Connect with us

Actualités locales

A l’initiative du FMI, Idriss Linge et Aboudi Ottou renforcent les capacités des journalistes économiques en RDC

Published

on

A l’initiative du FMI, Idriss Linge et Aboudi Ottou renforcent les capacités des journalistes économiques en RDC
Spread the love

(Investir au Cameroun) – En partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI), l’Agence Ecofin et son titre congolais Bankable, ont dispensé à Kinshasa, à travers son programme Ecofin Academy, une session de formation de haut niveau destinée aux journalistes économiques. Cette initiative visait à renforcer durablement la qualité de l’information économique en République démocratique du Congo (RDC).

Réunissant quinze journalistes issus de plusieurs médias nationaux, cette formation s’est tenue du 17 au 19 mars 2026 au siège du FMI à Kinshasa. Pendant trois jours, sous la coanimation d’Idriss Linge, directeur d’Ecofin Academy, et d’Aboudi Ottou, chef de bureau de l’Agence Ecofin en RDC et rédacteur en chef de Bankable, les participants ont approfondi les fondamentaux de la macroéconomie, les mécanismes des politiques budgétaires et monétaires, le rôle du FMI, ainsi que l’usage de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information économique.

2 DSC56461

À travers cette initiative, l’Agence Ecofin réaffirme son engagement en faveur du développement d’un journalisme économique exigeant, accessible et utile, au service d’une meilleure compréhension des dynamiques économiques en RDC et en Afrique.

Pour Réné Tapsoba, représentant résident du FMI en RDC, «cette formation s’inscrit dans une démarche visant à garantir que les messages clés liés aux politiques économiques soient correctement relayés auprès de la population. À l’ère de la digitalisation et des réseaux sociaux, où circulent de nombreuses informations parfois mal analysées, il est crucial de disposer de journalistes capables de s’appuyer sur des sources fiables, de comprendre les enjeux et de les expliquer de manière accessible. Cela représente un atout majeur pour le FMI. »

3 DSC56411

«Avec Ecofin Academy, nous voulons investir davantage dans les compétences des journalistes, en particulier des journalistes africains francophones, qui sont souvent désavantagés dans l’accès à certains financements de formation. Nous nous réjouissons donc de cette collaboration avec le FMI qui mesure l’importance de renforcer les capacités de ceux qui diffusent l’information. » a déclaré Idriss Linge, directeur d’Ecofin Academy.

4 DSC56831

Parmi les participants, Jérôme Sekana, journaliste à l’Agence Galaxie Médias, a estimé que «les exemples abordés reflètent la réalité économique du pays. Cette formation démontre toute son utilité pour renforcer les capacités des journalistes économiques. Les intervenants sont d’un très bon niveau et j’espère que ce type d’initiative se poursuivra afin de former un véritable noyau d’analystes capables de décrypter l’actualité économique de la RDC»

5 DSC55961

Quant à Myriam Iragi, journaliste à Top Congo FM, elle a déclaré : «J’ai appris beaucoup de choses sur des concepts que j’utilisais parfois sans en maîtriser pleinement le sens. Cette formation m’offre des bases solides pour améliorer la qualité de mes analyses et proposer des contenus plus approfondis au public.»

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Qualification de la Colombe du Sud : François Bille rend hommage aux ancêtres

Published

on

Spread the love

La Colombe du Sud a validé son billet pour le deuxième tour de la Ligue des champions de la CAF au terme d’une rencontre particulièrement […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

Published

on

Spread the love

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

Published

on

« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
Spread the love

Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici