Actualités locales
Devant députés et sénateurs, Atanga Nji défend la réforme du code électoral

Ce samedi 4 avril 2026, l’hémicycle du Palais des Verres Paul Biya a accueilli une session plénière consacrée à l’examen du projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°2012/001 du 19 avril 2012 portant Code électoral, notamment l’article 170 relatif au mandat et au mode de scrutin des conseillers municipaux. Dans une atmosphère engagée, les parlementaires ont débattu avec intensité des enjeux liés à la gouvernance démocratique et aux réformes institutionnelles en cours.
Face à eux, le Ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji, représentant le gouvernement pour la défense du projet de loi, a apporté des éclairages aux préoccupations des élus dans un esprit de dialogue républicain. Il était accompagné du ministre délégué à la Présidence chargé des Relations avec les Assemblées, François Wakata Bolvine, ainsi que de ses collaborateurs : le Secrétaire général du Minat, Yves Christian Edoa Effa, le Directeur des Ressources financières et du Matériel, le Chef de la Division du Suivi et du Contrôle de Gestion, et la Cheffe de la Division de la Communication et des Relations publiques.
Au terme de ces discussions, le projet de loi, assorti d’amendements aux articles 142, 143, 144, 145 et 146, a été adopté, marquant l’aboutissement d’un processus parlementaire caractérisé par la diversité des points de vue et la vitalité du débat démocratique.
La discussion générale sur la modification de l’article 170 du Code électoral
Au cœur des débats, députés et sénateurs ont exprimé avec franchise leurs préoccupations sur la gouvernance électorale. Lors d’une intervention particulièrement critique, un élu a mis en garde contre ce qu’il considère comme une atteinte aux principes démocratiques, affirmant que « le code électoral ne peut être modifié alors que le processus est en cours », comparant ce cadre juridique à « un code de la route » dont les règles ne sauraient changer en pleine circulation.
Une autre inquiétude majeure a porté sur le risque de transfert du pouvoir législatif vers l’exécutif. Plusieurs parlementaires ont exprimé la crainte que le Parlement se dessaisisse de certaines de ses prérogatives. L’un d’eux a interrogé la compatibilité de ces réformes avec les fondements de la démocratie, notamment la périodicité des élections et la souveraineté populaire, dénonçant l’introduction d’une flexibilité sans encadrement clair, assimilée à un « chèque en blanc » accordé à l’exécutif. Selon eux, une telle évolution pourrait fragiliser la sécurité juridique et affaiblir le lien entre les citoyens et leurs représentants.
Ainsi, l’équilibre des pouvoirs est apparu comme un enjeu central. Les élus ont insisté sur la nécessité d’un encadrement strict des mécanismes de flexibilité et sur l’importance de protéger les piliers de l’État de droit : la souveraineté populaire, la régularité des élections et la sécurité juridique.
Le Gouvernement réaffirme sa vision : adapter sans rompre
Face à ces interpellations, le Ministre de l’Administration territoriale a apporté des éclairages précis, réaffirmant la cohérence et la pertinence des réformes proposées. Il a souligné que ces ajustements s’inscrivent dans une dynamique de modernisation du cadre électoral, tout en garantissant la continuité de l’État et la primauté de l’intérêt général.
Le Gouvernement a précisé que les mécanismes introduits offrent une flexibilité encadrée, permettant de répondre aux contraintes conjoncturelles sans compromettre les fondements de la démocratie. Si certaines inquiétudes ont été exprimées quant à leur encadrement dans le temps, le Gouvernement a insisté sur le fait que ces ajustements ne constituent pas un recul démocratique, mais visent à adapter le dispositif électoral aux exigences du contexte, tout en garantissant la tenue régulière des scrutins et le respect des principes démocratiques.
Amendements introduits en lien avec l’adoption de la Constitution modifiée
Au-delà des débats, le représentant du Gouvernement a présenté les justifications des amendements introduits au Code électoral, en particulier ceux liés à l’impact de la réforme constitutionnelle sur le poste de vice-président de la République.
Ces amendements ont pour objectif principal d’aligner le Code électoral sur les modifications constitutionnelles récentes, notamment l’introduction du poste de vice-président, garantissant ainsi la cohérence juridique entre la loi électorale et la Constitution et renforçant la stabilité et la lisibilité du cadre institutionnel.
Plus précisément, les ajustements portent sur le chapitre VII relatif à la vacance de la présidence et précisent :
- Le serment que prête le président de la République, distinct de celui du vice-président appelé à entrer en fonction en cas de vacance du poste.
- La prestation de serment du vice-président lorsqu’il est amené à assurer les fonctions présidentielles, ainsi que dans l’éventualité de son propre empêchement.
- Les situations de démission ou de décès du président.
- Les procédures à engager en cas d’empêchement définitif du président, dûment constaté par le Conseil constitutionnel, saisi le cas échéant par le vice-président.
