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Groupe UBA : la Côte d’Ivoire détrône le Cameroun en 2025 comme premier contributeur au bénéfice avant impôt

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Groupe UBA : la Côte d’Ivoire détrône le Cameroun en 2025 comme premier contributeur au bénéfice avant impôt
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(Investir au Cameroun) – La filiale ivoirienne de United Bank for Africa Plc (UBA) est devenue en 2025 le premier contributeur africain au bénéfice avant impôt du groupe nigérian, devant le Cameroun, dans un contexte marqué par une forte dégradation des performances au Nigeria.

Selon les états financiers audités publiés vendredi par UBA, la filiale de Côte d’Ivoire a généré un bénéfice avant impôt de 126,6 milliards de nairas en 2025, contre 57,2 milliards en 2024, soit une hausse de 121 %. Sur la même période, la contribution de la filiale camerounaise est tombée à 61,9 milliards de nairas, contre 96,6 milliards un an plus tôt, ce qui la relègue derrière Abidjan. Le Ghana suit avec 78,2 milliards de nairas, contre 22,2 milliards en 2024.

Ce reclassement confirme la montée en puissance des filiales africaines hors Nigeria dans la génération de profits du groupe. Au total, le réseau panafricain hors marché nigérian a contribué à hauteur de 677 milliards de nairas au bénéfice avant impôt, en hausse de 26 % sur un an.

À l’inverse, le Nigeria, marché domestique et historique d’UBA, a enregistré une forte dégradation. Son résultat avant impôt est passé d’un bénéfice de 364 milliards de nairas en 2024 à une perte de 1,7 milliard de nairas en 2025, selon les comptes audités du groupe. Cette contre-performance pèse lourdement sur les résultats consolidés de la banque.

Sur l’ensemble du groupe, le bénéfice avant impôt a reculé de 47 % à 423 milliards de nairas. Le bénéfice net est ressorti à 405 milliards de nairas, contre 767 milliards un an plus tôt.

La progression de la filiale ivoirienne s’explique en partie par une reprise nette de provisions de 36 milliards de nairas, alors que la filiale camerounaise a, elle, comptabilisé 18 milliards de nairas de provisions en 2025. Cette divergence dans le coût du risque a contribué à creuser l’écart entre les deux marchés.

L’écart est encore plus marqué au niveau du bénéfice net. D’après le détail figurant dans la note 50 des comptes audités, UBA Côte d’Ivoire a affiché un bénéfice net de 125 milliards de nairas, contre 41,5 milliards pour la filiale camerounaise. Les comptes montrent également une charge d’impôt de 1,6 milliard de nairas pour l’entité ivoirienne, contre 20,4 milliards pour celle du Cameroun.

La filiale d’Abidjan affiche par ailleurs 2 370 milliards de nairas d’actifs, ce qui en fait le plus important bilan parmi les marchés étrangers du groupe.

Le groupe souligne de son côté les mesures engagées pour redresser ses opérations au Nigeria. « Avec les mesures délibérées prises pour repositionner nos opérations nigérianes, nous sommes bien placés pour développer prudemment nos actifs à risque au rythme de l’amélioration des conditions macroéconomiques », a déclaré Ugo Nwaghodoh, directeur exécutif en charge de la finance et des risques, dans le communiqué accompagnant les résultats.

Les prochains résultats trimestriels seront suivis de près par les investisseurs pour déterminer si cette nouvelle hiérarchie entre filiales africaines se confirme, et si le redressement du marché nigérian commence à se traduire dans les comptes du groupe.

Idriss Linge

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le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice

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le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice
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Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) s’indigne contre l’assassinat des journalistes et professionnels des médias au Cameroun ces dernières années en appelant différents intervenants à faire cesser l’impunité qui continue de régner.

L’exercice de la profession de journaliste et d’autres professions connexes expose les professionnels à divers dangers au Cameroun. Outre des menaces passagères, des menaces persistantes, des atteintes à l’intégrité physique ou morale et bien d’autres maux dont ils sont victimes, des professionnels vont jusqu’à perdre leur vie. Dans le monde, 15 journalistes ont été tués en 2026 dans le cadre de l’exercice de leur profession.

Au Cameroun ces dernières années, les décès de Bibi Ngota, de Jules Koum Koum, de Samuel Wazizi, d’Ernestine Quandie, d’Anye Nde Nsoh, de Becky Jeme Iyabo et de Martinez Zogo continuent d’interroger. Les circonstances de ces décès ne sont pas toutes clairement élucidées, les responsabilités ne sont pas non plus établies. Le Syndicat condamne toutes les atteintes à la vie, à l’intégrité physique et morale, à la liberté et à la dignité des journalistes. « Aucun désaccord éditorial, aucune critique, aucune enquête journalistique ne saurait justifier la violence ou la répression ».

Au-delà de cette condamnation, le SNJC se penche avec regret sur la problématique du règne de l’impunité. Les questions soulevées sont multiples : « Qui a commandité le meurtre ? Qui a planifié le crime ? Qui en est véritablement responsable ? », s’interroge le SNJC en montrant que les responsables sont des maillons d’une chaîne. Le syndicat s’indigne ainsi contre une réalité difficile à accepter : l’impunité des crimes commis contre les journalistes et les professionnels des médias. On doit pourtant y mettre fin.

