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André Onana remporte la Coupe de Turquie avec Trabzonspor !

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André Onana remporte la Coupe de Turquie avec Trabzonspor !
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André Onana et Trabzonspor ont remporté la Coupe de Turquie. Le club du gardien camerounais a battu Konyaspor 2-1 en finale de la coupe nationale.

Un premier trophée pour André Onana en Turquie. Ce vendredi 22 mai, Trabzonspor s’est imposé en finale de la Coupe de Turquie contre Konyaspor. Dans cette finale très disputée, l’attaquant nigérian Paul Onuachu a lancé les hostilités dès la 17e minute, en ouvrant le score.

Jackson Muleka est égalisé la 49e. À la 79e minute, le Nigérian récidive et s’offre un doublé. De son côté, André Onana arrête un penalty et permet à Trabzonspor de rester en vie dans cette finale. Trabzonspor remporte la Coupe de Turquie pour la 10e de son histoire. Son dernier sacre remonte à la saison 2019-2020. Ils ont défait Alanyaspor 2–0 en finale.

Pour André Onana, il s’agit de son premier trophée avec le club turc qu’il devrait quitter à l’issue de la saison pour retourner à Manchester United.

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le populisme ne gouverne pas l’économie

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le populisme ne gouverne pas l’économie
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« Le populisme pastéfien a désormais rencontré son adversaire le plus redoutable : le réel. Après avoir promis le décollage du Sénégal, il découvre que l’économie ne se pilote ni par slogans, ni par soupçons, ni par conférences de presse. Maintenant que son leader a démontré, comme Premier ministre chargé de coordonner les politiques publiques, son incapacité à transformer la promesse en résultats, il retourne à son sport favori : le populisme d’opposition, l’anti-système rêvé, la mise en scène permanente d’un combat contre des forces obscures. Faute de savoir gouverner, il recommence à contester. Faute de produire, il accuse. Faute de piloter, il distrait la cabine », commente Dr Abdourahmane Ba.

 

Lire ici son analyse :

.

Le problème n’est pas seulement politique. Il est économique, administratif et stratégique. Le Sénégal attendait une politique de relance crédible, une trajectoire claire de maîtrise de la dette, une administration plus efficace, un environnement plus favorable aux entreprises, une politique d’emploi réaliste et une transformation productive sérieuse. Le pays n’avait pas besoin d’un nouveau théâtre révolutionnaire pour occuper les micros. Il avait besoin de ministères qui livrent, de budgets qui tiennent, de réformes qui avancent, d’indicateurs qui mesurent et d’un État capable de passer de l’intention à l’exécution. Le pastéfisme a confondu l’ivresse électorale avec une compétence de gouvernement. Le réveil est brutal.

L’incompétence économique cherche désormais à se recycler en rébellion républicaine. Lorsque les résultats tardent, le populisme ne corrige pas sa méthode ; il déplace le terrain de la discussion. Il ne répond plus sur les prix, l’emploi, la dette, la productivité, l’investissement ou la qualité des services publics. Il rouvre la scène familière du combat moral, du complot permanent, de la pureté trahie et de l’ennemi intérieur. C’est la grande ruse des pouvoirs sans solutions : transformer leur incapacité de gouvernance en dramaturgie institutionnelle. Le Sénégal attendait un plan de vol. On lui sert encore des annonces d’embarquement.

Dans Autopsie du populisme au Sénégal, que j’ai publié en avril 2026, le chapitre 6 consacré à la recomposition de la chaîne décisionnelle analysait précisément ce basculement. Le populisme au pouvoir ne détruit pas nécessairement l’administration ; il la rend fébrile. Il ne supprime pas les procédures ; il les plie aux humeurs du centre partisan. Il ne refuse pas l’État ; il veut un État domestiqué, utile à son récit, docile devant ses injonctions, disponible pour couvrir ses insuffisances. Cette logique tue la politique publique. Une réforme sérieuse exige une cible, un coût, un calendrier, une responsabilité et une évaluation. Le populisme préfère l’incantation : elle ne produit rien, mais elle occupe l’espace.

