Actualités locales
Hydrocarbures : la SNH envisage la relance du bloc pétrolier de Zina-Makary, à l’arrêt depuis 2014
(Investir au Cameroun) – Après plus de dix ans d’interruption, les activités pétrolières pourraient reprendre dans le bloc de Zina-Makary, situé dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Dans son magazine d’information consacré au bilan 2024, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) indique qu’« un Comité d’opérations spécial est attendu pour lever la force majeure instaurée depuis mai 2014 sur Zina-Makary et favoriser la reprise des activités pétrolières dans ce bloc ».
Si elle se concrétise, cette évolution marquerait un tournant pour un projet gelé depuis plus d’une décennie en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du pays. Elle ouvrirait la voie à une reprise des travaux d’exploration dans le bassin de Logone Birni, considéré comme l’une des zones à potentiel du domaine pétrolier camerounais.
Situé dans l’Extrême-Nord, le bassin de Logone Birni couvre une superficie d’environ 27 000 km². Sur cet ensemble, 8 506 km² ont été attribués à la société chinoise Yan Chang. En avril 2009, cette entreprise avait conclu avec l’État du Cameroun un contrat de partage de production portant sur des activités de recherche et d’exploration dans les blocs de Zina et Makary.
Suspendu à cause de l’insécurité dans l’Extrême-Nord
Le projet avait toutefois été stoppé en mai 2014, dans un contexte marqué par l’intensification des menaces sécuritaires dans la région, notamment en lien avec les incursions de la secte islamiste Boko Haram. Cette situation avait conduit à l’instauration d’un cas de force majeure, suspendant de fait les opérations dans la zone.
La SNH avait déjà souligné, dans ses précédentes communications, les effets de cette instabilité sur le développement du secteur pétrolier. En 2020, l’entreprise publique relevait que les crises sécuritaires avaient pesé sur l’exécution du Plan de développement 2015-2019, destiné à optimiser la rente pétrolière et gazière du pays. Elle expliquait alors que ce contexte avait freiné les efforts de promotion des blocs libres du domaine minier, en raison de la prudence des investisseurs.
À l’époque, la SNH rappelait également que deux zones de recherche faisaient l’objet d’une suspension pour cas de force majeure : Bakassi, dans le Sud-Ouest, et Zina-Makary, dans l’Extrême-Nord. Même si l’entreprise ne chiffrait pas les pertes liées à cet arrêt, elle insistait sur le fait que les activités d’exploration étaient essentielles pour renouveler les réserves nationales, dans un contexte de vieillissement progressif des champs actuellement en production.
Un enjeu stratégique pour le renouvellement des réserves
Avant la suspension des opérations, les perspectives de Zina-Makary étaient jugées encourageantes. Dans une interview publiée sur le site de la SNH, l’administrateur-directeur général, Adolphe Moudiki, soulignait déjà la volonté de l’entreprise d’accroître les réserves nationales à travers l’intensification de la recherche pétrolière. Il indiquait notamment qu’en 2012, les programmes de travaux des opérateurs prévoyaient une douzaine de forages d’exploration, parmi lesquels un puits attendu dans la zone de Zina-Makary, au regard des résultats jugés prometteurs d’un premier forage réalisé l’année précédente dans cette partie de l’Extrême-Nord.
Dans ce contexte, la perspective d’une levée de la force majeure sur Zina-Makary revêt un enjeu stratégique pour le Cameroun. Au-delà de la reprise éventuelle des travaux sur ce bloc, elle pourrait contribuer à redynamiser l’investissement dans l’amont pétrolier et à soutenir les efforts de renouvellement des réserves nationales. Un impératif pour le pays, dont la production reste encore largement tributaire de champs matures.
Amina Malloum
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l’artiste Longue Longue en situation irrégulière en France
L’artiste camerounais Longue Longue se trouve actuellement en rétention administrative en France (au Centre de Rétention Administrative de Geispolsheim, près de Strasbourg), sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).
Une mobilisation est en cours pour tenter de bloquer son expulsion imminente vers le Cameroun. Selon plusieurs observateurs, il s’agit d’une situation critique. Les autorités françaises ont procédé à son interpellation, ce qui le place dans une procédure d’éloignement. Ses avocats tentent de faire valoir le droit d’asile en s’appuyant sur les actes de torture dont l’artiste a été victime au Cameroun.
Les images de ces violences, largement partagées, servent d’argument principal pour prouver qu’un retour forcé l’exposerait à des traitements inhumains ou dégradants. Le sort de l’artiste dépend de l’examen de son recours par les juridictions administratives françaises et de la décision d’un juge.
