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Voici pourquoi Ahidjo a transmis le pouvoir à Paul Biya

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Voici pourquoi Ahidjo a transmis le pouvoir à Paul Biya
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Dans l’analyse qui va suivre, Ousmanou Magadji, observateur de notre landerneau, en désignant Paul Biya, un Béti, «il le croyait doter d’une perspicacité républicaine et pensait qu’il poursuivrait cette dynamique d’intégration nationale, fondée sur le brassage des peuples et une administration inclusive».

Lire ici son analyse :

​Par nature, le Peul n’est pas foncièrement tribaliste, bien qu’il puisse parfois exprimer une fierté excessive et se gonfler d’une supériorité outrageante.

​En effet, le Peul procède par assimilation : quiconque possède une goutte de sang peul est considéré comme tel. Le mariage avec d’autres ethnies peut ainsi être perçu comme une stratégie de conquête, d’assimilation. D’ailleurs, la plupart des chefferies traditionnelles peules ne sont pas dirigées par des Lamibés exclusivement peuls de souche. Il s’agit d’une stratégie d’expansion par assimilation que les Peuls ont développée pour asseoir leur influence en douceur. Je ne saurais dire s’il existe encore, au Cameroun ou au Nigeria, un seul Lamido d’origine purement peule.

​En tant que Peul et réfléchissant à travers cette logique d’assimilation, je peux vous assurer que le président Ahidjo a voulu l’appliquer à l’échelle nationale et républicaine. C’est sans doute pourquoi il n’a pas transmis le pouvoir à un autre Peul ou à un Nordiste. En désignant Paul Biya, un Béti, il le croyait doté d’une perspicacité républicaine et pensait qu’il poursuivrait cette dynamique d’intégration nationale, fondée sur le brassage des peuples et une administration inclusive.

​Malheureusement, une fois au pouvoir, Biya s’est rapidement entouré de ses proches ethniques. Or le Béti, comme le Bantou en général, tend à fonctionner selon une logique communautariste. Biya a été influencé, voire formaté, par son entourage de congénères Bétis. Cela a profondément blessé Ahidjo. Ce dernier s’est senti trahi, lui qui avait misé sur la continuité de l’esprit d’unité nationale en désignant Biya comme successeur constitutionnel, et en mettant tout en œuvre pour que celui-ci ne soit pas contesté par ses frères peuls ou par les autres ethnies du Cameroun. Il croyait bien faire, ignorant la mentalité ethnocentrique primitive des Bétis.

​Quant au coup d’État, que Ahidjo en ait été l’instigateur ou un simple commanditaire peu importe peu à mes yeux : il avait la légitimité morale et le contexte s’y prêtait. L’époque était propice aux putschs en Afrique, et Ahidjo était potentiellement disposé à en initier un ou à le soutenir. D’ailleurs, il l’a appuyé à la radio à l’époque, cela va de soi. Trahi, traqué et chassé du pays par le clan Biya et ses partisans, qui l’ont rejoint par soif de pouvoir et de privilèges, il fut poussé à l’exil. Il mourra de chagrin patriotique au Sénégal, sa terre d’accueil, où son corps, celui de son épouse Germaine Ahidjo et de leur fille reposent toujours.

​Chers compatriotes, je suis Béti par mon père, et c’est avec responsabilité et retenue que je m’adresse à vous aujourd’hui. Mon propos ne vise ni à attiser les divisions, ni à encourager un quelconque soulèvement. Il ne s’agit ni de vengeance, ni de revendication identitaire, mais d’un appel à la conscience républicaine. Ce pays est divisé par un tribalisme institutionnalisé. Nous devons en prendre conscience et nous contre cette volonté de nos politiques qui ont fait le choix du diviser pour mieux régner, exactement comme les colons, et pire même que les colons.

​Dans l’histoire de notre nation, nous avons connu des gestes forts, porteurs d’unité. Le président Ahmadou Ahidjo a su transcender les clivages ethniques en transférant le pouvoir à un fils du peuple Béti. Ce geste, par-delà la politique, portait une vision : celle d’un Cameroun uni dans sa diversité.

