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Luc Magloire Mbarga Atangana : « A la CM14, nous avons renouvelé de six ans notre engagement commun d’aider les pays les moins avancés à transformer le commerce »

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Luc Magloire Mbarga Atangana : « A la CM14, nous avons renouvelé de six ans notre engagement commun d’aider les pays les moins avancés à transformer le commerce »
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Le projet de décision ministérielle sur le programme de travail sur les petites économies, le projet de décision ministérielle sur l’amélioration de la mise en œuvre précise, efficace et opérationnelle des dispositions relatives au traitement spécial et différencié de l’accord sur l’application de mesures sanitaires et phytosanitaires et de l’accord sur les obstacles techniques au commerce. Nous y ajoutons, comme nous en sommes convenus, le projet de décision concernant ministériel concernant les subventions à la pêche, qui sera donc inséré par le secrétariat, compte tenu du consensus obtenu sur cette question, grâce à l’entregent du facilitateur, du ministre facilitateur.

Puis-je maintenant proposer que la conférence ministérielle adopte donc ces trois projets de décisions ministérielles ? La conférence ministérielle est d’accord et j’en prends acte.

Des résultats non négligeables

C’est l’occasion pour moi, excellences, mesdames et messieurs, de féliciter l’ensemble des ministres participant à cette 14e conférence ministérielle pour leur leadership, leur sens de responsabilité et leur persévérance. Toutes qualités qui nous ont permis d’arriver à ces résultats qui sont non négligeables pour une conférence ministérielle, compte tenu notamment du temps limité dont nous disposions. Permettez-moi d’ajouter qu’il nous reste deux points à aborder à ce stade qui concernent la date et le lieu ainsi que l’élection des responsables pour la 15e conférence ministérielle.

Sur ce point, le règlement intérieur des sessions de la conférence ministérielle exige que la date de chaque session ordinaire soit fixée par la conférence ministérielle lors d’une session précédente et elle prévoit également l’élection d’un président de la conférence ministérielle ainsi que de trois vice-présidents pour exercer leur fonction dès la fin de cette session jusqu’à la fin de la prochaine session ordinaire.

Vers des consultations du conseil général de l’OMC

En ce qui concerne la date et le lieu de la prochaine conférence ministérielle, conformément à notre pratique établie, je propose que la conférence ministérielle demande au Conseil général de tenir des consultations sur cette question. Je note au demeurant que ces consultations sont en cours concernant en particulier l’offre soumise par le Royaume d’Arabie Saoudite et je remercie le royaume de voir procéder ainsi d’avoir introduit sa proposition. S’agissant de l’élection des dirigeants, conformément à la tradition et à la pratique, je propose également que la conférence ministérielle demande au Conseil général de tenir des consultations.

Nous avons commencé notre conférence sur une note positive en célébrant l’entrée en vigueur de l’accord sur les subventions à la pêche et en accueillant trois nouveaux instruments d’acceptation du Paraguay, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et de Samoa. Concernant le programme de travail sur le commerce électronique et le moratoire, nous disposons, ainsi que nous l’avons suivi lors de la séance informelle, du projet de texte du facilitateur, l’honorable sénateur Kamilla Johnson-Smith, qui a été diffusé et sera annexé à cette déclaration. Comme vous le savez, ce moratoire doit expirer à l’occasion de cette conférence ministérielle ou, en tout cas, au plus tard le 31 mars 2026. Les ministres ont travaillé sans relâche avec l’aide du facilitateur pour prolonger le moratoire et le programme de travail. Malheureusement, hélas, le temps nous a fait cruellement défaut et nous n’avons pas eu la possibilité, comme pour les conférences ministérielles antérieures, de prolonger d’un voire de deux ou trois jours nos travaux. Nous comprenons les contraintes des ministres qui les obligent à repartir le plus tôt possible. Et, c’est donc pour cela que nous sommes convenus ensemble, en dépit du désir réellement exprimé et réitéré lors de la séance informelle de ce soir, en dépit donc de cette volonté ardente des ministres d’aboutir ici à Yaoundé, nous constatons que cela n’est pas possible pour des raisons simplement de temps, pas pour des raisons de volonté ou d’envie d’aboutir. Nous souhaitons simplement que l’élan généré ici à Yaoundé et les programmes enregistrés, que cet élan, se poursuivre et que ce dossier puisse faire l’objet d’une décision appropriée à la prochaine réunion du Conseil général à Genève.

« Le paquet de

Les ministres ont également participé activement aux séances en petits groupes sur la réforme de l’OMC sur les questions fondamentales de l’organisation, notamment ses principes, la prise de décision et les mandats passés, le développement et les questions d’égalité, de commerce. Nos délibérations sur la réforme reflétaient également une nouvelle façon de travailler, qui est à inscrire à l’actif de Madame la directrice générale. Nous faisons évoluer effectivement notre manière d’interagir les uns avec les autres. La manière dont nous avons participé à cette conférence était en soi une forme de réforme.

