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Le Pr Owona Mfegue dénonce le glissement progressif du système politique camerounais

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Le Pr Owona Mfegue dénonce le glissement progressif du système politique camerounais
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Le Pr Owona Mfegue dénonce le glissement progressif du système politique camerounais

Pour cet universitaire, le rôle autrefois attribué au Président du Sénat dans l’ordre de succession se trouve superposé et fait double emploi. Dans le fond, elle fait une analyse froide sur le projet de loi actuellement en examen au parlement relatif à la création du poste de vice-président de la République.

Lire ici son analyse :

Vers une réforme sans souffle pour un peuple à bout ? À propos de la “bâtardisation” de la Constitution Joseph Owona. Que ceux qui estiment être des “puristes constitutionnalistes” excusent l’incursion de la petite « négresse » aux longs segments, qui, un temps, enseigna le droit constitutionnel à Paris XII-Créteil, avant de s’en éloigner pour d’autres chemins, hors de la Pater Potestas,

Qu’ils veuillent bien excuser celle que le destin a rattrapée, l’amenant à accompagner, en qualité d’EXPERTE, plusieurs pays frères, en plus de ceux du Maghreb, sur des questions constitutionnelles et électorales, à un niveau international dont la réalité est difficile à contester.

La voici aujourd’hui rattrapée par l’actualité institutionnelle de son pays — et ne pouvant y rester indéfiniment indifférente…

Car le Momentum appelle réflexion…

Il faut regretter, avec une gravité presque mélancolique, le glissement progressif du système politique camerounais depuis la Constitution de 1996, œuvre à laquelle Joseph Owona avait insufflé une ambition d’équilibre et de mesure.

À l’origine, cette Constitution portait en elle une promesse : celle d’un ordre institutionnel harmonieux, où l’exécutif, certes fort, demeurait contenu par un Parlement vigoureux (articles 26 et 34, alinéas de la Constitution owonaéenne) et une justice indépendante (article 37, alinéa 2 de la Constitution owonaéenne). Elle aspirait à une rationalisation du régime semi-présidentiel, refusant les excès d’un pouvoir solitaire. C’était une architecture pensée avec prudence. Il avait, avant d’autres, préconisé une forte autonomisation du NOSO camerounais …restée peu ou prou lettre morte, alors que des stipulations owonaéennes le prévoyaient.

Mais cette promesse s’est peu à peu effritée.

La révision constitutionnelle camerounaise de 2008 avait marqué une première rupture, comme une lézarde dans l’édifice. En abolissant la limitation des mandats présidentiels (article 6, alinéa 2 nouveau de la Constitution), elle a altéré le rythme naturel de l’alternance démocratique non “perpétuelle”. Le temps politique, qui devait être cyclique et renouvelé, laissa place à une « continuité » du pouvoir (bel euphémisme) qui échappe à l’esprit initial du texte.

Aujourd’hui, le projet de révision de 2026 suscite à son tour des interrogations subliminales autour de la figure perverse et bicéphale d’un vice-président aux côtés d’un Premier ministre déjà en place.

Ce Janus à double visage ne clarifie rien. Il trouble ! Il juxtapose. Il confond ! L’emprunt à des modèles étrangers, notamment présidentiels, se fait sans leurs contrepoids, sans leur logique interne. Le rôle autrefois attribué au Président du Sénat dans l’ordre de succession se trouve superposé et fait double emploi.

Dès lors, certains observateurs évoquent l’émergence d’un modèle hybride, incertain, presque insaisissable. Non pas nécessairement problématique en soi, mais qui appelle à une vigilance accrue quant à sa cohérence interne et à son efficacité réelle.

C’est dans ce contexte que prend sens l’expression de « régime bâtard ». Dans la vieille France, un bâtard (enfant sans père “légalement reconnu”) était appelé un « pain long ». Terme ici usité non pas comme une simple formule polémique, mais comme le constat d’un désordre structurel : un système où coexistent, sans véritable articulation, des éléments empruntés à différents modèles auxquels s’ajoutent des pratiques de pouvoir qui les détourneront sans doute.

Dès lors, le chemin parcouru apparaît nettement : d’un régime rationalisé en 1996, le Cameroun a glissé vers un hyperprésidentialisme exacerbé en 2008, avant de s’orienter aujourd’hui vers une forme hybride, instable et difficilement qualifiable.

Ce constat n’est pas une condamnation venant d’une intellectuelle qui demeure perçue comme “un enfant du régime”. Il est une invitation à la réflexion.

Une telle évolution encore en cours ne saurait, à bon escient, apparaître comme une trahison silencieuse de la pensée de Joseph OWONA, le Primus inter pares. Car pour lui, la Constitution n’était pas un simple instrument de pouvoir : elle devait en être la limite, la mesure, la garantie. Elle devait organiser la succession, encadrer l’autorité, préserver un équilibre, même précaire, entre les forces institutionnelles.

N’assiste-t-on pas à la seconde mort délibérée du Professeur Joseph Owona ? En attendant, la faim, sur ce fil, comme la fable de la Fontaine… Nuit et jour à tout venant chantons et chantons avec les Innalove, ne vous en déplaise…

Pr. Kourra Félicité Owona Mfegue

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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise

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L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.

Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.

Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.

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Mamadou Mota dévoile son candidat

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Mamadou Mota dévoile son candidat
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Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.

Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.

Retrouvez ci-dessous sa sortie

Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.

Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.

L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.

La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.

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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud

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Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.

Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.

Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.

Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.

Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.

Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.

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