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la vision forte du DG d’Afriland First Bank

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À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, le directeur général d’Afriland First Bank, Célestin Guela Simo, a réaffirmé l’engagement de son institution en faveur de l’autonomisation économique des femmes, qu’il considère comme un levier essentiel pour le développement du Cameroun et de l’Afrique.

Dans une tribune consacrée à cette question, le responsable bancaire souligne que, en Afrique centrale, les femmes représentent plus de la moitié de la population et jouent un rôle central dans l’économie, notamment dans le secteur informel. Pourtant, leur accès aux services financiers reste encore limité.

« INVESTIR DANS LA FEMME, C’EST BÂTIR LE CAMEROUN ET L’AFRIQUE DE DEMAIN»

LA TRIBUNE du Directeur Général Afriland First Bank Celestin GUELA SIMO

La vision d’Afriland First Bank pour l’autonomisation économique des Femmes

Chaque 8 mars, le monde s’arrête un instant pour célébrer la femme. Au-delà des fleurs et des discours, cette journée doit être l’occasion d’un engagement sincère et mesurable. En Afrique centrale où les femmes représentent près de 52 % de la population et sont le pilier de l’économie informelle, l’enjeu n’est plus de savoir si nous devons agir, mais comment nous devons accélérer l’inclusion sociale.

À Afriland First Bank, nous avons fait un choix stratégique : l’autonomisation économique des femmes n’est pas un programme social en marge de notre activité. C’est un levier central de notre mission et de notre plan stratégique Horizon 2030.

Les obstacles persistent

Dans la zone CEMAC, moins de 25 % des femmes détiennent un compte bancaire formel. L’accès au crédit reste un obstacle majeur : les femmes entrepreneures reçoivent une fraction infime des financements accordés par le secteur bancaire. Non pas par manque de talent, de créativité ou de résilience – mais par manque de garanties formelles, de réseaux et d’accompagnement adapté. Évidemment ce ne sont pas les femmes qui manquent de capacités. C’est parfois le système financier qui manque d’imagination. Et c’est précisément ce paradigme qu’Afriland First Bank entend transformer.

Notre conviction : la femme est au cœur de la croissance africaine

Depuis sa création, Afriland First Bank porte la vision d’une banque au service de l’Afrique réelle, celle des marchés, des champs, des ateliers et des foyers. Cette Afrique a un visage majoritairement féminin. La commerçante de Douala qui traverse les frontières avec sa marchandise, l’agricultrice du Grand Nord qui nourrit sa communauté, la jeune diplômée de Yaoundé qui lance sa start-up technologique… Voilà autant de pistons du moteur de la transformation que nous devons accompagner.

D’après plusieurs études internationales, chaque franc investi dans l’autonomisation économique d’une femme génère un effet multiplicateur considérable sur l’éducation des enfants, la santé communautaire et la croissance locale. Investir dans la femme, ce n’est pas faire de la philanthropie. C’est faire de la bonne stratégie économique.

Notre engagement

À Afriland First Bank, nous ne croyons pas aux déclarations d’intention sans lendemain. Notre engagement pour l’autonomisation des femmes se traduit en actions mesurables :

  • Un accès facilité au crédit :

Nous avons développé des produits financiers adaptés aux réalités des femmes entrepreneures : des lignes de crédit avec des conditions souples, des mécanismes de garanties alternatives qui tiennent compte des spécificités de l’entrepreneuriat féminin, et un accompagnement personnalisé de la création à la croissance de l’entreprise.

  • L’inclusion financière par le digital :

Notre stratégie de transformation numérique place la femme au centre. Le mobile banking, les solutions de paiement simplifiées et les plateformes d’épargne digitale que nous déployons à travers notre présence dans toutes les localités visent en priorité à bancariser les femmes qui n’ont que rarement eu accès aux services financiers formels.

  • La formation et le mentorat :

Financer ne suffit pas. Nous investissons dans des programmes d’éducation financière, de gestion d’entreprise et de leadership féminin. Parce que l’autonomisation véritable passe par le savoir et la confiance en soi.

