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Fer de Mbalam : le verdict du contentieux entre le Cameroun et Sundance Resources devant la CCI repoussé à fin 2026

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Fer de Mbalam : le verdict du contentieux entre le Cameroun et Sundance Resources devant la CCI repoussé à fin 2026
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(Investir au Cameroun) – Attendu une première fois pour la fin de l’année 2025, puis pour ce mois de mars 2026, le verdict dans le contentieux opposant l’État du Cameroun à la junior minière australienne Sundance Resources sur le projet de fer de Mbalam-Nabeba, à cheval entre le Cameroun et le Congo, est désormais reporté à la fin de l’année 2026. Selon de bonnes sources, ce report, décidé par la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris, saisie du litige depuis 2021, serait lié à l’ajout de nouveaux éléments au dossier côté camerounais.

Pour mémoire, Sundance reproche au Cameroun et au Congo de lui avoir retiré le développement du projet minier pour le confier à des partenaires chinois. Dans son mémoire de réclamation déposé devant la CCI en 2022, la société australienne réclame à l’État du Cameroun 3 401,6 milliards FCFA de dommages, soit 5,5 milliards de dollars au cours de l’époque.

Cette somme représente 36 fois l’estimation de 94 milliards FCFA correspondant, selon l’ancien ministre camerounais des Mines aujourd’hui décédé, aux dépenses engagées par l’entreprise durant la phase de recherche. Le défunt Gabriel Dodo Ndocké estimait en effet que le paiement de cette« dette »permettrait de mettre un terme à la procédure arbitrale. Mais la présidence de la République a écarté cette option, préférant laisser se poursuivre la procédure devant la CCI.

Un premier revers dans la procédure contre le Congo

En janvier 2026, la Cour internationale d’arbitrage de la CCI a débouté Sundance dans sa procédure dirigée contre le Congo, un élément perçu comme plutôt favorable à la position camerounaise dans ce dossier. Ce contentieux trouve son origine dans les difficultés rencontrées par la junior minière pour finaliser le développement du projet de Mbalam.

Malgré plusieurs prorogations de sa licence d’exploration accordées par l’État du Cameroun, Sundance n’est jamais parvenue à sécuriser les partenaires techniques et financiers nécessaires à la réalisation des infrastructures du projet. Il s’agissait notamment de la construction d’un chemin de fer de plus de 500 km entre Mbalam et Kribi, du développement de la mine et de la mise en place d’un terminal minéralier au port en eau profonde de Kribi. Les discussions engagées successivement avec China Gezhouba en 2015, Tidfore Heavy Equipment Group Ltd en 2018, puis AustSino à partir de 2018, se sont toutes soldées par des échecs.

40 millions de tonnes de minerai en ligne de mire

C’est dans ce contexte que, dès 2021, le Cameroun a décidé de se tourner vers AustSino Resources Group Ltd et Bestway Finance pour relancer le développement du projet. Une décision contestée par Sundance, qui affirme avoir été lésée par l’État du Cameroun, d’une part, et par le groupe chinois AustSino, d’autre part. Après l’échec de ses discussions avec la junior australienne, AustSino a en effet signé directement avec l’État du Cameroun, le 25 juin 2021 à Yaoundé, un contrat portant sur le volet ferroviaire.

Depuis le 17 août 2022, Cameroon Mining Company Sarl (CMC), liée à Bestway Finance, a obtenu le permis d’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba côté camerounais. Côté congolais, le projet est passé sous le contrôle de Sangha Mining, autre filiale de Bestway Finance.

Le projet minier de Mbalam-Nabeba prévoit la mise en valeur, en deux phases, des gisements de fer situés au Camerounet au Congo. Sundance Resources tablait, dans une première phase, sur une production annuelle de 40 millions de tonnes de minerai à enfournement direct sur 12 ans. La seconde phase devait prolonger la durée de vie de l’exploitation de plus de 15 ans, avec la production d’un concentré d’itabirite hématite à haute teneur.

BRM

Lire aussi:

27-01-2026 - Fer de Mbalam-Nabeba : Sundance Resources déboutée contre le Congo à la CCI, mais maintient sa pression sur le Cameroun

16-05-2022 – Fer de Mbalam : Paul Biya refuse de payer 94 milliards de FCFA à Sundance et choisit l’arbitrage

03-09-2025 - Litige autour du fer de Mbalam-Nabeba : le verdict de la plainte de Sundance contre le Cameroun attendu en décembre 2025

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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Simon Ngapandouetnbu en état de grâce : neuf arrêts et un nouveau clean sheet avec Montpellier !

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Simon Ngapandouetnbu a été l’un des grands artisans de la victoire de Montpellier face à Annecy (3-0), lors de la 11e journée de Ligue 2. […]

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