La Vision Sénégal 2050 risque de devenir la victime centrale de cette imposture économique. Une vision nationale n’est pas un décor pour réunions solennelles. Elle doit discipliner l’action publique, hiérarchiser les priorités, arbitrer les ressources rares et imposer une obligation de résultats. Si elle devient l’habillage technocratique d’un catéchisme partisan, elle perdra toute crédibilité.

Les administrations y verront un langage obligatoire. Les partenaires y verront une stratégie fragile, suspendue aux crises internes du pouvoir. Les citoyens y verront une promesse de plus, sans effet sur les prix, les emplois, les délais administratifs, le crédit, les services publics ou l’avenir des jeunes.

La Constitution n’est pas un détail dans cette crise de performance. Elle protège la chaîne de commandement sans laquelle aucune politique publique ne peut réussir. Le Président élu fixe l’orientation de l’exécutif. Le gouvernement conduit l’action publique. Le Parlement contrôle, vote et représente. Le parti soutient, mais ne possède pas l’État. Toute tentative de transformer un échec de gouvernance en bras de fer contre la hiérarchie constitutionnelle menace directement la capacité du pays à agir. La délinquance républicaine commence là : lorsque l’incompétence cherche refuge dans la contestation des règles, lorsque le chef politique veut rester propriétaire du changement après avoir échoué à le traduire en résultats.

Le silence des élites devient une faute civique. Les intellectuels, universitaires, hauts fonctionnaires, magistrats, entrepreneurs, guides religieux et responsables sociaux ne peuvent pas regarder le Sénégal être distrait par une comédie politique pendant que la dette se tend, que le Sahel se dégrade, que la géopolitique mondiale durcit les conditions économiques et que les ménages attendent des réponses concrètes. Se taire, à ce stade, ce n’est pas rester au-dessus de la mêlée. C’est laisser le bruit remplacer la compétence. C’est laisser l’animation militante étouffer l’évaluation. C’est laisser une faction maquiller ses limites en combat national.

Le Président Bassirou Diomaye Faye doit reprendre le centre de gravité de l’État. Non pour régler une querelle personnelle, mais pour sauver la fonction présidentielle, restaurer la chaîne décisionnelle et ramener le pays au réel. Il doit s’appuyer sur la Constitution, la justice, les Forces de défense et de sécurité et le peuple souverain pour rappeler que l’État ne se partage pas avec un parti, ne se loue pas à un chef et ne se pilote pas au rythme des humeurs militantes. Le Sénégal est encore à temps. Mais si le populisme continue d’amuser la galerie faute de savoir gouverner l’économie, les lendemains seront difficiles, coûteux et risqués.

Dr Abdourahmane Ba

Président du Think Tank FOYRE

Expert en évaluation des politiques publiques, évidence, management et stratégie de développement 

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Chronologie sociologique de la mobilisation tiktok autour d’un viol sur mineur au Cameroun

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Chronologie sociologique de la mobilisation tiktok autour d’un viol sur mineur au Cameroun
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Entre le 27 mai 2026 à 16h et le 28 mai 2026 à 22h, le Cameroun a traversé l’une des plus vastes mobilisations numériques de son histoire récente : 24 775 lives TikTok consacrés au viol d’une enfant de moins de trois ans.

Ce raz-de-marée émotionnel, porté à 76 % par la diaspora, a suivi la logique des grandes « tempêtes numériques » décrites par Castells, Tufekci, Cardon, Becker, Butler et Boyd : un fait atroce devient un problème public, puis un événement national, enfin un cri diasporique.

Les communautés identitaires et panafricaines — La Radicale Beti, Tchapaleu, Ubuntu, SK Empire — ont structuré, amplifié et ritualisé cette indignation collective.

