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Paul Biya, un président aveugle, sourd, muet…

angepoireau

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Paul Biya, un président aveugle, sourd, muet…
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Selon l’homme politique camerounais Saint-Eloi Bidoung,  « un président ne regarde pas, il voit. Et quand il a vu, il prend les mesures pour rectifier ce qui est contraire, ou pour préserver ce qui est dans les normes », écrit-il.  

 

Lire ici sa sortie :

Il y a des choses qu’un Président de la République fait et d’autres qu’il ne fait pas. C’est le cas avec Paul Biya, notre monarque depuis bientôt cinq années s’est tu.

Qui donc, parle au nom du président ? 

Un Président de la République n’annonce pas. Un Président de la République décrète en toute autorité, quand il le trouve  opportun ou nécessaire. De mémoire de millions de citoyens camerounais, Depuis son arrivée au pouvoir, Paul Biya n’a  jamais annoncé la mise place d’un Gouvernement «  dans les prochains jours ».

Cela n’appartient pas  à son discours, encore moins à sa pratique, annoncer à l’avance ce qu’il fera certainement ou prochainement. Cela l’est encore plus vrai en ce qui concerne les remaniements ministériels. Les seules fois qu’il ne nous a jamais surpris avec un remaniement gouvernemental c’est à 9H 30 par un jour de fête de Noël, à 10H un jour de fête de la Pâques ou à 05H du matin, un jour ordinaire et calme.

Les remaniements ministériels, nous en avons eu (sans annonces préalables) des jours de lundi à dimanche ; à des heures différentes de la journée. Et cela a toujours été des surprises, bien que précédées de folles rumeurs très souvent. C’est pourquoi je suis sympathique avec ceux qui ne croient pas à une filiation entre Paul Biya et son discours à la Nation du 31 décembre 2025. Il en est totalement étranger.

Un président ne regarde pas…

Un président ne regarde pas, il voit. Et quand il a vu, il prend les mesures pour rectifier ce qui est contraire, ou pour préserver ce qui est dans les normes.   Ce que la génération présente et la postérité reprocheront à Paul Biya, c’est d’avoir passé  le temps à regarder. A regarder sans voir. A regarder des directeurs de sociétés d’Etats rester à leurs postes des dizaines d’années après les limites légales ; certains 20 ans, d’autres 30 ans voire 40 ans. 

A regarder des directeurs généraux de sociétés d’Etat détourner de colossaux fonds publics durant des années en toute aisance et impunité. A regarder des membres du Gouvernement faire Plus de 20 ans au même poste et participer à des tournois  interministériels de détournements de fonds destinés à la réalisation de projets de portée nationale. A regarder le taux de chômage des jeunes diplômés grimper chaque année. A regarder les mœurs contre-nature étouffer la société. A regarder la prolifération des églises satanistes, l’émergence du « God Business », l’enrichissement scandaleux et à ciel ouvert des « entrepreneurs religieux ». 

Un chef ne regarde pas, il voit et dit la sagesse. Paul Biya regarde, mais ne voit rien. Il ne voit même pas le racket des policiers dans les centres d’enrôlements pour l’obtention de la nouvelle carte nationale d’identité, que les requérants désabusés ont surnommé   « CNI Paul Biya ». Et il y a beaucoup de choses qu’il regarde sans voir. Et ce n’est pas à cause de son grand âge. Ses collaborateurs, ont fait pendre devant lui, un voile transparent mais flou ; qui l’empêche de bien distinguer, de bien voir ce qu’il regarde.  

Un président de la République ne donne pas, il reparti.

Paul Biya n’a fait que donner, il ne fait que donner à une petite portion de ses concitoyens. Il ne reparti pas et cela donne plus de pauvres, de miséreux, de personnes en difficultés sociales dans ce pays ; pourtant si riche pour tout le monde.  

On n’en serait pas là, s’il avait mieux reparti le nombre de détourneurs de fonds publics par Région. En ce moment, la Région du Centre est la mieux lotis en ce qui concerne les bénéficiaires des «  4.9 », des marchés fictifs dans les Ministères et des paiements surfacturés dans les caisses du trésor public. La Région du Centre est suivie dans ce confort, par la Région du Sud ; mais garde la première place des victimes de l’opération épervier déjà condamnés et de ceux en voie de convocation.

Le reste des fonds publics est donné aux membres de l’entourage de Paul Biya et c’est à cette échelle,  qu’il fait une bonne répartition. Pourtant, la sagesse répète qu’un chef ne donne pas, il reparti à tous ces sujets.   

