Actualités locales
Union Bank of Cameroon porte son bénéfice à 5 milliards de FCFA et enclenche sa mise à niveau à 25 milliards de capital

(Investir au Cameroun) – Union Bank of Cameroon Plc. (UBC) a bouclé l’exercice 2025 sur une nette accélération de ses performances, avec un bénéfice net en hausse de plus de 56% à 5 milliards de FCFA, contre 3,2 milliards en 2024. Réunis le 6 mai 2026 à Douala, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle, les actionnaires ont validé des comptes qui confirment le changement d’échelle de l’établissement, dans un marché bancaire camerounais de plus en plus disputé.
Au-delà du résultat net, c’est l’ensemble des grands agrégats qui progressent. Les dépôts de la clientèle atteignent 146 milliards de FCFA, en hausse de 11,5% sur un an, contre 131 milliards en 2024. Mais la poussée la plus marquée vient du crédit : le portefeuille de prêts a pratiquement doublé, passant de 24 milliards à 48,7 milliards de FCFA en un an. Pour UBC, cette évolution traduit une montée en puissance sur le terrain du financement de l’économie, segment décisif dans la bataille commerciale que se livrent les banques sur le marché local.
L’amélioration est aussi visible sur le plan opérationnel. Le coefficient d’exploitation a été ramené à 55%, contre 58%un an plus tôt, signe d’un meilleur contrôle des charges et d’une efficacité renforcée. La banque y voit la confirmation de la pertinence des orientations stratégiques engagées ces dernières années, mais aussi la preuve de sa capacité de résistance dans un environnement économique exigeant.
Forts de cette progression, les actionnaires ont approuvé la distribution de 2 milliards de FCFA de dividendes. Ce choix traduit un double message : la banque affiche désormais une rentabilité suffisamment solide pour rémunérer ses actionnaires, tout en cherchant à projeter une image de stabilité financière accrue.
Mais la décision la plus structurante prise lors de cette assemblée générale reste l’augmentation du capital social à 25 milliards de FCFA. Derrière cette opération se joue davantage qu’un simple renforcement bilanciel. UBC cherche à accroître ses capacités d’investissement, soutenir sa croissance et consolider sa place dans le paysage bancaire camerounais. Cette recapitalisation reste toutefois suspendue à l’approbation préalable de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), condition indispensable à son entrée en vigueur.
Cette décision s’inscrit surtout dans un contexte réglementaire plus contraignant. La Cobac a relevé le capital social minimum des banques de 10 milliards à 25 milliards de FCFA, obligeant les établissements déjà en activité à se conformer à un nouveau seuil prudentiel dans un délai transitoire. Pour UBC, l’opération a donc aussi valeur de mise en conformité stratégique : il s’agit non seulement de grandir, mais de sécuriser sa trajectoire dans un cadre réglementaire désormais plus exigeant.
Dans son allocution, le président du conseil d’administration, Pr Touna Mama, a salué l’engagement de l’équipe dirigeante et qualifié les résultats de 2025 d’« étape décisive » dans la trajectoire de croissance de la banque. De fait, la combinaison d’un bénéfice en forte hausse, d’une collecte de dépôts mieux orientée, d’une expansion rapide du crédit et d’un effort de recapitalisation place UBC dans une phase de consolidation offensive.
Dans un secteur bancaire camerounais fort de 19 banques et marqué par une concurrence soutenue, l’enjeu pour UBC n’est plus seulement d’améliorer ses comptes. Il est désormais de transformer cette progression en positionnement durable. La banque envoie, à ce stade, un signal clair : elle veut compter davantage dans le financement de l’économie, tout en se mettant au diapason des nouvelles exigences prudentielles de la sous-région.
Amina Malloum
Lire aussi :
10-03-2021 – Après 4 années bénéficiaires et une recapitalisation, Union Bank of Cameroun repart à la conquête des parts de marché
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Nasser al-Khelaïfi visé par une enquête préliminaire à Paris
Nasser al-Khelaïfi se retrouve au cœur d’une enquête préliminaire à Paris pour une possible prise illégale d’intérêts. Le parquet de Paris a saisi la Brigade […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Cameroun – Comores : un quatuor nigérian désigné pour le choc de Garoua
La rencontre entre le Cameroun et les Comores, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027, sera dirigée par un quatuor arbitral venu du Nigeria. […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.
C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.
L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.
À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.
Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.
S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.
Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».
Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».
Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »
En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.
Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.
À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.
En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.
De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.
Serge Aimé BIKOI
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














