Actualités locales
Vincent Sosthène Fouda rend hommage à miss indépendance du Cameroun
Julienne Honorine Eyenga Fouda, première Miss du Cameroun indépendant, est décédée à Yaoundé à l’âge de 84 ans. Sacrée en 1960 lors du concours « Miss Indépendance », organisé dans le cadre des célébrations de l’accession du Cameroun à la souveraineté internationale, elle est entrée dans l’histoire à seulement 16 ans.
Lire ici son texte hommage :
Eyenga Fouda Juliana MA NIÈCE
PAR Vincent Sosthène FOUDA PRINCE MENYU M’EWONDO
Nous l’appelions affectueusement YOULI… de cette unique manière dont ont les enfants et où les aînés à prononcer un nom qui leur est non accessible… ils créent le leur et l’imposent.
Elle m’appelait Peupa. Elle me regardait avec profondeur avant de fondre dans mes bras et me chuchotait une confidence au creux de l’oreille. Elle est tombée cette nuit, dans la clairière familiale, comme tombent les arbres que l’on croyait promis à l’éternité.
Un arbre que nous avions donné aux Ebouboun, un arbre qui portait nos mémoires, nos alliances, nos promesses.
Et dans sa chute, c’est un monde qui a respiré autrement.
Juliana Eyenga FOUDA,
Miss de l’indépendance,
femme de lumière,
femme de dignité,
femme de transmission,
s’en est allée comme partent les grandes :
en laissant derrière elle un sillage que nul vent ne pourra effacer.
🌺 Elle a dansé jusqu’au seuil
Je dis : « Ma fille a dansé jusqu’à la dernière minute. »
Et cette phrase, je la reçois comme un testament.
Car YOULI n’a jamais cessé de danser.
Elle a dansé pour le Cameroun qui naissait.
Elle a dansé pour les siens.
Elle a dansé pour que la beauté demeure un acte de résistance.
Elle a dansé pour que la culture Ekang ne soit jamais reléguée au silence.
Et maintenant, au-dessus d’elle, dansent les Mvog Bassogo, les Mvog FOUDA, les Ebouboun.
Ils l’accueillent. Ils la reconnaissent. Ils la célèbrent.
Une femme qui portait le Cameroun comme un manteau de lumière
Juliana Eyenga FOUDA fut plus qu’une Miss.
Elle fut un symbole.
Elle fut une passerelle entre l’ancien et le nouveau monde.
Elle fut une gardienne de ce que nous avons de plus précieux :
la dignité, la parole, la mémoire, la danse.
Dans son regard, il y avait la promesse d’un pays qui se levait.
Dans sa démarche, il y avait la certitude que rien n’est plus beau qu’un peuple qui assume son histoire.
Dans sa voix, il y avait la douceur de celles qui savent que la force n’a pas besoin de crier.
Ce que nous perdons, ce que nous héritons
Nous perdons une mère, une sœur, une amie, une mémoire vivante.
Nous perdons une femme qui savait accueillir, écouter, transmettre.
Nous perdons une présence qui rassurait.
Mais nous héritons d’une ancêtre.
Une femme qui désormais veille depuis l’autre rive.
Une femme qui rejoint la longue lignée des gardiennes Ekang.
Une femme dont le nom ne s’éteindra pas.
Car les grandes femmes ne meurent pas.
Elles deviennent chemins.
Elles deviennent forces.
Elles deviennent danses.
À YOULI man ototong mekok, te hélē.
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Actualités locales
Joseph Espoir Biyong revient sur la capacité de mobilisation de Issa Tchiroma Bakary
Joseph Espoir Vybe-Mood Biyong a salué la dynamique populaire autour d’Issa Tchiroma Bakary. Dans une déclaration, il estime que la légitimité politique repose avant tout sur le soutien populaire et la capacité à mobiliser.
Joseph Espoir Vybe-Mood Biyong, acteur politique et maire adjoint de Douala V a défendu la place de la légitimité populaire dans le fonctionnement démocratique, à travers son soutien à Issa Tchiroma Bakary.
Selon lui, la démocratie repose avant tout sur l’adhésion des citoyens à un projet politique, au-delà des considérations administratives ou institutionnelles. Il considère que le peuple demeure la principale source de légitimité et le véritable arbitre du jeu démocratique.
