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Cyrille Sam Mbaka remet en cause le Sénat camerounais

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Cyrille Sam Mbaka remet en cause le Sénat camerounais
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Au Cameroun, le Sénat compte 30 % de ses membres nommés par le président ce la République. Selon l’homme politique Cyrille Sam Mbaka, il s’agit d’une mesure visant à assurer au parti au pouvoir une « majorité obèse et permanente ».

Dans une tribune, Cyrille Sam Mbaka remet en cause la légitimité de ces sénateurs nommés : « Ceux qui sont nommés par le Président de la République au Parlement tiennent leur légalité de celui-ci. Ce sont des obligés, qui sont pieds et poings liés », écrit-il.

« Sachons distinguer les parlementaires élus de ceux qui sont nommés

Ne nous berçons pas d’illusions. Le Président de la République nomme 30 % des parlementaires sénateurs. La démocratie est prise en otage avec cette arithmétique unique et abracadabrantesque.

Nous avons l’habitude de nous gargariser de mots creux et de circonvolutions stériles. Nos dirigeants rappellent à satiété que notre pays est un modèle de démocratie. Pour preuve, nos institutions. L’Assemblée Nationale et le Sénat en étendards.

Toute honte bue, nous nous comparons aux institutions européennes. Ce pays reste notre parangon. Et notre modèle indépassable malgré les admonestations et les critiques à l’emporte-pièce. Comme souvent, comme toujours, nous faisons du « copié-collé ». Et nous nous voilons la face. Quelle perfide ironie ! Critiquer tout en mimant tout.

La paresse de l’esprit. Impossible de penser en nous-mêmes et par nous-mêmes. Impossible de nous réformer de l’intérieur et en profondeur.
C’est la refondation que je vous propose à cor et à cri. Faire notre examen de conscience. C’est un chemin escarpé que je vous indique dans l’un de mes ouvrages : « Pour un nouveau paradigme ».

Un pouvoir sclérosé. Des institutions en panne.

Après 43 ans de pouvoir, chacun peut faire le constat par lui-même. Toutes les décisions urgentes sont renvoyées aux calendes grecques.

Où en sommes-nous ? Où en est le Cameroun ? Où en est notre pays ? Pendant un temps et un temps seulement, le Cameroun a tenu la dragée haute à tous les autres pays de la sous-région. Nous étions enviés. Nous étions, en Afrique Centrale, le pays qui comptait le nombre le plus élevé de diplômés. Pas des diplômes frelatés. Nos concitoyens, en Afrique et en France, voire en Europe, tenaient la dragée haute aux autres pays. Nous étions respectés, considérés. Les Camerounais bombaient le torse.

A quoi sommes-nous réduits aujourd’hui ? Nous rentrons les épaules. Nos enfants désertent leur pays de cocagne pour un avenir improbable en Europe.

De jeunes hommes et de jeunes femmes, avec parfois des enfants, meurent en Méditerranée et engraissent les requins. Dans certains pays arabes, on en vient à un esclavage des temps modernes. Nos femmes sont réduites à des objets sexuels. A des pacotilles.

La torture, les châtiments corporels sont monnaie courante, voire systémiques. Qui s’en soucie ? Nos gouvernements feignent de ne pas s’en apercevoir. Les diplomaties restent muettes.

Les familles pleurent les exilés, dont on n’a plus de nouvelles. L’attente se prolonge. Interminable. Cruelle. Tout le monde n’est pas Francis Ngannou.

Nous feignons d’imiter sans nous l’avouer.
Et nous déformons tout. Le résultat, c’est une mélasse. Un salmigondis infâme qui ne ressemble à rien. Ne vous étonnez pas que tout aille de travers et à vau-l’eau.

Le Sénat compte 30 % de ses membres nommés par le fait du Prince. Pour assurer à son parti une majorité obèse et permanente.
Vous avez dit « système démocratique » ?

Des fonctionnaires grimés en élus.

Ceux qui sont nommés par le Président de la République au Parlement tiennent leur légalité de celui-ci. Ce sont des obligés, qui sont pieds et poings liés.

Ils n’ont pas fait campagne. Sinon pour ânonner les éléments de langage du parti majoritaire. Ces prétendus élus sont la voix de leur maître.
En quoi sont-ils issus du suffrage universel ? Au nom de quoi sont-ils affublés du titre « d’élus de la Nation » ? Pire encore, on les appelle « Honorables ». De quoi ?