Un Président de la République ne parle pas…

Un Président de la République ne parle pas, il dit. Nous ne parlons pas de discours ou d’entretien avec la presse. Dire, être un Président de la République, c’est prendre des décisions sur des faits de la République, c’est aussi, prendre en toute  sévérité des sanctions.  C’est vrai que Paul Biya est de moins en moins loquace (il est inaudible selon Issa Tchiroma). Mais, quand il a fallu qu’il  parle,  qu’il dise quelque chose ; malheureusement, il s’est tu comme un rocher. Il n’a rien dit à propos des fonds de la riposte contre le Covid 19 ; encore moins, à propos des fonds de la construction des stades de la CAN. Alors que toute la République parlait de ces détournements massifs et collectifs opérés par des ministres et leurs comparses, Paul Biya n’a ni parlé ni dit un mot.

Oui, il parle peu et rarement ces derniers temps. Nous souhaitions seulement qu’il dise un mot sur les détournements des fonds de la Coupe d’Afrique des Nations de football au Cameroun. Il n’a rien dit.

Un Président de la République n’écoute pas, il entend

S’il écoutait, il n’aura que ceux qui veulent des avantages et des privilèges auprès de lui. Il doit entendre les cris et grincements dents venant de son peuple lié dans l’enfer de la pauvreté et des misères quotidiennes. Paul Biya aime écouter ses courtisans qui, d’ailleurs, le trompent surtout. Il n’entend pas les pleurs du peuple. Il n’entend plus les cris de douleurs des Enseignants, des Infirmières, des jeunes diplômés devenus « Moto-Taximen », « des déflatés ». Paul Biya écoute, ses créatures et se ses créateurs.

Monsieur le Président, Saint-Eloi Bidoung ne cessera pas de vous dire la vérité, rien que la vérité n’en déplaise. Je ne ferai rien pour que vous perdiez votre poste de président, mais je ne le défendrai pas si vos créatures s’organisent à vous le faire perdre. Quand un Président ne voit plus, n’entend plus ne dit plus, la sagesse recommande qu’il rende le tablier. Surtout, ne pas attendre qu’on vous l’arrache. A bon…salut.

 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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les délégués du personnel dénoncent des accusations «infondées » de Boris Bertolt

angepoireau

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les délégués du personnel dénoncent des accusations «infondées » de Boris Bertolt
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Les délégués du personnel de l’Hôpital Général de Yaoundé ont publié un communiqué pour dénoncer des propos attribués à Boris Bertolt sur les réseaux sociaux, qu’ils jugent diffamatoires envers l’institution et sa direction.

Dans un communiqué publié ce 16 mars 2026, les délégués du personnel de l’Hôpital Général de Yaoundé ont fermement réagi à des déclarations relayées en ligne par Boris Bertolt. Selon eux, ces propos présenteraient de manière erronée la situation au sein de l’établissement et porteraient atteinte à l’image de l’hôpital.

Les représentants du personnel affirment ne pas se reconnaître dans ces critiques, qu’ils qualifient de « balivernes » et d’attaques injustifiées. Ils dénoncent notamment un discours qui, selon eux, dévalorise les agents de l’hôpital et déforme la réalité du fonctionnement de l’institution.

Dans leur déclaration, les délégués du personnel ont également exprimé leur soutien au directeur général de l’établissement, le professeur Noël Emmanuel Essomba. Ils assurent que l’ensemble du personnel reste mobilisé derrière l’équipe dirigeante pour poursuivre les efforts de développement et d’amélioration des services au sein de l’Hôpital Général de Yaoundé.

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Jean-Marc Soboth révèle « la vérité cachée » sur le Prof Joseph Owona

angepoireau

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Jean-Marc Soboth révèle « la vérité cachée » sur le Prof Joseph Owona
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Le journaliste révèle ce qu’il sait du Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.

Dans une tribune en guise de témoignage, Jean-Marc Soboth fait savoir que : « l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux ».

« TÉMOIGNAGE : LE PROF. JOSEPH OWONA N’ÉTAIT PAS ANTI-BAMILÉKÉ!

Je fais une mise au point — que personne ne m’a demandée — au sujet de l’ancien secrétaire général de la présidence et universitaire, le Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.

J’ai quelque peu connu Massa Yo. Je l’ai rencontré deux ou trois fois.

