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À 79 ans, Marlyse Soppo Toute devient la nouvelle doyenne d’âge de l’Assemblée nationale

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À 79 ans, Marlyse Soppo Toute devient la nouvelle doyenne d’âge de l’Assemblée nationale
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La députée Marlyse Soppo Toute issue de la circonscription du Wouri-Centre a pris les commandes du bureau d’âge de l’Assemblée nationale ce 10 mars 2026, occupant le siège laissé vide suite au décès de sa camarade Laurentine Koa Mfegue.

À 79 ans, Marlyse Soppo Toute devient la doyenne d’âge de l’Assemblée nationale du Cameroun. Désignée ce 10 mars 2026, la native du canton Bell Douala dans le département du Wouri a présidé la séance plénière d’ouverture de la première session ordinaire de l’année législative 2026, ouvrant ainsi une nouvelle page à la chambre basse du parlement. Une institution marquée ces dernières années par l’ancienne doyenne d’âge Laurentine Koa Mfegue.

Élue députée à l’issue des élections législatives de 2020, Marlyse Soppo est à son premier mandat en qualité de représentante de la nation au sein du parlement camerounais. Elle siège aussi comme membre du Conseil supérieur de la magistrature depuis le 15 juin 2020. Son entrée au parlement est le couronnement d’un militantisme politique au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais.

Dans le Rdpc, elle est membre du bureau national de l’Organisation des femmes depuis le congrès du 15 septembre 2011. Position qu’elle occupe après avoir prouvé à la base par ses compétences et son engagement qu’elle est digne de confiance.

En effet, entre 2002 et 2020, Marlyse Soppo Toute a occupé des fonctions au sein de l’exécutif de la commune d’arrondissement de Douala IIᵉ. De 2002 à 2020, elle est conseillère municipale dans ladite commune. Durant son passage là, elle est 1ᵉʳ adjointe au maire entre 2002 et 2007, 2ᵉ adjointe au maire entre 2007 et 2013.

Avant de se poser en politique et dans l’administration, Marlyse Soppo Toute a longtemps volé dans les airs. Son compteur marque 32 ans d’expérience dans le secteur du transport aérien avec l’ancienne compagnie nationale Cameroon Airlines.

Après avoir bravé le tout premier concours des hôtesses de l’air lancé par cette compagnie en 1971, elle a servi comme hôtesse de l’air entre 1971 et 1998 et, dans le même intervalle, elle occupe des postes de chef de cabine et de chef de cabine principal. En 1976, elle obtient le certificat de sécurité et de sauvetage à l’École nationale d’aviation civile française. Puis, entre 1998 et 2004, elle a servi comme agent administratif principal.

Distinguée à quatre reprises, elle est chevalier de l’Ordre national de la Valeur, commandant du Mérite camerounais, officier de l’Ordre national de la Valeur et commandeur de l’Ordre national de la Valeur.

Fort de cette expérience, elle va conduire le bureau d’âge de la chambre basse qui, après avoir présidé la séance plénière ce jour, va conduire l’élection du bureau définitif dans les prochains jours.

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Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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