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Sixième congrès du parlement : le discours d’ouverture d u PAN Theodore Datouo

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Sixième congrès du parlement : le discours d’ouverture d u PAN Theodore Datouo
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Sixième congrès du parlement : le discours d’ouverture d u PAN Theodore Datouo

Dans son discours d’ouverture du Congrès du Parlement, le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo a rappelé que l’esprit du projet de modification de la Constitution « se situe en droite ligne de cet engagement renouvelé du Chef de l’Etat et de son appel à l’union sacrée ».

Sixième congrès du parlement : le discours d’ouverture du PAN Theodore Datouo

–<<-Monsieur le Président du Sénat ;
– Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
– Monsieur le Président du Conseil Économique et Social ;
– Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel ;
– Monsieur le Premier Président du Conseil Économique et Social ;
– Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême ;
– Madame le Procureur Général près ladite Cour ;
– Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
– Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;
– Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
– Mesdames et Messieurs les Parlementaires, et Chers Collègues ; Distingués membres de la Société Civile;
– Chers invités ;
– Excellences, Mesdames et Messieurs.

Permettez-moi, en cette circonstance historique de la vie de la République, de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue au Palais de Verre Paul BIYA, siège de l’Assemblée Nationale du Cameroun.

Occasion historique, s’il en fût car, les deux Chambres du Parlement National sont réunies en ce moment en Congrès, à l’effet de se prononcer sur la modification de certaines dispositions de la Loi Fondamentale, la Constitution de la République.

Un évènement qui constitue une grande première depuis l’avènement du Sénat dans notre pays. La rencontre de ce jour ne procède nullement du hasard.

En effet, conformément aux dispositions de l’article 14, alinéa 4 de la Constitution, nos deux Chambres du Parlement se réunissent en Congrès à la demande du Chef de l’Etat :

– Pour entendre une communication ou recevoir un message du Président de la République ;
– Pour recevoir le serment des membres du Conseil Constitutionnel ;
– Enfin, pour se prononcer sur un projet ou une proposition de révision constitutionnelle.

Article 63, alinéa 1 de la même Loi Fondamentale, l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et au Parlement.

Pour le cas qui nous est soumis, l’initiative vient du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Principal Artisan du cadre démocratique et du foisonnement des libertés dont jouissent de plus en plus les Camerounais en ce moment. Dois-je rappeler que s’agissant de l’exercice hautement Républicain qui nous interpelle, le texte doit être adopté à la majorité absolue des membres du Congrès.

Mesdames et Messieurs,

Il nous est loisible de constater que le projet de modification de certaines dispositions de la Constitution, soumis au présent Congrès du Parlement, intervient dans un contexte national particulier, marqué par les lendemains de l’Election Présidentielle du 12 Octobre 2025. Il va s’en dire, que les attentes sont nombreuses au sein de l’opinion. Le Président Paul BIYA, toujours à l’écoute de ses compatriotes a ainsi décidé de prendre le taureau par les cornes à l’entame de son nouveau septennat.

Il l’avait déjà presqu’annoncer en renouvelant ses engagements dans son discours d’investiture le 06 Novembre 2025, je cite : « je voudrais en cette occasion solennelle renouveler devant vous un engagement que j’ai pris par le passe, celui de rester fidèle aux idéaux qui m’ont guidé depuis mon accession à la Magistrature Suprême. Celui de me consacrer entièrement à la mission sacrée que Dieu Tout Puissant et le peuple camerounais souverain ont bien voulu me confier, celle d’œuvrer sans relâche à l’avènement d’un Cameroun uni, stable et prospère ». Fin de citation.

Plus loin, toujours dans son discours d’investiture le 06 Novembre 2025, pour accomplir la mission a lui confiée le Président Paul BIYA
appelle à l’union sacrée. Une fois encore, je cite : « joignez-vous ainsi à moi pour que nous puissions ensemble dans la paix et la concorde
relever les formidables défis auxquels notre pays est confronté. Les joutes de l’Election Présidentielle sont derrière nous. L’heure est
désormais au rassemblement ». Fin de citation.

Mesdames et Messieurs les Parlementaires, mes Chers Collègues ;

Il ne fait pas doute que l’esprit du projet soumis à notre examen se situe en droite ligne de cet engagement renouvelé du Chef de l’Etat et de son appel à l’union sacrée.

