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à 41 ans, un parti au pouvoir… ou un système à bout de souffle ?

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à 41 ans, un parti au pouvoir… ou un système à bout de souffle ?
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Il y a des anniversaires qui appellent à la célébration. D’autres imposent un examen de conscience. Celui du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), né le 24 mars 1985 sous l’impulsion de Paul Biya, relève clairement de la seconde catégorie. En ce 24 mars 2026, le parti totalise 41 ans d’existence ; une longévité qui, loin d’être uniquement un motif de fierté, interroge profondément.

À Bamenda, il y a plus de quatre décennies, la transformation de l’Union nationale camerounaise en RDPC s’annonçait comme une refondation. Officiellement, il s’agissait de rassembler, de moderniser, d’ouvrir une nouvelle ère politique. Dans les faits, ce moment fondateur a surtout marqué la consolidation d’un pouvoir personnel, habillé des apparences d’un renouveau institutionnel. Le parti n’a pas été conçu comme un instrument de débat démocratique, mais comme un levier de contrôle.

Depuis, le temps a passé. Mais la logique, elle, n’a presque pas changé.

Le RDPC s’est progressivement confondu avec l’État. Il en a épousé les contours, capté les ressources, verrouillé les mécanismes. Cette fusion a produit un système où l’alternance n’est pas simplement improbable ; elle est structurellement empêchée. Les élections se succèdent, mais le résultat demeure inchangé. Le pluralisme existe sur le papier, mais dans la pratique, il se heurte à un mur.

Ce verrouillage a un coût. Et ce coût, ce sont les Camerounais qui le paient au quotidien.

Pendant que le parti célèbre sa longévité, les réalités sociales racontent une autre histoire : chômage endémique, services publics défaillants, infrastructures inachevées, insécurité persistante dans plusieurs régions. Le décalage entre le discours officiel (souvent grandiloquent, presque mystique) et la vie réelle est devenu abyssal. Le pouvoir parle d’unité et de stabilité ; les citoyens, eux, parlent de survie.

Plus grave encore, la gestion du pouvoir s’est accompagnée d’une restriction progressive de l’espace démocratique. Ceux qui contestent sont marginalisés, intimidés, parfois emprisonnés ou contraints à l’exil. L’opposition n’est pas combattue sur le terrain des idées, mais neutralisée par des mécanismes politiques et administratifs. Ce climat a étouffé l’innovation politique et appauvri le débat public.

Au cœur de ce système se trouve une figure : Paul Biya. À 93 ans, il demeure le centre de gravité absolu du pouvoir. Depuis son accession à la présidence, il a su adapter les règles du jeu à sa longévité politique, modifiant les textes, redéfinissant les équilibres institutionnels, toujours dans le sens d’un maintien au sommet. La question de la transmission, pourtant cruciale, reste taboue.

Ce refus de passer la main n’est pas neutre. Il fige le système, bloque les ambitions, empêche l’émergence d’une nouvelle génération politique capable de porter des réponses aux défis actuels. Il installe le pays dans une attente indéfinie, où l’avenir dépend d’un homme plutôt que d’institutions solides.

Le RDPC, aujourd’hui, donne l’image d’un appareil usé, replié sur lui-même, davantage préoccupé par sa survie que par le bien-être collectif. Sa longévité, souvent présentée comme une preuve de stabilité, ressemble de plus en plus à une inertie. Et cette inertie est devenue un frein.

Il ne s’agit plus seulement de critiquer un parti. Il s’agit de poser une question fondamentale : combien de temps un système politique peut-il durer lorsqu’il cesse de répondre aux aspirations de son peuple ?

L’histoire montre que nul pouvoir n’est éternel. Mais certains, à force de s’accrocher, laissent derrière eux des sociétés fragilisées, des institutions affaiblies, et une défiance durable.

À 41 ans, le RDPC devrait être à l’âge de la maturité. Il donne plutôt le sentiment d’un cycle à bout de souffle. Et face à cela, une évidence s’impose : un pays ne peut pas avancer durablement lorsque son avenir reste prisonnier de son passé.

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le chef de la majorité démocrate au Sénat réclame la fin de la guerre avec Iran

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le chef de la majorité démocrate au Sénat réclame la fin de la guerre avec Iran
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Le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a annoncé mercredi que « nous allons mettre fin à la guerre » avec l’Iran, et que cette décision bénéficiera du soutien de certains sénateurs républicains.

« Nous allons mettre fin à la guerre. Certains républicains se sont déjà joints à nous pour y parvenir, et les Pères fondateurs avaient prévu le pouvoir budgétaire comme l’un des moyens de dissuader un président de faire la guerre sans le consentement du peuple américain », a déclaré M. Schumer lors d’une conférence de presse au siège du Comité de campagne sénatoriale démocrate à Washington, D.C.

Les propos de M. Schumer ont été tenus quelques heures après le scrutin des élections de mi-mandat, alors que les démocrates devraient, selon les projections des résultats, reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès.

Le président Donald Trump a reconnu mardi soir auprès du quotidien américain Wall Street Journal (WSJ) que la guerre avec l’Iran était sans doute en partie responsable des défaites électorales subies par les candidats républicains lors des élections de mi-mandat. M. Trump a toutefois affirmé qu’il ne regrettait pas d’avoir lancé cette guerre plus tôt dans l’année.