L’acteur politique a également mis en avant l’ampleur des mobilisations de Issa Tchiroma Bakary dans plusieurs villes du pays, notamment à Douala, Maroua, Bertoua, Bafoussam et Yaoundé. D’après lui, cette dynamique aurait marqué les esprits et témoignerait d’une forte capacité de rassemblement.
Tout en reconnaissant que les critiques et divergences sont inhérentes à la vie politique, Joseph Espoir Vybe-Mood Biyong estime que l’histoire retiendra avant tout l’impact populaire et la portée de cette mobilisation. L’acteur politique continue de réaffirmer son soutien au leader du FNSC, exilé en Gambie après avoir revendiqué sa victoire à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
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Sylvia et Noureddin Bongo placés sous notice rouge d’Interpol
L’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo, et son fils Noureddin Bongo font désormais l’objet d’une notice rouge d’Interpol, selon plusieurs médias gabonais. Une décision contestée par leur avocat, qui dénonce une manœuvre politique orchestrée par les autorités de Libreville.
L’affaire judiciaire impliquant Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo connaît un nouveau rebondissement. Selon plusieurs médias gabonais cités par RFI, les deux personnalités seraient inscrites depuis le 6 mai 2026 sur la liste des notices rouges d’Interpol, à la demande des autorités gabonaises.
Cette procédure, qui permet de diffuser des informations aux services de police des pays membres d’Interpol afin de localiser des personnes recherchées, ferait suite aux mandats internationaux émis par le parquet général de Libreville. À ce stade, Interpol n’a pas officiellement réagi à ces informations.
Sylvia Bongo et Noureddin Bongo avaient été condamnés par contumace à vingt ans de réclusion criminelle le 11 novembre 2025 pour des faits présumés de détournement massif de fonds publics, blanchiment de capitaux, recel et usurpation de titres. Après avoir quitté la prison centrale de Libreville en mai 2025, ils résident actuellement à Londres.
De son côté, leur avocat, Me François Zimmeray, rejette toute portée politique ou judiciaire de cette évolution. Sans contester l’existence de cette procédure, il dénonce une opération de « propagande » et affirme que ses clients sont victimes dans cette affaire. Il a également annoncé son intention d’engager une procédure visant à contester les démarches entreprises par les autorités gabonaises auprès d’Interpol.
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Manque à gagner de la FECAFOOT : 8 milliards perdus
L’absence des Lions Indomptables à la Coupe du monde continue de faire couler beaucoup d’encre au Cameroun. Cette fois, c’est le journaliste Janvier Njikam qui est monté au créneau pour évoquer les lourdes conséquences financières de cette non-participation pour la Fédération Camerounaise de Football.
Dans une déclaration qui suscite déjà de nombreuses réactions, Janvier Njikam a insisté sur les pertes économiques considérables enregistrées par l’instance dirigeante du football camerounais.
« Rien que le simple fait que vous êtes qualifiés vous donne plus de 8 milliards », a-t-il affirmé, en référence aux primes et revenus générés par une qualification à la Coupe du monde.
Selon le journaliste, la FECAFOOT aurait ainsi laissé échapper une importante bouffée d’oxygène financière dans un contexte où plusieurs projets nécessitaient des ressources conséquentes.
« La fédération camerounaise de football a énormément perdu », a-t-il poursuivi avant d’évoquer un sujet particulièrement sensible : le financement du siège de la fédération.
D’après ses révélations, des fonds auraient été mobilisés afin de finaliser les travaux du siège de la FECAFOOT, avec l’espoir que les recettes issues d’une participation au Mondial permettent ensuite de rééquilibrer les finances.
« L’argent qui a été emprunté à la FECAFOOT pour finir le siège aurait été remboursé après le retour de la Coupe du monde », a ajouté Janvier Njikam.
Ces propos interviennent dans un climat déjà tendu autour de la gestion du football camerounais. Entre critiques sur les résultats sportifs, débats administratifs et difficultés financières, la non-qualification des Lions Indomptables continue de révéler l’ampleur des enjeux économiques liés aux grandes compétitions internationales.
Une sortie médiatique qui risque encore d’alimenter les discussions autour de l’avenir de la FECAFOOT et de la gestion des ressources du football camerounais.
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