Lire le Focus de Christian Ntimbane Bomo :
LONGUE LONGUE, VICTIME !
La détention administrative en vue de son éloignement de France de l’artiste LONGUE LONGUE révèle une fois de plus l’état des libertés et droits d’expression et d’opinion au Cameroun.
Elle permet de se poser la seule question : » Pourquoi LONGUE LONGUE a peur de retourner au Cameroun ? »
La réponse coule de source. Il a peur d’être arrêté, torturé ou embastillé à cause de ses prises de position contre le régime, comme André Blaise Essama, Patrick Mengue ( pour une simple blague jugée de mauvais goût),Anicet Ekane, Parfait Mbvoum, Djeukam Tchameni, Bibou Nissack, Alain Fogue , Aladji Louckman, ….
Un artiste camerounais de renommée mondiale, ambassadeur de la diplomatie culturelle de notre pays , humilié à l’étranger, parce qu’il veut se battre pour ne pas revenir dans son pays où, tout peut lui arriver.
Voilà à quoi , ces camerounais libres sont réduits : Fuir , fuir ou chanter les louanges ou se taire !
Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE
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le goût du pouvoir ou l’art du reniement selon Diomaye Faye
L’alliance entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a à peine fêté ses deux ans. Le limogeage récent de ce dernier, largement commenté et perçu comme un véritable coup de force politique, marque un tournant décisif dans la stratégie présidentielle. Dès ses premiers mois au pouvoir, Diomaye Faye, séduit par l’exercice de l’autorité suprême, semble avoir opté pour une émancipation vis-à-vis d’un homme jugé trop influent, tout en cherchant à se rapprocher de Paris pour sécuriser un éventuel second quinquennat.
Ousmane Sonko n’a pourtant pas été un simple figurant dans la campagne présidentielle de 2024. Véritable stratège et leader d’influence, il a joué un rôle décisif dans la victoire de Diomaye Faye, en portant haut les thèmes de la souveraineté nationale et d’une rupture franche avec « le système ».
Mais quelques mois seulement après leur arrivée aux affaires, le président a infléchi sa ligne. Les promesses de rupture avec l’ancien régime et de réorientation radicale de la politique sénégalaise se sont évaporées, au grand dam de ses partisans les plus fidèles.
La Journée nationale du dialogue comme aveu de reniement
Un événement récent a cristallisé les critiques : la Journée nationale du dialogue, organisée au palais présidentiel. Loin de réunir les forces vives du changement, Faye a convié des figures éminentes de l’ancienne garde, précisément celles avec lesquelles il avait juré de ne jamais transiger.
Parmi les invités de marque figurait Amadou Ba, proche collaborateur de l’ex-président Macky Sall, ancien candidat du pouvoir déchu en 2024 et aujourd’hui chef de l’opposition. Une scène à la fois symbolique et cinglante pour ceux qui croyaient en l’avènement d’une nouvelle ère.
Une trahison méthodique des engagements
Ces gestes successifs ne trompent plus : la « rupture » promise n’aura jamais lieu. En se rapprochant des cadres de l’ancien système et en se tournant vers Paris pour garantir son avenir politique, Diomaye Faye brise méthodiquement les espoirs de renouveau portés par ses électeurs.
À mesure qu’il s’éloigne de ses alliés de la première heure, le président apparaît désormais comme un chef d’État pragmatique, prêt à sacrifier ses idéaux pour consolider son assise et viser un second quinquennat. Un pari qui pourrait bien lui aliéner celles et ceux qui ont fait de lui le plus jeune président de l’histoire du Sénégal.
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Collision mortelle à Dschang : un moto-taximan décède
Un terrible accident de la circulation a causé la mort d’une personne à Dschang, dans la région de l’Ouest du Cameroun.
Les faits ont eu lieu au quartier foto lieu dit dépôt kadji, le mardi 21 mai dernier. La victime est décédée dans des circonstances extrêmement violentes.
En effet, c’est un peu avant la fin de l’après-midi que les sapeurs pompiers du Centre de secours de Dschang ont été alerté pour un accident de la circulation.
À l’arrivée des secouristes, le constat effectué a permis d’établir que l’accident a impliqué un moto taximan et un véhicule de transport.
La collision frontale n’a laissé aucune chance au moto-taximan. La victime est âgée d’une quarantaine d’années environs.
Les sapeurs pompiers du centre de secours de Dschang ont procédé à la récupération du corps sans vie et à son conditionnement.
Avant de quitter les lieux, ils ont procédé au nettoyage de la chaussée.
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