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« le pouvoir en place ne cherche pas à se réinventer, mais à se reproduire »

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« le pouvoir en place ne cherche pas à se réinventer, mais à se reproduire »
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Dans son éditorial de ce lundi 23 mars 2026, le directeur de publication du journal Le Jour, surfe sur le projet d’un vice-président de la République, qui aidera l’actuel chef de l’Etat élu dans l’exercice de ses fonctions.

Lire ici son éditorial :

A propos d’un Vice-président de la République.

La question de la succession de Paul Biya n’est pas seulement une affaire de personnes ; elle est le révélateur d’un système politique arrivé au bout de sa logique. À mesure que l’échéance se rapproche, une évidence s’impose : le pouvoir en place ne cherche pas à se réinventer, mais à se reproduire.

Comme une mue silencieuse, l’objectif semble être de changer de visage sans altérer la nature profonde de l’État. Dans cette perspective, la figure sur laquelle se portera le choix sera comme une personnalité rassurante pour les cercles dirigeants : continuité, loyauté, prévisibilité.

Mais l’histoire enseigne que les transitions verrouillées ne se déroulent pas toujours comme prévu. Au Cameroun on en a déjà fait l’expérience, et c’est toujours une fenêtre de turbulences.

Derrière cette volonté de continuité se cache une peur diffuse : celle de l’ouverture, de la remise en cause, voire de la reddition des comptes. Le poids du passif, accumulé au fil des décennies, pousse les « caciques » à privilégier un héritier issu du sérail, capable de garantir à la fois leur sécurité et la pérennité des pratiques. Le pouvoir n’est plus envisagé comme un mandat, mais comme une protection.

Pourtant, cette stratégie semble de plus en plus déconnectée des réalités du Cameroun contemporain. Le pays de 2026 n’est plus celui des premières décennies post-indépendance. Avec une population estimée à plus de 35 millions d’habitants, dont une majorité de jeunes connectés au monde, informés et exigeants, le maintien d’un système fondé sur l’exclusion et la captation des ressources apparaît non seulement anachronique, mais potentiellement explosif. Ce qui pouvait fonctionner dans un contexte de faible pression démographique et d’accès limité à l’information ne tient plus face aux aspirations d’une jeunesse qui refuse d’être reléguée à la marge.

Même si on le sait : les » années Biya » ont contribué à façonner une masse informe d’habitants, habités par une seule hantise : la survie. Une espèce de citoyen-zombie, d’imbécile heureux dont le bonheur culmine en soirée, lorsqu’il a mangé du poisson (congelé) braisé et ingurgité de la bière. Ce type de personnage peut être complexe et versatile, selon les situations…

Le véritable enjeu n’est donc pas la « forme » de la succession, ni même le profil du successeur, mais bien la « nature » de l’État camerounais. Tant que celui-ci restera structuré autour de la distribution de prébendes et du maintien d’un ordre public conçu comme une fin en soi, aucune réforme substantielle ne pourra émerger. Le problème est systémique. Et croire qu’un acteur façonné par ce système puisse en être le réformateur relève au mieux de l’illusion, au pire de la stratégie dilatoire.

On le dit, ad nauseam : le Cameroun dispose d’atouts considérables. Mais qu’advient-t-il des ressources naturelles abondantes, de cette diversité culturelle vibrante et de ce potentiel humain que toute l’Afrique nous envie ? Il est ulcérant de constater que ces forces restent entravées par un cadre politique qui bride les initiatives, décourage l’innovation, pire, vampirise le peu de ressources disponibles et pousse une partie de ses talents à l’exil. La diaspora devient alors le symbole d’une énergie nationale qui se déploie ailleurs faute d’espace pour s’exprimer chez elle.

À l’heure du choix, le pays se trouve à la croisée des chemins. Soit il s’engage dans une véritable refondation, en rompant avec les logiques héritées de l’après-indépendance, soit il prolonge un modèle à bout de souffle, au risque d’hypothéquer encore plusieurs décennies de développement. La succession de Paul Biya ne doit pas être une simple transition ; elle doit être une transformation. Faute de quoi, la mue annoncée ne sera qu’un trompe-l’œil, et la vipère, elle, restera intacte.

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le chef de la majorité démocrate au Sénat réclame la fin de la guerre avec Iran

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le chef de la majorité démocrate au Sénat réclame la fin de la guerre avec Iran
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Le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a annoncé mercredi que « nous allons mettre fin à la guerre » avec l’Iran, et que cette décision bénéficiera du soutien de certains sénateurs républicains.

« Nous allons mettre fin à la guerre. Certains républicains se sont déjà joints à nous pour y parvenir, et les Pères fondateurs avaient prévu le pouvoir budgétaire comme l’un des moyens de dissuader un président de faire la guerre sans le consentement du peuple américain », a déclaré M. Schumer lors d’une conférence de presse au siège du Comité de campagne sénatoriale démocrate à Washington, D.C.

Les propos de M. Schumer ont été tenus quelques heures après le scrutin des élections de mi-mandat, alors que les démocrates devraient, selon les projections des résultats, reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès.

Le président Donald Trump a reconnu mardi soir auprès du quotidien américain Wall Street Journal (WSJ) que la guerre avec l’Iran était sans doute en partie responsable des défaites électorales subies par les candidats républicains lors des élections de mi-mandat. M. Trump a toutefois affirmé qu’il ne regrettait pas d’avoir lancé cette guerre plus tôt dans l’année.

