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Constitution : une réforme qui pourrait limiter l’alternance politique, selon Serge Espoir Matomba


Selon le premier secrétaire national du PURS, la révision constitutionnelle en cours, loin de répondre aux exigences d’une refondation institutionnelle, semble au contraire renforcer certaines ambiguïtés et fragiliser les mécanismes de responsabilité démocratique.
« Une réforme plus ambitieuse, fondée sur la souveraineté populaire, la séparation des pouvoirs et la responsabilité des gouvernants, apparaît dès lors indispensable », affirme Serge Espoir Matomba dans une tribune.
« Dans notre projet politique souverainiste, la réécriture de la Constitution constitue un axe fondamental. Cette exigence repose sur la conviction que la Constitution actuelle n’est plus adaptée à la protection ni à la prospérité d’un État véritablement souverain et indépendant.
Toutefois, la révision constitutionnelle actuellement proposée par le Chef de l’État s’inscrit dans une logique beaucoup plus restreinte. Elle porte essentiellement sur le mécanisme de la vacance du pouvoir présidentiel, avec l’introduction du poste de Vice-président.
Une telle réforme appelle plusieurs observations critiques. En effet, en consacrant la possibilité pour un Vice-président, nommé et non élu, d’achever le mandat présidentiel en cas d’empêchement grave, cette révision vide en grande partie de sa substance la notion même de vacance du pouvoir. Le mandat électif, censé découler de la volonté populaire, serait ainsi exercé jusqu’à son terme par une autorité qui ne tire pas sa légitimité directement du suffrage universel.
Dès lors, il apparaît que cette réforme tend à instaurer une continuité automatique du pouvoir exécutif, indépendamment de la personne élue. En pratique, cela signifie que toute alternance politique serait mécaniquement reportée à l’échéance normale du mandat, actuellement fixé à sept ans renouvelables. Une telle orientation peut être perçue comme une limitation indirecte du principe démocratique d’alternance.
Dans un second temps, l’analyse de l’article 53 du projet de révision constitutionnelle soulève des préoccupations majeures quant à la responsabilité des ministres en exercice. Comme le montre l’observation juridique, le droit positif camerounais consacre déjà une responsabilité pénale et financière des ministres, bien que celle-ci soit encadrée par une autorisation préalable du Président de la République.
Or, la nouvelle rédaction de l’article 53 introduit une ambiguïté quant à la compétence juridictionnelle, notamment celle de la Haute Cour de justice. En semblant conditionner la poursuite des ministres à l’existence d’une délégation présidentielle, le texte fait peser un risque sérieux d’irresponsabilité de fait pour les actes non couverts par une telle délégation. Cette situation pourrait créer des zones d’impunité incompatibles avec les principes fondamentaux de l’État de droit.
Il apparaît donc nécessaire de clarifier cette disposition afin de garantir une répartition cohérente des compétences juridictionnelles. La Haute Cour de justice devrait être réservée aux infractions politiques majeures, tandis que les juridictions ordinaires conserveraient leur compétence pour les infractions de droit commun, assurant ainsi l’effectivité du principe de responsabilité.
En définitive, la révision constitutionnelle en cours, loin de répondre aux exigences d’une refondation institutionnelle, semble au contraire renforcer certaines ambiguïtés et fragiliser les mécanismes de responsabilité démocratique. Une réforme plus ambitieuse, fondée sur la souveraineté populaire, la séparation des pouvoirs et la responsabilité des gouvernants, apparaît dès lors indispensable ».
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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise
L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.
Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.
Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.
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Mamadou Mota dévoile son candidat

Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.
Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.
Retrouvez ci-dessous sa sortie
Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.
Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.
L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.
La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.
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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud
Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.
Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.
Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.
Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.
Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.
Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.
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