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China’s tough crackdown on crimes ensures public security, quality development
BEIJING, March 9 (Xinhua) — China maintained a tough stance against various crimes in the past year and pledged to continue that momentum into the new year, according to the country’s top judiciary officials.
Chief Justice Zhang Jun and Procurator-general Ying Yong on Monday submitted the work reports of the Supreme People’s Court (SPC) and the Supreme People’s Procuratorate (SPP), respectively, to the national legislature’s annual session for review.
According to the reports, punishment has been imposed on diehard « Taiwan independence » separatists in accordance with China’s Anti-Secession Law for the crimes of secession and inciting secession in a bid to safeguard national sovereignty, unity and territorial integrity.
Over the past year, Chinese courts intensified regularized efforts to root out organized crimes while cracking down on criminal gangs tied to clans and family networks in rural areas and those who protect them, the SPC report said.
Courts in the country concluded trials in about 46,000 serious violent criminal cases in 2025, down 7.3 percent from a year earlier.
Prosecutors nationwide brought charges against around 54,000 suspects involved in murder, robbery, kidnapping and other serious violent crimes last year. Nearly 10,000 suspects of organized crime were also indicted.
Both the top court and the top procuratorate pledged to step up the crackdown on serious violent crimes and improve the regularized mechanisms to combat organized crimes in 2026.
In 2025, China hit hard on cross-border telecom fraud, prosecuting 285 people over suspected crimes of fraud, intentional homicide, and intentional injury targeting Chinese citizens under the shelter of criminal gangs operating in northern Myanmar, said the SPP report.
« Safety is the foundation for development and what people hope for, » said Huang Hailong, president of the High People’s Court of Guangxi Zhuang Autonomous Region in south China.
Huang, also a national lawmaker, said that judicial authorities are focusing on new features and trends of serious violent crimes to effectively prevent risks, and ensure security and stability.
SAFEGUARD DEVELOPMENT
According to the work reports, the judiciary played its role in strengthening the legal guarantees to support and sustain the country’s development.
For example, the SPC report said the courts have been committed to safeguarding the order of the capital market and promoting its high-quality development over the past year.
Courts across the country concluded about 25,000 cases concerning securities, futures, and funds in 2025, an increase of 53.6 percent from a year earlier, it said.
China has also strengthened judicial protection of intellectual property rights (IPRs) as part of its broader push for sci-tech self-reliance and strength.
Courts imposed penalties on about 19,000 individuals for IPR infringement crimes in 2025, marking a year-on-year increase of 6.2 percent, according to the SPC report.
Peng Shou, an academician of the Chinese Academy of Engineering and a national legislator, said that judicial authorities have continued to strengthen IPR protection to build a legal barrier for China to make breakthroughs in core technologies in key fields and develop new quality productive forces.
In an effort to address corruption in key sectors, procuratorates prosecuted 9,174 individuals last year for duty-related crimes in the financial sector, state-owned enterprises and the energy sector.
In addition, China has effectively implemented the Anti-Foreign Sanctions Law and taken strong countermeasures against illegal sanctions and long-arm jurisdiction, according to the SPC.
Around 159,000 foreign-related cases had been concluded from 2021 to 2025, up 66 percent from the previous five years, the top court said.
Chi Rida, a Shanghai-based lawyer and a national political advisor, called for further efforts to boost coordination and precision in tackling economic and financial crimes, apply new technologies, and uproot the conditions that breed disorder in the economic and financial sectors. ■
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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.
Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.
« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.
Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.
Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :
« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.
Une distraction regrettable
L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.
Le clash comme programme
Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».
Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.
Qui profite du bruit ?
La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.
C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.
Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.
À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.
Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
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