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Luc Magloire Mbarga Atangana : « A la CM14, nous avons renouvelé de six ans notre engagement commun d’aider les pays les moins avancés à transformer le commerce »

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Luc Magloire Mbarga Atangana : « A la CM14, nous avons renouvelé de six ans notre engagement commun d’aider les pays les moins avancés à transformer le commerce »
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Le projet de décision ministérielle sur le programme de travail sur les petites économies, le projet de décision ministérielle sur l’amélioration de la mise en œuvre précise, efficace et opérationnelle des dispositions relatives au traitement spécial et différencié de l’accord sur l’application de mesures sanitaires et phytosanitaires et de l’accord sur les obstacles techniques au commerce. Nous y ajoutons, comme nous en sommes convenus, le projet de décision concernant ministériel concernant les subventions à la pêche, qui sera donc inséré par le secrétariat, compte tenu du consensus obtenu sur cette question, grâce à l’entregent du facilitateur, du ministre facilitateur.

Puis-je maintenant proposer que la conférence ministérielle adopte donc ces trois projets de décisions ministérielles ? La conférence ministérielle est d’accord et j’en prends acte.

Des résultats non négligeables

C’est l’occasion pour moi, excellences, mesdames et messieurs, de féliciter l’ensemble des ministres participant à cette 14e conférence ministérielle pour leur leadership, leur sens de responsabilité et leur persévérance. Toutes qualités qui nous ont permis d’arriver à ces résultats qui sont non négligeables pour une conférence ministérielle, compte tenu notamment du temps limité dont nous disposions. Permettez-moi d’ajouter qu’il nous reste deux points à aborder à ce stade qui concernent la date et le lieu ainsi que l’élection des responsables pour la 15e conférence ministérielle.

Sur ce point, le règlement intérieur des sessions de la conférence ministérielle exige que la date de chaque session ordinaire soit fixée par la conférence ministérielle lors d’une session précédente et elle prévoit également l’élection d’un président de la conférence ministérielle ainsi que de trois vice-présidents pour exercer leur fonction dès la fin de cette session jusqu’à la fin de la prochaine session ordinaire.

Vers des consultations du conseil général de l’OMC

 En ce qui concerne la date et le lieu de la prochaine conférence ministérielle, conformément à notre pratique établie, je propose que la conférence ministérielle demande au Conseil général de tenir des consultations sur cette question. Je note au demeurant que ces consultations sont en cours concernant en particulier l’offre soumise par le Royaume d’Arabie Saoudite et je remercie le royaume de voir procéder ainsi d’avoir introduit sa proposition. S’agissant de l’élection des dirigeants, conformément à la tradition et à la pratique, je propose également que la conférence ministérielle demande au Conseil général de tenir des consultations.

Nous avons commencé notre conférence sur une note positive en célébrant l’entrée en vigueur de l’accord sur les subventions à la pêche et en accueillant trois nouveaux instruments d’acceptation du Paraguay, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et de Samoa. Concernant le programme de travail sur le commerce électronique et le moratoire, nous disposons, ainsi que nous l’avons suivi lors de la séance informelle, du projet de texte du facilitateur, l’honorable sénateur Kamilla Johnson-Smith, qui a été diffusé et sera annexé à cette déclaration. Comme vous le savez, ce moratoire doit expirer à l’occasion de cette conférence ministérielle ou, en tout cas, au plus tard le 31 mars 2026. Les ministres ont travaillé sans relâche avec l’aide du facilitateur pour prolonger le moratoire et le programme de travail. Malheureusement, hélas, le temps nous a fait cruellement défaut et nous n’avons pas eu la possibilité, comme pour les conférences ministérielles antérieures, de prolonger d’un voire de deux ou trois jours nos travaux. Nous comprenons les contraintes des ministres qui les obligent à repartir le plus tôt possible. Et, c’est donc pour cela que nous sommes convenus ensemble, en dépit du désir réellement exprimé et réitéré lors de la séance informelle de ce soir, en dépit donc de cette volonté ardente des ministres d’aboutir ici à Yaoundé, nous constatons que cela n’est pas possible pour des raisons simplement de temps, pas pour des raisons de volonté ou d’envie d’aboutir. Nous souhaitons simplement que l’élan généré ici à Yaoundé et les programmes enregistrés, que cet élan, se poursuivre et que ce dossier puisse faire l’objet d’une décision appropriée à la prochaine réunion du Conseil général à Genève.

