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L’intégralité de la décision de la CAF qui retire la victoire du Sénégal et qui déclare le Maroc vainqueur

Voici le communiqué de la Confédération africaine de football (CAF)
Déclaration aux médias du Jury d’Appel de la CAF
17 mars 2026
Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé, en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 (« le Match »), le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).
Réuni ce jour, le Jury d’Appel de la CAF a statué, suite à l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) concernant l’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, comme suit :
Décisions du Jury d’Appel de la CAF :
• L’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclaré recevable en la forme et fondé.
• La décision du Jury Disciplinaire de la CAF est annulée.
• Le Jury d’Appel de la CAF considère que le comportement de l’équipe du Sénégal relève du champ d’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.
• La réserve introduite par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclarée fondée.
• Il est établi que la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), à travers le comportement de son équipe, a enfreint l’article 82 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.
• En application de l’article 84 du Règlement, l’équipe du Sénégal est déclarée forfait pour ce match, dont le résultat est enregistré sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).
• Toutes les autres demandes ou conclusions sont rejetées.
Le Jury d’Appel de la CAF a également statué comme suit :
• L’appel introduit concernant M. Ismaël Saibari (joueur n°11 de l’équipe nationale du Maroc) est partiellement accepté.
• Le Jury d’Appel confirme que M. Ismaël Saibari s’est rendu coupable d’un comportement fautif en violation des articles 82 et 83(1) du Code disciplinaire de la CAF.
• La sanction prononcée à l’encontre de M. Ismaël Saibari est révisée à une suspension de deux (2) matches officiels de la CAF, dont un (1) match avec sursis.
• L’amende de 100 000 USD infligée à M. Ismaël Saibari est annulée.
• L’appel relatif à l’incident impliquant les ramasseurs de balles est partiellement accepté.
• Le Jury d’Appel confirme la responsabilité de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) concernant le comportement des ramasseurs de balles lors de ce match.
• L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 50 000 USD.
• L’appel concernant les interférences autour de la zone de révision OFR/VAR est rejeté.
• L’amende de 100 000 USD infligée à la FRMF pour cet incident est confirmée.
• L’appel relatif à l’incident du laser est partiellement accepté.
• L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 10 000 USD.
• Toutes les autres demandes sont rejetées.
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Bauxite de Minim-Martap : Canyon Resources retirée de l’indice des 500 plus grandes valeurs cotées à l’ASX

(Investir au Cameroun) – Canyon Resources, la société australienne qui développe le projet de bauxite de Minim-Martap au Cameroun, va sortir de l’All Ordinaries, l’indice conçu pour mesurer la performance des 500 plus grandes valeurs éligibles cotées à l’Australian Securities Exchange (ASX). S&P Dow Jones Indices a annoncé le 4 septembre 2026 que le titre Canyon, coté sous le code CAY, sera retiré de l’indice avant l’ouverture de la séance du 21 septembre.
La décision intervient presque exactement dix-huit mois après l’entrée de Canyon dans cet indice, devenue effective le 24 mars 2025. Dans son rapport d’activités du premier trimestre 2025, publié le 17 avril, la société présentait cette admission comme le reflet de sa progression sur le marché boursier australien.
Une sortie dix-huit mois après l’entrée dans l’indice
L’All Ordinaries est l’un des indicateurs larges du marché actions australien. Selon la méthodologie de S&P Dow Jones Indices, il sélectionne les 500 plus grandes valeurs éligibles cotées à l’ASX sur la base de leur capitalisation boursière moyenne sur les trois mois précédant la revue. Contrairement à plusieurs autres indices de la famille S&P/ASX, aucun filtre de liquidité ni niveau minimal de flottant n’est exigé. Sa composition est revue deux fois par an, en mars et en septembre.
Le communiqué de S&P ne donne toutefois aucune explication spécifique concernant Canyon. Il inscrit simplement la société parmi les valeurs appelées à sortir de l’All Ordinaries lors du rééquilibrage de septembre. Le document ne publie ni le rang de Canyon au moment de la revue ni la capitalisation correspondant à la frontière entre les sociétés retenues et celles qui en sortent.
Il serait donc excessif d’attribuer directement ce retrait à l’offre publique d’achat en cours sur Canyon ou aux difficultés de financement de Minim-Martap. La méthodologie permet seulement d’établir que la capitalisation boursière joue un rôle central dans la sélection des valeurs de l’All Ordinaries.
Pour Canyon, le changement marque néanmoins un retournement par rapport à mars 2025. Lors de son admission, la junior minière expliquait que son entrée dans l’indice traduisait la progression de sa présence sur le marché australien. Dix-huit mois plus tard, elle ne figurera plus dans cet univers de référence.
