Actualités locales
BRT de Douala : TESID-Enda pressenti pour actualiser le plan de réinstallation à 98,2 millions de FCFA
(Investir au Cameroun) – La Communauté urbaine de Douala (CUD) franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD), financé par la Banque mondiale. Dans une notification datée du 7 mai 2026 et transmise le 8 mai, le maire de la ville de Douala informe les soumissionnaires de son intention d’attribuer au groupement Technologies & Expertise for Sustainable and Inclusive Development (TESID) / Enda International le contrat relatif à l’actualisation du Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet, dans le cadre de la mise en œuvre du corridor pilote de Bus Rapid Transit (BRT) dans la ville de Douala.
Selon le document consulté, le prix du contrat négocié s’élève précisément à 98 267 963 FCFA toutes taxes comprises. La procédure s’inscrit dans le cadre de la Demande de propositions n°002/DP/CUD/CSPM/2026 du 21 janvier 2026, adossée au prêt BIRD n°9397-CM et au crédit IDA n°7136-CM de la Banque mondiale.
Le consultant retenu aura pour mission d’actualiser le Plan d’action de réinstallation des personnes affectées par le projet. Cette étape est déterminante avant le démarrage effectif des travaux sur les emprises concernées. Un PAR permet généralement d’identifier les personnes, ménages et activités économiques touchés par un projet d’infrastructure, d’évaluer les impacts socio-économiques et de définir les mesures d’indemnisation, de compensation ou d’accompagnement.
Le document d’intention d’attribution indique que le groupement TESID / Enda International est classé premier à l’issue du processus de sélection. Il devance notamment GEST SARL, le groupement IDEA Consult–Studi Cameroun, le groupement Oréade-Brèche/Kahima Development et Insuco Gabon. D’après la notification, GEST SARL n’a pas été retenu en raison d’un score technique inférieur au minimum requis. IDEA Consult–Studi Cameroun a, pour sa part, soumis une lettre de désistement après réception de la demande de propositions.
Pour Oréade-Brèche/Kahima Development et Insuco Gabon, la notification précise que, conformément à la méthode de sélection fondée sur la qualification des consultants, seul le consultant classé premier sur la liste restreinte devait être invité à soumettre une proposition technique simplifiée. Ces deux groupements, classés respectivement troisième et quatrième sur la liste restreinte, n’ont donc pas été invités à soumettre une proposition.
Le BRT constitue l’un des volets structurants du Projet de mobilité urbaine de Douala. Ce programme vise à améliorer la mobilité dans la métropole économique camerounaise, confrontée à une forte congestion urbaine, à l’étalement de la ville et à la croissance rapide de sa population. À travers ce corridor pilote, les autorités ambitionnent de mettre en place un système de transport collectif de masse capable de fluidifier les déplacements, de réduire les temps de trajet et d’améliorer les conditions de mobilité dans l’agglomération.
L’actualisation du PAR intervient dans une phase sensible du projet. Les opérations de réinstallation et d’indemnisation constituent souvent l’un des principaux préalables à la libération des emprises et à l’ouverture des chantiers d’infrastructures urbaines. Dans le cas du BRT de Douala, cette étape doit permettre de mettre à jour la situation des personnes affectées, de préciser les impacts du projet et d’encadrer les mesures de compensation attendues.
Cette question avait déjà contribué au glissement du calendrier du projet. Initialement attendus plus tôt, les travaux avaient été repoussés, notamment en raison des opérations d’identification et d’indemnisation des personnes affectées. À l’époque, la CUD indiquait que le processus était piloté par la préfecture du Wouri et que près de 12 milliards de FCFA devaient être mobilisés par l’État du Cameroun pour indemniser les ayants droit.
Le coût global du BRT de Douala est estimé à 335,3 milliards de FCFA. Le financement repose principalement sur la Banque mondiale, qui apporte l’essentiel de l’enveloppe à travers un appui combinant prêt BIRD et crédit IDA. Le schéma de financement prévoit également une contribution attendue du secteur privé, notamment dans le cadre de partenariats public-privé, ainsi qu’une prise en charge par l’État des dépenses liées aux indemnisations.
Le projet semble désormais franchir un palier. Réuni le 30 janvier 2026 à Douala, le comité de pilotage du PMUD a acté le lancement des premiers travaux en 2026, avec une phase initiale consacrée notamment aux voies urbaines de rabattement le long du corridor du BRT. Cette première séquence doit mobiliser une enveloppe de 4,7 milliards de FCFA.