 « Le paquet de

Les ministres ont également participé activement aux séances en petits groupes sur la réforme de l’OMC sur les questions fondamentales de l’organisation, notamment ses principes, la prise de décision et les mandats passés, le développement et les questions d’égalité, de commerce. Nos délibérations sur la réforme reflétaient également une nouvelle façon de travailler, qui est à inscrire à l’actif de Madame la directrice générale. Nous faisons évoluer effectivement notre manière d’interagir les uns avec les autres. La manière dont nous avons participé à cette conférence était en soi une forme de réforme.

 Les sessions en groupe sur la réforme de l’OMC ont encouragé un dialogue ouvert, authentique et le sentiment d’un intérêt certain autour de la réforme. Cela a été observé tout au long de nos discussions. Non seulement le format de la conduite de ces sessions était, je le dis, une réforme en soi, mais également, les ministres sont restés fidèles au chemin ministériel, chemin ministériel centré autour des principes d’égalité de commerce, comme la conférence même a été surnommée. Grâce à nos efforts, une déclaration révisée, un plan de travail sur la réforme de l’OMC ont été publiés et diffusés qui seront annexés à cette déclaration, renvoyés, nous en sommes convenus, à Genève dans le cadre du paquet de Yaoundé.

À ce moment charnière pour le système commercial multilatéral, cela est historique. Les ministres ont réaffirmé un objectif commun et fourni des orientations claires dans les délais vers une réforme significative et nécessaire. Les ministres ont affirmé la nécessité de la réforme. Compte tenu de l’importance de cette question et, en ma qualité de président de la CM14, je recommande donc aux membres, ainsi que nous en sommes convenus, de poursuivre inlassablement ce travail sur la réforme avec un sens de la volonté et de l’urgence en vue d’adopter le projet de déclaration et le plan de travail à la prochaine pleine réunion du Conseil général à Genève.

Faire avancer une réforme substantielle globale et stratégique de l’OMC qui peut renforcer la crédibilité et l’efficacité qui peut faire obtenir des résultats concrets et maintenir l’OMC résiliente et réactive aux besoins des populations du monde entier.

Les ministres ont écouté une mise à jour sur un autre plan. Une mise à jour du président du DSB sur la réforme du règlement des différends. Cette mise à jour a reflété la réforme du règlement des différends comme une priorité et reconnu que faire avancer ce travail après la conférence, naturellement quand les conditions seront réunies et quand tous seront prêts à s’engager. Il y a également eu une discussion approfondie sur le moratoire sur les plaintes non violatives et les plaintes des situations selon les Adpic. Le paquet spécifique le transfert des technologies, le coût des envois de fonds et les questions émergentes du commerce agricole ont également fait l’objet donc d’un examen attentif et sérieux. J’encourage les membres à poursuivre ses discussions après la conférence de Yaoundé et à traiter avec diligence ces questions importantes.

Les subventions à l’agriculture et à la pêche, nous les avons relevées, ont fait l’objet d’un consensus, nous nous en félicitons une fois encore. Quant à la promesse de l’accord sur la facilitation des investissements pour le développement, promesse d’aider ses signataires à attirer les investissements directs étrangers afin de stimuler la croissance, le gain de productivité, la création d’emplois et l’intégration dans les chaînes d’approvisionnement mondiale. Cette promesse a été soulignée par de nombreux ministres. Bien que l’incorporation de l’IFD n’est pas encore eu lieu, la conférence ministérielle a offert la plateforme aux ministres pour approcher cet objectif de la réalisation et nous n’en sommes pas loin.

Cela est également à inscrire à l’actif de la conférence de Yaoundé au cours de laquelle nous avons vu un pays membre qui était opposé renoncer à son opposition. Je crois que nous devrions nous en féliciter et nous féliciter de ce que nous avons franchi un pas de géant ici à Yaoundé sur cette question.

En plus des sessions de la ministérielle, nous avons également lancé un nouveau chapitre de solidarité et d’impact avec la phase trois du cadre intégré amélioré. Il s’agit d’un renouvellement de six ans de notre engagement commun d’aider les pays les moins avancés à transformer le commerce et l’investissement en un développement inclusif résilient et durable.

Soutenu par des nouvelles contributions de l’Allemagne, du Liechtenstein, de la Norvège, de la Suisse et du Royaume-Uni, il s’agit d’un vote de confiance tangible dans la coopération multilatérale et d’un signal clair que nous avons l’intention de ne laisser aucun PMA à marche, alors que nous transformons les opportunités en résultats sur le terrain.