Mais au-delà, l’initiative du Président de la République participe, de sa volonté bien connue car mainte fois affirmée, pour une amélioration constante des Institutions de la République, des Institutions qu’il faut adapter aux exigences de l’heure afin que notre pays puisse toujours et au mieux, relever les nombreux défis qui l’interpellent.

C’est dire que les Camerounaises et les Camerounais attendent que nous examinions le projet de texte à nous soumis en bon patriotes que
nous sommes, en élus soucieux de l’avenir et du devenir de notre pays, le Cameroun !!! Le moment est donc exceptionnel. Faisons -en un tournant dans l’histoire du Cameroun !!!

Confiant quant à l’aboutissement heureux de nos délibérations, Je déclare ouvert les travaux du VIe Congrès du Parlement consacré à la modification de certaines dispositions de la Constitution de la République.

– Vive le Parlement Camerounais ;
– Vive Son Excellence Monsieur Paul BIYA,
Président de la République, Chef de l’Etat ;
– Vive le Cameroun.

Je vous remercie.>>

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Visite du Pape : le Cameroun muscle son dispositif touristique à Bamenda

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Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Gabriel Mbaïrobe, a achevé une visite de travail à Bamenda dans le cadre des préparatifs de la visite […]

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Indira Baboké : le mérite face aux préjugés

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Il est profondément regrettable de constater à quel point certaines personnes se permettent aujourd’hui de diffamer, d’injurier et de salir gratuitement le Dr. Indira Baboke, […]

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Orange Money déboutée face à la CDEC dans le dossier BOFAS/Afriland en lien avec la route Babadjou – Bamenda

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Orange Money déboutée face à la CDEC dans le dossier BOFAS/Afriland en lien avec la route Babadjou – Bamenda
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(Investir au Cameroun) – Orange Money Cameroun a subi un revers judiciaire dans le contentieux qui l’oppose à la Caisse des dépôts et consignations (CDEC) autour du dossier BOFAS-Afriland. À l’audience du contentieux de l’exécution du 7 avril 2026, le Tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif a rejeté la demande de l’opérateur de mobile money visant à faire annuler un commandement de payer de plus de 3,68 milliards de FCFA émis contre lui par la CDEC.

Selon l’extrait du plumitif consulté, le juge a d’abord « rejet[é] comme inopérante l’exception d’incompétence soulevée par la défenderesse », puis « reç[u] la demanderesse en son action », avant de « l’en débouter cependant comme non fondée » et de « la condamner aux dépens ». L’ordonnance a en outre été déclarée « exécutoire sur minute avant enregistrement ». Orange Money Cameroun dispose d’un délai de quinze jours à compter de la signification de la décision pour interjeter appel.

Contestation rejetée sur le fond

Dans son assignation à bref délai en nullité de commandement, Orange Money Cameroun demandait au tribunal de constater la nullité du commandement de payer qui lui a été signifié le 26 février 2026, ainsi que de « déclarer nul et de nul effet tout acte subséquent à ce commandement ».

Au soutien de sa requête, l’entreprise contestait la base juridique de la procédure engagée contre elle. Dans ses écritures, elle soutenait qu’un mécanisme de solidarité de paiement ne pouvait être mis en œuvre à son encontre sans décision juridictionnelle préalable. La société faisait notamment valoir qu’« ORANGE MONEY CAMEROUN SA n’a jamais été attrait devant le Juge administratif dans le cadre de la présente espèce ».

L’opérateur estimait ainsi que sa qualité de tiers détenteur ne pouvait produire d’effets qu’après une décision du juge administratif statuant contradictoirement sur sa responsabilité. Une argumentation que le juge du contentieux de l’exécution n’a pas retenue.

Une procédure engagée depuis 2025

Les pièces de procédure retracent une séquence engagée plusieurs mois plus tôt. Orange Money Cameroun indique avoir reçu, le 4 juillet 2025, un avis à tiers détenteur par lequel la CDEC lui demandait de reverser des fonds en lien avec Afriland First Bank.

L’entreprise rappelle également qu’une ordonnance rendue le 20 mars 2025 par la présidente du Tribunal administratif du Centre avait suspendu la mobilisation de cautions émises par Afriland dans le cadre du marché concerné. Elle affirme s’être ainsi retrouvée « entre une décision de justice exécutoire, d’une part, et un avis à tiers détenteur également exécutoire, d’autre part ».

Selon ses écritures, la procédure s’est ensuite poursuivie avec un avis de mise en recouvrement signé le 19 décembre 2025, une sommation de payer servie le 30 janvier 2026, puis le commandement contesté du 26 février 2026.

150 millions de FCFA de pénalités de retard évoquées

Selon des sources internes à la CDEC, l’opposition procédurale d’Orange Money Cameroun au recouvrement forcé pourrait également exposer l’opérateur à des pénalités de retard, selon l’interprétation défendue par l’établissement public. Cette lecture s’appuie sur le décret du 1er décembre 2023 fixant les modalités de transfert des fonds et valeurs dévolus à la CDEC.

L’article 7, alinéa 4, de ce texte prévoit que tout transfert de fonds et/ou valeurs dus à la CDEC intervenant au-delà des délais prévus donne lieu au paiement d’un intérêt de retard calculé au taux de la facilité de prêt marginal de la BEAC majoré de deux points.

D’après les mêmes sources, le montant des pénalités susceptibles d’être réclamées avoisinerait 150 millions de FCFA. Ce chiffre n’a toutefois pas pu être vérifié de manière indépendante.

Investir au Cameroun a par ailleurs appris que la CDEC étudiait d’autres voies pour obtenir l’exécution du paiement et le règlement des pénalités réclamées. Une source proche du dossier évoque notamment la possibilité de mesures conservatoires sur les avoirs de l’opérateur dans le système bancaire.

BGFIBank choisit la voie du retrait

Dans un registre similaire, BGFIBank Cameroun, également visée dans cette affaire en tant que tiers détenteur présumé, a choisi une autre option. Depuis le 26 mars 2026, la banque s’est retirée de l’ensemble des procédures judiciaires en cours afin d’ouvrir des négociations, selon une correspondance consultée par Investir au Cameroun.

Dirigée par Abakal Mahamat, l’institution bancaire cherche ainsi à mettre un terme à l’exposition née de cette procédure, là où Orange Money Cameroun a choisi de contester le commandement devant le juge de l’exécution.

Du marché résilié au recouvrement des garanties

Le contentieux s’inscrit dans l’affaire BOFAS, du nom de l’entreprise de BTP attributaire du marché relatif à la section 3 de la route Bamenda – Babadjou. Ce contrat, conclu en 2022 pour un montant de 14,32 milliards de FCFA et un délai d’exécution de quinze mois, a ensuite été résilié en raison de lenteurs dans l’exécution.

Depuis, le dossier a quitté le seul terrain des travaux publics pour glisser vers celui du recouvrement des garanties financières, évaluées à près de 3,68 milliards de FCFA émises par Afriland First Bank. C’est dans ce cadre que la CDEC a engagé une procédure de recouvrement forcé auprès de tiers détenteurs.

L’institution s’appuie sur le régime du privilège du Trésor, notamment l’article 43 de la loi n°2008/003 du 14 avril 2008 régissant les dépôts et consignations, qui prévoit que « la saisie est exécutée nonobstant opposition ».

Les sommes visées correspondent à des avoirs d’Afriland First Bank logés dans les livres de structures telles que BGFIBank Cameroun et Orange Money Cameroun. A l’origine, ces entités n’interviennent donc pas comme débiteurs initiaux du marché, mais comme détenteurs de fonds susceptibles d’être saisis dans le cadre du recouvrement.

Une décision favorable à la CDEC

Le contentieux n’est donc pas clos. Mais cette décision, rendue en première instance, conforte la position de la CDEC dans une affaire dont les enjeux dépassent désormais le seul dossier BOFAS-Afriland. En toile de fond, c’est tout l’équilibre entre exécution des marchés publics, mobilisation des garanties financières et responsabilité des tiers détenteurs qui se trouve posé, avec des implications potentielles pour l’ensemble des acteurs bancaires et parafinanciers.

Baudouin Enama  

Lire aussi :

25-03-2026 – Route Babajou-Bamenda : les dessous de la médiation avortée entre la CDEC et Afriland First Bank

06-03-2026 – Route Bamenda–Babajou : Afriland, BGFIBank et Orange Money exposés à des mesures de saisie dans l’affaire BOFAS

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