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L’intérim et ou le dauphinat dans la dévolution du pouvoir au Cameroun (1979 et 2026)

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L’intérim et ou le dauphinat dans la dévolution du pouvoir au Cameroun (1979 et 2026)
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L’intérim et ou le dauphinat dans la dévolution du pouvoir au Cameroun (1979 et 2026)

Paul Biya, qui a accédé au pouvoir grâce à la révision constitutionnelle du 29 juin 1979, utilise aujourd’hui le même mécanisme pour préparer sa propre sortie.

L’intérêt de la comparaison entre les modifications de la constitution de 1979 et de 2026 est que celui qui fut le dauphin « inattendu » du Président Ahidjo peut reproduire aujourd’hui, au crépuscule de son règne de plus de 43 ans, la mécanique pour se choisir un dauphin « inattendu » à son tour. Pour ce faire, il brouille davantage les pistes, en introduisant à la fois un mécanisme d’intérim et un mécanisme de dauphinat, les deux contrôlés par sa seule personne. Voici l’analyse :

Les articles 5 et 7 de la Constitution de 1972 avaient déjà été modifiés le 29 juin 1979 pour désigner le Premier Ministre comme successeur constitutionnel direct en cas de vacance du pouvoir en lieu et place du président de l’Assemblée Nationale. Cette modification prévoyait que le Premier Ministre nommé achevait le mandat en cours (dauphinat) alors que le président de l’Assemblée Nationale élu ne pouvait assurer jusque-là que l’intérim le temps d’organiser les élections.

Dans le projet de loi portant modification de la constitution de 2026, les deux voies ont été maintenues de façon alternative : soit l’intérim par le Président du Sénat élu, soit le dauphinat par le Vice-Président nommé.

L’article 5 (nouveau) de ce projet de loi n° 2094/PJL/P de 2026 tranche de la façon suivante : le Président de la République « PEUT être assisté d’un Vice-Président ». En clair, rien ne l’oblige à nommer un Vice-Président. Contrairement à 1979 où la modification de l’article 5 faisait du poste de Premier Ministre une obligation institutionnelle, la même modification de l’article 5 en 2026 donne au Président de la République la faculté discrétionnaire de nommer ou non un Vice-Président.

Cela ouvre deux voies de succession. L’article 10 du projet de loi n° 2094/PJL/P de 2026 précise même que le Président définit les attributs de ce Vice-Président et peut mettre fin à ses fonctions à tout moment.

Pire, le schéma de la succession peut être plus complexe encore et plus long : Un premier Vice-Président désigné peut prêter serment en cas de vacance pour devenir Président de la République et nommé son Vice-Président qui peut aussi prêter serment à son tour en cas d’une nouvelle vacance pour devenir aussi Président de la République, et tout cela, sans élection ou sans suffrage universel. A l’issue de ce processus, le Président de la République sera le seul maître du jeu.

Dans tous les cas, si cette réforme venait à passer, ce serait parce que l’opposition politique et la société civile camerounaise auront été affaiblies au cours des 30 dernières années. La leçon à retenir pour l’avenir est que le boycott des élections et la politique de la chaise vide à tous les niveaux auront été une erreur dans l’histoire politique camerounaise.

Le pouvoir en place en a profité pour asseoir son pouvoir de façon solide. Disposant des moyens de l’Etat et jouant la carte du clientélisme politique, ils manipulent l’opinion publique à leur guise. Le rééquilibrage des rapports de force prendra du temps pour redevenir une réalité au Cameroun. Pour ma part, je pense que les prochaines stratégies politiques de l’opposition devront être très réalistes.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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« il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections ! »

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« il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections ! »
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L’homme politique Abdouraman Babba pense que les Camerounais doivent récupérer leur souveraineté lors des élections législatives et municipales.

Ce lundi 2 novembre 2026, l’homme politique Abdouraman Hamadou Babba a publié une sortie avec les prochaines élections législatives et municipales. Il y dénonce ceux qui ont fraudent et pense que c’est l’occasion pour le peuple de reprendre sa souveraineté.

Retrouvez ci-dessous sa tribune.

Il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections !

Les élections législatives et municipales qui se profilent à l’horizon constituent une nouvelle occasion pour le Peuple camerounais de tenter de récupérer sa souveraineté d’abord confisquée par les colons et ensuite par leurs héritiers actuellement au pouvoir.
Si cette confiscation du pouvoir souverain du peuple camerounais de désigner ses dirigeants perdure depuis des décennies, c’est à cause de la fraude organisée lors des différents processus électoraux.

C’est donc sur les éléments de la chaîne de cette fraude, qui va des petites mains au sein du Parti-État jusqu’aux institutions chargées d’organiser et de garantir la sincérité des votes, qu’il faut appeler la malédiction divine.

L’Évangile interdit formellement la fraude sous toutes ses formes : « Celui qui se livre à la fraude n’habitera pas dans ma maison ; celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence. » (Psaume 101, verset 7).

Dans le Coran, la sourate 83 intitulée « Al-Mutaffifin (Les Fraudeurs) » commence par une mise en garde sévère : « Malheur aux fraudeurs », avant de rappeler la réalité de la résurrection le Jour du Jugement : « Ceux-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités, en un jour terrible, le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’Univers ? »

Maudits donc soient les fraudeurs aux prochaines élections législatives et municipales au Cameroun !

Toutes les partisanes et tous les partisans du changement au Cameroun sont donc invités à agir en élevant des prières, chaque jour, pour demander à DIEU de punir sévèrement, ici-bas et dans l’au-delà, tous ceux qui frauderont ou faciliteront la fraude lors des prochaines élections législatives et municipales.
Abdouraman Hamadou Babba
Citoyen Camerounais

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Joseph Dion Ngute représente Paul Biya au 28ᵉ sommet des Chefs d’Etat du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda

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Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a quitté Yaoundé pour se rendre à Antigua-et-Barbuda pour le 28ᵉ sommet des chefs d’Etat du Commonwealth. Selon un […]

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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État
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Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.

C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.

Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.

Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.

Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.

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