Dans le cadre d’une nouvelle manière de travailler, 66 membres représentant environ 70% du commerce mondial, se sont mis d’accord sur une voie pragmatique pour mettre en œuvre l’accord sur le commerce électronique par des arrangements provisoires, tandis que les travaux se poursuivent en vue d’une intégration complète dans le cadre juridique de l’OMC.

Il s’agit de certitudes pour les entreprises et les consommateurs de confiance dans le système multilatéral et de garantir que les avantages du marché numérique soient accessible, prévisible et inclusif pour tous.

Nous avons lancé une nouvelle phase dans le cadre de l’initiative partenariat pour le coton avec un accent sur la mobilisation d’investissement pour accélérer la transformation de la chaîne de valeur du coton en textile et vêtements. AfreximBank et d’autres partenaires ont déclaré aux ministres réunis que le coton africain sera un moteur de croissance, la banque fournissant le pouvoir d’investissement. Et nous sommes heureux que le président de la Banque ait honoré l’occasion et ait également prononcé un discours puissant à l’occasion de la session d’ouverture de la conférence ministérielle.

Un événement de haut niveau sur les femmes et le commerce a été organisé mettant en avant le travail du fond Women Export in the Digital Economy (Weide). Des groupes de travail informels de l’OMC sur le commerce et le genre, ainsi que sur les petites entreprises, ainsi que l’initiative SheTrades du Centre International du Centre International de Commerce ont également été mises en œuvre. Et nous avons rapproché les continents. Un dialogue de haut niveau a renforcé le pont entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique Latine affirmant le pouvoir du commerce diversifié Sud-Sud pour débloquer de nouveaux moteurs de croissance et mettant en place des plans pour des sommets réguliers liant l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique Latine. Une plateforme durable pour approfondir la coopération, élargir les opportunités et transformer le dialogue en partenariat durable a été envisagée et va être mise en œuvre.

Très honorables ministres, Mme et Messieurs les vice-présidents de la CM14, Madame la directrice générale de l’OMC, Dr Ngozi Okonjo-Iweala. Mesdames et Messieurs les ministres facilitateurs, Monsieur le président du conseil général, honorables délégués, mesdames et messieurs, mes amis, mes frères et mes sœurs. Oui, la conférence a été l’occasion de nouer des relations personnelles, des relations individuelles avec les uns et les autres et c’est aussi cela la vertu de l’OMC des conférences ministérielles. Je suis honoré d’avoir pu ainsi élargir ma famille. Ce fut en tout cas un plaisir véritable, un plaisir du cœur de vous accueillir aussi nombreux et de vous voir encore aussi nombreux en dépit du temps passé, en dépit de l’heure tardive, en dépit de la longue attente. Il est des signes qui ne trompent pas, il est des symboles qui sont lourds de sens. Votre présence et votre participation à cette session tardive de clôture sont la manifestation de ce que de l’amour que vous portez au Cameroun, de l’amour que vous portez à notre organisation et de ce que l’OMC va et que va et demeure résiliente.

Votre présence ici dans des circonstances qui auraient facilement pu perturber vos projets de voyage en dit long sur votre engagement envers le travail de l’OMC, notre organisation commune, notre famille commune. Contre toute attente, tout a été fait pour que vous soyez ici. Et croyez-moi, les populations de Yaoundé quand je rentre après les sessions de nuit, les populations de Yaoundé que je croise, sont fières, très fiers de vous, sont heureuses de vous voir. Je peux vous dire que demain matin, il y aura beaucoup de nostalgie, de voir les rues de Yaoundé moins ouvertes de voir moins de personnes, des amis, de voir, de vous voir être repartis, mais je suis convaincu que vous reviendrez rapidement et je le souhaite vivement.

J’aurai parlé du livre Guiness des records. Pas moins de 80 ministres représentant les différents continents ont honoré le rendez-vous de Yaoundé. Pas moins de 80 ministres. Madame la directrice générale, je crois que ce n’est pas courant pour une conférence ministérielle. Des amis qui vont des États-Unis au Samoa, du Brésil à Nouvelle-Zélande, des pays du Golfe, tous vous êtes arrivés malgré les défis.

