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Barrage de Bini à Warak : l’État prépare un audit technique et financier avant de relancer le projet avec Savannah Energy

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Barrage de Bini à Warak : l’État prépare un audit technique et financier avant de relancer le projet avec Savannah Energy
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(Investir au Cameroun) – Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a lancé, le 31 mars 2026, un avis de sollicitation à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant chargé de réaliser un audit technique et financier du projet hydroélectrique de Bini à Warak. Cette démarche marque une nouvelle étape dans le processus de relance de cette infrastructure énergétique stratégique destinée à renforcer l’approvisionnement en électricité dans le septentrion du Cameroun.

Situé dans la région de l’Adamaoua, le projet avait été confié en 2013 à l’entreprise chinoise Sinohydro Corporation Limited, dans le cadre d’un contrat EPC portant sur la conception, la fourniture, la construction et la mise en service d’une centrale hydroélectrique de 75 MW. Mais les travaux se sont interrompus à partir de 2018, à la suite de la suspension du financement assuré par la banque chinoise ICBC, sur fond de difficultés liées notamment au paiement de certaines garanties prévues dans le montage financier.

Un chantier à l’arrêt malgré 20 milliards de FCFA déjà engagés

Depuis l’arrêt des travaux, le site est resté en suspens, alors qu’environ 20 milliards de FCFA avaient déjà été mobilisés pour les travaux préparatoires, selon les données disponibles sur le projet. Cette situation a conduit les autorités camerounaises à revoir le schéma de développement de l’infrastructure.

Dans cette perspective, le gouvernement s’appuie désormais sur un nouveau partenaire, la société britannique Savannah Energy, avec laquelle un protocole d’accord a été signé en vue du développement du projet sous la forme d’un producteur indépendant d’électricité.

Un audit pour clarifier l’état réel du projet

L’audit en préparation doit permettre d’établir un état des lieux précis des activités déjà réalisées sur le site. Il s’agira notamment d’évaluer la conformité des travaux exécutés au regard des engagements contractuels initiaux et des standards internationaux, mais aussi de certifier les montants effectivement investis, tant au niveau des études que des travaux.

Le consultant retenu devra également examiner la gestion des risques ainsi que les impacts associés au projet, selon les meilleures pratiques en vigueur. Sur le plan financier, la mission consistera à formuler une opinion indépendante sur la situation globale du projet, à travers la vérification des investissements réalisés, l’examen des pièces comptables et la validation des factures soumises au paiement de l’État ou des partenaires financiers.

L’audit devra en outre porter sur l’état d’exécution du service de la dette et sur les fonds de contrepartie déjà mobilisés. Le consultant disposera de trois mois pour conduire cette mission.

Une configuration revue avec une composante solaire

Parallèlement à cette démarche, le projet de Bini à Warak a fait l’objet d’un réajustement technique. Une composante solaire photovoltaïque de 40 MW a été intégrée au schéma initial, portant la capacité globale du projet à 95 MW.

Cette nouvelle configuration vise à combiner hydroélectricité et solaire afin de stabiliser l’offre énergétique dans les régions septentrionales, où la demande reste largement supérieure à l’offre disponible. Dans cette partie du pays, les performances du barrage de Lagdo demeurent en effet limitées, notamment en raison de l’ensablement qui affecte sa capacité de production.

Selon les projections de Savannah Energy, la clôture financière du projet pourrait intervenir à l’horizon 2028. L’entreprise prévoit, dans cette optique, de céder une partie de ses participations afin d’attirer de nouveaux investisseurs et de consolider la structuration financière de l’opération.

Toujours selon ces projections, la mise en service de la composante solaire pourrait intervenir dans un délai de deux ans après la clôture financière, tandis que celle de la centrale hydroélectrique est envisagée environ quatre ans après l’approbation finale du projet.

Un enjeu stratégique pour le nord du pays

Si ce calendrier est respecté, Bini à Warak devrait contribuer à sécuriser l’approvisionnement en électricité dans l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord. Le projet permettrait également de réduire la dépendance du pays aux centrales thermiques, dont les coûts de production restent élevés.

À travers le lancement de cet audit, le gouvernement cherche ainsi à lever les incertitudes techniques et financières qui entourent encore le projet. Une clarification jugée indispensable pour restaurer la confiance des partenaires et remettre effectivement sur les rails l’un des projets énergétiques les plus attendus dans cette partie du pays.

Amina Malloum

Lire aussi:

24-10-2025 – Bini à Warak : Savannah Energy veut céder 50 % de ses parts pour attirer de nouveaux investisseurs dans le projet

17-06-2025 – Barrage de Bini à Warak : le Cameroun peaufine la finalisation des indemnisations sur un projet à l’arrêt depuis 7 ans

30-09-2024 - Au Cameroun, le septentrion compte 3 fois moins d’abonnés au service de l’électricité que le Littoral et le Sud-Ouest

05-09-2022 - Barrage de Bini à Warak (75 MW) : las d’attendre la reprise des travaux depuis 4 ans, Sinohydro quitte le chantier

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le problème de l’Afrique, selon Salomon Beas

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le problème de l’Afrique, selon Salomon Beas
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Pour l’ancien militant du MRC Salomon Beas, avoir des leaders politique à la tête de partis qui n’ont pour seule ambition devenir président de la République, est un frein à la démocratie.

