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Recyclage des déchets ferreux : plus de 18 milliards générés en 2024 malgré l’informalité
Le gouvernement et l’OIT mobilisent les acteurs clés de la filière et les partenaires sociaux afin de formaliser ce secteur d’activités dont l’impact sur l’économie et l’environnement est important mais où les emplois restent précaires.
Le secteur de la collecte et du recyclage des déchets ferreux au Cameroun reste en grande partie informel avec un de taux d’informalité estimé à 80%. Le secteur fait également face à une non-régulation du prix de vente de la ferraille, des conditions restrictives d’obtention du permis environnemental, des conditions de travail dangereuses et des risques environnementaux élevés. Ce, alors que cette industrie a un fort potentiel sur l’économie et l’environnemental. Pour la seule année 2024, ce sont plus de 18 milliards de Fcfa qui ont été générés par cette filière. On y enregistre également une moyenne de 20,900 emplois directs créés en 2025. Au plan environnemental, environ 36 tonnes de déchets par jour ont été enlevés dans la seule ville de Yaoundé. Ces données ont été présentées à Douala dans le cadre du forum national tripartite pour l’appui à la formalisation du secteur de la collecte et du recyclage des déchets tenu du 25 au 27 mars dernier.
Cette activité intervient dans le cadre du projet de « Formalisation du secteur de la collecte et du recyclage des déchets ferreux pour la promotion du travail décent et de la durabilité environnementale au Cameroun » de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), en partenariat avec le gouvernement du Cameroun. Lancé le 07 octobre 2024 par le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, ce projet vise à réduire les déficits de travail décent dans la filière et promouvoir une transition juste vers la formalité et la durabilité environnementale. Le forum de Douala a réu 80 participants, des représentants du Gouvernement, des organisations d’employeurs, des organisations des travailleurs, de la société civile, ainsi qu’aux partenaires au développement question de s’approprier les résultats du projet et de soutenir la mise en œuvre et le financement du plan d’action et de la stratégie intégrée du secteur de la collecte et du recyclage des déchets ferreux au Cameroun.
La stratégie en vue permettra notamment de faciliter l’accès des acteurs au bénéfice de la protection sociale, de l’amélioration des conditions de travail et de la promotion du dialogue social etc. Ceci afin de mieux capter le potentiel de cette filière considérée comme déterminante pour l’équilibre et la préservation de l’écosystème camerounais : la prévention de la pollution des sols et des eaux souterraines, son impact sur l’économie des ressources naturelles au moyen de la réutilisation des matériaux recyclés etc.
Réactions
Angélique AHANDA MBOUZIE, représentante ministre du Travail
« Ce sont 44 milliards de francs CFA générés au cours de l’année 2025 »
« La mise en place du projet de recyclage des déchets ferreux traduit de l’engagement du gouvernement camerounais à accompagner la protection sociale pour tous, mais surtout le travail décent pour tous dans tous les secteurs de l’activité. C’est un secteur qui traduit la vulnérabilité des travailleurs lorsque nous observons les conditions dans lesquelles ils travaillent. Mettre en place un tel projet avec l’appui du Bureau international du travail a permis d’avoir des résultats probants parce que c’est un secteur qui est porteur, qui a un potentiel énorme. C’est 44 milliards de francs CFA générés au cours de l’année 2025, c’est 20 900 emplois directs créés, ce qui traduit de la qualité des ressources qui sont manipulées dans ce secteur et qui méritent d’être mieux encadrées pour justement être plus importantes pour l’avenir. Les travailleurs de ce secteur ne bénéficient pas de la protection sociale, ils bénéficient des conditions de travail qui nécessitent d’être améliorées, ils n’ont pas d’accompagnement au dialogue social et pour toutes ces raisons ; et pour le fait que c’est un secteur qui contribue énormément à améliorer la qualité de notre environnement. Parce que c’est également 36 tonnes de déchets qui sont collectés par jour dans la ville seule de Yaoundé et à l’échelle nationale c’est plus de 200 tonnes de déchets qui sont collectés par jour. Le gouvernement a estimé qu’il est important d’accompagner ce secteur et de mieux le structurer pour que l’économie circulaire qu’il y a tout autour puisse être profitable à tous depuis la base et pas seulement aux grands industriels qui s’occupent de la transformation et de la vente et qui jusqu’alors sont ceux qui bénéficient réellement de ce secteur. Mais étendre l’accompagnement à ceux qui collectent, à ceux qui sont les acteurs de la propreté au quotidien mais qui sont vulnérables serait pour nous un gage réel de promouvoir la justice sociale au Cameroun. »
Rodrigue Raoul ZUCHUON, représentant du chef d’équipe d’appui BIT
« Nous sommes à une étape clé pour mobiliser les investissements nécessaires »