- Les délais de tenue du scrutin pour l’élection d’un nouveau président lorsque l’intérim est assuré par le président du Sénat, en cas d’empêchement du vice-président ou lorsque le poste de vice-président n’est pas pourvu.
Ces réajustements visent à compléter la réforme engagée avec la création du poste de vice-président, dans l’objectif de renforcer l’efficacité de la conduite des affaires de l’État et de garantir un mécanisme de suppléance fluide et sécurisé, assurant la continuité des fonctions présidentielles en toutes circonstances.
Une adoption qui consacre le dialogue républicain
À l’issue des échanges, le projet de loi a été adopté par la représentation nationale. Cette adoption marque l’aboutissement d’un processus caractérisé par le dialogue, l’écoute et la confrontation constructive des points de vue. Elle témoigne de la vitalité des institutions camerounaises et de leur capacité à débattre des enjeux majeurs dans le respect des principes démocratiques et de l’intérêt supérieur de la Nation, explique le ministère de l’Administration territoriale.
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Trump : Cessez-le-feu Iran-USA en danger
Donald Trump annonce que le cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis est sous assistance respiratoire. Une déclaration qui fait craindre une reprise des frappes américaines contre l’Iran.
Le président américain n’a pas apprécié la proposition iranienne sur un accord de paix. Transmise par les médiateurs pakistanais, cette proposition a provoqué la colère du président Donald Trump. Dans une déclaration aux médias, le locataire de la Maison Blanche a qualifié dimanche soir de « totalement inacceptable » la réponse iranienne à la proposition de Washington destinée à mettre fin à leur conflit.
« Le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive, comme quand le docteur entre et dit : “Monsieur, votre être cher a exactement un pour cent de chances de vivre », a-t-il déclaré. Cette déclaration intervient alors que les négociations entre Washington et Téhéran restent bloquées et qu’aucun accord durable n’a encore été trouvé pour mettre officiellement fin à la guerre.
« Nous aurons une victoire complète. Nous avons déjà eu, en théorie, une victoire complète d’un point de vue militaire », a-t-il affirmé. Donald Trump a également réaffirmé sa ligne rouge absolue concernant le programme nucléaire iranien. « L’Iran ne peut pas avoir l’arme nucléaire et ils ne l’auront pas », a insisté le successeur de Joe Biden.
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Mamadou Sangaré a reçu son trophée !
Mamadou Sangaré a reçu son prix Marc Vivien Foé 2026. Le milieu de terrain malien succède à Achraf Hakimi.
Régulateur du jeu du Racing Club de Lens, Mamadou Sangaré a remporté le Prix Marc Vivien Foé, qui récompense le meilleur joueur africain de la Ligue 1. Le milieu de terrain des Aigles du Mali a remporté haut les mains, le vote des membres du jury, devançant largement ses concurrents directs, les Sénégalais Lamine Camara (Monaco) et Moussa Niakhaté (Lyon).
Ce lundi 11 mai, il a reçu son prix, décerné par France 24 et RFI. « Une légende, un exemple et une source d’inspiration pour toute une génération de footballeurs africains« , a-t-il écrit, rendant hommage à Marc Vivien Foé. « Merci à mes coéquipiers, au staff et à tous ceux qui me poussent chaque jour à tout donner. Cette saison, rien n’aurait été possible sans ce collectif lensois exceptionnel« , a écrit le Malien sur Méta.
Premier Malien à remporter ce trophée, Mamadou Sangaré a dédié cette victoire au peuple malien. « Mon objectif a toujours été de faire honneur au Mali. Les Maliens ont toujours été derrière moi, dans les moments de joie comme dans les périodes difficiles. Ce soutien me donne la force de continuer à travailler et à représenter dignement notre pays« , a déclaré le milieu de terrain au micro de France 24.
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les femmes revendiquent le poste d’évêque
La revendication a été portée en public à l’occasion de la clôture des célébrations de leur cinquantenaire.
En effet, après cinquantaine d’années de dévotion au sein de Église Évangélique Luthérienne du Cameroun, les femmes de cette communauté religieuse ont décidé de faire entendre leur voix, rapporte Cameroon Tribune.
Fortes de leur représentativité et de leur légitimité, les femmes « ont plaidé pour un accès accru aux postes de responsabilité au sein de l’institution. »
En effet, les femmes représentent près des trois quarts des quelque 700 000 fidèles que compte l’Église. C’est pourquoi elles jugent que le moment est venu d’occuper les fonctions les plus stratégiques, notamment celles de directeurs et, plus symboliquement encore, d’accéder au ministère épiscopal.
Selon CT, ces revendications interviennent dans un contexte marqué par certaines avancées historiques sous le mandat de Jean Baiguele. L’Église a notamment enregistré la consécration des premières femmes pasteurs.
Au Cameroun, a ce jour, sur les 267 pasteurs que compte l’Église, 18 sont des femmes dûment ordonnées, engagées dans la prédication et l’encadrement spirituel des fidèles.
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