 

  1. 27 mai 2026 — 16h–18h : Le choc initial, la première onde

 

Le drame surgit dans l’espace numérique comme une déflagration. Les premières vidéos circulent, encore tremblantes, encore proches du sol où l’innocence a été brisée.

Les lives naissent en Afrique (13 %), dans la proximité brûlante du réel. Selon Howard Becker, c’est l’instant où un fait atroce cesse d’être privé : il devient problème public.

Les communautés identitaires — notamment La Radicale Beti — s’emparent du cri, le portent, le nomment, l’exigent.

 

  1. 27 mai — 18h–22h : La diaspora entre en scène

 

L’émotion franchit les frontières.

L’Europe (37 %) et l’Amérique du Nord (39 %) prennent le relais, comme si la distance géographique avait aiguisé la sensibilité morale.

Tchapaleu et SK Empire déclenchent des lives simultanés, multipliant les angles, les récits, les appels.

Selon Manuel Castells, nous entrons dans la phase des réseaux auto-amplifiés, où l’émotion devient moteur, carburant, architecture.

Les 18–30 ans dominent : indignation brute, souffle court, viralité immédiate.

 

  1. Nuit du 27 au 28 mai — 22h–02h : L’explosion virale

 

La nuit porte la colère comme un incendie. Les lives se multiplient, se répondent, s’embrasent. Ubuntu donne au drame une dimension morale, continentale, presque liturgique.

Selon Zeynep Tufekci, les réseaux deviennent alors « mégaphones émotionnels » : ils ne transmettent plus, ils amplifient.

Les premiers récits concurrents apparaissent, les premières fractures aussi.

 

  1. 28 mai — 02h–08h : L’heure des récits structurés

 

Les 30–45 ans prennent la parole. Ils analysent, contextualisent, témoignent.

Les lives s’allongent, se densifient, deviennent des espaces de réflexion.

Selon Dominique Cardon, c’est la phase des cadrages interprétatifs : la société cherche à comprendre ce qu’elle voit.

La diaspora africaine -européenne  et nord-américaine domine désormais la production de contenus.

 

  1. 28 mai — 08h–14h : L’entrée des 45–67 ans

 

Fait rare sur TikTok : les générations plus âgées entrent massivement dans l’arène numérique. Leur présence donne au mouvement une légitimité morale, une profondeur, une gravité.

Selon Judith Butler, la douleur devient alors publique, performative, collective.

Les communautés identitaires renforcent la dimension civilisationnelle : protéger l’enfant devient protéger le monde.

 

  1. 28 mai — 14h–18h : Stabilisation et polarisation

 

Les récits se cristallisent : indignation identitaire (La Radicale Beti)satire mobilisatrice (Tchapaleu)discours moral panafricain (Ubuntu)amplification spectaculaire (SK Empire)Selon Danah Boyd, les réseaux deviennent des arènes publiques : on y débat, on s’y affronte, on s’y reconnaît.

 

  1. 28 mai — 18h–22h : L’institutionnalisation numérique

 

Le seuil des 24 775 lives est atteint. Les communautés se coordonnent, interpellent, exigent.

Selon Castells, c’est la phase où la mobilisation numérique devient force sociale, capable d’infléchir l’agenda public.

Le drame n’est plus un fait divers : il devient événement national et diasporique.

 

LECTURE TRANSVERSALE : CE QUE RÉVÈLE CETTE CHRONOLOGIE

 

  1. Une diaspora en première ligne76 % des lives viennent de l’extérieur.

La diaspora devient porte-voix, tribunal moral, acteur politique.

  1. Une mobilisation intergénérationnelle

De 18 à 67 ans : les jeunes déclenchent, les adultes structurent, les aînés légitiment.

  1. Une fragmentation féconde des récits

Chaque communauté propose son cadre, mais toutes convergent vers une exigence : justice pour l’enfant.

  1. Une crise de confiance envers les institutions. L’espace public numérique supplée l’espace public institutionnel.

TikTok devient le lieu où la société camerounaise exprime sa douleur, sa colère, sa demande de justice.

