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Région de l’Est : 585 millions FCFA du Feicom pour la construction de l’Hôtel de ville de Dimako

Georges Elanga Obam, ministre en charge de la Décentralisation et du développement local (Minddevel) a présidé jeudi 19 mars 2026, la cérémonie de l’inauguration de l’hôtel de ville de Dimako, département du Haut-Nyong dans la région de l’Est Cameroun.
En effet, au cours des exercices 2021 et 2024, Yves Didier Tokambou Ntéme, maire de la commune d’arrondissement de Dimako a sollicité du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom), respectivement un des trois autres financements à hauteur de 29 millions FCFA pour le premier ; 69 millions FCFA pour le deuxième ; 136 millions FCFA pour le troisième et 49 millions FCFA pour le quatrième.
Lesdits financements avaient pour objectif de la prise en charge des prestations complémentaires résultants des contraintes architecturales et techniques du projet. Ils ont également servi aux travaux d’aménagement extérieurs à l’édifice, de l’ameublement de l’hôtel de ville et du raccordement site au réseau interconnecté d’électricité et fibre optique.
Appui du Feicom
Lors de allocution de circonstance, Philippe Camille Akoa, directeur général du Feicom a expliqué que, le comité des concours financiers de l’institution dont il a la charge qui avait été saisi de ces nouvelles requêtes les avait approuvé au cours de ses sessions du 9 novembre 2022 pour la première et du 27 novembre 2024 pour les trois autres requêtes, en accordant à la municipalité, les financements sollicités, soit 585 millions FCFA du Feicom pour la construction et l’ameublement de l’hôtel de ville de Dimako.
« La construction des hôtels de villes s’inscrit dans un programme défini par le conseil d’administration du Feicom qui est en droite ligne de Stratégie nationale de développement 2020-2030 qui précise en son point 416 : Dans la perspective d’améliorer la gestion des ressources humaines, le gouvernement entend améliorer le cade de travail des agents publics à travers la fixation et le respect des normes, en termes d’espace de travail et de matériel adéquat » a rappelé Philippe Camille Akoa.
Ce dernier n’a pas manqué de rappeler que les projets sociaux (écoles, centres de santé, approvisionnement en eau potable, projet d’électrification, construction des ponts et des routes…) sont financés à hauteur de 85% sous forme de subventions (contributions de solidarité) et 15% d’apport propre pour chaque commune qui sont donnés sous forme de prêts par le Feicom.
L’hôtel de ville de Dimako a été financé à hauteur de 65% sous forme de subventions. Sur les 585 millions FCFA mobilisés par le Feicom pour la réalisation dudit projet, la commune ne remboursera que 204 millions FCFA sur 15 ans.
« De manière générale, sur un montant cumulé des financements accordés par le Feicom sur la période de 2006 à nos jours, de 543 milliards 22 millions de FCFA à l’ensemble des 360 et 14 communautés urbaines du Cameroun, les 33 communes et la communauté urbaine que compte la région, ont bénéficié d’une enveloppe de 48 milliards 323 millions de FCFA pour la réalisation de 539 projets de développement, ce qui représente en valeur relative, un peu plus de 8,9% de l’enveloppe globale dépensée » a expliqué le DG du Feicom.
Au cours de la période allant de 2008 à 2025, le Feicom a reversé à ces municipalités, la somme de 66 milliards 183 millions FCFA au titre de centimes additionnels communaux et autres impôts communaux soumis à péréquation sur un montant global de 1 327 milliards 515 millions FCFA.
De cette enveloppe, le directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale a indiqué que les communes du département du Haut-Nyong ont reçu 19 milliards 522 millions FCFA et la commune de Dimako a reçu 1 milliard 346 millions FCFA dans cette enveloppe régionale.
Financement qui profitent à plusieurs communes de la région de l’Est Cameroun proviennent entre autres du Programme de construction de cités municipales, financé en partenariat avec le Crédit foncier du Cameroun (CFC) ; le Programme de développement économique et social des villes secondaires exposées à des facteurs d’instabilité financé par l’Union européenne (UE) avec l’appui de la KFW ; le Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (PDC-VEP) avec le concours de la Banque africaine de développement (BAD) outre le Guichet climat récemment mis en place.
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La SNH a versé 385 milliards de FCFA au Trésor public à fin octobre 2025

Au 31 octobre 2025, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) demeure une source substantielle de recettes pour le Trésor public au titre de ses activités pétrolières et gazières. Selon SNH Infos, le magazine d’information de l’entreprise, « la SNH a injecté 385,160 milliards de FCFA au Trésor public ». Ce niveau de transfert marque toutefois un recul en glissement annuel. À la même date en 2024, les versements atteignaient 440,350 milliards de FCFA.
