Actualités locales
Chef de bloc à Douala : un débat stérile

Dans une publication de la page Royaumes-Unis Bamiléké, United Bamileke Kingdoms, il est montré la vacuité de ce débat qui pollue l’atmosphère politique depuis un moment dans notre pays.
Lire ici la publication :
Devenir chef de bloc à Douala ne devrait pas intéresser un bon Bamiléké. Que ce soit chef de bloc à Douala ou chef de 3ième degré. Un chef de communauté bamiléké a bien plus de prestige et d’influence !
L’actualité nous pousse à imaginer une interview avec le patriarche Dzongang Albert :
– Rub-ubk : Entre être chef de bloc à Douala/chef de 3ième degré à Douala, ou alors être chef de communauté Bamiléké à Douala/Littoral ?
– Dzongang Albert : MAFFF tu es malade ?? Chef de troisième degré à Douala, c’est quoi ?? Je préfère être chef de communauté Bamiléké ! Je reste on appelle FÔo, on se courbe devant moi, je gère le ou les foyers de la communauté, je coordonne les masses de personnes, je coordonne les TONTINES, je tranche les problèmes au sein de la communauté, je suis la voix du roi dans la localité. Tu plaisantes ou quoi.
– Rub-Ubk
RUB-UBK : Depuis quelques jours, on entend parler de l’affaire du Grand Moulin et du Littoral aux littoraliens ; il s’agit d’un individu se réclamant Yabassien à 100% qui, d’après certaines sources, aurait voulu être chef.de bloc à Grand Moulin.
Donc, un Yabassien veut devenir chef et ça devient une affaire de: Les Bamiléké veulent envahir les chefferies Sawa. Malgré le fait que l’intéressé dit que son nom, Raymond TCHENGANG, est une déformation d’un nom chinois CHENGANG, hmmm on peut fuir ses origines comme ça ? En tout cas… On laisse le fait qu’il soit originaire du Nkam pour parler d’un désir d’envahissement des chefferies du littoral comme si l’intéressé n’est pas du littoral.
Mais voyons, il faut arrêter ! Un chef de bloc à Douala peut bien représenter quoi pour un peuple puissant et influent comme le peuple bamiléké ? Il reçoit un salaire ? Si oui, de combien ? Il reçoit des terres gratuitement ? Un chef de communauté Bamiléké peut envier quoi à un chef de 3ième degré à Douala ?
Un chef de communauté Bamiléké est d’abord une ÉLITE qui a fait ses preuves au sein de la communauté dans laquelle il réside. Ensuite, il reçoit la confiance de la cour royale et devient chef de communauté. Il devient comme un ambassadeur plénipotentiaire de sa majesté le roi, et tous les sujets de la communauté lui doivent respect et soumission. Les chefs des communautés Bana, Bandjoun, Bamougoum, Bafoussam, Bangangte, Bazou ETC peuvent envier quoi à un chef de bloc à Douala au point d’évoquer un complot Bamiléké ?
Quand un chef de bloc à Douala passe dans la rue, on sait que quelqu’un est passé ? Alors que quand un chef de communauté Bamileke entre dans une pièce dans laquelle se trouve ses sujets, on voit la puissance de la culture grassfields. Franchement ne nous mêlons plus des histoires qui baissent notre charisme, s’il vous plaît. Même ces histoires de députés du littoral qui doivent être des littoraliens nous servent à quoi ? C’est ça qui va annuler toutes les ventes de terrain ?
Tant qu’il y aura vendeur, il y aura acheteur ! Ces Bamiléké qui sont députés au Littoral servent même à quoi à l’Ouest ? On peut bien dire que seuls les originaires de la région seront députés, mais ça ne se limitera pas là. Ça ira jusqu’aux administrateurs territoriaux (sous-préfets, préfets, gouverneurs, etc.), chacun ira être administrateur territorial dans son village.
Mais que ces littoraliens n’oublient pas que dans le Littoral, il y a également des Bamiléké autochtones, tout comme à l’Ouest, il y a également des communautés Mbo qui peuvent même candidater à la super-mairie de Bafoussam puisqu’ils sont originaires de l’Ouest… mais cela passe par le vote et non un cadeau comme s’il s’agissait d’un morceau de gâteau qu’on va aller offrir à quelqu’un dans sa chambre juste parce qu’il est de telle ou telle communauté.
Royaumes-Unis Bamiléké, United Bamileke Kingdoms
NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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PPP : le CARPA cartographie les financeurs d’un portefeuille évalué à 4 895 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (CARPA) a confié au cabinet Polygone SARL une étude stratégique sur l’écosystème de financement des partenariats public-privé au Cameroun. Selon la décision d’attribution consultée par Investir au Cameroun, la mission coûtera 39,35 millions de FCFA TTC et devra être réalisée en deux mois.
L’étude doit permettre aux autorités d’identifier les établissements et investisseurs capables d’apporter les ressources de long terme nécessaires aux projets d’infrastructures. Elle intervient alors que la Caisse autonome d’amortissement (CAA) évalue à 4 895,1 milliards de FCFA le portefeuille d’investissements suivi au titre des PPP, soit l’équivalent de 14,1 % du PIB à fin mars 2026.
