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Joseph Espoir Biyong revient sur la capacité de mobilisation de Issa Tchiroma Bakary

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Joseph Espoir Biyong revient sur la capacité de mobilisation de Issa Tchiroma Bakary
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Joseph Espoir Vybe-Mood Biyong a salué la dynamique populaire autour d’Issa Tchiroma Bakary. Dans une déclaration, il estime que la légitimité politique repose avant tout sur le soutien populaire et la capacité à mobiliser.

Joseph Espoir Vybe-Mood Biyong, acteur politique et maire adjoint de Douala V a défendu la place de la légitimité populaire dans le fonctionnement démocratique, à travers son soutien à Issa Tchiroma Bakary.

Selon lui, la démocratie repose avant tout sur l’adhésion des citoyens à un projet politique, au-delà des considérations administratives ou institutionnelles. Il considère que le peuple demeure la principale source de légitimité et le véritable arbitre du jeu démocratique.

L’acteur politique a également mis en avant l’ampleur des mobilisations de Issa Tchiroma Bakary dans plusieurs villes du pays, notamment à Douala, Maroua, Bertoua, Bafoussam et Yaoundé. D’après lui, cette dynamique aurait marqué les esprits et témoignerait d’une forte capacité de rassemblement.

Tout en reconnaissant que les critiques et divergences sont inhérentes à la vie politique, Joseph Espoir Vybe-Mood Biyong estime que l’histoire retiendra avant tout l’impact populaire et la portée de cette mobilisation. L’acteur politique continue de réaffirmer son soutien au leader du FNSC, exilé en Gambie après avoir revendiqué sa victoire à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

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Sylvia et Noureddin Bongo placés sous notice rouge d’Interpol

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Sylvia et Noureddin Bongo placés sous notice rouge d’Interpol
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L’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo, et son fils Noureddin Bongo font désormais l’objet d’une notice rouge d’Interpol, selon plusieurs médias gabonais. Une décision contestée par leur avocat, qui dénonce une manœuvre politique orchestrée par les autorités de Libreville.

L’affaire judiciaire impliquant Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo connaît un nouveau rebondissement. Selon plusieurs médias gabonais cités par RFI, les deux personnalités seraient inscrites depuis le 6 mai 2026 sur la liste des notices rouges d’Interpol, à la demande des autorités gabonaises.

Cette procédure, qui permet de diffuser des informations aux services de police des pays membres d’Interpol afin de localiser des personnes recherchées, ferait suite aux mandats internationaux émis par le parquet général de Libreville. À ce stade, Interpol n’a pas officiellement réagi à ces informations.

Sylvia Bongo et Noureddin Bongo avaient été condamnés par contumace à vingt ans de réclusion criminelle le 11 novembre 2025 pour des faits présumés de détournement massif de fonds publics, blanchiment de capitaux, recel et usurpation de titres. Après avoir quitté la prison centrale de Libreville en mai 2025, ils résident actuellement à Londres.

De son côté, leur avocat, Me François Zimmeray, rejette toute portée politique ou judiciaire de cette évolution. Sans contester l’existence de cette procédure, il dénonce une opération de « propagande » et affirme que ses clients sont victimes dans cette affaire. Il a également annoncé son intention d’engager une procédure visant à contester les démarches entreprises par les autorités gabonaises auprès d’Interpol.

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Manque à gagner de la FECAFOOT : 8 milliards perdus

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Manque à gagner de la FECAFOOT : 8 milliards perdus
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L’absence des Lions Indomptables à la Coupe du monde continue de faire couler beaucoup d’encre au Cameroun. Cette fois, c’est le journaliste Janvier Njikam qui est monté au créneau pour évoquer les lourdes conséquences financières de cette non-participation pour la Fédération Camerounaise de Football.

Dans une déclaration qui suscite déjà de nombreuses réactions, Janvier Njikam a insisté sur les pertes économiques considérables enregistrées par l’instance dirigeante du football camerounais.

« Rien que le simple fait que vous êtes qualifiés vous donne plus de 8 milliards », a-t-il affirmé, en référence aux primes et revenus générés par une qualification à la Coupe du monde.

Selon le journaliste, la FECAFOOT aurait ainsi laissé échapper une importante bouffée d’oxygène financière dans un contexte où plusieurs projets nécessitaient des ressources conséquentes.

« La fédération camerounaise de football a énormément perdu », a-t-il poursuivi avant d’évoquer un sujet particulièrement sensible : le financement du siège de la fédération.

D’après ses révélations, des fonds auraient été mobilisés afin de finaliser les travaux du siège de la FECAFOOT, avec l’espoir que les recettes issues d’une participation au Mondial permettent ensuite de rééquilibrer les finances.

« L’argent qui a été emprunté à la FECAFOOT pour finir le siège aurait été remboursé après le retour de la Coupe du monde », a ajouté Janvier Njikam.

Ces propos interviennent dans un climat déjà tendu autour de la gestion du football camerounais. Entre critiques sur les résultats sportifs, débats administratifs et difficultés financières, la non-qualification des Lions Indomptables continue de révéler l’ampleur des enjeux économiques liés aux grandes compétitions internationales.

