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Agro-industrie : BGFIBank Cameroun finance la transformation locale de l’huile de palme

Dans la continuité de la vision du Groupe BGFIBank et en phase avec les orientations des pouvoirs publics en faveur de la souveraineté alimentaire, BGFIBank Cameroun intensifie son action en faveur du développement de la filière huile de palme. Cette dynamique s’est traduite par une visite de terrain de son Administrateur Directeur Général, Monsieur Abakal MAHAMAT, dans le bassin de production de Campo, situé dans la région du Sud.
Sur place, la délégation a pu mesurer l’ampleur du potentiel agricole national à travers plus de 5 000 hectares de plantations de palmeraie exploitées par la société CAMVERT. Ce vaste domaine agricole constitue un maillon essentiel de l’approvisionnement du marché local en huile de palme brute, un produit stratégique pour l’industrie agroalimentaire et la consommation des ménages.
Au-delà de la production primaire, BGFIBank Cameroun entend jouer un rôle clé dans la transformation locale. C’est dans cette optique que l’institution financière accompagne le financement d’une usine de transformation des noix de palme, portée par la société OLAM. Ce projet industriel vise à renforcer la chaîne de valeur en aval, en réduisant la dépendance du pays aux importations.
En effet, le Cameroun enregistre encore un déficit structurel de plus de 200 000 tonnes d’huile de palme, comblé par des importations coûteuses qui déséquilibrent la balance commerciale et agrave la crise des devises. La mise en service de cette unité de transformation devrait ainsi contribuer à inverser cette tendance, tout en stimulant la production nationale.
L’impact socio-économique attendu est tout aussi significatif. Le projet prévoit la création de plus de 8 000 emplois directs et indirects, offrant des opportunités concrètes aux jeunes et participant à la dynamisation des économies locales. À terme, il s’agit également de favoriser l’émergence d’un tissu industriel plus robuste, capable de soutenir la croissance du pays.
Par cette initiative, BGFIBank Cameroun illustre de manière tangible son engagement à soutenir les secteurs à fort potentiel et à accompagner les projets structurants. En misant sur la transformation locale et la valorisation des ressources agricoles, la banque confirme son positionnement en tant qu’acteur clé du développement économique durable du Cameroun.
À travers ce partenariat stratégique, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’un Cameroun plus autonome, créateur de richesse et résolument tourné vers l’avenir.
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La SNH a versé 385 milliards de FCFA au Trésor public à fin octobre 2025

Au 31 octobre 2025, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) demeure une source substantielle de recettes pour le Trésor public au titre de ses activités pétrolières et gazières. Selon SNH Infos, le magazine d’information de l’entreprise, « la SNH a injecté 385,160 milliards de FCFA au Trésor public ». Ce niveau de transfert marque toutefois un recul en glissement annuel. À la même date en 2024, les versements atteignaient 440,350 milliards de FCFA.
L’écart s’élève ainsi à 55,190 milliards de FCFA, soit une baisse de 12,53 %. Au-delà de ces transferts directs, l’entreprise continue également de contribuer aux finances publiques à travers d’autres canaux fiscaux. D’après la même source, « à ces transferts s’ajoutent un dividende de 20,040 milliards de FCFA, 16,515 milliards de FCFA d’impôt sur les sociétés et 8,033 milliards de FCFA de divers autres impôts » à fin octobre 2025.
Cependant, ces contributions annexes sont elles aussi orientées à la baisse. À fin octobre 2024, la SNH avait versé un dividende de 25 milliards de FCFA, 22,855 milliards de FCFA au titre de l’impôt sur les sociétés et 8,391 milliards de FCFA d’autres taxes. En comparaison, les dividendes reculent de 4,96 milliards de FCFA, tandis que les recettes issues de l’impôt sur les sociétés diminuent de 6,34 milliards de FCFA.