« La ferraille constitue une ressource stratégique, à la fois économique, environnementale et sociale La gestion de cette ressource participe pleinement à la réduction de la pression sur les ressources naturelles, à la lutte contre la pollution des sols et des eaux, et à la stimulation d’une économie circulaire durable. Le secteur de la collecte et du recyclage des déchets ferreux constitue l’un des maillons les plus dynamiques de l’économie circulaire au Cameroun, mais aussi l’un des plus invisibles. Bien que marqué par un taux d’informalité prégnant, ce secteur réalise chaque année une contribution économique, sociale et environnementale remarquable. Ce forum est déterminant à plus d’un égard. Outre la présentation des résultats obtenus, il offre un espace privilégié de partage des leçons apprises, de négociations de partenariats nouveaux et de définition d’orientations stratégiques pour l’avenir de la filière. Il constitue également une étape clé pour mobiliser les investissements nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie sectorielle et accélérer la transformation d’un secteur à fort impact économique, social et environnemental. Par ailleurs, les avancées récentes en matière de digitalisation, notamment à travers la plateforme de la Bourse Nationale des Déchets, ouvrent des perspectives nouvelles. En améliorant la traçabilité des flux, en renforçant la transparence et en structurant les transactions, le numérique devient un levier puissant de formalisation progressive et de développement d’une économie circulaire durable. C’est donc avec un engagement évident que l’OIT a accompagné la mise en œuvre du Projet sur la formalisation du secteur de la collecte et du recyclage des déchets ferreux pour la promotion du travail décent et de la durabilité environnementale. »
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La BDEAC va lever 54 milliards FCFA pour financer trois projets verts au Cameroun
La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) s’apprête à mobiliser près de 53,75 milliards de FCFA pour financer trois projets environnementaux au Cameroun dans le cadre du premier portefeuille prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Les données contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC) indiquent que cette enveloppe est destinée à des initiatives portant sur la restauration des mangroves, la valorisation économique de la jacinthe d’eau invasive ainsi que la lutte contre l’érosion côtière et fluviale.
Le projet le plus important attribué au Cameroun est le Programme intégré de restauration des mangroves, classé dans la catégorie « Gestion durable des écosystèmes et protection côtière ». Son coût est estimé à 58,6 millions de dollars, soit environ 33,1 milliards de FCFA. Selon les données du portefeuille prioritaire du F2BC, ce projet vise à restaurer 5 000 hectares de mangroves tout en développant une économie locale liée à ces écosystèmes. Les résultats attendus incluent la création de 800 emplois verts et une capacité de séquestration supérieure à 2,5 millions de tonnes équivalent CO₂.
Le deuxième projet concerne l’Économie circulaire pour la jacinthe d’eau invasive, rattaché aux programmes transverses du Fonds Bleu dans les domaines de l’économie circulaire et de la bioéconomie. Son coût est évalué à 19,04 millions de dollars, soit environ 10,77 milliards de FCFA. Cette initiative vise à transformer une plante considérée comme nuisible en activité économique structurée. Les données du document évoquent la collecte de 3 500 tonnes de jacinthe d’eau, la génération de revenus annuels estimés à 87,7 millions de dollars, soit environ 49,5 milliards de FCFA, ainsi que la restauration de plus de 500 hectares de plans d’eau et la création de plus de 500 emplois.
Le troisième volet retenu pour le Cameroun porte sur un Programme intégré de lutte contre l’érosion côtière et fluviale, pour lequel le financement recherché atteint 17,5 millions de dollars, soit environ 9,89 milliards de FCFA. Les objectifs annoncés comprennent la stabilisation de 25 kilomètres de littoral, la protection de 150 hectares, la création de 400 emplois verts et une réduction de 30 % des pertes économiques annuelles liées à l’érosion. Ces trois initiatives s’inscrivent dans une opération plus large pilotée par la BDEAC. Le 26 mai prochain à Brazzaville, l’institution financière régionale réunira les principaux bailleurs internationaux dans le cadre d’une table ronde destinée à enclencher la capitalisation effective du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.
Le montant recherché est fixé à 5,32 milliards de dollars, soit environ 3 200 milliards de FCFA. Selon les informations contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), les ressources recherchées doivent soutenir un portefeuille initial de 63 projets répartis dans 17 pays, selon une approche qui entend se distinguer des modèles traditionnels de financement environnemental. Les initiatives ciblent prioritairement la préservation des massifs forestiers, la transition vers les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance au bois de chauffe, ainsi que le développement de l’agroforesterie.
