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Leadership féminin : immersion au cœur de la tech

ange1poireau

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Leadership féminin : immersion au cœur de la tech
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Une quinzaine de jeunes femmes ont vécu une expérience immersive inédite au siège de Yango à Douala. Objectif : inspirer, connecter et encourager la prochaine génération de leaders féminins à croire en leur potentiel dans un secteur encore largement masculin.
Féminine Org , association qui encourage l’autonomisation des femmes et le leadership feminin dans le monde professionnel.

 

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ

C’est dans les locaux de Yango à Douala que s’est tenue le 31 mars 2026 une journée pas comme les autres. Au programme : une immersion dans le quotidien de femmes cadres évoluant dans l’univers de la technologie. Une initiative qui s’inscrit dans la deuxième saison d’un programme dédié au leadership féminin, visant à rapprocher jeunes étudiantes et femmes dirigeantes.

Leadership féminin : immersion au cœur de la tech
© Yango

Face à une quinzaine de participantes, la key Account manager de Yango, madeleine monny mpah a partagé un témoignage fort, empreint d’émotion et d’engagement. « C’est un honneur pour moi d’être avec des jeunes filles qui aspirent à être comme moi », a-t-elle confié, soulignant qu’elle-même n’avait pas eu accès, plus jeune, à ce type d’opportunités. Aujourd’hui, elle observe avec optimisme une génération mieux équipée, grâce notamment aux ressources numériques. « Les jeunes filles ont tout au bout des doigts. Si elles exploitent ces opportunités, suivent des formations en ligne et s’engagent, le ciel est le commencement », a-t-elle insisté.

 

Au-delà de l’inspiration, la rencontre a également été marquée par la richesse des échanges. Curieuses, engagées et déterminées, les participantes ont multiplié les questions, révélant une réelle soif d’apprendre. « Le type de questions qu’elles posent aujourd’hui, je n’ai jamais eu l’opportunité de les poser », a reconnu la responsable, impressionnée par le niveau d’ambition affiché.

La coordinatrice partenaire et financement- féminine org de Yango ,Elsa TaMa, a rappelé l’importance de ce type d’initiative dans la promotion des carrières féminines dans la tech. Le choix de la directrice marketing comme figure d’inspiration n’est pas anodin : « En découvrant son profil, nous avons compris que c’était exactement ce qu’il nous fallait pour incarner ce concept : une journée dans la peau d’une femme cadre dans la tech ».

Yango
© Yango

L’événement a rassemblé un public diversifié : étudiantes, jeunes et professionnelles. Une mixité qui illustre la pluralité des parcours et des ambitions. Pour les organisateurs, l’objectif est clair : démontrer que toutes les trajectoires sont possibles et que les barrières peuvent être levées.

En guise de message final, un appel simple mais puissant a été adressé aux participantes : croire en elles, ne jamais se laisser rabaisser et viser l’excellence dès maintenant. « Elles peuvent devenir ce qu’elles veulent », a martelé la coordinatrice partenaire et financement.

À travers cette initiative, Yango confirme son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes et de leur place dans les écosystèmes d’avenir. Une ambition qui résonne comme une promesse pour les leaders de demain.

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Visite du Pape : le Cameroun muscle son dispositif touristique à Bamenda

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Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Gabriel Mbaïrobe, a achevé une visite de travail à Bamenda dans le cadre des préparatifs de la visite […]

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Indira Baboké : le mérite face aux préjugés

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Il est profondément regrettable de constater à quel point certaines personnes se permettent aujourd’hui de diffamer, d’injurier et de salir gratuitement le Dr. Indira Baboke, […]

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Orange Money déboutée face à la CDEC dans le dossier BOFAS/Afriland en lien avec la route Babadjou – Bamenda

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Orange Money déboutée face à la CDEC dans le dossier BOFAS/Afriland en lien avec la route Babadjou – Bamenda
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(Investir au Cameroun) – Orange Money Cameroun a subi un revers judiciaire dans le contentieux qui l’oppose à la Caisse des dépôts et consignations (CDEC) autour du dossier BOFAS-Afriland. À l’audience du contentieux de l’exécution du 7 avril 2026, le Tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif a rejeté la demande de l’opérateur de mobile money visant à faire annuler un commandement de payer de plus de 3,68 milliards de FCFA émis contre lui par la CDEC.

Selon l’extrait du plumitif consulté, le juge a d’abord « rejet[é] comme inopérante l’exception d’incompétence soulevée par la défenderesse », puis « reç[u] la demanderesse en son action », avant de « l’en débouter cependant comme non fondée » et de « la condamner aux dépens ». L’ordonnance a en outre été déclarée « exécutoire sur minute avant enregistrement ». Orange Money Cameroun dispose d’un délai de quinze jours à compter de la signification de la décision pour interjeter appel.

Contestation rejetée sur le fond

Dans son assignation à bref délai en nullité de commandement, Orange Money Cameroun demandait au tribunal de constater la nullité du commandement de payer qui lui a été signifié le 26 février 2026, ainsi que de « déclarer nul et de nul effet tout acte subséquent à ce commandement ».

Au soutien de sa requête, l’entreprise contestait la base juridique de la procédure engagée contre elle. Dans ses écritures, elle soutenait qu’un mécanisme de solidarité de paiement ne pouvait être mis en œuvre à son encontre sans décision juridictionnelle préalable. La société faisait notamment valoir qu’« ORANGE MONEY CAMEROUN SA n’a jamais été attrait devant le Juge administratif dans le cadre de la présente espèce ».