L’écart s’élève ainsi à 55,190 milliards de FCFA, soit une baisse de 12,53 %. Au-delà de ces transferts directs, l’entreprise continue également de contribuer aux finances publiques à travers d’autres canaux fiscaux. D’après la même source, « à ces transferts s’ajoutent un dividende de 20,040 milliards de FCFA, 16,515 milliards de FCFA d’impôt sur les sociétés et 8,033 milliards de FCFA de divers autres impôts » à fin octobre 2025.
Cependant, ces contributions annexes sont elles aussi orientées à la baisse. À fin octobre 2024, la SNH avait versé un dividende de 25 milliards de FCFA, 22,855 milliards de FCFA au titre de l’impôt sur les sociétés et 8,391 milliards de FCFA d’autres taxes. En comparaison, les dividendes reculent de 4,96 milliards de FCFA, tandis que les recettes issues de l’impôt sur les sociétés diminuent de 6,34 milliards de FCFA.
Cette contraction intervient après une dynamique particulièrement soutenue observée en 2024. Selon SNH Infos, les transferts cumulés avaient fortement progressé entre fin juin et fin octobre 2024, passant de 265,316 milliards à 440,350 milliards de FCFA, soit une hausse de 175,034 milliards de FCFA (+65,96 %) sur cette période. Sur le plan opérationnel, la production nationale d’hydrocarbures s’établit à 29,083 millions de barils équivalent pétrole au 31 octobre 2025
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Bertoua : 11 milliards FCFA pour lancer la zone économique spéciale bois

Longtemps resté en suspens, le projet de création d’une zone économique spéciale dans la capitale régionale de l’Est semble ainsi relancé. Yaoundé a en effet obtenu de la Banque mondiale un financement destiné à soutenir l’opérationnalisation de cette initiative. L’information a été révélée au cours d’une audience tenue le 14 avril 2026 au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), au cours de laquelle le ministre par intérim, Fuh Calistus Gentry, a échangé avec une délégation de l’institution de Bretton Woods.
Selon le Minmidt, « le conseil d’administration de la Banque mondiale, réuni le 31 mars 2026, a approuvé le financement du projet “économie forestière”, avec une enveloppe de plus de 11 milliards de FCFA destinée au développement de la zone économique spéciale bois de Bertoua ».
Ce financement s’inscrit dans un dispositif plus large visant à transformer les économies forestières en Afrique centrale, en articulant exploitation, transformation locale et accompagnement des acteurs de la filière. Dans un communiqué publié le 31 mars 2026, la Banque mondiale indique qu’elle mobilisera environ 238 milliards de FCFA pour une première phase couvrant le Cameroun, la République centrafricaine et le Congo, sur un programme global estimé à près de 615 milliards de FCFA. Sans détailler la répartition exacte entre les pays bénéficiaires, les autorités camerounaises indiquent avoir obtenu une première allocation de plus de 11 milliards de FCFA pour la ZES bois de Bertoua.
Le projet vise la structuration d’un pôle industriel capable d’accueillir des unités de transformation avancée du bois. L’objectif est notamment de développer des activités de transformation de deuxième et troisième niveaux, telles que la production de bois d’ingénierie, d’assemblages, de contreplaqués ou encore de meubles. À ce jour, le Cameroun n’exporte que 36 % de sa production de bois sous forme transformée, contre 64 % sous forme de grumes. L’idée d’une zone industrielle spécialisée dans le bois à Bertoua n’est toutefois pas nouvelle.
Elle remonte à 2019, avec un décret présidentiel fixant les modalités de création et de gestion des zones économiques spéciales au Cameroun. En 2021, Bertoua figurait parmi les quatre sites présélectionnés, aux côtés d’Edéa, Douala et Kribi. Ce choix s’expliquait notamment par la proximité de la ville avec la ligne de chemin de fer à Bélabo, le barrage hydroélectrique de Lom-Pangar, le vaste massif forestier de la région, ainsi que sa position stratégique sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’Djamena.
Le projet est piloté par le Minmidt, en collaboration avec la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) et des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC). Des travaux préparatoires ont déjà été engagés. Le 12 juillet 2024, un appel d’offres restreint a été lancé pour sélectionner un prestataire chargé de réaliser l’étude de faisabilité du parc industriel bois. Trois entreprises — Ets Cosmos Engineering, Cresi Sarl et Polygone Sarl — ont été présélectionnées.