Chaque projet a été conçu de manière à générer un retour sur investissement mesurable, rompant ainsi avec une logique classique d’aide au développement. La même source précise également que la banque régionale a engagé une réorganisation de ses mécanismes internes afin de rassurer les investisseurs internationaux sur les questions de gouvernance
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La SIC s’appuie sur le Minrex pour promouvoir ses projets immobiliers auprès de la diaspora
La Société immobilière du Cameroun (SIC) souhaite désormais s’appuyer sur l’appareil diplomatique camerounais pour mieux faire connaître ses projets immobiliers auprès des Camerounais vivant à l’étranger. Le mardi 19 mai 2026, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, et le directeur général de la SIC, Ahmadou Sardaouna, ont signé un protocole d’accord définissant un cadre de coopération entre les deux institutions. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité internationale des projets immobiliers de l’entreprise publique, tout en facilitant la recherche de partenaires techniques et financiers.
Le premier actif immobilier placé au cœur de cette stratégie est « Le Mfoundi », présenté comme le premier complexe immobilier haut de gamme développé par la SIC à Yaoundé. Selon les données rendues publiques lors d’une conférence de presse organisée le 23 septembre 2025, ce projet, lancé en 2022, affichait alors un taux d’exécution de 99 %. L’ensemble comprend 152 appartements de haut standing, allant d’une à cinq chambres, auxquels s’ajoutent des espaces commerciaux ainsi que des aires de stationnement. Les prix communiqués par l’entreprise varient entre 30 millions et près de 500 millions de FCFA.
Lors de cette même rencontre, la direction commerciale de l’entreprise avait indiqué que 52 appartements avaient déjà trouvé preneurs, pour des ventes cumulées évaluées à 6 milliards de FCFA. C’est également à cette occasion que la SIC avait clairement identifié la diaspora comme une clientèle stratégique. L’entreprise expliquait alors qu’un protocole d’entente avait été conclu avec le ministère des Relations extérieures afin de « faciliter le marketing autour de la vulgarisation de ce complexe ainsi que des futurs projets de la SIC ». La convention signée le 19 mai 2026 apparaît ainsi comme la formalisation d’une démarche engagée plusieurs mois auparavant.
Au-delà de la commercialisation du complexe de Yaoundé, cette stratégie vise également les futurs projets immobiliers de l’entreprise publique. En effet, la cérémonie du 23 septembre 2025 avait aussi servi de cadre à l’annonce d’un nouveau programme immobilier à Douala. La SIC avait alors révélé son intention de développer, dans le quartier Bonapriso, un complexe résidentiel évalué à 25 milliards de FCFA.
Le financement de ce projet doit être assuré avec l’appui de trois établissements bancaires camerounais : NFC Bank, Commercial Bank Cameroon (CBC) et Union Bank of Cameroon (UBC). Selon les déclarations du directeur général de la SIC, ce futur ensemble immobilier devrait reprendre les principales caractéristiques du projet développé dans la capitale politique.
C’est précisément cette nouvelle génération de programmes immobiliers que la SIC cherche désormais à faire connaître plus largement à travers le réseau diplomatique camerounais, avec l’ambition d’élargir sa clientèle potentielle au sein de la diaspora et d’accroître la visibilité de ses projets sur les marchés internationaux.
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Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !
Le Cameroun vient une fois de plus de célébrer la Fête Internationale du Travail. Comme chaque année, le 1er mai aura été marqué par les défilés, les discours officiels, les décorations, les repas d’entreprise et les célébrations diverses organisées à travers le pays. Mais une fois les fanfares éteintes et les festivités terminées, une question essentielle demeure : que reste-t-il réellement pour les travailleurs ? Car derrière les uniformes impeccables et les sourires de circonstance, beaucoup continuent de vivre le stress ; la fatigue psychologique ; le manque de reconnaissance ; des tensions relationnelles ; parfois même une profonde démotivation.
Et pourtant, une évidence s’impose désormais partout dans le monde : aucune entreprise, aucune administration et aucune nation ne peut durablement performer sans prendre soin des femmes et des hommes qui la font vivre. Comme le rappelle Richard Branson : « Prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise. »
Le bien-être au travail n’est plus seulement une question sociale. Il devient un enjeu stratégique.