Merci à vous, merci encore, merci toujours. Ensemble, nous avons fait preuve d’unité, en fixant une orientation claire et tournée vers l’avenir pour la réforme de notre organisation. La compétence, l’intensité et l’énergie dans les salles étaient on ne peut électrique. Bien que parvenus, bien que parvenir à un accord sur plusieurs questions prioritaires nécessite beaucoup de travail, je ne pense pas que nous allions, nous avons à rougir de ce que nous avons fait pendant ces 4 jours, des résultats auxquels nous sommes parvenus et surtout des perspectives de très court terme avec cette passerelle entre Yaoundé et Genève pour consolider le paquet de Yaoundé.

Excellence, mesdames et messieurs, j’aurais pu prolonger mon envolée, tant mon cœur a envie de vous dire tout ce qu’il ressent : l’amitié, la confiance, l’amour. Mais je pense qu’il faut savoir s’arrêter à un moment et penser au repos. Néanmoins, vous me permettrez, concluant mon propos, de réitérer ma profonde reconnaissance aux vice-présidents qui m’ont aidé dans cette tâche qui n’était pas facile.

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La BDEAC va lever 54 milliards FCFA pour financer trois projets verts au Cameroun

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La BDEAC va lever 54 milliards FCFA pour financer trois projets verts au Cameroun
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La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) s’apprête à mobiliser près de 53,75 milliards de FCFA pour financer trois projets environnementaux au Cameroun dans le cadre du premier portefeuille prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Les données contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC) indiquent que cette enveloppe est destinée à des initiatives portant sur la restauration des mangroves, la valorisation économique de la jacinthe d’eau invasive ainsi que la lutte contre l’érosion côtière et fluviale.

 Le projet le plus important attribué au Cameroun est le Programme intégré de restauration des mangroves, classé dans la catégorie « Gestion durable des écosystèmes et protection côtière ». Son coût est estimé à 58,6 millions de dollars, soit environ 33,1 milliards de FCFA. Selon les données du portefeuille prioritaire du F2BC, ce projet vise à restaurer 5 000 hectares de mangroves tout en développant une économie locale liée à ces écosystèmes. Les résultats attendus incluent la création de 800 emplois verts et une capacité de séquestration supérieure à 2,5 millions de tonnes équivalent CO₂.

Le deuxième projet concerne l’Économie circulaire pour la jacinthe d’eau invasive, rattaché aux programmes transverses du Fonds Bleu dans les domaines de l’économie circulaire et de la bioéconomie. Son coût est évalué à 19,04 millions de dollars, soit environ 10,77 milliards de FCFA. Cette initiative vise à transformer une plante considérée comme nuisible en activité économique structurée. Les données du document évoquent la collecte de 3 500 tonnes de jacinthe d’eau, la génération de revenus annuels estimés à 87,7 millions de dollars, soit environ 49,5 milliards de FCFA, ainsi que la restauration de plus de 500 hectares de plans d’eau et la création de plus de 500 emplois.

Le troisième volet retenu pour le Cameroun porte sur un Programme intégré de lutte contre l’érosion côtière et fluviale, pour lequel le financement recherché atteint 17,5 millions de dollars, soit environ 9,89 milliards de FCFA. Les objectifs annoncés comprennent la stabilisation de 25 kilomètres de littoral, la protection de 150 hectares, la création de 400 emplois verts et une réduction de 30 % des pertes économiques annuelles liées à l’érosion. Ces trois initiatives s’inscrivent dans une opération plus large pilotée par la BDEAC. Le 26 mai prochain à Brazzaville, l’institution financière régionale réunira les principaux bailleurs internationaux dans le cadre d’une table ronde destinée à enclencher la capitalisation effective du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

Le montant recherché est fixé à 5,32 milliards de dollars, soit environ 3 200 milliards de FCFA. Selon les informations contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), les ressources recherchées doivent soutenir un portefeuille initial de 63 projets répartis dans 17 pays, selon une approche qui entend se distinguer des modèles traditionnels de financement environnemental. Les initiatives ciblent prioritairement la préservation des massifs forestiers, la transition vers les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance au bois de chauffe, ainsi que le développement de l’agroforesterie.