C’est un abus de langage. Voici donc des hommes et des femmes qui sont reconduits à leur fonction, comme de bien entendu. Mécaniquement. Automatiquement. La démocratie a fière allure.
Tenir son élection par la volonté et par le désir du peuple.

Ne nous parle-t-on pas, à longueur de journée, du pouvoir dévolu ou détenu par la volonté du peuple et par le peuple ?
C’est ce que je vous propose également dans mon dernier ouvrage.
Nos compatriotes doivent sortir de la posture de peuple pour devenir des citoyens. Conscients de leurs droits et de leurs devoirs.

Proposer à ceux qui briguent un mandat de tenir compte de leurs doléances, de leurs cahiers des charges. Quelles sont vos attentes, vos impatiences, vos urgences ?

Il faut les hiérarchiser dans des registres de revendications.

C’est sur cette base et sur vos désidératas que vos aspirations seront portées. Et mises en musique par des élus, qui dépendent de vos suffrages. C’est ce nouvel écosystème que je développe dans « Pour un nouveau paradigme ». C’est l’expression d’une démocratie directe.

C’est grâce à cela que l’on pourra juger d’une vitalité d’une nation.

Nous devons changer de paradigme. Prendre notre destin en main. Définitivement. C’est mon intime conviction, que j’entends partager avec le plus grand nombre d’entre vous.

Cyrille Sam MBAKA
Président de l’Alliance des Forces Progressistes »

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires
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Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.

La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.

Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.

À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.

Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.

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Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers

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La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.

Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).

D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.

Ethiopian Airlines

Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).

Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).

L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale

«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.

Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale
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La décision a été prise ce mardi 9 juin 2026 à Douala, le temps d’une session extraordinaire. Il remplace à ce poste Alain Francis Ngondi Owona.

Du mouvement à la tête de Tradex Guinée Équatoriale. Actu Cameroun apprend la nomination ce mardi 9 juin 2026 d’André Marc Emmanuel Yinda au poste de Directeur Général de la filiale, en remplacement d’Alain Francis Ngondi Owona. Avant sa nomination, André Marc Emmanuel Yinda occupait jusqu’à cette nomination les fonctions de Conseiller Technique N°1 de TRADEX S.A. Il siégeait également aux Conseils d’administration de Tradex Tchad et Tradex RDC.

Âgé de 48 ans, le nouveau Directeur Général est un pur produit du Groupe camerounais, où il cumule plus de 21 années d’expérience dans le secteur pétrolier. Diplômé de l’École Supérieure de Gestion et Finance (ESGF) de Paris et titulaire d’une licence en économétrie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il rejoint TRADEX en février 2005 en qualité de Cadre comptable et financier après des expériences chez Addax et Oryx.

Son parcours au sein du groupe est marqué par une progression constante : Responsable de l’Audit Interne en 2006, Chef de Division Audit Interne en 2008, Chef de Département Budget et Contrôle en 2012, puis Chef de Division Budget et Contrôle en 2024.

André Yinda s’est particulièrement illustré par sa contribution à la définition de la stratégie de l’entreprise et à la conduite de projets innovants. Il est notamment considéré comme l’un des principaux artisans de la création et du développement de la bouteille de gaz TradexGaz, devenue aujourd’hui l’un des produits phares de la marque. Son action a également permis de renforcer la maîtrise des charges, d’améliorer durablement les performances financières de l’entreprise et de moderniser les outils de pilotage budgétaire grâce à l’introduction d’indicateurs clés de performance.

À l’issue de cette nomination, Emmanuel Patrick MVONDO, Président du Conseil d’administration de TRADEX Guinée Équatoriale S.A., a exprimé sa confiance en la capacité du nouveau Directeur Général à poursuivre le rayonnement de la marque dans ce pays frère.

« Le nouveau Directeur Général continuera à œuvrer pour faire rayonner la marque TRADEX en Guinée Équatoriale. Notre ambition est d’accompagner activement les autorités dans le développement de ce pays frère, conformément à la vision portée par Adolphe MOUDIKI, Président du Groupe TRADEX », a-t-il déclaré.

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