L’engagement commence chez nous. Afriland First Bank travaille activement à renforcer la représentation des femmes aux postes de responsabilité, à garantir l’équité salariale et à créer un environnement de travail où chaque personne peut réaliser pleinement son potentiel.

Horizon 2030 : une ambition transformatrice

Dans le cadre de notre plan stratégique Afriland Horizon 2030, nous nous fixons des objectifs ambitieux : augmenter significativement la part des femmes dans notre portefeuille de crédit PME, déployer des programmes dédiés à l’entrepreneuriat féminin dans chacune de nos localités et devenir la banque de référence en matière de finance inclusive pour les femmes en Afrique centrale et au-delà.

Nous renforçons également nos partenariats avec les institutions de développement telles que Proparco, la Société Financière Internationale (IFC), la Islamic Development Bank (IsDB) et l’African Guarantee Fund (AGF) – pour mobiliser des ressources dédiées au financement des femmes. Ces alliances stratégiques nous permettent de démultiplier notre impact et de créer un écosystème favorable à l’émancipation économique de la femme.

Un appel à l’action collective

L’autonomisation économique des femmes ne peut être l’affaire d’une seule institution. C’est un défi systémique qui appelle une réponse collective. J’invite mes pairs du secteur bancaire, les régulateurs de la COBAC et de la BEAC, les pouvoirs publics et la société civile à conjuguer nos efforts.

Ensemble, nous pouvons faire de la zone CEMAC un espace où être femme n’est plus un handicap économique mais un atout. Un espace où le talent, l’ambition et le travail sont les seuls critères de réussite.

Au-delà du 8 mars…

Le 8 mars n’est pas une destination. C’est un point de départ renouvelé chaque année. À Afriland First Bank, notre engagement envers les femmes ne se limite pas à une journée. Il est inscrit dans notre ADN, dans notre stratégie, dans chaque décision que nous prenons.
Parce que nous en sommes profondément convaincus : une Afrique qui libère le potentiel économique de ses femmes est une Afrique qui avance deux fois plus vite.

Bonne fête à toutes les femmes ! Et surtout, bon courage pour les 364 autres jours de l’année où l’essentiel reste à construire.

Afriland First Bank
La Banque Africaine du Millénaire

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Célestin Bedzigui dénonce une atteinte grave à la démocratie au Cameroun

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Célestin Bedzigui dénonce une atteinte grave à la démocratie au Cameroun
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Le président du Parti de l’Alliance libérale (PAL), Célestin Bedzigui, critique vivement la suspension pour trois mois du Front du salut national du Cameroun (FSNC). Dans une tribune, le maire de Monatélé y voit un recul démocratique et conteste la légalité de la mesure prise par le ministère de l’Administration territoriale (MINAT). Il appelle le président Paul Biya à faire rapporter la décision.

La suspension des activités du Front du salut national du Cameroun (FSNC) continue de susciter des réactions dans la classe politique. Dans une tribune intitulée « L’interdiction du FSNC : un crime grave contre la démocratie qui pèsera lourd dans le jugement de l’Histoire », Célestin Bedzigui, président du Parti de l’Alliance libérale (PAL) et maire de Monatélé, condamne la mesure annoncée par le ministère de l’Administration territoriale.

Le responsable politique considère cette suspension de trois mois comme une atteinte majeure au pluralisme politique. Selon lui, la décision dépasse le cadre d’une simple mesure administrative et constitue un signal préoccupant pour l’avenir de la démocratie camerounaise.

Célestin Bedzigui estime notamment que la suspension d’un parti ayant participé à l’élection présidentielle et disposant de représentants et de militants dans le pays revient à restreindre l’expression politique de ses sympathisants.

Lire la tribune de Célestin Bedzigui :

L’interdiction du FSNC : un crime grave contre la démocratie qui pèsera lourd dans le jugement de l’Histoire

L’interdiction pendant 3 mois du parti politique Front du Salut National du Cameroun (FSNC) est un crime grave contre la démocratie et pèsera lourdement en négatif dans le jugement que l’histoire rendra sur le bilan des années du Renouveau dans le domaine de la démocratie.