UNE ÉVOLUTION QUI INTERPELLE
Le Cameroun a récemment progressé dans le classement mondial du bonheur, passant de la 104ème à la 100ème place. Une progression encourageante. Mais cette avancée restera fragile tant que nos lieux de travail ne deviendront pas de véritables espaces : d’équilibre ; de respect ; d’écoute ; d’épanouissement et de dignité humaine. Car nous passons au travail une part importante de notre vie. Le travail n’est donc pas seulement un moyen de subsistance. C’est aussi un espace humain, relationnel et psychologique.
LE MANAGEMENT HUMAIN : LE TOURNANT SILENCIEUX
Longtemps perçu comme un luxe ou une idée naïve, le bonheur au travail s’impose progressivement comme une exigence moderne du management. Et certaines entreprises commencent à ouvrir la voie. Le 9 avril dernier, à l’occasion de la conférence de presse marquant les 15 ans de BGFIBank Cameroun, son Directeur Général, M. Abakal Mahamat, a pris une position particulièrement forte dans notre contexte : faire du bonheur des collaborateurs un objectif stratégique prioritaire.
Son ambition ? Créer un environnement où les employés sont heureux de venir travailler… et presque réticents à repartir. Dans un environnement professionnel encore souvent marqué par la rigidité et la contrainte, cette déclaration mérite d’être saluée. Car elle traduit une prise de conscience importante : la performance ne se décrète pas. Elle se construit. Et surtout… elle se vit.
UNE RÉALITÉ ENCORE CONTRASTÉE
Oui, certaines grandes entreprises commencent à investir dans le développement personnel ; les activités sportives ; les politiques de reconnaissance ; les espaces d’écoute ou encore le bien-être des collaborateurs. Mais dans beaucoup de PME, le bonheur au travail reste encore secondaire. Et dans l’administration publique, malgré quelques efforts, la dynamique demeure timide. Pourtant, l’enjeu est profondément national.
PEUT-ON ÊTRE HEUREUX AU TRAVAIL AU CAMEROUN ?
La question peut sembler provocatrice. Mais elle mérite d’être posée honnêtement. Entre les pressions économiques, les difficultés sociales, les rigidités hiérarchiques et parfois le manque de reconnaissance, beaucoup répondront spontanément : non. Et pourtant… La réponse est oui. Mais pas automatiquement.
Le bonheur au travail suppose une double évolution : une transformation des organisations mais aussi une évolution des mentalités individuelles. Car le bonheur au travail ne se construit pas uniquement d’en haut. Il se cultive aussi de l’intérieur.
DES LEVIERS SIMPLES EXISTENT POURTANT
Contrairement aux idées reçues, promouvoir le bonheur au travail ne nécessite pas toujours des investissements lourds. Chaque travailleur peut déjà : redonner du sens à son travail ; développer des relations positives ; prendre soin de son équilibre personnel ; exprimer ses idées et cultiver la gratitude.
Et les entreprises peuvent également : humaniser le management ; valoriser les efforts ; créer des espaces de dialogue ; intégrer la santé mentale ; renforcer le sentiment d’appartenance et donner davantage de sens au travail.
CE QUE DOIT DEVENIR LE 1ER MAI
Le 1er mai ne peut plus être uniquement un jour de célébration. Il devrait progressivement devenir : un moment national de réflexion sur la qualité humaine du travail. Un moment où chaque organisation se pose une question simple : comment améliorer concrètement la vie de celles et ceux qui y travaillent ? Car au fond, une entreprise forte est d’abord une entreprise humaine.
LE MOMENT DU CHOIX
Le Cameroun est aujourd’hui face à un choix important : continuer à considérer le bonheur au travail comme un luxe ou en faire progressivement un levier stratégique : de performance ; de stabilité sociale ; d’engagement et de développement humain ? La question concerne les entreprises, les managers, les travailleurs, les institutions et la société toute entière.
LE BONHEUR AU TRAVAIL N’EST PLUS UNE OPTION
Le bonheur au travail n’est ni une utopie, ni un privilège réservé à quelques multinationales. C’est une nécessité : économique, sociale et humaine. Et si, finalement, la vraie modernité du management camerounais commençait par une chose simple : remettre l’humain au cœur du travail ? À travers ses réflexions, ses actions et ses projets, l’Académie du Bonheur entend contribuer à faire émerger au Cameroun une véritable culture du management humain, du vivre-ensemble et du bonheur au travail.
Car nous en sommes convaincus : des travailleurs plus épanouis construisent des entreprises plus fortes… et une nation plus équilibrée. Et si le Cameroun décidait, lui aussi, de faire du bonheur au travail une priorité nationale ?
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