Actualités locales
pourquoi la patience sera décisive dans son ascension

À seulement 19 ans, Serge Daura incarne déjà l’un des visages les plus prometteurs du football camerounais. Sacré Ballon d’Or national, le jeune attaquant attire les regards, mais appelle aussi à la prudence. Dans un environnement où les carrières peuvent basculer très vite, la gestion de son ascension devient un enjeu crucial.
Invité de l’émission FOUFOU FOOT sur CRTV Sport, François Ngoumou n’a pas mâché ses mots :
« Si Serge Daura continue à marquer depuis son retour, après avoir remporté son Ballon d’Or, et s’il reste constant dans ses performances, cela va certainement l’aider. Il pourra ainsi intégrer la sélection… »
Un discours lucide, qui met en lumière l’équilibre délicat entre talent brut et maturité psychologique.
Un début de saison prometteur mais encore perfectible
Sous les couleurs de Gazelle FA de Garoua, Daura réalise un entame de saison encourageante. Avec 2 buts en 4 matchs en MTN Elite One, ses statistiques restent modestes, mais elles témoignent d’une progression constante.
Pour un joueur fraîchement auréolé du Ballon d’Or, certains observateurs espéraient déjà le voir franchir un cap plus rapidement, notamment avec une convocation en sélection nationale. Mais pour Ngoumou, la priorité est ailleurs.
Grandir avant de partir : la clé d’une carrière maîtrisée
Le véritable défi pour Serge Daura ne réside pas uniquement dans ses performances sur le terrain, mais dans sa capacité à construire intelligemment sa carrière.
« L’objectif ne doit pas être simplement de saisir une opportunité proposée par des managers, mais plutôt de trouver la bonne opportunité… », insiste Ngoumou.
Un message fort dans un contexte où de nombreux jeunes talents africains cèdent parfois à la précipitation, attirés par des contrats à l’étranger qui ne correspondent pas toujours à leur profil sportif.
Entre ambition et patience
Le cas Daura illustre parfaitement ce dilemme : faut-il accélérer son exposition ou privilégier une progression maîtrisée ? À ce stade, tout indique que la patience pourrait être son meilleur allié.
S’il maintient sa dynamique et affine son jeu, le jeune attaquant a toutes les cartes en main pour s’imposer durablement, d’abord sur la scène nationale, puis à l’international. Mais comme le souligne Ngoumou, le talent seul ne suffit pas : c’est la maturité — sportive et mentale — qui fera la différence.
En attendant, le Cameroun observe, espère… et veille à ne pas brûler l’une de ses pépites les plus prometteuses.
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Cemac : marginalisées sur le marché du crédit, les PME enregistrent les taux d’intérêts les plus bas à fin mars 2026

(Investir au Cameroun) – Les petites et moyennes entreprises restent moins servies que les grandes entreprises sur le marché du crédit bancaire en zone CEMAC. Mais elles ont paradoxalement bénéficié, au premier trimestre 2026, des taux débiteurs moyens les plus bas parmi les principales catégories de bénéficiaires, selon le dernier rapport de la Banque des États de l’Afrique centrale sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit.
Entre janvier et mars 2026, le taux débiteur moyen appliqué aux PME s’est établi à 11 %, contre 10,73 % à la même période en 2025, soit une hausse de 26 points de base en glissement annuel. Cette progression reste nettement plus modérée que celle observée chez les autres catégories de clients.
Dans le détail, les taux moyens facturés aux particuliers ont atteint 17,18 % au premier trimestre 2026, contre 13,77 % un an plus tôt, soit une hausse de 341 points de base. Les grandes entreprises ont, pour leur part, supporté un taux moyen de 11,82 %, contre 9,24 % au premier trimestre 2025, en progression de 258 points de base.
La hausse a été encore plus marquée pour les autres personnes morales, dont le taux moyen est passé de 6,67 % à 11,70 % en un an, soit une progression de 503 points de base. Les administrations publiques et les collectivités territoriales décentralisées ont également vu leur coût moyen du crédit augmenter, à 13,77 % au premier trimestre 2026, contre 9,61 % un an plus tôt.