Une sortie en pleine bataille pour le contrôle de Canyon
Le rééquilibrage intervient alors que Canyon est au centre d’une bataille pour son contrôle. A2MP Investments a lancé une offre publique d’achat sur les actions qu’elle ne détient pas encore au prix de 0,05 dollar australien par titre.
Le comité indépendant constitué par Canyon s’oppose à cette proposition. BDO Corporate Finance Australia, mandaté comme expert indépendant, a évalué l’action entre 0,14 et 0,446 dollar australien, avec une valeur privilégiée de 0,32 dollar. Ce niveau est plus de six fois supérieur aux 0,05 dollar proposés par A2MP. BDO a conclu que l’offre n’était « ni équitable ni raisonnable ».
A2MP a contesté cette analyse dans un document publié le 2 septembre, notamment les hypothèses retenues pour valoriser Minim-Martap, tout en maintenant son prix de 0,05 dollar australien par action.
Le dossier a également été porté devant le Takeovers Panel, l’instance australienne spécialisée dans les différends relatifs aux prises de contrôle de sociétés cotées. Le 28 août, son président a pris des mesures provisoires à la suite d’une requête déposée par l’actionnaire Jeremy Raper.
Sans autorisation préalable du président ou du Panel, A2MP ne peut notamment pas traiter les acceptations reçues dans le cadre de son offre ni déclarer celle-ci libérée de certaines conditions. Le Takeovers Panel précise que ces mesures servent à maintenir le statu quo pendant l’examen du dossier et ne préjugent pas d’une décision sur le fond.
Minim-Martap confronté au gel de nouveaux décaissements
Au Cameroun, cette bataille intervient alors que Canyon a également dû revoir le calendrier du projet de Minim-Martap. Le 24 août, la société a retiré son objectif d’effectuer une première expédition de bauxite au quatrième trimestre 2026.
Cette décision a suivi la notification par AFG Bank Cameroun de la suspension de nouveaux décaissements sur la facilité de crédit syndiquée de 82 milliards de FCFA accordée à Camalco Cameroon, la filiale qui développe le projet.
Selon les comptes de Canyon, 45,5 milliards de FCFA avaient déjà été tirés sur cette enveloppe au 30 juin 2026. AFG Bank a demandé une nouvelle revue du calendrier de développement du projet, de son modèle financier et d’autres paramètres financiers, ainsi qu’une visite du site, avant la reprise éventuelle des décaissements.
La sortie de l’All Ordinaries ne signifie pas que Canyon est radiée de la Bourse australienne. Son action demeure cotée à l’ASX. Elle signifie que S&P Dow Jones Indices ne la retiendra plus, à compter du 21 septembre, parmi les quelque 500 valeurs composant son indicateur large du marché australien.
Cette date concentre par ailleurs deux échéances pour la société. Le retrait de l’indice doit prendre effet avant l’ouverture du marché le 21 septembre. Selon les derniers documents publiés par A2MP, son offre de rachat doit également expirer ce même jour à 19 heures, heure de Sydney, sauf nouvelle prolongation ou retrait de l’offre.
Pour Minim-Martap, principal actif de Canyon, le retrait de l’indice ne modifie ni les titres miniers ni les ressources du gisement. Il intervient cependant au moment où l’entreprise doit obtenir la reprise du financement bancaire du projet, arrêter un nouveau calendrier pour les premières exportations et traverser une offre de rachat qui pourrait modifier son contrôle.
Baudouin Enama
Lire aussi :
02-09-2026 – Bauxite de Minim-Martap : A2MP conteste une valorisation de l’action Canyon 6,4 fois supérieure à son offre
31-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : un expert indépendant conclut que l’offre d’A2MP sous-évalue l’action Canyon de 84 %
26-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : l’offre d’A2MP pour racheter Canyon contestée en Australie par Jeremy Raper
24-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : AFG Bank suspend ses décaissements, Canyon retire son calendrier d’exportation
30-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : A2MP veut retirer Canyon de la cote et remet en cause la rentabilité du projet
29-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : doute sur la capacité du projet à rembourser la facilité AFG de 82 milliards FCFA
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dans l’Extrême-Nord, Boko Haram menace encore le retour des enfants en classe

À moins de 72 heures de la rentrée scolaire au Cameroun pour l’année 2026/2027, l’atmosphère dans la région de l’Extrême-Nord est loin d’être à la préparation des cartables et des fournitures scolaires.
Dans les zones touchées par les attaques de Boko Haram, les enlèvements contre rançon et les déplacements de population, le retour en classe reste incertain.
Ici, l’insécurité a bouleversé le quotidien. Maisons abandonnées, villages désertés et familles déplacées : autant de facteurs qui compromettent l’éducation d’innombrables enfants. Pour ces élèves, le retour à l’école est devenu un véritable défi.
