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La Fondation Orange inaugure sa 23ème « Maison Digitale » à Okola

Communion des cœurs et liesse populaire étaient au rendez-vous dette cérémonie à laquelle assistait tout ce qu’Okola compte d’élites, sous la présidence de M. Aboubakar Moussa, Sous-Préfet d’Okola. Le rendez-vous de ce jour marquait un point important dans la vie des femmes de cette localité qui, réunies au sein de l’association des Femmes Mvog Namnye Onandoua Sud présidée par Mme Virginie Edoa, ont emprunté le train de l’émergence par le numérique dans le but de participer plus activement à l’essor économique de leur arrondissement et par extension, du Cameroun.
La délégation conduite par M. Freddy Oyono, Directeur des Affaires Institutionnelles et RSE d’Orange Cameroun, par sa taille, confirmait l’importance du partenariat avec cette association et la place de la femme dans la stratégie de développement du numérique chere à l’opérateur. Présentant la réalisation de la Fondation Orange au parterre de personnalités présentes, M. Oyono précisera qu’« il s’agit ici aujourd’hui de confirmer l’engagement d’Orange Cameroun et sa Fondation à former des femmes fortes qui de par leur résilience ont transformé barrières et soucis de la vie en carburant pour pouvoir aller de l’avant. Jadis indexées comme vulnérables, sans qualification et sans emploi, elles nous ont témoigné leur envie d’exceller, nous y avons répondu positivement. Les Maisons Digitales partout où elles sont installées, sont de véritables tremplins vers l’autonomie économique. Pour certaines femmes, ce programme permet d’acquérir des compétences en informatique de base et de trouver ensuite un emploi salarié. Pour d’autres, il constitue un levier pour développer des activités génératrices de revenus, créer des microentreprises et contribuer durablement au bienêtre de leurs familles ».
Pour Mme Virginie Edoa, Présidente de l’association des Mvog Namnye Onandoua Sud et par ailleurs, Présidente de la Fondation pour l’Environnement et le Développement au Cameroun (FEDEC), « Grâce à cette Maison Digitale et les technologies dont elle est porteuse, les groupes d’intérêt comme les associations de femmes qui vont l’animer n’auront plus rien à envier à leurs sœurs des autres localités. Elle est la manifestation concrète d’un partenariat public–privé efficace, au service des populations.
Chacun apporte ce qu’il sait faire de mieux, dans un esprit de complémentarité, pour atteindre un but commun : assister des Camerounaises en situation de précarité afin qu’elles deviennent autonomes et actrices de leur propre développement. Ce lieu sera un carrefour d’échanges dans plusieurs domaines et cela est d’autant bénéfique qu’il est aujourd’hui nécessaire dans notre pays, de développer les capacités de chacun par l’enseignement et la formation pour exploiter les merveilles du numérique garantissant une ouverture sur le monde». Initié par la Fondation Orange au Cameroun, le programme « Maisons Digitales », déployé en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille à travers ses Centres de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF), est un outil qui se veut inclusif avec la participation d’associations locales de femmes, principales bénéficiaires de cette initiative.
Concernant Okola, ce sont des milliers de femmes qui auront droit aux cours qui y seront dispensés, soutenus par des modules axés sur la promotion de l’inclusion économique des femmes du Cameroun en initiant celles qui en auront besoin, à l’outil informatique et/ou en les familiarisant avec les outils numériques et les logiciels de base. Au terme du temps fixé pour leurs formations, la bureautique, la gestion financière par le biais des logiciels et applications adaptés et les TIC n’auront plus de secret pour les pensionnaires de la « Maison Digitale Orange » qui, à l’instar de celles des 22 précédentes, seront dotées d’outils et connaissances nécessaires au démarrage et/ou au développement d’activités génératrices de revenus.
La « Maison Digitale Orange » d’Okola, logée dans l’enceinte de la « Maison de la Femme Artisanale » sera ouverte aux associations et réseaux des femmes inscrites au programme, qui joueront un rôle d’encadrement essentiellement axé sur le suivi et l’évaluation de ce dernier. Il leur sera octroyé à chacune une subvention pour l’organisation de sessions de formations des formateurs, dont les missions principales seront d’assurer des formations basiques en gestion financière à l’attention des femmes et jeunes filles exerçant des activités génératrices de revenus. Ces structures d’accompagnement s’assureront de l’appropriation véritable des outils et formations dispensées à leurs apprenantes de même qu’elles se chargeront d’assurer le suivi sur le terrain de l’implémentation des contenus des formations et du développement des projets présentés des bénéficiaires.
Procédant à la coupure du ruban symbolique marquant le démarrage des activités de la « Maison Digitale d’Okola », M, Aboubakar Moussa, Sous-Préfet de cet arrondissement s’est dit « réjoui d’une telle initiative, source d’inspiration et de motivations pour les femmes et filles de la localité. » il a par ailleurs souligné « qu’ il convient de saluer à juste titre l’action conjointe de la Fondation Orange Cameroun et de l’association des femmes Mvog Namnyen Onandoua Sud qui ont consentis de lourds investissements pour connecter Okola à ce vaste programme ». Il en appellera à la conscience des bénéficiaires ainsi qu’au sens de responsabilité de tous car « il s’agit là d’un bien précieux qui devrait servir aux générations actuelles et futures ».
Les femmes d’Okola désormais bien installées dans le train de la transformation numérique, savent pouvoir compter sur l’accompagnement des pouvoirs publics et du partenaire de référence en la matière qu’est Orange qui, à travers sa fondation, se distingue en apportant des solutions qui font bouger les lignes sur les plans économique, sociétal et culturel. L’engagement et la détermination de cette entreprise citoyenne dont les actions s’inscrivent en droite ligne de la politique sociale prônée par Monsieur le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, dont l’objet fondamental est l’amélioration des conditions de vie des populations camerounaises sont à encourager».
L’action de la Fondation Orange certes motivée en priorité par le désir de contribuer à faire reculer la fracture numérique, confirme qu’un accent particulier est mis sur l’approche genre qui passe par la reconnaissance de la parité hommes/femmes. Pour lutter contre l’exclusion et pour l’insertion de femmes et des jeunes filles en particulier, les programmes qui y seront dispensés accordent une place particulière à leur formation dans le but de leur autonomisation en leur facilitant l’accès à des modules et outils qui leur ouvriront les portes de l’entrepreneuriat de base adossé au numérique. Telle est la mission du programme « Maison digitale » initiée par la Fondation Orange Cameroun depuis 2015.
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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.
Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.
DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS
Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.
Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.
Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.
Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.
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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.
Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.
L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.
Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».
Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.
Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.
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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.
Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.
« République en pilotage automatique »
Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».
Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…
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