Actualités locales
Distribution du carburant : Tradex mise sur les corridors routiers pour capter le trafic interurbain
(Investir au Cameroun) – Tradex poursuit son maillage du territoire camerounais en ciblant davantage les axes routiers à fort trafic. L’entreprise de distribution de produits pétroliers a officiellement inauguré une nouvelle station-service à Ayos, dans la région du Centre, sur la Route nationale n°10, l’un des corridors routiers reliant Yaoundé à la région de l’Est.
Avec cette nouvelle infrastructure, Tradex porte à 86 le nombre de ses stations-service au Cameroun. Cette implantation confirme la stratégie de l’entreprise : renforcer sa présence au-delà des grandes métropoles, où la concurrence est déjà forte, pour se positionner dans les villes intermédiaires, les zones de transit et les points de passage stratégiques.
La RN10 occupe une place particulière dans ce dispositif. Cet axe est quotidiennement emprunté par des transporteurs, des voyageurs, des opérateurs logistiques et des automobilistes reliant la capitale camerounaise à l’Est du pays. À travers sa station d’Ayos, Tradex entend donc capter une partie de ce trafic interurbain, tout en offrant des services de proximité aux populations riveraines.
Cette orientation marque une évolution dans le modèle de développement des stations-service. À Ayos, l’infrastructure inaugurée ne se limite pas à la vente de carburants. Elle intègre également des services annexes destinés aux usagers de la route, notamment une supérette Trad’Shop. L’objectif est double : améliorer l’expérience client et accroître les revenus générés par chaque site grâce à la diversification des prestations.
Selon les informations communiquées par l’entreprise, la construction de la station a permis de générer une cinquantaine d’emplois indirects pendant la phase des travaux. Son exploitation devrait, quant à elle, permettre la création d’une quinzaine d’emplois permanents.
Filiale de la Société nationale des hydrocarbures, Tradex consolide ainsi sa présence dans les zones encore moins couvertes par les infrastructures modernes de distribution de produits pétroliers. Cette stratégie répond d’abord à un objectif commercial : se rapprocher des flux de mobilité et des bassins de consommation. Mais elle participe aussi à une logique de désenclavement économique, en rapprochant les services énergétiques des transporteurs, des entreprises locales et des ménages.
Cette expansion intervient dans un marché camerounais de la distribution pétrolière marqué par la présence de plusieurs opérateurs, parmi lesquels TotalEnergies, Ola Energy ou encore Neptune Oil. En multipliant les implantations sur les corridors routiers, Tradex cherche à consolider sa place parmi les acteurs majeurs du secteur, tout en transformant progressivement ses stations-service en véritables plateformes de services pour les usagers de la route.
Amina Malloum
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Actualités locales
les interpellations devant Olympic Glory School ravivent le débat sur la protection des enfants
Entre émotion populaire, colère des familles et démonstration d’autorité, la journée du 28 mai 2026 restera marquée à Yaoundé par une vague de tension et d’indignation populaire autour de l’établissement scolaire Olympic Glory School, situé au quartier Odza. Ce qui devait être une manifestation spontanée de solidarité et de revendication de justice après les graves accusations de violences sexuelles sur une enfant de trois ans s’est rapidement transformé en scène de confrontation entre citoyens et forces de maintien de l’ordre, rappelle Charles Armel Mbatchou.
Lire ici son analyse :
Au cœur de cette séquence : des interpellations de manifestants, des mouvements de foule, une émotion collective palpable et, surtout, une question fondamentale que les autorités peinent désormais à contourner : comment une affaire aussi grave a-t-elle pu provoquer une telle fracture de confiance entre population, administration et système éducatif ?
Chronologie des faits
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Les premières accusations et l’onde de choc
Selon les informations relayées par plusieurs médias locaux, l’affaire éclate après des accusations de viol portées sur une fillette prénommée Joyce Nawal, âgée de trois ans, au sein même de l’établissement Olympic Glory School d’Odza à Yaoundé. Très vite, l’affaire provoque une onde de choc dans l’opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux où circulent témoignages, vidéos et appels à mobilisation.
L’émotion dépasse immédiatement le cadre scolaire. Ce n’est plus seulement une affaire judiciaire : c’est une affaire sociétale.
Dans un pays où de nombreuses familles dénoncent régulièrement le silence autour des violences faites aux enfants, cette affaire agit comme un révélateur brutal d’un malaise profond.
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Mobilisation des femmes et rassemblement devant l’école
Le jeudi 28 mai au matin, plusieurs dizaines de femmes, essentiellement des mères de famille, se rassemblent devant l’établissement pour exiger vérité, justice et transparence. Les manifestantes dénoncent à la fois les faits allégués et ce qu’elles considèrent comme des lenteurs ou des ambiguïtés dans la gestion du dossier.