Je l’avais connu dans les méandres du putsch du 06 avril 1984 alors que j’étais au collège. Un jour, il devisait avec mon oncle René Tsoungui à l’aune de la brouille entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya dont il était déjà proche. Il ne décolérait pas contre l’ancien président de la République. Il nourrissait lui aussi le rêve que le Cameroun allait enfin amorcer l’ère de la modernité. Il avait une Renault 12. Mon oncle me le présenta comme étant son cousin.

Voilà ce que je sais de lui.

Il n’était pas tribaliste pour un sou. Surtout pas anti-Bamiléké. Il était le genre à se permettre à tout moment autant de subites postures et coups de gueule « tribalistes » à l’égard des tribus les plus éloignées et les plus proches, dont la sienne : les Ewondo — c’était un Mvog-Owon-Tsogo (Mvog-Tsoung-Mballa) de Mvengué.

Pour ce que je sache, l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux.

Lisez bien. Le Pr. Joseph Owona avait efficacement torpillé des projets tribalistes comme l’offensive de l’ancien ministre Joseph Mama Fouda qui avait entraîné l’élite Beti de la capitale à poser des actes historiques, dont la signature d’une pétition pour « chasser les Bamiléké » de Yaoundé.

J’ai personnellement assisté à la rencontre avec un de ses lieutenants, une notabilité Ewondo, contactée par le réseau Mama Fouda pour signer une pétition. Il leur a demandé de boycotter. De refuser de signer. L’argument juridique ? « Si un jour, ce pays prenait feu, un tel document sera une preuve à charge devant un tribunal criminel ». Je parle de faits vécus.

Le Pr. Joseph Owona savait qu’on disait de lui qu’il était le fils du Docteur Pierre Dzietham. Information évidemment inexacte. C’est son frère cadet qui est le fils du défunt médecin Bangangté. Il avait lui-même bien connu le médecin. Je sais qu’il s’est impliqué discrètement dans les obsèques du gynécologue.

Massa Yo voulait présider le Conseil constitutionnel dont il était un architecte. À la place, son tortueux « ami » Paul Biya qui le savait — mais qui avait toujours craint d’être écrasé par la personnalité forte de l’universitaire de haut vol — lui a plutôt offert la normalisation de la FECAFOOT en lui suggérant ironiquement de rééditer au Mondial brésilien (2010) son double exploit de Surulere 2000 (22ème CAN Nigéria-Ghana, remportée par le Cameroun) et Sydney 2000 — champion olympique! Vexé, il a fait cadeau de cette FECAFOOT à Tombi à Roko. On connaît la suite.

Enfin, au moins trois de ses fils ont épousé des filles Bamiléké. L’une d’entre elles est la fille d’un hiérarque connu de « l’Association culturelle » Laakam habitant à Bastos. Rien à signaler donc. Circulez. Dégagez.

Leçon des choses? Une simple déclaration — dans un contexte précis ? — ne peut pas révéler la personnalité. Elle peut pourtant traverser des générations.

J.-M.S.

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Nicolas Nkoulou s’engage aux côtés du PAM dans l’Adamaoua

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Nicolas Nkoulou s’engage aux côtés du PAM dans l’Adamaoua
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L’international camerounais et ancien lion indomptable, Nicolas Nkoulou, a visité ce lundi 16 mars 2026 les sites opérationnels du Programme alimentaire mondial (PAM) dans la région de l’Adamaoua.

Ce périple, selon Cameron tribune, l’a conduit tour à tour à Tchabal Mounguel (Ngaoundéré 3e) sur le site des étangs piscicoles destinés au fumage de poisson, à Beka Matali (Ngaoundéré 1er) pour découvrir le projet d’alimentation scolaire.

Pour cette descente, la star du ballon rond était accompagnée d’une délégation conduite par le directeur adjoint du PAM au Cameroun, le malien Aboubacar Guindo, ainsi que plusieurs partenaires stratégiques de l’agence onusienne. Cette visite a permis à Nicolas Nkoulou de s’imprégner de l’action humanitaire du PAM dans la région.

Au-delà du constat, l’objectif était d’évaluer comment sa propre contribution pourrait amplifier ces initiatives de résilience alimentaire. Le séjour s’est achevé dans une ambiance de ferveur populaire. Entre danses traditionnelles, matchs de football improvisés et séances de photos souvenirs, le défenseur camerounais a multiplié les échanges chaleureux avec la population.

C’est avec la promesse d’un soutien à apporter que Nicolas Nkoulou a pris congé de ses hôtes, laissant derrière lui une communauté galvanisée par cette marque d’attention.

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