Une sortie médiatique qui risque encore d’alimenter les discussions autour de l’avenir de la FECAFOOT et de la gestion des ressources du football camerounais.

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chronique d’un divorce moral au sommet de l’État

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chronique d’un divorce moral au sommet de l’État
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« Quand Ousmane Sonko parle, ce n’est jamais un simple discours. C’est souvent une grenade philosophique dégoupillée au milieu d’une classe politique habituée aux slogans en plastique, aux sourires amidonnés et aux accolades de circonstance. Et dans cette investiture historique, il y avait un passage qui sentait la poudre intellectuelle, le règlement de comptes feutré et la gifle morale administrée avec des gants blancs », explique Malick BA.

Lire ici son texte :

Car enfin, lorsque Ousmane Sonko évoque les « divergences profondes au sommet de l’État » avec Bassirou Diomaye Faye, il ne parle pas de querelles de couloir, de jalousies de palais ou de batailles de fauteuils climatisés. Non. Il parle d’un duel autrement plus dangereux : la confrontation brutale entre la morale et la politique. Entre la vertu et les combines. Entre le serment et les arrangements. Entre la parole donnée au peuple et les parfums anesthésiants du pouvoir.

Et là, le Sénégal découvre un spectacle rarissime en Afrique : deux hommes arrivés ensemble au sommet, mais déjà séparés par la vitesse à laquelle le pouvoir digère les consciences.

Dans les républiques bananières classiques, les divergences au sommet se règlent autour d’un thiéboudiène diplomatique, d’un partage de postes ou d’un gros marché discrètement emballé dans un sac noir. Mais ici, Sonko débarque avec Aristote sous le bras pendant que les vieux crocodiles politiques cherchaient encore la télécommande de Machiavel.

Quel choc thermique !

Imaginez la scène : des politiciens professionnels, élevés au lait du protocole et nourris aux petits fours de la compromission, entendent soudain un dirigeant parler de vertu, d’éthique et de bien commun. Certains ont dû avaler leur café de travers. D’autres ont probablement appelé leur conseiller pour demander : « Mais c’est qui encore ce Aristote ? Un nouveau ministre ? »

Parce que le vrai séisme est là : Ousmane Sonko vient de dire publiquement ce que beaucoup murmurent dans les couloirs capitonnés du pouvoir : le danger n’est pas l’opposition. Le danger, c’est la lente contamination morale que produit le palais. Cette machine infernale qui transforme parfois les révolutionnaires en collectionneurs de privilèges, les patriotes en bureaucrates parfumés et les résistants en gestionnaires du confort.

Sonko semble dire : “Le problème n’est pas de conquérir le pouvoir. Le problème, c’est de ne pas devenir ce qu’on combattait hier.”

Et cette phrase-là vaut mille conférences politiques.

Car derrière cette référence à Aristote, il y avait un missile téléguidé contre toute une culture politique sénégalaise bâtie sur l’hypocrisie institutionnelle. Une culture où l’on parle de souveraineté dans les meetings avant de courir vers les chancelleries pour demander la permission de respirer. Une culture où certains responsables publics récitent le Coran le matin avant de signer des contrats obscurs l’après-midi. Une culture où la morale sert souvent de décoration murale pendant que la politique se transforme en foire commerciale.

Le plus ironique dans cette affaire, c’est que beaucoup de commentateurs continuent à analyser cette tension comme un simple conflit d’ego entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Comme si l’histoire du Sénégal se résumait à une dispute de voisinage entre deux colocataires du pouvoir.

Quelle paresse intellectuelle !

Ce qui se joue est beaucoup plus profond : c’est le combat entre la politique comme mission et la politique comme installation. Entre ceux qui voient l’État comme un outil de transformation et ceux qui commencent déjà à le considérer comme une résidence administrative avec chauffeur, tapis rouge et climatisation centrale.

Et Sonko, fidèle à sa méthode, n’a pas choisi l’insulte frontale. Il a préféré l’arme la plus redoutable : la hauteur intellectuelle. Pendant que certains attendaient des noms, des attaques personnelles ou des règlements de comptes de quartier politique, lui cite Aristote. C’est une manière élégante de dire : “Le problème dépasse vos petites cuisines.”

Cette sortie a surtout révélé une chose : au sommet de l’État, la cohabitation entre la morale et les réflexes classiques du pouvoir devient déjà électrique. Car la morale dérange. Toujours. Elle ralentit les combines. Elle bloque les arrangements. Elle pose des questions embarrassantes au milieu des applaudissements mécaniques.

La morale demande : “Pourquoi ?” La politique politicienne répond souvent : “Parce que c’est comme ça.”

Et dans cette guerre silencieuse, le peuple sénégalais observe. Fasciné. Inquiet. Curieux aussi. Parce qu’il comprend instinctivement qu’il ne s’agit plus simplement d’une divergence entre deux hommes, mais d’un test historique : peut-on gouverner un État africain sans être avalé par les habitudes du système ?

Voilà pourquoi cette séquence du discours restera probablement comme l’une des plus importantes. Parce qu’elle a déshabillé la politique sénégalaise devant le miroir brutal de l’éthique. Et le reflet n’est pas toujours flatteur.

Malick BA

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