Actualités locales
Simone Gbagbo réclame une réforme électorale inclusive après la dissolution de la CEI
Le Mouvement des Générations Capables (MGC), dirigé par Simone Ehivet Gbagbo, a réagi à la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), annoncée en Conseil des ministres le 6 mai 2026. Le parti salue une décision jugée importante, tout en appelant à une profonde réforme du système électoral ivoirien.
Dans un communiqué publié le 7 mai, le mouvement dirigé par l’ancienne première dame Simone Gbagbo Ehivet dit « prendre acte » de l’ordonnance portant dissolution de la CEI, adoptée au titre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. Pour le mouvement politique, cette mesure marque une étape significative dans la refondation du cadre institutionnel électoral en Côte d’Ivoire.
Le parti estime toutefois que cette réforme aurait dû intervenir avant l’élection présidentielle de 2025 afin de garantir un scrutin « plus serein, équitable et conforme aux standards démocratiques internationaux ». Selon le MGC, une réforme anticipée de la CEI aurait contribué à renforcer la confiance entre les acteurs politiques et à réduire les tensions électorales.
Appel à une reforme électorale inclusive !
Au-delà de la dissolution elle-même, le mouvement appelle désormais le gouvernement ivoirien à engager un dialogue national inclusif réunissant partis politiques, organisations de la société civile et acteurs indépendants. L’objectif, selon le communiqué, est de mettre en place un nouvel organe électoral « véritablement indépendant », composé de personnalités reconnues pour leur intégrité et sans affiliation partisane.
Le MGC plaide également pour un redécoupage électoral équitable ainsi qu’une révision consensuelle de la liste électorale. Pour le parti, ces réformes sont indispensables pour consolider la paix, préserver la cohésion nationale et renforcer la crédibilité du processus démocratique ivoirien.
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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.
La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.
Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.
Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.
La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.
Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.
Source : Esbi Media
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