« L’Iran en faisait partie », a dit M. Trump lors d’un entretien téléphonique avec le WSJ, lorsque ce dernier lui a demandé si la guerre avait contribué aux mauvais résultats des républicains aux élections.

En juin, quatre sénateurs républicains avaient voté aux côtés des démocrates en faveur d’une résolution sur les pouvoirs de guerre enjoignant à M. Trump de retirer les troupes américaines des hostilités contre l’Iran, qui avaient été engagées sans l’aval formel du Congrès.

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Socfinaf : le Cameroun génère 33,5 % du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2026

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Socfinaf : le Cameroun génère 33,5 % du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2026
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(Investir au Cameroun) – Les activités camerounaises de Socfinaf ont généré un chiffre d’affaires de 116,12 millions d’euros, soit environ 76,17 milliards de FCFA, au premier semestre 2026. Ce montant représente 33,5 % des revenus consolidés du groupe agro-industriel luxembourgeois, contre 31,3 % sur la même période en 2025. Selon les comptes semestriels examinés par son conseil d’administration le 22 septembre 2026, le Cameroun demeure ainsi son premier pays d’implantation en termes de chiffre d’affaires, devant la Côte d’Ivoire et le Nigeria.

Cette progression du poids relatif du Cameroun intervient pourtant dans un contexte de recul des ventes locales. Le chiffre d’affaires du segment camerounais est passé de 120,26 millions d’euros au premier semestre 2025 à 116,12 millions un an plus tard, soit une baisse de 3,4 %. Cette contraction reste inférieure à celle de l’ensemble du groupe, dont les revenus ont diminué de 9,9 %, à 346,73 millions d’euros. L’écart explique l’augmentation de 2,2 points de la contribution camerounaise au chiffre d’affaires consolidé.

Dans le détail, Socapalm affiche un chiffre d’affaires de 97,47 millions d’euros, soit environ 63,93 milliards de FCFA, quasiment stable par rapport au premier semestre 2025. Safacam enregistre pour sa part 24,02 millions d’euros, soit environ 15,76 milliards de FCFA, en baisse de 10,6 % sur un an. Ces données, présentées individuellement dans les comptes sociaux de Socfinaf, totalisent 121,49 millions d’euros. Elles diffèrent du chiffre d’affaires de 116,12 millions retenu pour le Cameroun dans les comptes consolidés, après application du périmètre comptable correspondant.

La première place du Cameroun dans les ventes du groupe ressort également de la comparaison avec les autres implantations africaines. La Côte d’Ivoire, où Socfinaf exploite les filiales SOGB et SCC, affiche un chiffre d’affaires consolidé de 80,95 millions d’euros sur la période. Le Nigeria suit avec 77,99 millions d’euros, réalisés par Okomu. Le Libéria, la Sierra Leone et le Ghana enregistrent respectivement 26,16 millions, 21,51 millions et 18,47 millions d’euros.

Le poids du Cameroun se retrouve également dans les résultats d’exploitation. Le résultat opérationnel des activités camerounaises atteint 33,21 millions d’euros, soit environ 21,79 milliards de FCFA, contre 40,50 millions d’euros un an auparavant. Malgré cette baisse de 18 %, le Cameroun représente 36,3 % du résultat opérationnel consolidé de Socfinaf, contre 29,9 % au premier semestre 2025. Il occupe le deuxième rang des implantations du groupe sur cet indicateur, derrière le Nigeria.

À l’échelle consolidée, le résultat opérationnel de Socfinaf a reculé de 32,3 %, à 91,6 millions d’euros, tandis que le bénéfice net attribuable aux actionnaires de la société mère est passé de 49,9 à 43,4 millions d’euros. Le groupe explique principalement la contraction de son chiffre d’affaires par la baisse des prix de vente, dont l’incidence négative est évaluée à 36 millions d’euros, dont 19,8 millions pour l’huile de palme et 16,1 millions pour le caoutchouc. Les comptes publiés ne permettent toutefois pas d’isoler précisément l’effet de ces variations de prix sur les seules activités camerounaises.

Amina Malloum

Lire aussi :

23-10-2026 – Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun

15-10-2026 – Safacam : le bénéfice net pourrait tomber de 3,2 à 1,3 milliard FCFA en 2026, malgré des ventes en hausse

16-07-2025 – Bvmac : Safacam verse 442,1 millions FCFA de dividendes à ses actionnaires pour l’exercice 2024

11-06-2026 – Litige foncier Apouh-Socapalm : l’affaire renvoyée au 2 juillet, les riverains réclament la rétrocession de près de 200 ha

28-04-2026 – BVMAC : Safacam annonce 2,73 milliards FCFA de dividende, soit 2 200 FCFA par action pour 2025

17-08-2016 – Socapalm et Safacam enregistrent une «légère hausse» de la production d’huile de palme et de caoutchouc au 1er trimestre 2016

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CAF Awards 2026 : Christian Kofane parmi les meilleurs jeunes talents africains de l’année

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Le football camerounais pourrait une nouvelle fois être à l’honneur sur la scène continentale. Christian Kofane figure parmi les nominés dans la catégorie du meilleur […]

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