 Chaque projet a été conçu de manière à générer un retour sur investissement mesurable, rompant ainsi avec une logique classique d’aide au développement. La même source précise également que la banque régionale a engagé une réorganisation de ses mécanismes internes afin de rassurer les investisseurs internationaux sur les questions de gouvernance

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La SIC s’appuie sur le Minrex pour promouvoir ses projets immobiliers auprès de la diaspora

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La SIC s’appuie sur le Minrex pour promouvoir ses projets immobiliers auprès de la diaspora
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La Société immobilière du Cameroun (SIC) souhaite désormais s’appuyer sur l’appareil diplomatique camerounais pour mieux faire connaître ses projets immobiliers auprès des Camerounais vivant à l’étranger. Le mardi 19 mai 2026, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, et le directeur général de la SIC, Ahmadou Sardaouna, ont signé un protocole d’accord définissant un cadre de coopération entre les deux institutions. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité internationale des projets immobiliers de l’entreprise publique, tout en facilitant la recherche de partenaires techniques et financiers.

 Le premier actif immobilier placé au cœur de cette stratégie est « Le Mfoundi », présenté comme le premier complexe immobilier haut de gamme développé par la SIC à Yaoundé. Selon les données rendues publiques lors d’une conférence de presse organisée le 23 septembre 2025, ce projet, lancé en 2022, affichait alors un taux d’exécution de 99 %. L’ensemble comprend 152 appartements de haut standing, allant d’une à cinq chambres, auxquels s’ajoutent des espaces commerciaux ainsi que des aires de stationnement. Les prix communiqués par l’entreprise varient entre 30 millions et près de 500 millions de FCFA.

Lors de cette même rencontre, la direction commerciale de l’entreprise avait indiqué que 52 appartements avaient déjà trouvé preneurs, pour des ventes cumulées évaluées à 6 milliards de FCFA. C’est également à cette occasion que la SIC avait clairement identifié la diaspora comme une clientèle stratégique. L’entreprise expliquait alors qu’un protocole d’entente avait été conclu avec le ministère des Relations extérieures afin de « faciliter le marketing autour de la vulgarisation de ce complexe ainsi que des futurs projets de la SIC ». La convention signée le 19 mai 2026 apparaît ainsi comme la formalisation d’une démarche engagée plusieurs mois auparavant.

Au-delà de la commercialisation du complexe de Yaoundé, cette stratégie vise également les futurs projets immobiliers de l’entreprise publique. En effet, la cérémonie du 23 septembre 2025 avait aussi servi de cadre à l’annonce d’un nouveau programme immobilier à Douala. La SIC avait alors révélé son intention de développer, dans le quartier Bonapriso, un complexe résidentiel évalué à 25 milliards de FCFA.

Le financement de ce projet doit être assuré avec l’appui de trois établissements bancaires camerounais : NFC Bank, Commercial Bank Cameroon (CBC) et Union Bank of Cameroon (UBC). Selon les déclarations du directeur général de la SIC, ce futur ensemble immobilier devrait reprendre les principales caractéristiques du projet développé dans la capitale politique.

C’est précisément cette nouvelle génération de programmes immobiliers que la SIC cherche désormais à faire connaître plus largement à travers le réseau diplomatique camerounais, avec l’ambition d’élargir sa clientèle potentielle au sein de la diaspora et d’accroître la visibilité de ses projets sur les marchés internationaux.

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Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !

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Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !
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Le Cameroun vient une fois de plus de célébrer la Fête Internationale du Travail. Comme chaque année, le 1er mai aura été marqué par les défilés, les discours officiels, les décorations, les repas d’entreprise et les célébrations diverses organisées à travers le pays. Mais une fois les fanfares éteintes et les festivités terminées, une question essentielle demeure : que reste-t-il réellement pour les travailleurs ? Car derrière les uniformes impeccables et les sourires de circonstance, beaucoup continuent de vivre le stress ; la fatigue psychologique ; le manque de reconnaissance ; des tensions relationnelles ; parfois même une profonde démotivation.

Et pourtant, une évidence s’impose désormais partout dans le monde : aucune entreprise, aucune administration et aucune nation ne peut durablement performer sans prendre soin des femmes et des hommes qui la font vivre. Comme le rappelle Richard Branson : « Prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise. »

 Le bien-être au travail n’est plus seulement une question sociale. Il devient un enjeu stratégique.