Ce montant ne constitue ni une dette immédiatement exigible ni une estimation des sommes que l’État devra nécessairement décaisser. Il donne cependant une indication sur l’ampleur des projets dont les montages financiers, les garanties et les engagements contractuels doivent être suivis.
Banques, assurances et marché financier passés au crible
Polygone SARL devra évaluer la capacité des banques, des compagnies d’assurances, des fonds de pension, de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et du marché financier régional à participer au financement des PPP.
L’étude examinera les conditions moyennes proposées par chaque catégorie de financeurs. Pour les prêteurs, l’analyse portera notamment sur les taux d’intérêt, les maturités, les devises utilisées, les garanties exigées et les principales clauses de financement. Pour les investisseurs en fonds propres, elle devra plutôt apprécier les niveaux de rendement attendus et les conditions de sortie.
Le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sera étudié sous l’angle de l’environnement monétaire, prudentiel et financier. La banque centrale n’a pas vocation à prêter directement aux projets, mais ses règles influencent la capacité des banques commerciales à immobiliser des ressources sur de longues périodes.
Le consultant devra également identifier les bailleurs multilatéraux, bilatéraux et privés susceptibles d’intervenir au Cameroun. La mission couvrira les différents instruments mobilisables : crédits bancaires, fonds propres, garanties, émissions obligataires, financement mixte, finance islamique et finance climatique.
L’objectif est de distinguer les projets susceptibles d’être financés sur le marché national ou régional de ceux qui nécessitent des ressources internationales. L’étude devra aussi déterminer quels mécanismes de garantie ou de rehaussement de crédit peuvent améliorer leur attractivité auprès des prêteurs et des investisseurs.
La commande répond ainsi à un problème de bancabilité. L’inscription d’un projet dans le portefeuille des PPP ne garantit pas qu’il trouvera des financeurs disposés à immobiliser leurs ressources pendant quinze, vingt ou trente ans, dans des conditions compatibles avec ses recettes futures et avec les capacités financières de l’État.
Les 4 895 milliards ne constituent pas une facture pour l’État
Dans sa note de conjoncture de mars 2026, la CAA situe à 4 895,1 milliards de FCFA les engagements recensés au titre des PPP, soit 14,1 % du PIB. Le tableau détaillé servant de base à cette estimation présente toutefois principalement les montants d’investissement associés aux différents projets.
L’intégralité de cette enveloppe ne peut donc pas être assimilée à une dette ou à une perte potentielle pour l’État. L’exposition budgétaire réelle dépend des obligations contenues dans chaque contrat, de la répartition des risques et des recettes générées par l’infrastructure.
Certains PPP reposent essentiellement sur les paiements effectués par les usagers. D’autres peuvent prévoir des loyers versés par l’administration, des garanties de revenus, des compensations en cas d’insuffisance de la demande, des obligations de rachat ou des indemnités de résiliation. Ce sont ces clauses qui déterminent le risque susceptible de revenir au budget public.
Les PPP permettent ainsi d’étaler le financement d’une infrastructure et d’en confier une partie au partenaire privé. Ils ne suppriment cependant ni le coût du projet ni tous les risques associés. Lorsque les recettes sont inférieures aux prévisions ou qu’une garantie publique est appelée, une partie du risque initialement transféré au privé peut revenir à l’État.
La CAA précise par ailleurs que son estimation n’intègre pas comme telle l’enveloppe globale de 5 400 milliards de FCFA annoncée pour le projet ferroviaire reliant le Cameroun au Congo. Cette somme correspond à la valeur estimative d’un projet transfrontalier et ne constitue pas, à ce stade, une obligation budgétaire intégrale supportée par le seul Cameroun.
Attirer les capitaux sans accumuler les garanties
Polygone SARL devra formuler des recommandations stratégiques, proposer des instruments adaptés aux différents types de projets et élaborer une feuille de route pour améliorer l’environnement de financement des PPP.
Cette démarche doit aider l’État à mieux préparer les opérations avant leur présentation aux prêteurs, à identifier les sources de remboursement et à répartir plus clairement les risques entre les administrations, les investisseurs et les opérateurs privés.
Le défi tient notamment au décalage entre la durée des infrastructures et celle des ressources mobilisables. Les projets routiers, ferroviaires, énergétiques ou hydrauliques nécessitent souvent des financements remboursables sur plusieurs décennies, alors que les ressources des banques sont généralement disponibles sur des périodes plus courtes.
Le développement des PPP dépendra donc de la capacité des autorités à associer banques, investisseurs institutionnels, bailleurs internationaux et marché financier régional. Cette mobilisation devra toutefois éviter une accumulation de garanties publiques susceptible de transformer progressivement le financement privé en charges différées pour le budget.
L’étude attribuée à Polygone SARL ne constitue pas encore une réforme du financement des PPP. Elle doit d’abord établir un diagnostic des financeurs disponibles, de leurs exigences et des instruments susceptibles d’être mobilisés.
La difficulté ne sera pas seulement de trouver davantage de capitaux privés. Elle consistera surtout à déterminer quelles garanties l’État peut raisonnablement accorder sans faire supporter au budget l’essentiel des risques que les PPP sont censés partager.
Amina Malloum
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