Pour la CUD, l’attribution du contrat d’actualisation du PAR est donc plus qu’une formalité administrative. Elle conditionne la sécurisation sociale et foncière du projet, préalable indispensable à la libération des emprises et à l’ouverture effective des chantiers du futur système de transport de masse de Douala.
Amina Malloum
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01-07-2022 – Projet de bus rapides de Douala : la Banque mondiale approuve un prêt de 260,8 milliards de FCFA (78% du coût global)
07-02-2022 – La Banque mondiale réajuste le financement du projet de Bus Rapid Transit de Douala qui devrait enfin démarrer en 2022
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Shanda Tonme écrit au ministre des Transports
Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (Mpdr), évoque la notion d’esclavage dont serait victime plusieurs de nos compatriotes.
Lire ici sa sortie :
Yaoundé, le 29 mai 2026
Monsieur Jean Ernest NGALLE BIBEHE MASSENA
Ministre des Transports
Objet : graves préoccupations à propos de l’introduction brutale
et sans concertation par les Aéroports du Cameroun (ADC),
d’une compagnie de taxi dont le vrai est de transformer en esclaves
corvéable à merci, les taximan agrées actuels sur la plateforme
Monsieur le Ministre,
J’ai l’honneur de vous renouveler mes civilités citoyennes, et de porter à votre attention avec gravité, empressement et étonnement, les préoccupations des pères de famille qui officient comme taximan attitrés, reconnus et permanents dans les aéroports du Cameroun, notamment à Douala et à Yaoundé.
En effet, alors que jusqu’ici, le travail de ces braves et studieux citoyens est régi par des ententes avec les Aéroports du Cameroun, cette dernière, sans aucun préavis, ni concertation ni réflexions approfondies, vient de les mettre devant un fait accompli qui ressemble à un violent diktat.
Je signale que ces compatriotes travaillent avec un cahier des charges précis : redevances ; entretien du véhicule ; tenue indiquée et professionnalisme. Nombre d’entre eux se sont endettés lourdement pour acquérir des véhicules adaptés. Alors, les ADC arrivent avec une société sortie de nulle part, convoquent les taximen, et leur imposent de devenir des esclaves qui travailleraient pour elle, comme des moutons soumis, à des conditions usuraires, injustes et cruelles, avant de devenir au bout de quatre ans, des propriétaires liés. Lesdits véhicules de marque chinoise, proposés à 23 millions, coûteraient en réalité neuf (9) millions.
Monsieur le Ministre,
La démarche des ADC est cruelle et démentielle, inhumaine, humiliante et lourde de conséquences. Voici des parents, de citoyens, artisans tranquilles, à qui et envers qui rien n’est reproché, qui sont forcés de devenir des esclaves, des soumis à l’exploitation éhontée d’une mystérieuse société qui comme toujours, doit appartenir à quelqu’un d’important, de haut placé, pas loin du DG lui-même.
C’est cela la vérité que nous ne devons pas accepter. Ministre de tutelle, vous devez en urgence convoquer les parties, et surtout demander aux ADC de surseoir à cette initiative. Nous voulons la paix partout et le respect des gens qui travaillent, qui bâtissent, qui se débrouillent. Ce n’est ni logique ni honnête, au moment où chacun pense à la prochaine rentrée scolaire. LE DIALOGUE S’IMPOSE, un dialogue honnête, franc, sincère et mutuellement bénéfique.
Les ADC ont convoqué une fausse, une semblant de réunion, seulement pour leur dire que c’est à prendre à laisser, un ultimatum qui ne passe pas, un ordre à problèmes. J’ai fait ma part en vous prévenant comme un citoyen et un patriote qui porte la voix des autres. A vous de prendre les décisions qui s’imposent, pour maintenir le travail, la concertation et garantir la paix. Ne laissez pas écraser ces citoyens travailleurs qui passent parfois des nuits entières à l’aéroport.
Hautes et fraternelles considérations./.
Copie : PM
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un écrivain camerounais prodigue 5 conseils à David Pagou
Jean Ediegnie, écrivain camerounais s’adresse à l’entraineur sélectionneur des lions indomptables du Cameroun après sa décision de suspendre le regroupement des Lions.
Lire ici sa sortie :
Mes chers compatriotes, la Fecafoot a annoncé mardi dernier que le sélectionneur des Lions Indomptables, David Pagou, a décidé de ne programmer : ni regroupement, ni rencontre amicale durant la prochaine fenêtre FIFA de juin 2026.
L’argument avancé : permettre aux joueurs de récupérer physiquement et mentalement après une longue saison. Sur le principe, cela peut s’entendre. Mais honnêtement, plusieurs éléments interpellent fortement. Et plus on analyse la situation, plus certaines inquiétudes deviennent difficiles à ignorer.