UNE ÉVOLUTION QUI INTERPELLE

Le Cameroun a récemment progressé dans le classement mondial du bonheur, passant de la 104ème à la 100ème place. Une progression encourageante. Mais cette avancée restera fragile tant que nos lieux de travail ne deviendront pas de véritables espaces : d’équilibre ; de respect ; d’écoute ; d’épanouissement et de dignité humaine. Car nous passons au travail une part importante de notre vie. Le travail n’est donc pas seulement un moyen de subsistance. C’est aussi un espace humain, relationnel et psychologique.

LE MANAGEMENT HUMAIN : LE TOURNANT SILENCIEUX

Longtemps perçu comme un luxe ou une idée naïve, le bonheur au travail s’impose progressivement comme une exigence moderne du management. Et certaines entreprises commencent à ouvrir la voie. Le 9 avril dernier, à l’occasion de la conférence de presse marquant les 15 ans de BGFIBank Cameroun, son Directeur Général, M. Abakal Mahamat, a pris une position particulièrement forte dans notre contexte : faire du bonheur des collaborateurs un objectif stratégique prioritaire.

Son ambition ? Créer un environnement où les employés sont heureux de venir travailler… et presque réticents à repartir. Dans un environnement professionnel encore souvent marqué par la rigidité et la contrainte, cette déclaration mérite d’être saluée. Car elle traduit une prise de conscience importante : la performance ne se décrète pas. Elle se construit. Et surtout… elle se vit.

UNE RÉALITÉ ENCORE CONTRASTÉE

Oui, certaines grandes entreprises commencent à investir dans le développement personnel ; les activités sportives ; les politiques de reconnaissance ; les espaces d’écoute ou encore le bien-être des collaborateurs. Mais dans beaucoup de PME, le bonheur au travail reste encore secondaire. Et dans l’administration publique, malgré quelques efforts, la dynamique demeure timide. Pourtant, l’enjeu est profondément national.

PEUT-ON ÊTRE HEUREUX AU TRAVAIL AU CAMEROUN ?

La question peut sembler provocatrice. Mais elle mérite d’être posée honnêtement. Entre les pressions économiques, les difficultés sociales, les rigidités hiérarchiques et parfois le manque de reconnaissance, beaucoup répondront spontanément : non. Et pourtant… La réponse est oui. Mais pas automatiquement.

Le bonheur au travail suppose une double évolution : une transformation des organisations mais aussi une évolution des mentalités individuelles. Car le bonheur au travail ne se construit pas uniquement d’en haut. Il se cultive aussi de l’intérieur.

DES LEVIERS SIMPLES EXISTENT POURTANT

Contrairement aux idées reçues, promouvoir le bonheur au travail ne nécessite pas toujours des investissements lourds. Chaque travailleur peut déjà : redonner du sens à son travail ; développer des relations positives ; prendre soin de son équilibre personnel ; exprimer ses idées et cultiver la gratitude.

Et les entreprises peuvent également : humaniser le management ; valoriser les efforts ; créer des espaces de dialogue ; intégrer la santé mentale ; renforcer le sentiment d’appartenance et donner davantage de sens au travail.

CE QUE DOIT DEVENIR LE 1ER MAI

Le 1er mai ne peut plus être uniquement un jour de célébration. Il devrait progressivement devenir : un moment national de réflexion sur la qualité humaine du travail. Un moment où chaque organisation se pose une question simple : comment améliorer concrètement la vie de celles et ceux qui y travaillent ? Car au fond, une entreprise forte est d’abord une entreprise humaine.

LE MOMENT DU CHOIX

Le Cameroun est aujourd’hui face à un choix important : continuer à considérer le bonheur au travail comme un luxe ou en faire progressivement un levier stratégique : de performance ; de stabilité sociale ; d’engagement et de développement humain ? La question concerne les entreprises, les managers, les travailleurs, les institutions et la société toute entière.

 LE BONHEUR AU TRAVAIL N’EST PLUS UNE OPTION

Le bonheur au travail n’est ni une utopie, ni un privilège réservé à quelques multinationales. C’est une nécessité : économique, sociale et humaine. Et si, finalement, la vraie modernité du management camerounais commençait par une chose simple : remettre l’humain au cœur du travail ? À travers ses réflexions, ses actions et ses projets, l’Académie du Bonheur entend contribuer à faire émerger au Cameroun une véritable culture du management humain, du vivre-ensemble et du bonheur au travail.

Car nous en sommes convaincus : des travailleurs plus épanouis construisent des entreprises plus fortes… et une nation plus équilibrée. Et si le Cameroun décidait, lui aussi, de faire du bonheur au travail une priorité nationale ?

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