Des slogans hostiles à l’établissement sont scandés. Certaines manifestantes réclament la fermeture immédiate de l’école en attendant les conclusions de l’enquête.
Le rassemblement, présenté comme pacifique au départ, prend progressivement une ampleur plus importante sous l’effet de la colère populaire et de la médiatisation accélérée de l’affaire.
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Déploiement sécuritaire et premières tensions
Face à la montée de la foule, les autorités administratives et les forces de sécurité se déploient autour du site afin d’éviter des débordements.
Le sous-préfet de Yaoundé IV, Akondi Elvis Mbahangwen, se rend sur les lieux pour tenter d’apaiser les tensions. Selon plusieurs séquences vidéo largement relayées, le responsable administratif apparaît submergé par l’émotion au moment de s’adresser aux manifestants.
Mais cette présence administrative n’a pas suffi à calmer les esprits.
Des échanges tendus sont signalés entre certains manifestants et les forces de maintien de l’ordre. Des interpellations sont alors effectuées dans un climat particulièrement électrique.
Les interpellations : maintien de l’ordre ou réflexe répressif ?
La question centrale demeure celle de la proportionnalité de la réponse sécuritaire.
Dans les faits, les autorités justifient généralement ce type d’interventions par la nécessité de préserver l’ordre public, d’éviter des actes de vandalisme ou des violences contre les infrastructures et les personnes.
Cependant, plusieurs éléments fragilisent déjà cette ligne officielle. D’abord parce que la manifestation trouve son origine dans une indignation morale largement partagée. Ensuite parce que l’émotion collective concernait ici la sécurité d’une enfant, sujet particulièrement sensible dans une société où les violences sexuelles sur mineurs provoquent désormais des réactions de plus en plus immédiates et massives.
En procédant à des interpellations au cœur d’une mobilisation essentiellement portée par des femmes et des parents, les autorités prennent le risque d’apparaître davantage préoccupées par le contrôle de la rue que par la recherche rapide de vérité.
Le danger politique est évident : lorsque la population estime qu’on protège davantage les institutions que les victimes potentielles, la défiance explose. Une crise de confiance envers les institutions scolaires. L’affaire Olympic Glory dépasse désormais le seul cadre judiciaire.
Elle révèle une anxiété croissante des parents face à la sécurité dans les établissements scolaires privés. Depuis plusieurs années, de nombreux scandales — violences, abus, négligences, absence de contrôle rigoureux — alimentent un climat de suspicion généralisée.
Le problème structurel est là : beaucoup d’établissements privés se développent plus vite que les mécanismes de contrôle de l’État.
La question n’est donc plus seulement de savoir si des faits ont eu lieu, mais aussi de comprendre :
* quels dispositifs de surveillance existent réellement ;
* comment les personnels sont recrutés ;
* quelles procédures de protection des enfants sont appliquées ;
* et pourquoi les familles ont le sentiment qu’il faut descendre dans la rue pour être entendues.
Réseaux sociaux : accélérateurs de colère
Autre élément majeur : le rôle des réseaux sociaux.
En quelques heures, l’affaire est devenue virale. Vidéos, directs Facebook, commentaires militants et prises de parole émotionnelles ont contribué à transformer une affaire locale en sujet national.
Cette viralité a deux conséquences :
- elle empêche l’étouffement discret des affaires sensibles ;
- elle augmente considérablement la pression populaire sur les autorités.
Mais elle comporte aussi des risques : diffusion d’informations non vérifiées, emballement émotionnel, accusations prématurées et pression sur l’enquête judiciaire.
Dans ce contexte, l’État camerounais se retrouve face à un défi récurrent : comment gérer une crise publique à l’ère numérique sans tomber dans une logique uniquement coercitive ?
Ce que cette affaire dit du Cameroun actuel L’affaire Olympic Glory révèle trois fractures majeures.
Première fracture : la confiance institutionnelle
Une partie croissante de la population ne croit plus spontanément à la capacité des institutions à protéger les plus vulnérables.
Deuxième fracture : la gestion sécuritaire des émotions populaires
Au Cameroun, la réponse administrative aux mobilisations citoyennes demeure très souvent dominée par la logique du contrôle plutôt que par celle de l’écoute.
Troisième fracture : la protection de l’enfance
Chaque scandale de ce type rappelle brutalement les insuffisances des mécanismes de prévention, de signalement et de prise en charge des violences sur mineurs.
Ce qu’attend désormais l’opinion publique
L’opinion ne réclame plus seulement des déclarations officielles.
Elle exige :
* une enquête crédible et indépendante ;
* des conclusions rendues publiques ;
* des responsabilités clairement établies ;
* et des sanctions exemplaires si les faits sont confirmés.