Pour l’organisation, « l’impunité est une responsabilité universelle. Y mettre fin signifie tenir les personnes qui ordonnent l’assassinat de journalistes responsables de leurs crimes et les traduire en justice ». Face à un crime contre ces professionnels, la vérité, la justice indépendante, impartiale et diligente ainsi que la réparation appropriée constituent des droits pour les familles, pour l’opinion. Alors que le pays n’a pas encore atteint ce niveau de protection des journalistes et de sanction de ceux qui les menacent et les tuent, le syndicat interpelle divers acteurs.

D’abord les autorités judiciaires pour la conduite accélérée des procédures, la transparence et l’impartialité. Ensuite les pouvoirs publics pour garantir la sécurité des journalistes et la création d’un environnement favorable à l’exercice libre et indépendant du journalisme. Les forces de défense et de sécurité, afin de respecter les droits des journalistes, s’abstenir de toute intimidation, violence ou entrave à leur travail. Les responsables politiques et administratifs pour qu’ils renoncent aux discours de haine, aux menaces et aux campagnes de stigmatisation contre les professionnels des médias.

Enfin les institutions nationales et internationales de défense des droits humains pour qu’elles suivent les affaires de crimes commis contre les journalistes au Cameroun et contribuent à la lutte contre l’impunité.

À l’occasion de la 13ᵉ journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes le 2 novembre 2026, le SNJC recommande aux journalistes de renforcer leur solidarité. De documenter les menaces et les agressions dont ils sont victimes et d’utiliser tous les mécanismes disponibles pour signaler les atteintes à leur sécurité.

L’édition 2026 de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est : « Les menaces évoluent, l’impunité demeure ».

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Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre

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Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre
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(Investir au Cameroun) – Le coût d’importation du gasoil au Cameroun atteint 984,46 FCFA le litre en novembre 2026, contre 974,93 FCFA en octobre, selon la nouvelle structure des prix de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). Cette hausse de 9,53 FCFA porte la ligne « soutien/remboursement État » à 439,83 FCFA par litre, contre 430,30 FCFA un mois auparavant. Le prix réglementé à la pompe reste fixé à 828 FCFA à Douala. Le seul coût d’importation dépasse ainsi de 156,46 FCFA le montant payé par le consommateur.

L’augmentation du soutien est plus prononcée pour le pétrole lampant. La compensation unitaire inscrite dans la structure tarifaire atteint 722,34 FCFA le litre en novembre, contre 660,09 FCFA en octobre, soit une progression de 62,25 FCFA (+9,4 %). Le coût d’importation de ce produit ressort à 912,93 FCFA, pour un prix de détail maintenu à 350 FCFA. À l’inverse, le super enregistre une légère baisse de son coût d’importation, de 702,60 à 701,82 FCFA le litre. Son soutien unitaire recule également, de 205,76 à 204,98 FCFA, tandis que son prix à la pompe demeure fixé à 840 FCFA.

Pour le gasoil, le renchérissement ralentit nettement après plusieurs mois de hausse. Entre septembre et octobre, son coût d’importation avait augmenté de 114,83 FCFA, soit 13,4 %, contre seulement 0,98 % entre octobre et novembre. Mais depuis juillet, où il s’établissait à 653,85 FCFA, il a progressé de 330,61 FCFA (+50,6 %). Sur la même période, le soutien inscrit dans la structure tarifaire est passé de 109,22 à 439,83 FCFA par litre, soit une augmentation identique de 330,61 FCFA.

Cette évolution intervient alors que le gouvernement fait face à une augmentation de la charge liée au maintien des prix administrés. Dans un entretien publié le 14 octobre parInvestir au Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait évalué à 57 milliards de FCFA le soutien aux carburants pour le seul mois de septembre 2026, sans préciser le statut comptable de cette somme. Le Fonds monétaire international (FMI) avait également averti, le 1er octobre, que les importantes subventions aux carburants contribueraient à une nouvelle dégradation du solde budgétaire camerounais en 2026.

Les montants unitaires de novembre ne permettent toutefois pas de déterminer la dépense effectivement supportée par les finances publiques. La ligne « soutien/remboursement État » correspond à un ajustement dans la formule tarifaire. Le calcul de la charge budgétaire dépend notamment des volumes concernés, des compensations reconnues et des paiements réellement exécutés.

La structure applicable du 1er au 30 novembre 2026 au dépôt de Douala-Bonabéri détaille le mécanisme. Pour le gasoil, le prix du produit importé s’établit à 848,53 FCFA le litre. Après intégration des droits de douane, de la TVA, des autres prélèvements et des frais liés au service d’importation, son coût atteint 984,46 FCFA. La structure ajoute notamment la marge de l’importateur avant de faire intervenir le soutien de 439,83 FCFA, qui contribue à ramener le prix d’entrée au dépôt de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) à 565,37 FCFA TTC.

Le prix final de 828 FCFA intègre ensuite les prélèvements et les charges de distribution. Parmi ces postes figurent notamment 65 FCFA par litre de taxe spéciale sur les produits pétroliers, 54,50 FCFA au titre de la péréquation transport, 47,88 FCFA de soutien à la raffinerie et 22,50 FCFA destinés à la modernisation des infrastructures. Ces composantes restent inscrites dans la structure malgré la hausse du coût d’importation.

Baudouin Enama

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Raymond Chiya Zok choisit Franck Biya comme vice-président de la République

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Dans une tribune incisive, Raymond Chiya Zok, président du Regroupement des démocrates indépendants (RDI), légitime le choix de Franck Emmanuel Biya comme dauphin potentiel à […]

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