​Aujourd’hui, dans ce même esprit, j’invite à une réflexion sereine sur la réciprocité ou l’accession au pouvoir par une autre ethnie. Non pas comme une exigence, mais comme une démarche républicaine, symbole d’intégration nationale.

Céder le pouvoir à une personnalité issue d’une autre région ou d’un autre groupe ethnique ne devrait pas être perçu comme une perte, mais comme un pas vers une démocratie plus inclusive, plus représentative et plus forte.

​Le brassage des cultures, des langues et des traditions est notre richesse. Il est temps que cette richesse se reflète dans nos institutions, dans nos choix politiques et dans notre manière de construire l’avenir.

​Je crois en un Cameroun où chaque citoyen, quelle que soit son origine, peut aspirer à servir la nation au plus haut niveau et devenir président. C’est dans cette vision que je m’inscris, et c’est elle que je vous invite à partager.

Ousmanou Magadji

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le gouvernement envisage de reporter le scrutin

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le gouvernement envisage de reporter le scrutin
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Le calendrier électoral camerounais pourrait une nouvelle fois être bouleversé. Selon Africa Intelligence, l’exécutif étudie actuellement le scénario d’un nouveau décalage des élections législatives et municipales, prévues en février 2027.

La revue spécialisée française Africa Intelligence, dans une publication du 17 septembre 2026, affirme que le gouvernement envisage de reporter le scrutin et qu’une contrainte liée au calendrier religieux pourrait être invoquée pour justifier ce changement. Le point avancé concerne le début du Ramadan, attendu le 8 février 2027.

Cette période coïnciderait avec la période envisagée pour la tenue du double scrutin. Pour l’heure, il ne s’agit toutefois pas d’une décision officiellement annoncée : aucune nouvelle date électorale n’a été rendue publique. L’information d’Africa Intelligence fait état d’un scénario actuellement examiné au sein de l’exécutif.

Cette éventualité intervient alors que les mandats concernés ont déjà connu des prorogations. La question du calendrier électoral reste donc ouverte à quelques mois de l’échéance annoncée. Le dossier prend également une dimension budgétaire : selon les informations rapportées par Africa Intelligence et relayées au Cameroun, l’organisation du double scrutin est estimée à près de 100 milliards de FCFA.

Le montant représente le coût annoncé pour l’organisation des élections législatives et municipales. Autre élément relevé dans les informations disponibles : le projet de loi de finances devant être examiné par le Parlement lors de la session de novembre-décembre 2026 ne comporterait, à ce stade, aucune ligne explicitement consacrée à l’organisation du double scrutin, selon certaines sources médiatiques. Cette donnée devra être confrontée aux documents budgétaires officiels lors de leur examen parlementaire.

Le cadre juridique a par ailleurs évolué en 2026. Une modification de l’article 170 du Code électoral a supprimé le plafond de 18 mois auparavant prévu pour la prorogation des mandats des conseillers municipaux. Le nouveau texte prévoit une prorogation « en cas de besoin », sans durée maximale mentionnée dans la disposition citée par les sources consultées. Cette modification intervient alors que le calendrier des prochaines municipales demeure susceptible d’être prolongé.

À ce stade, le seul élément nouveau officiellement vérifiable est donc l’existence d’un scénario de report rapporté par Africa Intelligence. Les élections législatives et municipales restent annoncées pour février 2027 tant qu’aucun acte officiel n’en modifie la date. Si le scénario venait à être confirmé, il s’agirait d’un nouvel ajustement du calendrier électoral, avec en toile de fond une échéance évaluée à près de 100 milliards de FCFA.

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États-Unis : Donald Trump durcit les sanctions contre la Russie

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Le président américain Donald Trump a promulgué, vendredi 18 septembre 2026, une nouvelle loi renforçant les sanctions contre la Russie en raison de la guerre […]

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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier
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Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.

La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.

Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.

Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.

La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.

Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.

Source : Esbi Media

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