Cette contraction intervient après une dynamique particulièrement soutenue observée en 2024. Selon SNH Infos, les transferts cumulés avaient fortement progressé entre fin juin et fin octobre 2024, passant de 265,316 milliards à 440,350 milliards de FCFA, soit une hausse de 175,034 milliards de FCFA (+65,96 %) sur cette période. Sur le plan opérationnel, la production nationale d’hydrocarbures s’établit à 29,083 millions de barils équivalent pétrole au 31 octobre 2025
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Bertoua : 11 milliards FCFA pour lancer la zone économique spéciale bois

Longtemps resté en suspens, le projet de création d’une zone économique spéciale dans la capitale régionale de l’Est semble ainsi relancé. Yaoundé a en effet obtenu de la Banque mondiale un financement destiné à soutenir l’opérationnalisation de cette initiative. L’information a été révélée au cours d’une audience tenue le 14 avril 2026 au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), au cours de laquelle le ministre par intérim, Fuh Calistus Gentry, a échangé avec une délégation de l’institution de Bretton Woods.
Selon le Minmidt, « le conseil d’administration de la Banque mondiale, réuni le 31 mars 2026, a approuvé le financement du projet “économie forestière”, avec une enveloppe de plus de 11 milliards de FCFA destinée au développement de la zone économique spéciale bois de Bertoua ».
Ce financement s’inscrit dans un dispositif plus large visant à transformer les économies forestières en Afrique centrale, en articulant exploitation, transformation locale et accompagnement des acteurs de la filière. Dans un communiqué publié le 31 mars 2026, la Banque mondiale indique qu’elle mobilisera environ 238 milliards de FCFA pour une première phase couvrant le Cameroun, la République centrafricaine et le Congo, sur un programme global estimé à près de 615 milliards de FCFA. Sans détailler la répartition exacte entre les pays bénéficiaires, les autorités camerounaises indiquent avoir obtenu une première allocation de plus de 11 milliards de FCFA pour la ZES bois de Bertoua.
Le projet vise la structuration d’un pôle industriel capable d’accueillir des unités de transformation avancée du bois. L’objectif est notamment de développer des activités de transformation de deuxième et troisième niveaux, telles que la production de bois d’ingénierie, d’assemblages, de contreplaqués ou encore de meubles. À ce jour, le Cameroun n’exporte que 36 % de sa production de bois sous forme transformée, contre 64 % sous forme de grumes. L’idée d’une zone industrielle spécialisée dans le bois à Bertoua n’est toutefois pas nouvelle.
Elle remonte à 2019, avec un décret présidentiel fixant les modalités de création et de gestion des zones économiques spéciales au Cameroun. En 2021, Bertoua figurait parmi les quatre sites présélectionnés, aux côtés d’Edéa, Douala et Kribi. Ce choix s’expliquait notamment par la proximité de la ville avec la ligne de chemin de fer à Bélabo, le barrage hydroélectrique de Lom-Pangar, le vaste massif forestier de la région, ainsi que sa position stratégique sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’Djamena.
Le projet est piloté par le Minmidt, en collaboration avec la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) et des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC). Des travaux préparatoires ont déjà été engagés. Le 12 juillet 2024, un appel d’offres restreint a été lancé pour sélectionner un prestataire chargé de réaliser l’étude de faisabilité du parc industriel bois. Trois entreprises — Ets Cosmos Engineering, Cresi Sarl et Polygone Sarl — ont été présélectionnées.
Le cabinet retenu disposait de trois mois pour conduire ces études, pour un budget de 50 millions de FCFA. Selon des sources proches du dossier, ces travaux ont permis de définir les contours techniques du projet et d’identifier les besoins en infrastructures. Au-delà de la production industrielle, le programme soutenu par la Banque mondiale prévoit également un renforcement de la gouvernance forestière, avec un objectif d’augmentation de 15 % de la part de bois transformé légalement. Il intègre aussi des objectifs environnementaux, notamment une réduction annuelle estimée à 17,6 millions de tonnes équivalent CO₂. Par ailleurs, plus de 500 PME devraient bénéficier d’un accompagnement financier et technique. Le programme met également l’accen
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MTN Cameroon amorce le virage vers la 5G avec le déploiement de l’IMS-VoLTE

Lors d’une mission de travail conduite le 13 avril 2026 dans les installations de l’opérateur, les échanges entre le régulateur et MTN ont principalement porté sur la qualité des services de communication. Au-delà du bilan du plan d’investissement 2025 — marqué par un renforcement des capacités data, une amélioration de la qualité des appels et une meilleure résilience du réseau — l’opérateur a annoncé l’opérationnalisation d’une nouvelle solution technologique. Objectif : améliorer les services existants tout en préparant la compatibilité avec la prochaine étape d’évolution des télécommunications, à savoir la 5G.