Le cabinet retenu disposait de trois mois pour conduire ces études, pour un budget de 50 millions de FCFA. Selon des sources proches du dossier, ces travaux ont permis de définir les contours techniques du projet et d’identifier les besoins en infrastructures. Au-delà de la production industrielle, le programme soutenu par la Banque mondiale prévoit également un renforcement de la gouvernance forestière, avec un objectif d’augmentation de 15 % de la part de bois transformé légalement. Il intègre aussi des objectifs environnementaux, notamment une réduction annuelle estimée à 17,6 millions de tonnes équivalent CO₂. Par ailleurs, plus de 500 PME devraient bénéficier d’un accompagnement financier et technique. Le programme met également l’accen
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MTN Cameroon amorce le virage vers la 5G avec le déploiement de l’IMS-VoLTE

Lors d’une mission de travail conduite le 13 avril 2026 dans les installations de l’opérateur, les échanges entre le régulateur et MTN ont principalement porté sur la qualité des services de communication. Au-delà du bilan du plan d’investissement 2025 — marqué par un renforcement des capacités data, une amélioration de la qualité des appels et une meilleure résilience du réseau — l’opérateur a annoncé l’opérationnalisation d’une nouvelle solution technologique. Objectif : améliorer les services existants tout en préparant la compatibilité avec la prochaine étape d’évolution des télécommunications, à savoir la 5G.
Au cœur de cette stratégie figure le déploiement de l’IMS-VoLTE. Cette technologie ne se limite pas à optimiser les performances de la 4G ; elle constitue surtout une brique essentielle pour intégrer la 5G de manière fluide lorsque celle-ci sera autorisée. Selon des sources proches du dossier, l’IMS (IP Multimedia Subsystem) peut être compris comme une « colonne vertébrale logicielle » du réseau. Il permet de faire transiter l’ensemble des services — voix, SMS, vidéo — via Internet, plutôt que via les anciens réseaux téléphoniques.
Couplée à la VoLTE (Voice over LTE), qui permet de passer des appels directement sur le réseau 4G sans basculer vers la 2G ou la 3G, cette architecture modernise en profondeur le fonctionnement des communications. Concrètement, cela signifie qu’un opérateur disposant déjà de l’IMS-VoLTE peut activer la voix sur 5G sans refondre entièrement son infrastructure. Cette anticipation réduit ainsi les délais de migration et les coûts associés, tout en assurant une continuité de service pour les utilisateurs.
UN DÉPLOIEMENT EN 2026 POUR PRÉPARER L’AVENIR
À court terme, l’IMS-VoLTE que prévoit de déployer MTN Cameroon devrait améliorer sensiblement l’expérience des abonnés 4G : appels en haute définition, temps de connexion réduit et possibilité de naviguer sur Internet sans interruption pendant une communication. À moyen terme, cette évolution ouvre la voie à de nouveaux usages : voix sur Wi-Fi, appels vidéo enrichis et, surtout, intégration de la voix sur les futurs réseaux 5G.
L’opérateur prévoit également de renforcer la fiabilité globale de ses services, notamment à travers la modernisation des systèmes d’alimentation électrique et des centres de données. Des prérequis techniques indispensables pour supporter les exigences de la 5G, notamment en matière de débit et de latence. Lors de cette réunion coprésidée par le professeur Philémon Zoo Zame et Wanda Matandela, directeur général de MTN Cameroon, le régulateur a insisté sur le respect des standards de qualité de service et des obligations de couverture nationale.
Si les contraintes liées à l’énergie et aux infrastructures demeurent, la feuille de route présentée traduit une volonté claire d’anticiper les évolutions du secteur. OÙ EN EST LA 5G AU CAMEROUN ? Sur le plan institutionnel, la 5G n’est pas encore déployée commercialement au Cameroun. Le ministère des Postes et Télécommunications a toutefois indiqué que le projet de cahier des charges encadrant l’établissement et l’exploitation des réseaux 5G devrait être finalisé en 2025.
Ce document définira notamment les conditions d’attribution des licences, les normes techniques alignées sur les standards internationaux du 3GPP, les obligations de couverture — y compris en zones rurales — ainsi que les exigences en matière de qualité de service et de gestion des impacts environnementaux liés aux ondes électromagnétiques.
En amont, un consultant a été recruté dès avril 2024 pour étudier les modalités d’accès au spectre, tandis que le Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences a déjà identifié, depuis 2022, des bandes adaptées à la 5G, notamment le segment 3,3-3,8 GHz. Dans ce contexte, MTN Cameroon, qui avait soumis une demande d’expérimentation à l’ART, se positionne comme un candidat sérieux pour un lancement rapide dès que le cadre réglementaire sera finalisé.
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