Les parents, quant à eux, sont confrontés à une urgence plus pressante : assurer la survie de leurs familles. Les pertes de récoltes, conséquences des déplacements et de l’insécurité, ont encore fragilisé les ménages. Pour beaucoup de parents, scolariser leurs enfants est devenu un fardeau insupportable.
« Nous sommes livrés à nous-mêmes. Nous avons perdu des êtres chers. Ce n’est pas le moment de préparer la rentrée, mais de survivre, de pouvoir nourrir nos enfants », explique un père.
Dans ces communautés durement touchées, la population est désemparée. Les départements de Logone-et-Chari, Mayo-Tsanaga et Mayo-Sava figurent parmi les zones les plus affectées par cette crise sécuritaire dans l’Extrême-Nord.
Mayo-Tsanaga est particulièrement touchée. Depuis le début de la crise, plus de 300 personnes auraient perdu la vie, selon le 5e adjoint au maire de Mokolo et un notable de Tourou.
Sur le terrain, l’inquiétude grandit. Les habitants réclament un renforcement des forces de sécurité pour pouvoir vivre en paix et permettre à leurs enfants de retourner à l’école.
« Nous voulons voir l’armée. Sinon, nous serons contraints de fuir au Nigéria comme réfugiés, car trop c’est trop. Dans quelle république vivons-nous, après tout ? » s’indigne Amadou, un retraité.
À quelques heures de la rentrée scolaire, outre le manque de fournitures scolaires et les classes parfois désertes, une autre bataille se livre : la lutte pour la survie et l’avenir des enfants.
Dans ces zones marquées par l’insécurité, la rentrée scolaire reste tributaire de l’évolution de la situation sécuritaire et de la réaction des autorités.
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le nouveau parti d’Aboubakar Ousmane Mey face au verdict de Paul Atanga Nji

La création du parti politique dénommé Rendez-vous National (RENA) se trouve à l’étape de la validation administrative auprès du ministère de l’Administration territoriale (Minat). Le sort du parti est entre les mains de Paul Atanga Nji qui venait d’ordonner l’interpellation et la détention administrative du fondateur.
La question n’est plus celle de la formation du Rendez-vous National (RENA). Le parti politique a déjà un nom, un président (Mouhamadou Aboubakar), un secrétaire général (Hamadou Aboubakar) et un trésorier (Teteo Gilbert Ndzidama). La réunion constitutive a eu lieu à Yaoundé. La question est celle de la validation administrative du parti politique. Le dossier de création déposé le 25 juillet 2026 auprès du gouverneur de la région du Centre est transmis au ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji.
Par correspondance en date du 12 août 2026, le gouverneur, par l’entremise de son secrétaire général, soumet ledit dossier à l’appréciation du membre du gouvernement, tutelle des partis politiques. Le sort du dossier introduit par Aboubakar Ousmane Mey est donc entre les mains du ministre. Lui qui, à la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre, a lancé une chasse à l’homme contre Aboubakar Ousmane Mey après des propos tenus au cours d’une émission télévisée sur la chaîne Équinoxe TV.
L’opposant, dans son intervention médiatique, déclarait que le plan était de faire basculer le pouvoir et qu’il était réalisé à 80 %. Le 6 octobre, à quelques jours de l’élection, et alors qu’il officiait comme membre de l’équipe de campagne de Bello Bouba Maigari, candidat de l’UNDP, il est interpellé à la suite d’une enquête ordonnée par le Minat et gardé à la prison de Garoua. Il lui est reproché la « tenue d’une manifestation illégale » et « incitation à la révolte ».
Son arrestation suscite un vent de réclamation du côté de l’opposition. Des leaders de plusieurs partis appellent à sa libération. Libéré le 21 novembre 2025, plusieurs semaines après son interpellation, l’homme n’abandonne pas ses idées et ses objectifs. Bien connu pour ses positions tranchées envers le régime ainsi que pour sa volonté de ramener au Cameroun les restes de l’ancien président Ahmadou Ahidjo qui reposent au Sénégal. Aboubakar Ousmane Mey est loin d’être un acteur politique qui caresse le régime dans le sens du poil.
Frère du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire Alamine Ousmane Mey, il semble plus se rapprocher de feu Ahmadou Ahidjo qui fut aussi proche de son père Abba Ousmane Mey, gouverneur du Nord. Il lance son parti politique quelque temps après sa libération pour acquérir la légalité et l’autonomie afin de mener ses activités politiques en toute légitimité. Il entend prendre appui dans son Septentrion d’origine où il s’affirme en politique depuis des années. Au cas où le Minat valide le dossier, le RENA va opérer dans un environnement déjà occupé par près de 360 partis politiques et depuis 25 ans, dominé par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais.
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