Ce n’est pas une simple décision administrative. Ce n’est pas un incident de parcours. C’est un acte fondateur d’une régression autoritaire assumée, un aveu d’échec et un tournant historique dont les conséquences dépasseront de loin les trois mois de suspension annoncés.

Sur le plan politique : le retour honteux à l’ère coloniale et le naufrage moral

Il faut mesurer la gravité symbolique de ce qui vient de se passer. Sur le plan politique, cet acte nous ramène au temps le plus sombre de notre histoire, au temps où le pouvoir colonial interdisait l’UPC.

En 1955, l’administration française, par arrêté, dissout l’Union des Populations du Cameroun. Pourquoi ? Parce que l’UPC portait la parole du peuple camerounais en quête de son indépendance véritable. Parce qu’elle demandait la réunification et l’indépendance immédiate. Le pouvoir colonial ne pouvait tolérer une opinion adverse qui contestait sa légitimité. Il a donc interdit.

L’histoire a jugé. Aujourd’hui, qui se souvient des noms de l’ administrateur colonial qui a signé l’interdiction de l’UPC ? Personne. En revanche, le peuple camerounais a fait de Ruben Um Nyobé un héros national. L’UPC, interdite, est devenue immortelle.

Qu’aujourd’hui, en 2026, sous un régime qui se prétend républicain, le Ministère de l’Administration Territoriale prenne une mesure identique contre le FSNC, c’est un pur naufrage de la morale républicaine. Que le Président de la République laisse que se dise, que se chuchote, que se crie dans les chaumières et sur les réseaux sociaux une similitude entre ce que faisait le colon et ce qui est fait aujourd’hui, dans le dessein identique de brider une opinion adverse, est une faute historique impardonnable.

C’est le reniement de tout ce que le 6 novembre 1982 était censé incarner. Le Président Biya est arrivé au pouvoir en promettant la rigueur et la moralisation, puis en 1990, en ouvrant le multipartisme. Il a suscité une espérance immense. Des millions de Camerounais ont cru que la page de l’autoritarisme à parti unique était tournée. Cette interdiction du FSNC est la preuve administrée que nous sommes revenus à la case départ, mais en pire. Car même le parti unique de 1966 à 1990 n’interdisait pas formellement l’opposition puisqu’elle n’existait pas légalement. Aujourd’hui, on crée une opposition légale pour mieux l’interdire légalement. C’est le cynisme à son paroxysme.

Le FSNC n’est pas un parti anodin. C’est un parti qui a participé à la dernière élection présidentielle, qui a des élus, des maires, des militants sur tout le territoire. L’interdire, c’est dire à ses 300 000 électeurs : votre vote ne compte pas, votre opinion est illégale pendant trois mois. C’est une privation collective des droits civiques. C’est un crime contre la démocratie, car la démocratie n’est pas seulement le droit de voter pour le parti au pouvoir, c’est le droit d’exister politiquement contre le pouvoir.

Sur le plan du droit : l’ensauvagement et l’ignorance des fondamentaux

Sur le plan du droit, cette décision est une monstruosité juridique qui constitue un recul intolérable de la gouvernance.
Rappelons les principes élémentaires que tout étudiant en première année de droit apprend. Au Cameroun, la liberté de création et d’activité des partis politiques est garantie par la Constitution et encadrée par la loi n°90/056 du 19 décembre 1990. L’article 4 de cette loi est clair : un parti politique ne peut être dissous ou suspendu que par décision de justice.

Pourquoi le législateur a-t-il voulu cela ? Précisément pour éviter l’arbitraire administratif. Pour éviter qu’un ministre, qui est un militant du RDPC, ne puisse interdire un parti adverse à la veille d’échéances cruciales. Le législateur a voulu que seule une autorité impartiale, le juge, puisse porter une atteinte aussi grave à une liberté fondamentale.