Dans l’une de ses récentes publications disponible sur sa page Facebook, l’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Salomon Beas dénonce ces leaders de l’opposition qui ne cherchent qu’à devenir président de la République.

« Dans un environnement politique au sein duquel les fonctionnaires et administrateurs deviennent subitement des leaders sans aucune transition, la Démocratie a du mal à décoller. Tout simplement parce que ces derniers n’ont pour ambition que de devenir très rapidement PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE sans toutefois vouloir une transformation véritable des mentalités des populations qu’ils veulent gouverner. Ils ont besoin d’être accompagné à tout prix et à tous les prix dans leur ambition sans tenir aucunement compte de celle des autres. Face à une course contre la montre, ils multiplient les stratagèmes pour n’avoir auprès d’eux que des adeptes, suiveurs, endoctrinés et mettant de côté tous les esprits susceptibles d’apporter la moindre contradiction et observations.

Ils finissent alors avec le temps d’éloigner toutes les valeurs capables de transformer le champ politique pour ne laisser que des aboyeurs du dimanche sans conviction incapables de prendre la moindre initiative ou de mener la moindre action. Au final leurs projets deviennent obsolètes et meurent au même moment où la retraite les rattrape », peut-on lire dans sa publication.

Pour Salomon Beas un leader devrait éviter de jouer le jeu du régime et chercher comprendre ce qu’est réellement la démocratie.

« Face à ce type de système, les dictatures réussissent toujours à se régénérer et la reproduction politique devient ainsi un modèle dur qui résiste au temps en impactant la vie politique et la gouvernance pendant plusieurs années. Le leader qui ne comprend pas que la démocratie veut dire convictions, vision et projets tout en admettant que même son collaborateur le plus bas peut développer une ambition politique meilleure que la sienne et devenir son challenger finit toujours par voir son rêve ne pas se réaliser car par moment en politique on ne réussit pas parce qu’on est devenu ce qu’on avait cru , mais pour avoir donné l’espoir aux populations qui finissent par faire naître des talents supérieur à toi.

l’Afrique centrale a cette vilaine maladie qui tue la démocratie, celle des présidents des partis politiques de comportant comme des PASTEURS DES EGLISES DE RÉVEIL à la recherche des adeptes adorateurs à la place des militants convaincus et potentiels challengers Politiques », peut-on lire dans sa publication.

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Camwater améliore l’eau pour l’aéroport

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Camwater améliore l’eau pour l’aéroport
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À l’approche de la réouverture de l’aéroport de Bamenda, la Camwater a engagé des travaux de préparation pour garantir une alimentation fiable en eau potable. Une mission technique conjointe a permis d’inspecter les installations et de préparer la mise en service de nouveaux équipements.

En prélude à la reprise des activités de l’aéroport de Bamenda, la Camwater a déployé ses équipes techniques pour évaluer et renforcer le dispositif d’alimentation en eau potable de cette infrastructure stratégique. L’opération a été menée conjointement par la Division régionale du Nord-Ouest, la Direction des Travaux et de la Maintenance, en collaboration avec les services techniques de la plateforme aéroportuaire.

Dans le cadre des orientations du Directeur général de la Camwater, deux électropompes de surpression d’une capacité de 50 m³ chacune ont été mises à disposition afin d’améliorer durablement la fiabilité de l’approvisionnement en eau. La mission a permis de contrôler l’état des installations, de préparer l’intégration des nouveaux équipements et de valider les dispositions techniques nécessaires à leur mise en service.

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le Bureau réaffirme le caractère prioritaire du projet

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le Bureau réaffirme le caractère prioritaire du projet
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Réuni sous la présidence de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, le Bureau du Sénat a réaffirmé sa volonté de faire aboutir le projet de construction du futur siège de l’institution. Présenté comme un chantier clé, il vise à doter la Chambre haute d’un cadre moderne répondant aux exigences de l’activité parlementaire.

Le projet de construction du nouveau siège du Sénat demeure l’une des principales priorités de la Chambre haute du Parlement. Réuni ce mercredi sous la présidence de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, le Bureau du Sénat a réitéré son engagement à faire avancer ce chantier, considéré comme stratégique pour le renforcement des capacités institutionnelles.

Selon le vice-président Robert Nkili, la vision portée par le président du Sénat est de doter l’institution d’un siège moderne, adapté aux exigences de la navette parlementaire et au développement de la diplomatie parlementaire. Cette infrastructure devrait offrir un cadre de travail plus fonctionnel et contribuer au rayonnement de la Chambre haute.

Au-delà de ce projet structurant, le Bureau a également examiné la réorganisation du Secrétariat général du Sénat et les mesures visant à améliorer les conditions de travail et de carrière du personnel, dans le cadre de la dynamique de modernisation engagée au sein de l’institution.

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