5– Le Cameroun ne jouera même pas la Coupe du Monde
C’est probablement le point qui dérange le plus beaucoup de supporters.
Pendant que : le Brésil, la France, l’Argentine, le Sénégal, le Maroc ou la Côte d’Ivoire préparent leurs grandes compétitions internationales avec des matchs de haut niveau… le Cameroun sera au repos. Or, les grandes équipes progressent justement : dans les matchs amicaux, dans les automatismes, dans le rythme collectif.
Le football moderne ne récompense pas les équipes qui travaillent moins que les autres.
4– Les cadres avaient déjà été écartés lors du précédent regroupement
Lors des dernières FIFA Series, David Pagou avait déjà surpris en laissant plusieurs cadres au repos. L’objectif semblait être : tester de nouveaux joueurs, observer d’autres profils, lancer une reconstruction. Très bien. Mais aujourd’hui, on annule carrément le regroupement suivant.
Résultat : les anciens ne jouent pas. Les nouveaux ne travaillent pas non plus et l’équipe reste dans le flou. À un moment, il faut une direction claire.
3– Les éliminatoires de la CAN 2027 commencent déjà en septembre
Et c’est ici que la situation devient très sérieuse. Les premières journées arrivent dans seulement quelques mois. Or entre juin et septembre, il n’y aura pratiquement plus : de fenêtre FIFA, ni de vrai temps collectif. Les joueurs vont repartir dans leurs clubs respectifs, reprendre les championnats, et les Lions arriveront presque directement aux matchs officiels.
Dans ces conditions, comment construire : des automatismes, une identité de jeu ou une cohésion solide ?
2- Cette décision donne une impression de manque d’ambition
C’est peut-être injuste… mais c’est le sentiment que beaucoup de supporters ressentent actuellement. Parce qu’au Cameroun, les gens veulent voir : une équipe qui travaille, un staff actif, une sélection en construction permanente. Or ce communiqué donne plutôt l’impression : d’un arrêt du chantier.
Et dans un pays aussi passionné de football, ce type de signal passe très mal.
1– David Pagou doit rapidement clarifier sa vision
Depuis son arrivée, beaucoup de décisions donnent l’impression : d’expérimentations permanentes, de changements constants et parfois d’un manque de ligne directrice claire. Le problème n’est pas forcément de tester. Le problème, c’est que personne ne comprend encore précisément : quel Cameroun David Pagou veut construire. Et au très haut niveau, le doute finit toujours par fragiliser l’autorité du sélectionneur.
En Conclusion :
Je respecte profondément David Pagou. Et honnêtement, entraîner les Lions Indomptables est probablement l’un des métiers les plus difficiles d’Afrique. Mais le Cameroun sort déjà : d’éliminations douloureuses de polémiques permanentes et d’une forte instabilité sportive. Dans ce contexte, les supporters veulent surtout sentir : de l’ambition, de la préparation et une direction claire.
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Georges Elanga Obam inaugure une salle polyvalente à 640 millions FCFA
Le ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam, a procédé le jeudi 28 mai 2026 à l’inauguration et à la mise en service de la salle polyvalente de la commune de Bertoua 1ᵉʳ, en présence de plusieurs membres du gouvernement et des autorités administratives locales.
Baptisée Joseph Charles Doumba, cette infrastructure répond au besoin de la commune de disposer d’un espace moderne pour accueillir cérémonies, réunions et manifestations culturelles, tout en augmentant ses sources de revenus, rapporte Cameroon Tribune.
Le projet a bénéficié d’un financement du FEICOM d’environ 640 millions de FCFA, couvrant notamment la construction, l’équipement de la salle et l’installation de lampadaires solaires. Des médailles d’honneur du travail ont également été remises à plusieurs agents communaux.
Érigée sur l’esplanade de la mairie, la salle polyvalente Joseph Charles Doumba est une infrastructure moderne de 300 places modulables destinée à accueillir séminaires, spectacles, mariages, ateliers et grandes cérémonies publiques.
Dotée d’équipements de haut standing (autonomie en eau et en énergie, climatisation moderne, sonorisation de dernière génération, dispositifs de projection, espaces sécurisés et parkings éclairés), cette infrastructure s’inscrit dans une dynamique de modernisation urbaine et de renforcement des recettes propres communales.
Au-delà de sa dimension économique, cette œuvre constitue également un hommage institutionnel au patriarche Joseph Charles Doumba, figure emblématique dont l’héritage continue d’inspirer les générations présentes et futures.
Une vue intérieure de la Salle Polyvalente Joseph Charles Doumba @Droits reservésCLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
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