Les sessions en groupe sur la réforme de l’OMC ont encouragé un dialogue ouvert, authentique et le sentiment d’un intérêt certain autour de la réforme. Cela a été observé tout au long de nos discussions. Non seulement le format de la conduite de ces sessions était, je le dis, une réforme en soi, mais également, les ministres sont restés fidèles au chemin ministériel, chemin ministériel centré autour des principes d’égalité de commerce, comme la conférence même a été surnommée. Grâce à nos efforts, une déclaration révisée, un plan de travail sur la réforme de l’OMC ont été publiés et diffusés qui seront annexés à cette déclaration, renvoyés, nous en sommes convenus, à Genève dans le cadre du paquet de Yaoundé.

À ce moment charnière pour le système commercial multilatéral, cela est historique. Les ministres ont réaffirmé un objectif commun et fourni des orientations claires dans les délais vers une réforme significative et nécessaire. Les ministres ont affirmé la nécessité de la réforme. Compte tenu de l’importance de cette question et, en ma qualité de président de la CM14, je recommande donc aux membres, ainsi que nous en sommes convenus, de poursuivre inlassablement ce travail sur la réforme avec un sens de la volonté et de l’urgence en vue d’adopter le projet de déclaration et le plan de travail à la prochaine pleine réunion du Conseil général à Genève.

Faire avancer une réforme substantielle globale et stratégique de l’OMC qui peut renforcer la crédibilité et l’efficacité qui peut faire obtenir des résultats concrets et maintenir l’OMC résiliente et réactive aux besoins des populations du monde entier.

Les ministres ont écouté une mise à jour sur un autre plan. Une mise à jour du président du DSB sur la réforme du règlement des différends. Cette mise à jour a reflété la réforme du règlement des différends comme une priorité et reconnu que faire avancer ce travail après la conférence, naturellement quand les conditions seront réunies et quand tous seront prêts à s’engager. Il y a également eu une discussion approfondie sur le moratoire sur les plaintes non violatives et les plaintes des situations selon les Adpic. Le paquet spécifique le transfert des technologies, le coût des envois de fonds et les questions émergentes du commerce agricole ont également fait l’objet donc d’un examen attentif et sérieux. J’encourage les membres à poursuivre ses discussions après la conférence de Yaoundé et à traiter avec diligence ces questions importantes.

Les subventions à l’agriculture et à la pêche, nous les avons relevées, ont fait l’objet d’un consensus, nous nous en félicitons une fois encore. Quant à la promesse de l’accord sur la facilitation des investissements pour le développement, promesse d’aider ses signataires à attirer les investissements directs étrangers afin de stimuler la croissance, le gain de productivité, la création d’emplois et l’intégration dans les chaînes d’approvisionnement mondiale. Cette promesse a été soulignée par de nombreux ministres. Bien que l’incorporation de l’IFD n’est pas encore eu lieu, la conférence ministérielle a offert la plateforme aux ministres pour approcher cet objectif de la réalisation et nous n’en sommes pas loin.

Cela est également à inscrire à l’actif de la conférence de Yaoundé au cours de laquelle nous avons vu un pays membre qui était opposé renoncer à son opposition. Je crois que nous devrions nous en féliciter et nous féliciter de ce que nous avons franchi un pas de géant ici à Yaoundé sur cette question.

En plus des sessions de la ministérielle, nous avons également lancé un nouveau chapitre de solidarité et d’impact avec la phase trois du cadre intégré amélioré. Il s’agit d’un renouvellement de six ans de notre engagement commun d’aider les pays les moins avancés à transformer le commerce et l’investissement en un développement inclusif résilient et durable.

Soutenu par des nouvelles contributions de l’Allemagne, du Liechtenstein, de la Norvège, de la Suisse et du Royaume-Uni, il s’agit d’un vote de confiance tangible dans la coopération multilatérale et d’un signal clair que nous avons l’intention de ne laisser aucun PMA à marche, alors que nous transformons les opportunités en résultats sur le terrain.

Dans le cadre d’une nouvelle manière de travailler, 66 membres représentant environ 70% du commerce mondial, se sont mis d’accord sur une voie pragmatique pour mettre en œuvre l’accord sur le commerce électronique par des arrangements provisoires, tandis que les travaux se poursuivent en vue d’une intégration complète dans le cadre juridique de l’OMC.

Il s’agit de certitudes pour les entreprises et les consommateurs de confiance dans le système multilatéral et de garantir que les avantages du marché numérique soient accessible, prévisible et inclusif pour tous.