Cette évolution intervient dans un contexte général de renchérissement du crédit dans la CEMAC. Selon la BEAC, les taux débiteurs moyens pratiqués par les établissements de crédit de la sous-région ont progressé de 249 points de base en glissement annuel, pour s’établir à 12,38 % au premier trimestre 2026, contre 9,89 % un an auparavant.
Dans le même temps, l’offre globale de nouveaux crédits a reculé. Les établissements de crédit de la CEMAC ont mis en place 2 510,5 milliards de FCFA de nouveaux concours au premier trimestre 2026, contre 3 146,9 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une baisse de 20,22 %.
Les entreprises demeurent les principales bénéficiaires du crédit bancaire dans la sous-région. Elles ont capté 81,15 % de l’enveloppe globale, soit 2 037,2 milliards de FCFA. Mais à l’intérieur de cette catégorie, l’écart reste important entre grandes entreprises et PME. Les grandes entreprises ont reçu 1 471,3 milliards de FCFA, soit 58,61 % du total des crédits accordés, contre 565,9 milliards de FCFA pour les PME, équivalant à 22,54 % de l’ensemble des crédits.
Ce niveau de financement confirme que les PME restent en retrait dans l’accès au crédit bancaire, malgré un taux moyen plus faible que celui supporté par les grandes entreprises, les particuliers ou les administrations publiques. Cette apparente contradiction peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la sélection des PME jugées les plus solvables par les banques, l’existence de garanties, la nature des concours accordés, la maturité des crédits ou encore l’effet de certaines lignes de financement dédiées.
La BEAC ne fournit toutefois pas d’explication détaillée sur les causes spécifiques du niveau relativement bas des taux appliqués aux PME. Elle indique plus généralement que les taux débiteurs varient selon la perception du risque de contrepartie par les établissements de crédit.
Cette prudence est d’autant plus nécessaire que le taux facial ne dit pas tout du coût réel supporté par les emprunteurs. Le rapport de la BEAC montre que, dans la CEMAC, le taux nominal a représenté en moyenne 68,07 % du taux effectif global au premier trimestre 2026, tandis que les charges et commissions ont pesé 31,93 %. Les PME figurent parmi les catégories ayant supporté des charges supérieures à la moyenne.
Autrement dit, le fait que les PME affichent le taux débiteur moyen le plus bas ne signifie pas nécessairement qu’elles bénéficient d’un accès facile ou bon marché au financement bancaire. Leur part dans les nouveaux crédits reste limitée par rapport aux grandes entreprises, et le coût global de leurs emprunts peut être alourdi par les commissions, frais de dossier et autres charges associées.
Ces données traduisent ainsi un double enjeu pour les économies de la CEMAC : améliorer l’accès effectif des PME au financement bancaire, tout en réduisant le coût complet du crédit. Les lignes de financement et garanties mises en place ces dernières années par plusieurs institutions financières internationales peuvent contribuer à atténuer le risque perçu par les banques. Mais leur impact réel sur les taux appliqués aux PME devra être démontré par des données plus détaillées.
BRM
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la gendarmerie démantèle un réseau de plus de 600 victimes

Dans le cadre de la poursuite du démantèlement des réseaux de traite d’êtres humains au Cameroun et suite à de nombreuses dénonciations d’escroquerie en ligne et des kidnappings des proches à l’étranger, le Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale a ouvert une enquête le 16 mai 2026.
Les investigations menées ont permis de démanteler un vaste réseau criminel de trafic et traite d’êtres humains agissant sous le couvert d’activités dites de marketing de réseau au nom des structures QNET, IGNITE et UNIMEC. Les recherches ont également abouti à l’interpellation de 13 individus dont 06 coordonnateurs de premier plan au Cameroun et 07 représentants actifs ou intermédiaires. Elle a aussi permis de d’identifier plus de 600 victimes enrôlées et plusieurs maisons servant de base logistique et d’hébergement dans les villes de Douala, Bafoussam, Ebolowa, Kye-Ossi, Bertoua, Ngaoundéré, Maroua, Garoua et Yaoundé.