 

Conclusion

Cette chronologie n’est pas seulement celle d’une mobilisation numérique. C’est celle d’un peuple qui refuse l’indifférence. C’est celle d’une diaspora qui refuse l’exil moral. C’est celle d’une humanité qui refuse que l’innocence soit profanée dans le silence.

 

  1. Merci au groupe de 20 étudiants qui m’a suggéré cette observation. J’en ai tiré quelque chose.

Vincent Sosthène FOUDA

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Shanda Tonme écrit au ministre des Transports

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Shanda Tonme écrit au ministre des Transports
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Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (Mpdr), évoque la notion d’esclavage dont serait victime plusieurs de nos compatriotes.

 

 

Lire ici sa sortie :

 

 

Yaoundé, le 29 mai 2026

 

                                                                                              Monsieur Jean Ernest NGALLE BIBEHE MASSENA

                                                                                              Ministre des Transports

 

 

Objet : graves préoccupations à propos de l’introduction brutale

et sans concertation par les Aéroports du Cameroun (ADC),

d’une compagnie de taxi dont le vrai est de transformer en esclaves

corvéable à merci, les taximan agrées actuels sur la plateforme

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

J’ai l’honneur de vous renouveler mes civilités citoyennes, et de porter à votre attention avec gravité, empressement et étonnement, les préoccupations des pères de famille qui officient comme taximan attitrés, reconnus et permanents dans les aéroports du Cameroun, notamment à Douala et à Yaoundé.

En effet, alors que jusqu’ici, le travail de ces braves et studieux citoyens est régi par des ententes avec les Aéroports du Cameroun, cette dernière, sans aucun préavis, ni concertation ni réflexions approfondies, vient de les mettre devant un fait accompli qui ressemble à un violent diktat.

Je signale que ces compatriotes travaillent avec un cahier des charges précis : redevances ; entretien du véhicule ; tenue indiquée et professionnalisme. Nombre d’entre eux se sont endettés lourdement pour acquérir des véhicules adaptés. Alors, les ADC arrivent avec une société sortie de nulle part, convoquent les taximen, et leur imposent de devenir des esclaves qui travailleraient pour elle, comme des moutons soumis, à des conditions usuraires, injustes et cruelles, avant de devenir au bout de quatre ans, des propriétaires liés. Lesdits véhicules de marque chinoise, proposés à 23 millions, coûteraient en réalité neuf (9) millions.

Monsieur le Ministre,

La démarche des ADC est cruelle et démentielle, inhumaine, humiliante et lourde de conséquences. Voici des parents, de citoyens, artisans tranquilles, à qui et envers qui rien n’est reproché, qui sont forcés de devenir des esclaves, des soumis à l’exploitation éhontée d’une mystérieuse société qui comme toujours, doit appartenir à quelqu’un d’important, de haut placé, pas loin du DG lui-même.

C’est cela la vérité que nous ne devons pas accepter. Ministre de tutelle, vous devez en urgence convoquer les parties, et surtout demander aux ADC de surseoir à cette initiative. Nous voulons la paix partout et le respect des gens qui travaillent, qui bâtissent, qui se débrouillent. Ce n’est ni logique ni honnête, au moment où chacun pense à la prochaine rentrée scolaire. LE DIALOGUE S’IMPOSE, un dialogue honnête, franc, sincère et mutuellement bénéfique.

Les ADC ont convoqué une fausse, une semblant de réunion, seulement pour leur dire que c’est à prendre à laisser, un ultimatum qui ne passe pas, un ordre à problèmes. J’ai fait ma part en vous prévenant comme un citoyen et un patriote qui porte la voix des autres. A vous de prendre les décisions qui s’imposent, pour maintenir le travail, la concertation et garantir la paix. Ne laissez pas écraser ces citoyens travailleurs qui passent parfois des nuits entières à l’aéroport.

 

Hautes et fraternelles considérations./.

 

Copie : PM

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