Nous avons lancé une nouvelle phase dans le cadre de l’initiative partenariat pour le coton avec un accent sur la mobilisation d’investissement pour accélérer la transformation de la chaîne de valeur du coton en textile et vêtements. AfreximBank et d’autres partenaires ont déclaré aux ministres réunis que le coton africain sera un moteur de croissance, la banque fournissant le pouvoir d’investissement. Et nous sommes heureux que le président de la Banque ait honoré l’occasion et ait également prononcé un discours puissant à l’occasion de la session d’ouverture de la conférence ministérielle.

Un événement de haut niveau sur les femmes et le commerce a été organisé mettant en avant le travail du fond Women Export in the Digital Economy (Weide). Des groupes de travail informels de l’OMC sur le commerce et le genre, ainsi que sur les petites entreprises, ainsi que l’initiative SheTrades du Centre International du Centre International de Commerce ont également été mises en œuvre. Et nous avons rapproché les continents. Un dialogue de haut niveau a renforcé le pont entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique Latine affirmant le pouvoir du commerce diversifié Sud-Sud pour débloquer de nouveaux moteurs de croissance et mettant en place des plans pour des sommets réguliers liant l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique Latine. Une plateforme durable pour approfondir la coopération, élargir les opportunités et transformer le dialogue en partenariat durable a été envisagée et va être mise en œuvre.

Très honorables ministres, Mme et Messieurs les vice-présidents de la CM14, Madame la directrice générale de l’OMC, Dr Ngozi Okonjo-Iweala. Mesdames et Messieurs les ministres facilitateurs, Monsieur le président du conseil général, honorables délégués, mesdames et messieurs, mes amis, mes frères et mes sœurs. Oui, la conférence a été l’occasion de nouer des relations personnelles, des relations individuelles avec les uns et les autres et c’est aussi cela la vertu de l’OMC des conférences ministérielles. Je suis honoré d’avoir pu ainsi élargir ma famille. Ce fut en tout cas un plaisir véritable, un plaisir du cœur de vous accueillir aussi nombreux et de vous voir encore aussi nombreux en dépit du temps passé, en dépit de l’heure tardive, en dépit de la longue attente. Il est des signes qui ne trompent pas, il est des symboles qui sont lourds de sens. Votre présence et votre participation à cette session tardive de clôture sont la manifestation de ce que de l’amour que vous portez au Cameroun, de l’amour que vous portez à notre organisation et de ce que l’OMC va et que va et demeure résiliente.

Votre présence ici dans des circonstances qui auraient facilement pu perturber vos projets de voyage en dit long sur votre engagement envers le travail de l’OMC, notre organisation commune, notre famille commune. Contre toute attente, tout a été fait pour que vous soyez ici. Et croyez-moi, les populations de Yaoundé quand je rentre après les sessions de nuit, les populations de Yaoundé que je croise, sont fières, très fiers de vous, sont heureuses de vous voir. Je peux vous dire que demain matin, il y aura beaucoup de nostalgie, de voir les rues de Yaoundé moins ouvertes de voir moins de personnes, des amis, de voir, de vous voir être repartis, mais je suis convaincu que vous reviendrez rapidement et je le souhaite vivement.

J’aurai parlé du livre Guiness des records. Pas moins de 80 ministres représentant les différents continents ont honoré le rendez-vous de Yaoundé. Pas moins de 80 ministres. Madame la directrice générale, je crois que ce n’est pas courant pour une conférence ministérielle. Des amis qui vont des États-Unis au Samoa, du Brésil à Nouvelle-Zélande, des pays du Golfe, tous vous êtes arrivés malgré les défis.

Merci à vous, merci encore, merci toujours. Ensemble, nous avons fait preuve d’unité, en fixant une orientation claire et tournée vers l’avenir pour la réforme de notre organisation. La compétence, l’intensité et l’énergie dans les salles étaient on ne peut électrique. Bien que parvenus, bien que parvenir à un accord sur plusieurs questions prioritaires nécessite beaucoup de travail, je ne pense pas que nous allions, nous avons à rougir de ce que nous avons fait pendant ces 4 jours, des résultats auxquels nous sommes parvenus et surtout des perspectives de très court terme avec cette passerelle entre Yaoundé et Genève pour consolider le paquet de Yaoundé.

Excellence, mesdames et messieurs, j’aurais pu prolonger mon envolée, tant mon cœur a envie de vous dire tout ce qu’il ressent : l’amitié, la confiance, l’amour. Mais je pense qu’il faut savoir s’arrêter à un moment et penser au repos. Néanmoins, vous me permettrez, concluant mon propos, de réitérer ma profonde reconnaissance aux vice-présidents qui m’ont aidé dans cette tâche qui n’était pas facile.

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre
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Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.

Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.

DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS

Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.

Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.

Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.

Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale
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Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.

Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.

L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.

Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».

Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.

Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.

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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

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Luc Magloire Mbarga Atangana : « A la CM14, nous avons renouvelé de six ans notre engagement commun d’aider les pays les moins avancés à transformer le commerce »
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«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.

Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.

« République en pilotage automatique »

Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».

Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…

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