D’après le Colonel Atangana Fiacre Kisito, Directeur Central de la Coordination Adjoint (DCC-A) et Directeur de l’Emploi et des Structures (DES), les suspects, dont les commanditaires sont basés en Malaisie avec des ramifications actives en Afrique de l’Ouest et Centrale, ont pour cible principale les jeunes en situation de précarité, les chercheurs d’emploi, les étudiants et les candidats à l’émigration. Ils ont ainsi pour mode opératoire d’attirer leurs victimes par des offres d’emploi ou des formations à l’étranger, des promesses de rendement élevé, de garanties sans risque et des recrutements agressifs ou sous pression.
Une fois recrutées, ces victimes sont soumises au paiement de frais élevés, regroupées qu’elles sont dans des concessions transformées en dortoirs collectifs où elles subissent un encadrement coercitif et une pression constante. Certaines victimes de la partie méridionale du pays sont transférées via Garoua vers le Nigeria tandis que les étrangers notamment des Tchadiens sont introduits dans les réseaux locaux à Yaoundé aux quartiers Awae, Tam-Tam, Mvan et Nkozoa.
Face à l’ampleur de ce phénomène, le Directeur Central de la Coordination Adjoint (DCC-A) a invité les populations à plus de vigilance et surtout à ne pas se laisser convaincre par des vendeurs d’illusions, des offres séduisantes d’entreprises en ligne ou des propositions alléchantes formulées par des proches.
L’enquête ouverte se poursuit à la recherche active de deux individus formellement identifiés et localisés en République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine. Les mis en cause seront dans les prochains jours présentés par devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé.
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Travaux Route Akom II-Ebolowa : Démarrage Officiel

Après la signature de l’accord de financement, le Ministre des Travaux Publics, maître d’ouvrage du projet, a invité l’entreprise ICM à démarrer ses prestations, à travers un Ordre de service de démarrage des travaux. Au 23 juin 2026, les premiers engins de l’entreprise ont été déployés pour des travaux de nettoyage et de maintien de la circulation.
Les premiers engins de l’entreprise ICM ont été déployés ce 23 juin 2026 sur le tronçon Akom II – Ebolowa, dans le but d’assurer les travaux de maintien de la circulation, conformément au chronogramme adressé par l’entreprise au Maître d’ouvrage. Pour assurer ce premier déploiement, les équipes de l’entreprise ICM ont mobilisé une première batterie d’engins comprenant 02 niveleuses, 02 compacteurs, 01 Bull D7, 01 pelle excavatrice, 01 chargeur à pneus, 03 camions bennes et 01 camion à gasoil.
Cette mobilisation va s’intensifier, de même que celle des équipes de l’entreprise et de la Mission de contrôle. Les équipes du Maître d’ouvrage ont par ailleurs, en date du 22 juin 2026, invité l’entreprise à transmettre son planning détaillé de démarrage des travaux, sans délai.
Rappelons que le gouvernement camerounais a procédé, le 15 mai 2026 à Yaoundé, à la signature d’un accord de prêt garanti d’un montant de 130,4 milliards de FCFA pour le financement du projet de construction de la route Ebolowa–Akom II–Kribi. En effet, ce projet, fruit d’une coopération entre le Cameroun, l’Italie et la Grande-Bretagne, s’inscrit dans la politique de développement des infrastructures impulsée par Paul Biya.
Selon les autorités, cette route permettra de dynamiser les échanges économiques vers le complexe industrialo-portuaire de Kribi, tout en améliorant la connectivité sous-régionale. Le corridor facilitera notamment les échanges entre le Cameroun et plusieurs pays voisins, dont le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad via le Port de Kribi.
Le projet devrait également contribuer au désenclavement des bassins de production agropastoraux de la région du Sud, se félicite le ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo, présent à la cérémonie de signature.
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