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Bange Bank entend poursuivre son expansion au Cameroun en 2026

Elle est devenue un acteur majeur dans l’univers bancaire au Cameroun. Avec déjà neuf agences déjà opérationnelles, dont trois à Douala, trois à Yaoundé et une dans chacune des localités de Kribi, Sangmélima et Kye-Ossi, dans la région du Sud. Mais, la banque publique équato-guinéenne n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Sa filiale locale, Bange Bank Cameroun, prévoit d’ouvrir six nouvelles agences dans le cadre de l’exécution de son cahier de charges 2026. Soit, deux nouvelles agences à Douala (Littoral), une à Yaoundé (Centre), une à Bafoussam (Ouest) et une à Garoua (Nord).
Pour Angelica Monayong Esono, directrice commerciale adjointe de Bange Bank Cameroun, l’objectif est de porter le réseau à 15 agences dans le pays d’ici 2027. À travers cette expansion, la banque veut renforcer sa présence sur le marché camerounais, où elle a démarré ses activités en 2021. Selon Bange Bank, cet ancrage doit lui permettre de consolider sa visibilité et de capter une clientèle plus diversifiée.
Consolider sa croissance commerciale
Après des pertes cumulées de 10,2 milliards FCFA en 2022 et 2023, l’établissement financier affirme avoir renoué avec des résultats positifs en 2024. D’après les données du marché bancaire, son bilan a progressé de 58,6 % sur un an, pour atteindre 67,2 milliards FCFA. Selon Angelica Monayong Esono, cette performance découle d’une stratégie fondée sur l’inclusion financière, la proximité avec les entrepreneurs et une lecture fine des besoins du tissu économique. En ciblant des projets créateurs de valeur et d’emplois, la banque cherche à se positionner comme un partenaire des PME, segment présenté comme central pour le développement économique.
Dépôts en forte hausse, crédit PME en nette progression
Les dépôts ont atteint 37,8 milliards FCFA en 2024, en hausse de 116 % par rapport à l’année précédente. La banque indique toutefois que l’essentiel de ces ressources provient de comptes à vue, ce qui traduit une dépendance à des financements plus volatils. Sur le crédit, Bange Bank affiche un encours de 53,5 milliards FCFA en 2024, soit près de 0,88 % du marché. Classée 14e sur ce segment, elle revendique un taux de transformation des dépôts en crédits de 93,5 %, l’un des plus élevés du secteur, ce qui traduit une forte mobilisation des ressources collectées.
La progression est particulièrement visible sur le financement des PME. Entre 2023 et 2024, les crédits accordés aux petites et moyennes entreprises locales sont passés de 1,6 milliard FCFA à 6,6 milliards FCFA, soit une hausse de 99,91 %. Cette dynamique lui a valu le « Prix de la banque ayant le plus accompagné les PME », décerné le 26 février 2026 à Douala par L’Economie Media Group.
Une ambition affirmée
La vision de BANGE, rappelle-t-on, est de devenir le groupe bancaire de référence de la sous-région CEMAC à moyen terme, et à vocation internationale de long terme. Ce, en apportant des solutions financières génératrices de valeur ajoutée pour ses clients, dans un environnement de professionnalisme et de talent maximum de ses collaborateurs, d’un engagement en faveur de l’innovation technologique et de la diversification de ses produits. L’atteinte de cet objectif ambitieux, explique-t-on, implique un nouveau style de comportement pour l’ensemble des personnes qui forment le Groupe. C’est ici où réside la force de Banque Nationale de Guinée-Équatoriale et son plus grand avantage compétitif pour construire le futur, vante-t-on.
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Carte biométrique : 3048 jeunes ont bénéficié de 57 914 services à coût réduit et gratuitement

Le 21 avril 2026 à Yaoundé, au Centre multifonctionnel de promotion des jeunes de référence de Yaoundé, le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans le déploiement de ce dispositif, avec la signature de trois accords de partenariat supplémentaires. Pilotée par l’Observatoire national de la jeunesse, cette extension cible des secteurs à fort potentiel d’employabilité, notamment l’agriculture, les sciences appliquées et la conduite d’engins lourds. Le réseau opérationnel atteint désormais près de 300 prestataires agréés.
L’architecture du dispositif repose sur un portefeuille d’environ 30 000 services accessibles aux détenteurs de la carte. L’offre agrège formations techniques, prestations subventionnées, stages académiques et professionnels, ainsi que des opportunités d’insertion directe. L’objectif est explicite : réduire les coûts d’accès aux compétences et fluidifier la transition vers l’emploi.
Sur le terrain, les premiers retours d’expérience confirment des effets d’entraînement, bien que circonscrits. Étudiant en master à l’université de Yaoundé I, Francis Zakari Abega évoque un accès facilité à une formation agricole, ouvrant des perspectives d’activité et de financement. D’autres bénéficiaires, à l’instar de Linda Menkoa, mettent en avant des bourses de formation ayant accéléré leur insertion professionnelle. Selon le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, plus de 3 000 cartes ont été distribuées dans les Centres multifonctionnels de promotion des jeunes, pour un volume de près de 58 000 services fournis à coût réduit ou gratuitement. Ces structures jouent un rôle nodal, en intégrant des unités de proximité et des incubateurs, tout en constituant des points d’ancrage administratifs pour les jeunes.
Au-delà de sa fonction initiale d’identification, la carte évolue vers un outil de gouvernance économique. Elle conditionne désormais l’accès à certains financements publics, notamment à travers des mécanismes de garantie dédiés aux jeunes porteurs de projets. Sa version de seconde génération, développée en partenariat avec des institutions financières, intègre une fonctionnalité de porte-monnaie électronique, permettant de sécuriser et tracer les flux d’aide publique. Cette mutation traduit une volonté d’encadrer plus finement l’allocation des ressources et de limiter les asymétries d’information.
Cependant, l’efficacité opérationnelle du dispositif reste entravée par plusieurs contraintes structurelles. L’enrôlement constitue le principal point de friction. Malgré le déploiement d’unités mobiles, l’accès à la carte demeure complexe pour une partie des jeunes, en particulier dans les zones à faible connectivité. Les procédures de pré-enrôlement en ligne, combinées aux exigences administratives, génèrent des coûts d’accès implicites qui limitent l’inclusion.
Par ailleurs, le déficit d’information réduit la portée du programme. Une proportion significative de la cible ignore encore les usages concrets de la carte ainsi que l’étendue du réseau de partenaires. Cette opacité informationnelle affaiblit l’attractivité du dispositif et freine sa diffusion. En l’absence d’un écosystème lisible et accessible, la carte peine à atteindre un effet de masse critique.
Dans ces conditions, la carte jeune biométrique illustre une politique publique en phase d’expansion, mais encore marquée par des déséquilibres d’exécution. Entre consolidation institutionnelle et contraintes de terrain, le dispositif révèle les limites d’une stratégie d’insertion qui, pour atteindre son plein rendement, devra lever les barrières d’accès, renforcer la diffusion de l’information et stabiliser son réseau opérationnel.
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Réserves de change: Les pays de la CEMAC de plus en plus dépendants des réserves du Cameroun

Selon un rapport de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur le contrôle du Compte d’opérations arrêté au 31 décembre 2025, la structure des réserves extérieures de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) connaît une évolution marquée. Les données compilées par les cabinets Grant Thornton et Forvis Mazars montrent que le Cameroun détient à lui seul 1 274,7 milliards de FCFA d’avoirs en devises hors Compte d’opérations, sur un total régional de 1 954,7 milliards, soit plus de 65 %.
Dans le même temps, plusieurs économies de la zone enregistrent des replis significatifs. La Guinée équatoriale voit ses réserves fortement diminuer, tandis que le Gabon affiche désormais une position négative. Le Compte d’opérations constitue le cœur du dispositif monétaire de la zone.
Concrètement, il s’agit d’un compte ouvert au nom de la BEAC auprès du Trésor français, sur lequel les États membres déposent une partie de leurs réserves en devises, principalement en euros et en dollars. Ces réserves correspondent aux monnaies étrangères utilisées pour financer les importations, honorer la dette extérieure ou stabiliser la monnaie.
Leur centralisation permet de garantir la convertibilité du franc CFA en euro, c’est-à-dire la capacité d’échanger la monnaie locale contre une devise internationale. Dans ce dispositif, deux compartiments coexistent.
Le Compte d’opérations centralise l’essentiel des réserves, tandis que le Compte spécial de nivellement sert à ajuster les déséquilibres de liquidité à court terme entre les États. Or, selon le rapport, les revenus générés par ces placements se sont fortement contractés en 2025. Les intérêts créditeurs cumulés atteignent 110,6 milliards de FCFA, contre 190,9 milliards en 2024, soit une baisse de 42 %.
Ces intérêts correspondent à la rémunération des réserves déposées. Plus les taux d’intérêt internationaux sont élevés, plus ces dépôts rapportent. Le document précise que « les moyennes arithmétiques des taux de la facilité de prêt marginal […] et du taux de refinancement […] ont été respectivement de 2,66 % et 2,41 % » en 2025.
Dans le cas de la CEMAC, ces taux servent de base pour rémunérer les dépôts logés sur le Compte d’opérations. Parallèlement, les volumes placés diminuent. Les disponibilités du Compte d’opérations passent de 4 768,5 milliards de FCFA au quatrième trimestre 2024 à 3 664,7 milliards fin 2025.
Autrement dit, non seulement les placements rapportent moins, mais les montants placés eux-mêmes reculent, ce qui traduit soit une mobilisation accrue des réserves par les États, soit une moindre capacité à en accumuler.
LE CAMEROUN, PIVOT D’UN SYSTÈME DÉSÉQUILIBRÉ
La recomposition apparaît plus nettement encore à travers la répartition du solde du Compte d’opérations entre les États. Ce solde représente la part des réserves attribuée à chaque pays dans le compte commun. Le Cameroun demeure le principal contributeur avec 1 816,9 milliards de FCFA en 2025, contre 2 164,3 milliards en 2024, soit une baisse d’environ 347 milliards.
Ce recul suggère que le pays a soit mobilisé une partie de ses réserves, soit réduit ses dépôts dans le système central. En parallèle, il renforce nettement sa position hors Compte d’opérations. Ses avoirs atteignent 1 274,7 milliards de FCFA en 2025, contre 1 016,6 milliards un an plus tôt, soit une progression d’environ 258 milliards. Cette évolution contraste avec la situation d’autres États.
Le rapport souligne notamment que « la position du Compte d’opérations de l’État gabonais ressort débitrice à FCFA -166,355 milliards au 31 décembre 2025, traduisant une situation de déséquilibre significative », tout en précisant qu’aucune mesure corrective n’a encore été arrêtée. Une position débitrice signifie qu’un pays a retiré davantage de devises qu’il n’en a déposées dans le système.
Dans le même temps, la Guinée équatoriale enregistre une chute marquée de ses avoirs hors Compte d’opérations, qui passent de 213,6 à 92,6 milliards de FCFA entre 2024 et 2025, soit une baisse de 121 milliards, équivalente à 56,6 %. Le Tchad voit ses avoirs dans le Compte d’opérations reculer de 659,6 à 508,6 milliards, tandis que le Congo enregistre une légère diminution. Dans ce contexte, le Cameroun apparaît comme le principal point d’ancrage de la liquidité extérieure de la zone.
DES RÉSERVES HORS CIRCUIT EN HAUSSE MAIS FORTEMENT CONCENTRÉES
Les réserves hors Compte d’opérations correspondent aux devises détenues en dehors du mécanisme centralisé. Elles peuvent être conservées directement par la banque centrale ou placées sur d’autres supports financiers. Elles offrent davantage de flexibilité dans la gestion, mais réduisent la mutualisation régionale. Plus ces réserves sont détenues en dehors du circuit commun, moins le système collectif joue pleinement son rôle de stabilisateur.
En 2025, ces réserves atteignent 1 954,7 milliards de FCFA, contre 1 897,8 milliards en 2024. Cette progression globale masque toutefois une forte concentration. Le Cameroun en détient 1 274,7 milliards de FCFA, loin devant le Tchad avec environ 360 milliards, le Congo avec 215,5 milliards et la RCA avec 120,4 milliards. À l’inverse, le Gabon affiche une position négative de -108,5 milliards, signe d’une absence de réserves nettes dans ce compartiment.
DES INDICATEURS EN AMÉLIORATION À INTERPRÉTER AVEC PRUDENCE
Le rapport met également en avant le ratio des réserves de change hors Compte d’opérations rapportées aux avoirs extérieurs nets. Cet indicateur mesure la capacité de la zone à couvrir ses engagements extérieurs avec ses réserves disponibles. En 2025, ce ratio progresse fortement. Il passe de 67,66 % en janvier à un pic de 108,62 % en octobre, avant de s’établir à 95,97 % en décembre. Un niveau supérieur à 100 % signifie que les réserves dépassent les engagements extérieurs nets, ce qui constitue en théorie un signal positif pour la stabilité financière.
Cependant, cette amélioration doit être interprétée avec prudence. Elle peut également résulter d’une baisse des importations, d’un ralentissement de l’activité économique ou d’une contraction des flux financiers, et non uniquement d’une accumulation de devises.
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La cession de Chococam suspendue aux arbitrages de la Cemac, du fisc et de la BEAC

La cession de la participation majoritaire de Tiger Brands dans la Chocolaterie Confiserie Camerounaise (Chococam) demeure conditionnée à une série d’autorisations administratives et réglementaires, retardant ainsi le bouclage de l’opération. Lors de l’audience accordée le 20 avril 2026, le ministre du Commerce a échangé avec Mandla Langa, accompagné du directeur général de Tiger Brands, Tjaart Kruger, de son directeur financier, Thushen Govender, ainsi que du promoteur de Minkama Capital, Fabrice Ndjodo. Ensemble, ils ont passé en revue les exigences présentées comme déterminantes pour la finalisation effective de la transaction.
Dans un communiqué publié à l’issue de cette rencontre, le ministère du Commerce précise que « la finalisation de la transaction demeure subordonnée à l’accomplissement de plusieurs conditions préalables ». Parmi celles-ci figurent notamment « l’approbation de la Commission de la concurrence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), les autorisations de contrôle des changes, ainsi que la délivrance des quitus fiscaux en faveur de Chococam et de Tiger Brands ». Le document souligne également que ces démarches ont constitué le cœur des échanges, les investisseurs ayant « sollicité cette audience afin de coordonner les procédures réglementaires et de s’accorder sur le calendrier de réalisation ».
Feu vert régional et encadrement des flux financiers
Le principal verrou identifié concerne l’avis de la Commission de la concurrence de la Cemac. Cette instance sous-régionale est chargée d’examiner les opérations de concentration afin de s’assurer qu’elles ne portent pas atteinte à la concurrence au sein de l’espace communautaire. En l’espèce, elle devra déterminer si la prise de contrôle de Chococam par Minkama Capital est susceptible de créer une position dominante ou de fausser le jeu du marché dans le secteur agroalimentaire.
À ce filtre régional s’ajoute le contrôle des changes, un dispositif encadré par la Banque des États de l’Afrique centrale. Ce mécanisme vise à superviser les mouvements de capitaux entre résidents et non-résidents. Dans le cadre de cette opération, il s’agit de s’assurer que les flux financiers liés à la cession — notamment le paiement des parts détenues par Tiger Brands — respectent la réglementation en vigueur dans la zone franc. Cette étape est essentielle pour sécuriser les transferts de fonds et garantir la conformité de l’opération vis-à-vis des autorités monétaires.
Autre exigence mentionnée : la délivrance des quitus fiscaux. Ce document atteste qu’une entreprise est en règle vis-à-vis de l’administration fiscale, qu’elle a acquitté l’ensemble de ses obligations et ne présente pas d’arriérés. Dans une opération de cession, ce certificat est indispensable pour sécuriser juridiquement la transaction et éviter le transfert de passifs fiscaux non déclarés au nouvel acquéreur.
Fondée en 1965, Chococam a connu plusieurs évolutions capitalistiques, reflétant les différentes phases de structuration de l’industrie chocolatière au Cameroun. Après l’entrée du groupe suisse Barry Callebaut en 1997, l’entreprise passe, en 2008, sous le contrôle de Tiger Brands, qui détient aujourd’hui 74,69 % de son capital.
Dans une note financière publiée le 11 novembre 2025, Tiger Brands indique avoir conclu un accord en vue de céder cette participation majoritaire au fonds Minkama Capital, avec l’appui du groupe bancaire BGFIBank. Attendue au second semestre 2026, la transaction doit marquer la sortie du groupe sud-africain après dix-sept années de présence et ouvrir une nouvelle phase dans l’évolution du capital de cette entreprise emblématique du tissu industriel camerounais.
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