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Transport par Moto-taxis: un juriste estime que le Maire de Douala a pris des libertés avec la loi

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Transport par Moto-taxis: un juriste estime que le Maire de Douala a pris des libertés avec la loi
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Transport par Moto-taxis: un juriste estime que le Maire de Douala a pris des libertés avec la loi

Selon Me  Guy Olivier Moteng, le Maire n’a pas compétence pour contrôler des documents qui ne sont pas délivrés par la mairie: « carte nationale d’identité, permis de conduire, carte grise, assurance ».

Lire ici sa sortie :

« Je viens de prendre connaissance d’un communiqué radio-presse signé par le Maire de la ville de Douala, publié sur le compte Facebook de mon ami Paul Sabin NANA, reconnu comme un journaliste crédible. Tout cela me conduit à croire que le document n’est pas un faux.

S’il s’agit bien d’une information authentique, nous sommes alors face à une situation extraordinaire d’abus grave et de violation flagrante de la loi par le Maire. Pourquoi ?

Dans ce communiqué, l’édile de Douala indique qu’à partir du 2 avril 2026, les agents de la police municipale ainsi que les « ambassadeurs du bon ordre urbain » procéderont à des opérations de contrôle dans la ville, notamment dans les quartiers Akwa, Bali et Bonapriso.

Il y est précisé que ces agents contrôleront deux catégories d’opérateurs : les conducteurs de moto-taxis à usage commercial et ceux qui les utilisent à titre personnel. Parmi les pièces exigées figurent les documents fiscaux et réglementaires requis pour la profession, ainsi que la présentation de titres en cours de validité : permis de conduire correspondant à la catégorie de la moto, carte grise dûment établie et attestation d’assurance valide.

Si l’intention affichée peut sembler louable, car elle viserait le maintien du bon ordre urbain, elle constitue en réalité un véritable hold-up juridique qu’aucun citoyen respectueux de la légalité ne peut accepter.

D’abord, le communiqué évoque l’existence d’« ambassadeurs du bon ordre urbain ». Or, cette appellation n’a aucun fondement légal en droit camerounais. La loi a institué, aux côtés de la police nationale compétente sur l’ensemble du territoire, la police municipale dont les fonctions sont précises et limitées. La création par le Maire d’un corps nouveau, baptisé « ambassadeurs du bon ordre », apparaît comme une initiative personnelle et isolée, sans texte fondateur (ni loi ni décret). Qui sont donc ces ambassadeurs ? Comment sont-ils désignés, quelle est leur mission et dans quel périmètre ?

Le Maire a-t-il voulu désigner la police nationale par ce néologisme ? Si tel est le cas, il doit le dire clairement, comme c’est le cas pour la police municipale. Mais s’il s’agit d’une autre entité, l’illégalité est manifeste et ne saurait prospérer.

Par ailleurs, la violation de la loi est évidente lorsque le communiqué précise les pièces à vérifier. Le Maire n’a pas compétence pour contrôler des documents qui ne sont pas délivrés par la mairie: carte nationale d’identité, permis de conduire, carte grise, assurance.

Le décret présidentiel du 9 août 2022 fixant les modalités d’exercice de la police municipale est sans ambiguïté. Son article 2, alinéa 3(k), dispose que les agents municipaux ne peuvent « contrôler et vérifier que des titres et autorisations émis par la commune, la communauté urbaine ou la commune d’arrondissement».

La seule hypothèse où la police municipale peut demander l’identité d’un individu est prévue à l’article 20 du décret: lorsqu’elle constate une violation avérée de la réglementation relevant de la compétence du Maire. Même alors, si la personne refuse de présenter ses pièces, l’agent municipal ne peut ni retenir le contrevenant, ni confisquer sa pièce d’identité, ni le titre administratif en cause. Il doit simplement rendre compte au Maire, à charge pour ce dernier de saisir la police nationale ou la gendarmerie territorialement compétente.

La frontière est donc claire: la police municipale doit rester dans son rôle et ne contrôler que ce que la loi lui accorde. Et surtout, elle ne peut pas retenir un individu ni ses documents.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les mairies s’écartent de la légalité à travers leurs polices municipales. Alors que la loi impose un pantalon de couleur violet foncé et une chemise à manches longues ou courtes de couleur violet clair, avec inscrite en arrière, en gros caractères, la mention “POLICE MUNICIPALE”, suivie de la dénomination de la commune, on continue de voir ces agents vêtus de noir, créant une confusion que le législateur avait précisément voulu éviter avec la police nationale ».

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Pâtes alimentaires : le Cameroun triple ses exportations en 2025 à 3115 tonnes, les recettes explosent de plus de 350%

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Pâtes alimentaires : le Cameroun triple ses exportations en 2025 à 3115 tonnes, les recettes explosent de plus de 350%
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(Investir au Cameroun) – Selon le rapport sur l’évolution du commerce extérieur en 2025 publié par l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a exporté 3115 tonnes de pâtes alimentaires au cours de l’année 2025. Ce volume est en hausse de 230%, comparées aux 944 tonnes expédiées vers le marché international en 2024.

Les exportations de ce produit ont rapporté 1,475 milliard de FCFA de recettes en 2025, contre seulement 326 millions de FCFA en 2024, correspondant à une augmentation en glissement annuel de 1,149 milliard de FCFA en valeur absolue, soit 352,8% en valeur relative.

L’analyse des données compilées par le statisticien public révèle une progression continue des exportations de pâtes alimentaires produites au Cameroun sur les trois dernières années – 724,3 tonnes en 2023, 944 tonnes en 2024 puis 3115 tonnes en 2025 – traduisant un certain dynamisme des producteurs locaux dans la conquête des marchés extérieurs.

L’INS n’explique pas les causes de la bonne tenue des exportations de pâtes alimentaires made in Cameroun ces dernières années. Cependant, l’embellie observée reflète vraisemblablement une hausse de la demande dans les Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

En effet, les autres pays de cette communauté constituée par le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA sont les principaux marchés extérieurs des producteurs camerounais de pâtes alimentaires, que sont le groupe Cadyst Invest (La Pasta, Panzani et Grand Moulin du Cameroun) et Africa Food Distribution.

BRM

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