« L’Iran en faisait partie », a dit M. Trump lors d’un entretien téléphonique avec le WSJ, lorsque ce dernier lui a demandé si la guerre avait contribué aux mauvais résultats des républicains aux élections.

En juin, quatre sénateurs républicains avaient voté aux côtés des démocrates en faveur d’une résolution sur les pouvoirs de guerre enjoignant à M. Trump de retirer les troupes américaines des hostilités contre l’Iran, qui avaient été engagées sans l’aval formel du Congrès.

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Socfinaf : le Cameroun génère 33,5 % du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2026

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Socfinaf : le Cameroun génère 33,5 % du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2026
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(Investir au Cameroun) – Les activités camerounaises de Socfinaf ont généré un chiffre d’affaires de 116,12 millions d’euros, soit environ 76,17 milliards de FCFA, au premier semestre 2026. Ce montant représente 33,5 % des revenus consolidés du groupe agro-industriel luxembourgeois, contre 31,3 % sur la même période en 2025. Selon les comptes semestriels examinés par son conseil d’administration le 22 septembre 2026, le Cameroun demeure ainsi son premier pays d’implantation en termes de chiffre d’affaires, devant la Côte d’Ivoire et le Nigeria.

Cette progression du poids relatif du Cameroun intervient pourtant dans un contexte de recul des ventes locales. Le chiffre d’affaires du segment camerounais est passé de 120,26 millions d’euros au premier semestre 2025 à 116,12 millions un an plus tard, soit une baisse de 3,4 %. Cette contraction reste inférieure à celle de l’ensemble du groupe, dont les revenus ont diminué de 9,9 %, à 346,73 millions d’euros. L’écart explique l’augmentation de 2,2 points de la contribution camerounaise au chiffre d’affaires consolidé.

Dans le détail, Socapalm affiche un chiffre d’affaires de 97,47 millions d’euros, soit environ 63,93 milliards de FCFA, quasiment stable par rapport au premier semestre 2025. Safacam enregistre pour sa part 24,02 millions d’euros, soit environ 15,76 milliards de FCFA, en baisse de 10,6 % sur un an. Ces données, présentées individuellement dans les comptes sociaux de Socfinaf, totalisent 121,49 millions d’euros. Elles diffèrent du chiffre d’affaires de 116,12 millions retenu pour le Cameroun dans les comptes consolidés, après application du périmètre comptable correspondant.

La première place du Cameroun dans les ventes du groupe ressort également de la comparaison avec les autres implantations africaines. La Côte d’Ivoire, où Socfinaf exploite les filiales SOGB et SCC, affiche un chiffre d’affaires consolidé de 80,95 millions d’euros sur la période. Le Nigeria suit avec 77,99 millions d’euros, réalisés par Okomu. Le Libéria, la Sierra Leone et le Ghana enregistrent respectivement 26,16 millions, 21,51 millions et 18,47 millions d’euros.

Le poids du Cameroun se retrouve également dans les résultats d’exploitation. Le résultat opérationnel des activités camerounaises atteint 33,21 millions d’euros, soit environ 21,79 milliards de FCFA, contre 40,50 millions d’euros un an auparavant. Malgré cette baisse de 18 %, le Cameroun représente 36,3 % du résultat opérationnel consolidé de Socfinaf, contre 29,9 % au premier semestre 2025. Il occupe le deuxième rang des implantations du groupe sur cet indicateur, derrière le Nigeria.

À l’échelle consolidée, le résultat opérationnel de Socfinaf a reculé de 32,3 %, à 91,6 millions d’euros, tandis que le bénéfice net attribuable aux actionnaires de la société mère est passé de 49,9 à 43,4 millions d’euros. Le groupe explique principalement la contraction de son chiffre d’affaires par la baisse des prix de vente, dont l’incidence négative est évaluée à 36 millions d’euros, dont 19,8 millions pour l’huile de palme et 16,1 millions pour le caoutchouc. Les comptes publiés ne permettent toutefois pas d’isoler précisément l’effet de ces variations de prix sur les seules activités camerounaises.

Amina Malloum

Lire aussi :

23-10-2026 – Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun

15-10-2026 – Safacam : le bénéfice net pourrait tomber de 3,2 à 1,3 milliard FCFA en 2026, malgré des ventes en hausse

16-07-2025 – Bvmac : Safacam verse 442,1 millions FCFA de dividendes à ses actionnaires pour l’exercice 2024

11-06-2026 – Litige foncier Apouh-Socapalm : l’affaire renvoyée au 2 juillet, les riverains réclament la rétrocession de près de 200 ha

28-04-2026 – BVMAC : Safacam annonce 2,73 milliards FCFA de dividende, soit 2 200 FCFA par action pour 2025

17-08-2016 – Socapalm et Safacam enregistrent une «légère hausse» de la production d’huile de palme et de caoutchouc au 1er trimestre 2016

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CAF Awards 2026 : Christian Kofane parmi les meilleurs jeunes talents africains de l’année

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Le football camerounais pourrait une nouvelle fois être à l’honneur sur la scène continentale. Christian Kofane figure parmi les nominés dans la catégorie du meilleur […]

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