Actualités locales
« Il fera mieux que moi » : Samuel Eto’o adoube son successeur à 100 millions d’euros


À seulement 19 ans, l’attaquant du Bayer Leverkusen fait tourner toutes les têtes. Comparé à Samuel Eto’o et valorisé à 100 millions d’euros par son agent, il cristallise les convoitises des plus grands clubs européens.
Le football camerounais tient-il son nouveau diamant ? Christian Kofane, prodige de 19 ans évoluant au Bayer Leverkusen, s’impose comme l’une des révélations de la saison en Europe. Ses performances éblouissantes en Bundesliga et sous le maillot des Lions Indomptables ont déclenché une véritable guerre des enchères entre les géants du Vieux Continent.
La bénédiction d’Eto’o
Le nom de Christian Kofane résonne déjà comme celui d’un futur grand. Au point que Samuel Eto’o, légende vivante du football africain, n’a pas hésité à lui adresser ses encouragements lors d’une interview accordée à France 24. « J’espère qu’il fera mieux que moi ; il a tout ce qu’il faut pour y parvenir », a confié l’ancien buteur du FC Barcelone, avant de tempérer : « Je ne veux pas non plus qu’il prenne la grosse tête aujourd’hui, car il sait combien je l’estime. »
Des mots lourds de sens qui témoignent du potentiel exceptionnel du jeune attaquant, dont la trajectoire rappelle celle de son illustre aîné.
Arsenal en pole position, le Barça à l’affût
Si le FC Barcelone observe attentivement l’évolution du joueur, c’est bien Arsenal qui semble tenir la corde dans ce dossier brûlant. Eric Depolo, l’agent de Kofane, a confirmé l’intérêt concret des Gunners. « L’entraîneur l’apprécie beaucoup, mais d’autres clubs sont également intéressés », a-t-il déclaré, avant d’ajouter un argument de poids : « Comme le joueur parle espagnol, tout comme Mikel Arteta, et puisque William Saliba est camerounais, je dirais qu’Arsenal est actuellement le mieux placé pour le recruter. »
Une synergie linguistique et culturelle qui pourrait faciliter l’intégration du jeune prodige dans le nord de Londres.
Un prix qui fait frémir : 100 millions d’euros
Conscient de la valeur de son poulain, Eric Depolo n’hésite pas à frapper fort. « C’est un joueur qui vaut 100 millions d’euros », lâche-t-il sans détour. Et de poursuivre : « Avec Kofane, Arsenal aura un attaquant de très haut niveau pour les dix prochaines années si le transfert se concrétise. »
L’agent justifie cette valorisation astronomique par le profil exceptionnel de son joueur : « Il est actuellement le meilleur et le plus complet des attaquants de moins de 21 ans en Europe. Il est rapide, possède une excellente technique, défend brillamment et est excellent dans les aires. Il est très rare de trouver toutes ces qualités chez un seul attaquant. »
Un dossier sous haute tension
Avec un tel engouement et des enjeux financiers considérables, le feuilleton Kofane s’annonce comme l’un des plus suivis du prochain mercato. Entre les ambitions sportives des clubs prétendants et les exigences économiques de son entourage, le jeune Camerounais se trouve à la croisée des chemins d’une carrière qui pourrait le propulser au sommet du football mondial.
Reste à savoir si Arsenal parviendra à concrétiser son avance ou si le FC Barcelone, historiquement lié au Cameroun par l’héritage d’Eto’o, tentera un coup de force. Une chose est sûre : Christian Kofane incarne déjà les espoirs de toute une génération.
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Actualités locales
« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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