Les arguments évoqués dans le communiqué du MINAT pour justifier la suspension du FSNC sont de nature judiciaire : « atteinte à la sûreté de l’État », « discours haineux », « incitation à la rébellion ». Fort bien. Si ces faits sont avérés, qu’on saisisse le procureur de la République, qu’on ouvre une information judiciaire, qu’on présente des preuves devant un tribunal contradictoire où le FSNC pourra se défendre avec ses avocats.

C’est le B.A.-BA de l’État de droit.

Le seul cas où une intervention de l’autorité administrative pourrait s’en prévaloir sans jugement préalable serait un cas de flagrant délit, de trouble grave et immédiat à l’ordre public nécessitant une mesure conservatoire de quelques heures, le temps que le juge se prononce.

La jurisprudence administrative est constante là-dessus.

Or, nous sommes à une année après l’élection présidentielle d’octobre 2025. Le Président du FSNC Issa Tchiroma Bakary n’est pas en garde à vue. Autant que le sait l’opinion publique, il n’est pas pris dans les entraves de poursuites judiciaires. Il n’y a pas de flagrant délit.

Que le Ministère de l’Administration Territoriale prenne une mesure de suspension de 3 mois des activités politiques d’un parti, sans jugement, sans débat contradictoire, relève donc d’un ensauvagement et d’une ignorance des fondamentaux du droit. C’est le retour de l’administrateur colonial qui gouvernait par arrêté. C’est la négation de la séparation des pouvoirs.

Un ministre de l’Administration, par définition, administre le territoire, il n’administre pas les opinions. Il n’a pas compétence pour juger si une opinion est bonne ou mauvaise, dangereuse ou non. Seul le juge en a la compétence.

En agissant ainsi, le MINAT crée un précédent mortel pour tous les partis, y compris ceux du pouvoir. Car demain, un autre ministre pourra interdire le RDPC pour les mêmes motifs fallacieux. Quand on ouvre la boîte de Pandore de l’arbitraire, on ne sait jamais qui y entrera ensuite.

Le jugement de l’Histoire : Jusqu’à quand ?

Et comme hier Cicéron interpellant Catilina, le conspirateur qui voulait détruire la République romaine, dans sa célèbre première Catilinaire : « Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? » – Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? – je me résous à demander au Président de la République : Jusqu’à quand laisserez-vous notre pays sombrer dans les abysses de l’inacceptable ?

Jusqu’où l’iniquité et l’incompétence détruiront-elles le visage de l’espérance que votre parole a suscité il y a 35 ans, en 1990, quand vous avez semblé ouvrir la porte de la démocratie au Cameroun ? J’ en étais. Des millions de jeunes vous ont cru. Ils ont cru que la liberté était irréversible.

Pensez-vous au jugement de l’Histoire, Monsieur le Président ?

L’Histoire ne retiendra pas le nombre de kilomètres de route bitumée, ni le nombre de stades construits. L’Histoire jugera un bilan à une seule aune : avez-vous laissé un Cameroun plus libre ou plus asservi que celui que vous avez trouvé en 1982 ?

L’interdiction de l’UPC a sali à jamais le bilan de la colonisation française au Cameroun. L’interdiction du FSNC pourra salira à jamais le bilan des années Biya.

Il est encore temps de reculer. Il est encore temps pour le Chef de l’État de demander au MINAT de rapporter son arrêté illégal. Ce serait un acte de grandeur. Ce serait la preuve que la République est plus forte que les réflexes autoritaires d’une administration aux abois.

Trois mois d’interdiction, c’est trois mois de trop. Mais dans la mémoire collective, ce sera une éternité. Car le peuple camerounais n’oublie jamais quand on lui interdit de penser. Il a pardonné beaucoup, mais il n’a jamais pardonné qu’on lui interdise d’espérer.

Un parti politique interdit aujourd’hui, c’est la démocratie camerounaise tout entière qui est mise en détention préventive. Et une démocratie en détention, c’est un peuple en prison.

Par Célestin Bedzigui
Maire A1 de Monatélé
Président du Parti de l’Alliance Libérale (PAL)

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