Actualités locales
Moussa Njoya : « la nomination d’un vice-président ne permettra pas de résoudre la crise anglophone »


Selon le politologue, si par extraordinaire c’est un anglophone qui était nommé, Paul Biya, fidèle à lui-même, ira encore chercher un de ces vieux briscards de la bureaucratie qu’il connaît bien depuis des décennies (genre Philémon Yang, Mengot Arrey, Mafany Mussonge et pourquoi pas Paul Atanga Nji) pour l’y installer.
Les députés et sénateurs réunis en congrès ont adopté le 4 avril 2026, le projet de loi portant révision de la constitution. Le texte qui vise à créer un poste de Vice-président de la République a été adopté à une écrasante majorité.
Pour Moussa Njoya, la nomination d’un vice-président ne contribuera pas du tout à résoudre la moindre des graves crises qui frappent actuellement le Cameroun. « Tout vice-président sera vigoureusement combattu dès le lendemain de sa nomination par tous ceux qui voudront eux aussi occuper cette position de dauphin », écrit-il dans une tribune.
« LA NOMINATION D’UN VICE-PRÉSIDENT NE CHANGERA RIEN ! BIEN AU CONTRAIRE !!!
Contrairement à ce que pensent certains, peut-être de bonne foi, la création et la nomination d’un vice-président ne contribuera pas du tout à résoudre la moindre des graves crises qui frappent actuellement le Cameroun, et qui nous ont installé dans cette impasse et cette misère généralisée.
En effet, elle ne permettra pas de mettre fin à la guerre des clans qui vampirise actuellement notre pays, du fait du caractère essentiellement révocable du vice-président, qui sera nommé et déchu à la convenance du président de la République, sans aucune forme de procédure, comme n’importe quel sous-préfet d’arrondissement.
Ainsi, tout vice-président sera vigoureusement combattu dès le lendemain de sa nomination par tous ceux qui voudront eux aussi occuper cette position de dauphin. Alors, au lieu de la résoudre, la nomination d’un vice-président va plutôt accentuer la guerre des clans.
Elle ne va pas permettre une meilleure fluidification de l’administration de notre pays, car non seulement il ne disposera pas de compétences constitutionnelles propres à lui, et qui empêcheront les autres de lui créer des blocages, mais en plus de cela, toutes les autres structures administratives qui étaient déjà jugées pléthoriques et très lourdes (premier ministre, gouvernement, sénat, assemblée nationale, conseil économique et social) resteront en place.
Ainsi pour agir et servir à quelque chose tant soit peu, le vice-président devra aller empiéter sur les domaines de compétences des autres. Avec à la clé, un alourdissement des procédures avec l’apparition de nouveaux acteurs dans la longue chaîne bureaucratique, et une augmentation drastique des intervenants.
Elle ne va pas permettre de diminuer un tant soit peu la corruption. Bien au contraire, il y a de fortes chances qu’elle va plutôt augmenter le nombre de corrompus, car le vice-président viendra aussi avec « ses gens », ces nouveaux « hommes forts de Yaoundé », qui arriveront aussi avec leur soif inextinguible d’enrichissement, avec leurs parts marchés publics fictifs, de faux recrutements, de « lettres de recommandation », de népotisme, etc.
La situation risque d’autant plus de s’empirer que nulle part durant les débats sur la nouvelle loi constitutionnelle, il n’a été évoquée la mise en application (enfin !) de la loi qui réglemente la déclaration des biens des hauts responsables et qui date de …. 2006 !!!
Enfin, la nomination d’un vice-président ne permettra pas de résoudre la crise anglophone qui sévit dans notre pays depuis près de dix ans. Car, même si par extraordinaire c’est un anglophone qui était nommé, Paul Biya, fidèle à lui-même, ira encore chercher un de ces vieux briscards de la bureaucratie qu’il connaît bien depuis des décennies (genre Philémon Yang, Mengot Arrey, Mafany Mussonge et pourquoi pas Paul Atanga Nji) pour l’y installer.
Bref, ce genre de personnalité totalement coupée du terrain, largement déconnecté de la réalité, profondément détestée des populations locales, et qui parfois ont été, par leurs discours et comportements, à la base de la crise du NOSO.
Bref, tout ce que je souhaite : c’est que l’avenir me donne tort ! »
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Pâtes alimentaires : le Cameroun triple ses exportations en 2025 à 3115 tonnes, les recettes explosent de plus de 350%

(Investir au Cameroun) – Selon le rapport sur l’évolution du commerce extérieur en 2025 publié par l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a exporté 3115 tonnes de pâtes alimentaires au cours de l’année 2025. Ce volume est en hausse de 230%, comparées aux 944 tonnes expédiées vers le marché international en 2024.
Les exportations de ce produit ont rapporté 1,475 milliard de FCFA de recettes en 2025, contre seulement 326 millions de FCFA en 2024, correspondant à une augmentation en glissement annuel de 1,149 milliard de FCFA en valeur absolue, soit 352,8% en valeur relative.
L’analyse des données compilées par le statisticien public révèle une progression continue des exportations de pâtes alimentaires produites au Cameroun sur les trois dernières années – 724,3 tonnes en 2023, 944 tonnes en 2024 puis 3115 tonnes en 2025 – traduisant un certain dynamisme des producteurs locaux dans la conquête des marchés extérieurs.
L’INS n’explique pas les causes de la bonne tenue des exportations de pâtes alimentaires made in Cameroun ces dernières années. Cependant, l’embellie observée reflète vraisemblablement une hausse de la demande dans les Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
En effet, les autres pays de cette communauté constituée par le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA sont les principaux marchés extérieurs des producteurs camerounais de pâtes alimentaires, que sont le groupe Cadyst Invest (La Pasta, Panzani et Grand Moulin du Cameroun) et Africa Food Distribution.
BRM
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