Toute tentative d’opacité pourrait transformer cette affaire en crise politique et sociale plus large.
Car désormais, dans l’esprit de nombreux citoyens, une question domine :
si même l’école ne protège plus les enfants, alors que reste-t-il de la confiance collective ?
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Actualités locales
La CDC accuse 20 milliards FCFA de pertes, un an après l’annulation d’une dette fiscale et sociale de 59 milliards FCFA
(Investir au Cameroun) – La Cameroon Development Corporation (CDC) a enregistré une perte nette de 20 milliards de FCFA en 2025, après un bénéfice de 45 milliards de FCFA en 2024, selon les états financiers publiés par l’entreprise.
Le contraste entre les deux exercices tient moins à un redressement suivi d’un décrochage qu’à la fin d’un soutien comptable. En 2024, la CDC avait bénéficié de l’annulation par l’État d’une dette fiscale et sociale de 59 milliards de FCFA, enregistrée comme produit exceptionnel.
En 2025, l’entreprise affiche un total de bilan de 102 milliards de FCFA pour 3,2 milliards de capitaux propres, contre 9 milliards un an plus tôt. Le chiffre d’affaires atteint 24,9 milliards de FCFA, contre 23 milliards en 2024, soit une hausse de 1,9 milliard. Les liquidités reculent, elles, de 7,4 milliards de FCFA.
L’amélioration enregistrée en 2024 provenait donc d’une décision administrative, et non d’un redressement opérationnel. L’annulation de dette portait notamment sur 24,1 milliards de FCFA de cotisations sociales. Le solde correspondait à des dettes envers le personnel, évaluées à 35 milliards de FCFA.
Le rapport d’audit de Forvis Mazars Cameroun confirme la persistance des difficultés de fond. Le cabinet relève que « les niveaux de production agricole de l’année 2025 sont restés inférieurs aux objectifs budgétaires ».
Cette contre-performance est attribuée aux journées de « ghost town » imposées par les groupes séparatistes armés dans la région du Sud-Ouest, où la CDC a son siège et l’essentiel de ses plantations. Le rapport cite également les perturbations liées aux périodes préélectorales de 2025, l’insécurité, ainsi que l’assassinat d’assistants de terrain dans les zones d’Ekona et de Sonne/Likomba.
Pour la CDC, les comptes de 2025 marquent ainsi la fin d’un répit comptable. La question n’est plus seulement celle de l’assainissement des états financiers, mais celle du retour effectif de la production.
Ludovic Amara
Lire aussi : 11-06-2025-CDC: un résultat net de 45,4 milliards FCFA en 2024, après l’annulation d’une dette de 59 milliards FCFA
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Non, les camerounais ne sont pas interdits d’entrée au Cambodge
Depuis plusieurs heures, une note officielle des autorités cambodgiennes circule abondamment sur les réseaux sociaux, provoquant inquiétudes, confusions et parfois même des interprétations totalement erronées concernant les ressortissants africains, notamment les Camerounais, informe Shance Lion.
Comme souvent sur internet, certains ont rapidement transformé une mesure administrative liée à l’immigration irrégulière en une prétendue “interdiction des camerounais au Cambodge ”. Pourtant, après lecture attentive du document, la réalité est tout autre.
Le communiqué émis par le Département Général de l’Immigration du Royaume du Cambodge ne parle à aucun moment d’une interdiction générale d’entrée visant les Camerounais ou les Africains. Le texte concerne essentiellement les étrangers en situation irrégulière, particulièrement ceux dont les visas ou autorisation de séjour ont expiré.
Selon cette note, la période de tolérance accordée à certains ressortissants étrangers prendra fin le 31 mai 2026. À partir du 1er juin 2026, les personnes restant illégalement sur le territoire cambodgien s’exposeraient à des sanctions sévères, notamment des arrestations, des poursuites judiciaires, des peines de prison et de lourdes amendes.
Autrement dit : Les Camerounais ne sont pas bannis du Cambodge ; Les voyageurs disposant de documents valides peuvent toujours entrer légalement dans le pays ; Cette mesure vise exclusivement les personnes en dépassement de séjour ou en situation migratoire irrégulière.
Le document mentionne plusieurs nationalités africaines, dont le Cameroun, le Ghana, le Kenya et l’Ouganda, dans le cadre d’un rappel général au respect des lois migratoires cambodgiennes, explique Shance Lion. Comme on le voit donc, les citoyens camerounais ne sont pas interdits d’entrée au Cambodge. Comme la majorité des visiteurs internationaux, ils sont éligibles pour obtenir un visa à l’arrivée (Visa on Arrival) ou un visa électronique (e-Visa) pour des séjours touristiques ou d’affaires.
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