaire. Comment ce monsieur peut-il se retrouver dans une histoire où on ne comprend plus ce qui se passe ? Il y a forcément une troisième partie qui se joue de tout le monde, y compris du président », indiqué Aboubakar Ousmane Mey dans un entretien à Jeune Afrique.

L’homme politique annonce qu’il est en train de mettre en place un appareil politique.

« Aujourd’hui, nous regardons le pouvoir s’agiter : vice-présidence, reports, etc. Mais le moment viendra où il faudra retourner dans les urnes et confirmer ce qu’il s’est passé en octobre dernier. À partir de là, les cartes seront à nouveau redistribuées. Je ne sais pas qui ira encore en exil. Peut-être que ce ne sera plus de notre côté. »

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Yaoundé : la 10e édition de Promote, Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat ouvre ses portes

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Yaoundé : la 10e édition de Promote, Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat ouvre ses portes
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(Investir au Cameroun) – La 10eédition du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat, baptisé Promote, s’ouvre ce 12 juin 2026 au palais des Congrès de Yaoundé. La Fondation Inter-progress, mandatée par le gouvernement camerounais pour l’organisation de ce rendez-vous économique et des affaires, place cette nouvelle édition qui s’achève le 21 juin 2026, sous le thème : «entreprises privées et environnement des affaires : quels repères face aux défis économiques nationaux et internationaux ?».

«Cette année, il s’est produit un phénomène beaucoup plus marqué de lenteur. Pendant très longtemps, les inscriptions ont traîné. Et puis tout à coup, c’est un déferlement de retardataires qui veulent être bien placés, qui veulent ci ou çà. Evidemment, nous sommes très éprouvés par cela mais nous tenons le coup. Le site est maintenant complet. Nous pensons que le tout donnera un très bon Promote», confie Pierre Zumbach, haut conseiller de la Fondation Inter-progress.

Comme à l’accoutumée, Promote 2026 s’articulera autour d’une grande exposition, de conférences et ateliers thématiques, de rencontres d’affaires, ainsi que des animations diverses. Organisé tous les deux ans le Salon Promote est devenu, au fil des éditions, le plus grand rassemblement économique au Cameroun et en Afrique centrale. Il accueille désormais un millier d’exposants locaux et étrangers à chaque édition.

Ces exposants venant aussi bien du secteur public que privé opèrent dans des filières aussi variées que l’agriculture et l’agro-industrie, l’énergie, l’industrie, le BTP, les mines, les infrastructures, les TIC, la santé, la banque et la finance, les assurances, le tourisme, l’artisanat, la communication, etc.

BRM

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La légende du football camerounais Jean Manga Onguène a 80 ans ce vendredi

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La légende du football camerounais Jean Manga Onguène a 80 ans ce vendredi
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Ce vendredi 12 juin 2026, la légende du football camerounais Jean Manga Onguéné célèbre effectivement son 80e anniversaire. Né à Ngoulemekong le 12 juin 1946, il a marqué de son empreinte l’histoire du ballon rond en Afrique.

Figure emblématique du Canon Sportif de Yaoundé, l’ancien attaquant est notamment reconnu pour les exploits. Ballon d’Or africain, il a été sacré meilleur joueur du continent en 1980 (parfois mentionné en 1981 selon les distinctions). Pour ce qui est de son Palmarès en club : Il a remporté six titres de champion du Cameroun, six Coupes du Cameroun, trois Coupes d’Afrique des clubs champions et une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe.

Il totalise 80 sélections pour 15 buts avec les Lions Indomptables. Après sa carrière de joueur, il a également servi son pays comme sélectionneur et est devenu un instructeur réputé de la FIFA

Lire ici le texte hommage du journaliste Nana Paul Sabin :

La légende du Canon fête ses 80 ans ce vendredi 12 juin 2026.

Assis devant sa maison du quartier Cité Sic à Douala, Ebele Dade a la mémoire intacte. Ancien latéral des Léopards Sportif de Douala, la légende des années 60 se souvient de tout, surtout de Jean Manga Onguène. « Manga était très fin et il impressionnait par son talent », confie Ebele Dade qui garde intact le souvenir de l’aura de la vedette du Canon.

Rejeté par le Caïman Club de Douala car jugé « trop frêle », Jean Manga Onguène explose au Canon Sportif de Yaoundé. « Il a marqué 5 buts contre Caïman lors d’un match de championnat au stade d’Akwa. Le Canon a gagné 7-1 », se souvient Dade.