L’opérateur estimait ainsi que sa qualité de tiers détenteur ne pouvait produire d’effets qu’après une décision du juge administratif statuant contradictoirement sur sa responsabilité. Une argumentation que le juge du contentieux de l’exécution n’a pas retenue.

Une procédure engagée depuis 2025

Les pièces de procédure retracent une séquence engagée plusieurs mois plus tôt. Orange Money Cameroun indique avoir reçu, le 4 juillet 2025, un avis à tiers détenteur par lequel la CDEC lui demandait de reverser des fonds en lien avec Afriland First Bank.

L’entreprise rappelle également qu’une ordonnance rendue le 20 mars 2025 par la présidente du Tribunal administratif du Centre avait suspendu la mobilisation de cautions émises par Afriland dans le cadre du marché concerné. Elle affirme s’être ainsi retrouvée « entre une décision de justice exécutoire, d’une part, et un avis à tiers détenteur également exécutoire, d’autre part ».

Selon ses écritures, la procédure s’est ensuite poursuivie avec un avis de mise en recouvrement signé le 19 décembre 2025, une sommation de payer servie le 30 janvier 2026, puis le commandement contesté du 26 février 2026.

150 millions de FCFA de pénalités de retard évoquées

Selon des sources internes à la CDEC, l’opposition procédurale d’Orange Money Cameroun au recouvrement forcé pourrait également exposer l’opérateur à des pénalités de retard, selon l’interprétation défendue par l’établissement public. Cette lecture s’appuie sur le décret du 1er décembre 2023 fixant les modalités de transfert des fonds et valeurs dévolus à la CDEC.

L’article 7, alinéa 4, de ce texte prévoit que tout transfert de fonds et/ou valeurs dus à la CDEC intervenant au-delà des délais prévus donne lieu au paiement d’un intérêt de retard calculé au taux de la facilité de prêt marginal de la BEAC majoré de deux points.

D’après les mêmes sources, le montant des pénalités susceptibles d’être réclamées avoisinerait 150 millions de FCFA. Ce chiffre n’a toutefois pas pu être vérifié de manière indépendante.

Investir au Cameroun a par ailleurs appris que la CDEC étudiait d’autres voies pour obtenir l’exécution du paiement et le règlement des pénalités réclamées. Une source proche du dossier évoque notamment la possibilité de mesures conservatoires sur les avoirs de l’opérateur dans le système bancaire.

BGFIBank choisit la voie du retrait

Dans un registre similaire, BGFIBank Cameroun, également visée dans cette affaire en tant que tiers détenteur présumé, a choisi une autre option. Depuis le 26 mars 2026, la banque s’est retirée de l’ensemble des procédures judiciaires en cours afin d’ouvrir des négociations, selon une correspondance consultée par Investir au Cameroun.

Dirigée par Abakal Mahamat, l’institution bancaire cherche ainsi à mettre un terme à l’exposition née de cette procédure, là où Orange Money Cameroun a choisi de contester le commandement devant le juge de l’exécution.

Du marché résilié au recouvrement des garanties

Le contentieux s’inscrit dans l’affaire BOFAS, du nom de l’entreprise de BTP attributaire du marché relatif à la section 3 de la route Bamenda – Babadjou. Ce contrat, conclu en 2022 pour un montant de 14,32 milliards de FCFA et un délai d’exécution de quinze mois, a ensuite été résilié en raison de lenteurs dans l’exécution.

Depuis, le dossier a quitté le seul terrain des travaux publics pour glisser vers celui du recouvrement des garanties financières, évaluées à près de 3,68 milliards de FCFA émises par Afriland First Bank. C’est dans ce cadre que la CDEC a engagé une procédure de recouvrement forcé auprès de tiers détenteurs.

L’institution s’appuie sur le régime du privilège du Trésor, notamment l’article 43 de la loi n°2008/003 du 14 avril 2008 régissant les dépôts et consignations, qui prévoit que « la saisie est exécutée nonobstant opposition ».

Les sommes visées correspondent à des avoirs d’Afriland First Bank logés dans les livres de structures telles que BGFIBank Cameroun et Orange Money Cameroun. A l’origine, ces entités n’interviennent donc pas comme débiteurs initiaux du marché, mais comme détenteurs de fonds susceptibles d’être saisis dans le cadre du recouvrement.

Une décision favorable à la CDEC

Le contentieux n’est donc pas clos. Mais cette décision, rendue en première instance, conforte la position de la CDEC dans une affaire dont les enjeux dépassent désormais le seul dossier BOFAS-Afriland. En toile de fond, c’est tout l’équilibre entre exécution des marchés publics, mobilisation des garanties financières et responsabilité des tiers détenteurs qui se trouve posé, avec des implications potentielles pour l’ensemble des acteurs bancaires et parafinanciers.

Baudouin Enama  

Lire aussi :

25-03-2026 – Route Babajou-Bamenda : les dessous de la médiation avortée entre la CDEC et Afriland First Bank

06-03-2026 – Route Bamenda–Babajou : Afriland, BGFIBank et Orange Money exposés à des mesures de saisie dans l’affaire BOFAS

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