Au cœur de cette stratégie figure le déploiement de l’IMS-VoLTE. Cette technologie ne se limite pas à optimiser les performances de la 4G ; elle constitue surtout une brique essentielle pour intégrer la 5G de manière fluide lorsque celle-ci sera autorisée. Selon des sources proches du dossier, l’IMS (IP Multimedia Subsystem) peut être compris comme une « colonne vertébrale logicielle » du réseau. Il permet de faire transiter l’ensemble des services — voix, SMS, vidéo — via Internet, plutôt que via les anciens réseaux téléphoniques.
Couplée à la VoLTE (Voice over LTE), qui permet de passer des appels directement sur le réseau 4G sans basculer vers la 2G ou la 3G, cette architecture modernise en profondeur le fonctionnement des communications. Concrètement, cela signifie qu’un opérateur disposant déjà de l’IMS-VoLTE peut activer la voix sur 5G sans refondre entièrement son infrastructure. Cette anticipation réduit ainsi les délais de migration et les coûts associés, tout en assurant une continuité de service pour les utilisateurs.
UN DÉPLOIEMENT EN 2026 POUR PRÉPARER L’AVENIR
À court terme, l’IMS-VoLTE que prévoit de déployer MTN Cameroon devrait améliorer sensiblement l’expérience des abonnés 4G : appels en haute définition, temps de connexion réduit et possibilité de naviguer sur Internet sans interruption pendant une communication. À moyen terme, cette évolution ouvre la voie à de nouveaux usages : voix sur Wi-Fi, appels vidéo enrichis et, surtout, intégration de la voix sur les futurs réseaux 5G.
L’opérateur prévoit également de renforcer la fiabilité globale de ses services, notamment à travers la modernisation des systèmes d’alimentation électrique et des centres de données. Des prérequis techniques indispensables pour supporter les exigences de la 5G, notamment en matière de débit et de latence. Lors de cette réunion coprésidée par le professeur Philémon Zoo Zame et Wanda Matandela, directeur général de MTN Cameroon, le régulateur a insisté sur le respect des standards de qualité de service et des obligations de couverture nationale.
Si les contraintes liées à l’énergie et aux infrastructures demeurent, la feuille de route présentée traduit une volonté claire d’anticiper les évolutions du secteur. OÙ EN EST LA 5G AU CAMEROUN ? Sur le plan institutionnel, la 5G n’est pas encore déployée commercialement au Cameroun. Le ministère des Postes et Télécommunications a toutefois indiqué que le projet de cahier des charges encadrant l’établissement et l’exploitation des réseaux 5G devrait être finalisé en 2025.
Ce document définira notamment les conditions d’attribution des licences, les normes techniques alignées sur les standards internationaux du 3GPP, les obligations de couverture — y compris en zones rurales — ainsi que les exigences en matière de qualité de service et de gestion des impacts environnementaux liés aux ondes électromagnétiques.
En amont, un consultant a été recruté dès avril 2024 pour étudier les modalités d’accès au spectre, tandis que le Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences a déjà identifié, depuis 2022, des bandes adaptées à la 5G, notamment le segment 3,3-3,8 GHz. Dans ce contexte, MTN Cameroon, qui avait soumis une demande d’expérimentation à l’ART, se positionne comme un candidat sérieux pour un lancement rapide dès que le cadre réglementaire sera finalisé.
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