Quelques jours plus tard, face aux Léopards Sportif toujours au stade d’Akwa à Douala, Manga inscrit un doublé. Piqué dans son orgueil, Dade quitte son poste de latéral, monte à l’attaque, inscrit deux buts et offre la victoire 4-2 aux Léopards. Depuis ce jour, Dade ne quittera plus son poste d’attaquant…

La fête de ce vendredi à Yaoundé honore un palmarès unique. Avec le Canon Sportif de Yaoundé, Jean Manga Onguène a tout raflé : 6 titres de champion du Cameroun, 6 Coupes du Cameroun, 3 Coupes d’Afrique des clubs champions et 1 Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. Élu Ballon d’Or africain 1980, il a ensuite porté les couleurs du Cameroun comme joueur, puis comme sélectionneur. Il a aussi été instructeur FIFA avant de diriger la Direction technique nationale du football.

La cérémonie de ce vendredi à Yaoundé, dédiée à l’ancien buteur redoutable de la tête, réunira anciens joueurs et dirigeants. Au programme : messe d’action de grâce, témoignages, projection de films d’archives et remise d’un magazine spécial avec des signatures prestigieuses. « C’est une légende. On doit l’honorer » souligne Ebele Dade.

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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape

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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape
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«Depuis une semaine, la toile et les médias sont envahis par des titres célébrant le ministre des Finances pour avoir remboursé près de 1 000 milliards de FCFA de la dette camerounaise, selon Bruno Bidjang. Contrairement à ce dernier, les magazines économiques parlent plutôt de 463 milliards de FCFA. Une opération de communication qui profite au ministre Louis Paul Motaze», explique le journaliste économique Albin Njilo.

Lire ici son analyse :

Au moment même où le ministre des Finances est célébré par certains journaux acquis à sa cause, Globeleq/KPDC et DPDC (centrale de Dibamba) ont réduit leur contribution de 330 MW injectés dans le Réseau Interconnecté Sud, soit près de 40 % de l’offre énergétique desservant les régions du Littoral, de l’Ouest et une partie du Centre. Le motif avancé est une dette estimée à environ 170 milliards de FCFA, accumulée depuis la fin de l’année 2025.

Le paradoxe du ministre des Finances

Impuissant face aux délestages qui paralysent le pays depuis plusieurs jours, le ministre de l’Énergie ne cache plus ses difficultés. Il se tourne désormais vers le ministre des Finances, présenté dans les médias comme celui qui règle les arriérés de dettes.

Les conséquences sont immédiates. L’usine de production de ciment de Figuil, unique unité de ce type dans le Grand Nord, a dû suspendre ses activités. Cimencam ne peut plus produire normalement faute d’approvisionnement énergétique, et les employés ont été placés en congé technique.

Autre conséquence des délestages sévères dans plusieurs villes du pays : la pénurie d’eau. Les stations de production et de pompage d’eau étant fortement dépendantes de l’électricité, les interruptions de courant perturbent directement l’approvisionnement des populations.

Industrialisation : ils ont trahi le chef de l’État.

La Banque africaine de développement vient de publier un classement des pays africains les plus industrialisés. On y retrouve plusieurs États d’Afrique subsaharienne francophone, notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal, des pays qui, jadis, étaient loin derrière le Cameroun sur ce plan.

Plus encore, au sein de la CEMAC, le Gabon et la Guinée équatoriale devancent désormais le Cameroun.

De quel Cameroun parle-t-on ?

En 1972, le Cameroun, à travers Milcam, fabriquait des batteries et des piles. Le pays exportait vers l’Afrique de l’Ouest des allumettes, du papier et divers produits plastiques. Le Cameroun produisait également des clous, des vis et des écrous. À Douala, on assemblait des scooters et des vélos ; des chaussures de toutes sortes étaient fabriquées localement. Le tissu industriel camerounais figurait parmi les plus performants d’Afrique, au point de servir de modèle à certains pays devenus plus tard des dragons asiatiques.

L’industrie, c’est l’énergie électrique.

En 2011, Paul Biya a accéléré le processus de nationalisation du patrimoine hydroélectrique. Un an plus tard, le pays lançait simultanément les chantiers de trois barrages hydroélectriques : Lom Pangar, Memve’ele et Mekin. En 2013, le gouvernement annonçait que le Cameroun franchirait la barre des 3 000 MW de capacité installée dès 2015.

Entre 2012 et 2022, le Cameroun a investi plus de 1 500 milliards de FCFA dans la production d’énergie électrique, mais peine encore à atteindre 1 700 MW de production nationale. Entre surfacturations présumées et projets mal conçus, deux barrages, Memve’ele et Mekin, ont coûté plus de 500 milliards de FCFA et ne produisent qu’environ 90 MW à plein régime.

L’actuel ministre des Finances était président du comité de pilotage du projet de Mekin, initialement prévu pour produire 15 MW. Le projet a finalement coûté plus de 105 milliards de FCFA, notamment en raison des dégâts causés lors de la mise en eau, dégâts attribués à l’insuffisance des études environnementales.

C’est également le ministre des Finances qui a piloté le projet de Memve’ele. Après un investissement estimé à 420 milliards de FCFA, il est apparu que le débit du fleuve Ntem ne permettait pas d’atteindre les capacités de production initialement annoncées.

Albin Michel Njilo

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