Actualités locales
Arnaud Nguefack, était un talent à l’Etat pur

Dans le texte hommage qui va suivre, le journaliste Serge Aimé Bikoi, rend un vibrant hommage à son confrère mort ce dimanche 1er mars 2026 des suites d’un malaise.
Lire ici son texte :
J’ai connu Arnaud Nguefack non seulement à la RTS (Radio Tiemeni Siantou), mais bien plus à Kiss Fm, dont je fus le premier chef d’antenne.
Arnaud Nguefack est un journaliste ayant fait ses premiers pas à la Radio Tiemeni Siantou (Rts), promotion 2007-2008. C’était à l’émission Futuroscope, diffusée sur les antennes de la RTS (90.5l) tous les mercredis et samedis. Il faisait, d’ailleurs, partie de la dernière cuvée des jeunes journalistes ayant contribué à la production des journaux des jeunes avec ses camarades de l’époque, tels que Adiano Koagne, Augustin Guizanna, Armand Mouko, Brice Cardeau Simeu, Jourdain Fotso Ngassam, etc.
À l’époque, nous étions leurs aînés dans la chaîne des majors. Mais cette dernière génération était constituée des journalistes en herbe très talentueux. Journalistes comme metteurs en ondes. La preuve, bien de ces journalistes en herbe sont devenus, quelques années plus tard, qui journalistes accomplis comme A. Nguefack, A. Guizanna, promu à la rédaction centrale de la RTS, qui offre, aujourd’hui, ses services à la Crtv- station régionale du Littoral. D’autres qui avaient aussi été, quelques années après, recrutés à la RTS, A. Mouko, journaliste à la rédaction centrale, présentateur de l’émission « 4s » et « Zappe presse ».
Après un passage à BBC, Mouko est, actuellement, directeur de la communication d’une organisation internationale. J. Fotso est, lui aussi, recruté à la RTS et nommé chef service technique. B.C. Simeu, autre figure brillante de la pépinière des jeunes de la RTS, est devenu universitaire, diplômé de l’Iric(Institut des relations internationales), ancien cadre du ministère des Relations extérieures (Minrex). J’évoque ces noms tant ils ont marqué, positivement, la dernière cuvée de Futuroscope (2007-2008). A. Nguefack en était une tête de proue.
L’aventure à Kiss Fm
Ce talent à l’état pur a commencé à faire germer sa virtuosité à la radio, au point de tenir en haleine Dieudonné Ngassam, ancien journaliste de la RTS, qui avait participé à la création d’une nouvelle chaîne Fm urbaine, Kiss Fm (106.Fm), chaîne située, à l’époque, au carrefour Mimboman dans l’arrondissement de Yaoundé IV, et dont le promoteur est le pasteur Jean James Nkoudou. D. Ngassam, A. Nguefack et moi sommes les premiers journalistes à déposer, en 2013, nos valises dans cette chaîne Fm.
Confiée à Jason Black, alors animateur à Sweet Fm et à Canal 2 international , Kiss Fm a eu ses premiers responsables. Je suis nommé chef d’antenne alors qu’A. Nguefack est nommé rédacteur-en-chef de cette nouvelle chaîne avant d’être remplacé, plus tard, par Ebenizer Diki. Soleil Leka, Michael Doppas, Higk Cyrille, Mireille Gousse, Adiano Koagne, Urielle Ngo Malagal, etc furent, entre autres, des collègues avec qui nous avions travaillé. Nous avaient rejoints, quelques mois après, Dorette Nzitou, Frenzie Tang, Eddy, etc. Dans la grille des programmes, A. Nguefack avait une émission interactive du lundi au vendredi 10-11h55mn bien suivie.
La même année en 2013, après quelques turbulences avec le promoteur de cette chaîne, Nguefack est recruté à Canal 2 international. C’est ainsi que l’aventure avec Kiss Fm est terminée. Mû par bien d’ambitions médiatiques, A. Nguefack fait partie intégrante de l’équipe des membres cofondateurs de la plateforme web Le Quatrième pouvoir avec Eric Vareni, Ulrich Armel, Narcisse Fonkou.
Je retiens d’Arnaud Nguefack l’image d’un journaliste à l’état pur. Un reporter ingénieux, dévoué à la tâche, méticuleux dans le récit des faits, persiflant dans la dénonciation des tares et rigoureux dans le style rédactionnel. Chaque fois que tu me rencontrais, tu m’appelais toujours : « Prof, bonjour! C’est comment Prof ? Quoi de neuf ?
Ça fait longtemps on ne s’est plus revu… » Même en salle de rédaction à Kiss Fm, il n’hésitait guère à me revêtir de la casquette de Prof. « Prof, qu’est-ce qu’on met en actualité? » C’était le temps de la conférence de rédaction pour confectionner les sujets de reportage du jour A. Nguefack était non seulement un journaliste talentueux, mais aussi et surtout un confrère très respectueux. Paix à ton âme Arnaud !
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Actualités locales
Mayo-Baléo: trois enseignants enlevés

Les caps de kidnapping d’enseignants se multiplient dans la région de l’Adamaoua. Le dernier cas a eu lieu à Gadjiwan, dans l’arrondissement de Mayo-Baléo (région de l’Adamaoua.
Selon les informations, les trois enseignants ont été enlevés par des individus armés non encore identifiés. Le rapt des trois enseignants confirmé par les sources locales.
Les ravisseurs exigent le paiement de 45 millions FCFA, soit 15 millions pour chaque otage pour les libérer. Une exigence forte qui ne risque pas d’être satisfaite.
Dans cette partie du Cameroun, les cas d’enlèvement avec demande de rançon se multiplient. Pourtant le gouvernement faisait valoir une baisse des cas d’enlèvement dans des secteurs comme Tignère, Kontcha et Mayo-Baléo en 2022. Une situation qui ne s’est consolidée sur le terrain. Visiblement.
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Actualités locales
les délégués du personnel dénoncent des accusations «infondées » de Boris Bertolt

Les délégués du personnel de l’Hôpital Général de Yaoundé ont publié un communiqué pour dénoncer des propos attribués à Boris Bertolt sur les réseaux sociaux, qu’ils jugent diffamatoires envers l’institution et sa direction.
Dans un communiqué publié ce 16 mars 2026, les délégués du personnel de l’Hôpital Général de Yaoundé ont fermement réagi à des déclarations relayées en ligne par Boris Bertolt. Selon eux, ces propos présenteraient de manière erronée la situation au sein de l’établissement et porteraient atteinte à l’image de l’hôpital.
Les représentants du personnel affirment ne pas se reconnaître dans ces critiques, qu’ils qualifient de « balivernes » et d’attaques injustifiées. Ils dénoncent notamment un discours qui, selon eux, dévalorise les agents de l’hôpital et déforme la réalité du fonctionnement de l’institution.
Dans leur déclaration, les délégués du personnel ont également exprimé leur soutien au directeur général de l’établissement, le professeur Noël Emmanuel Essomba. Ils assurent que l’ensemble du personnel reste mobilisé derrière l’équipe dirigeante pour poursuivre les efforts de développement et d’amélioration des services au sein de l’Hôpital Général de Yaoundé.
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Jean-Marc Soboth révèle « la vérité cachée » sur le Prof Joseph Owona

Le journaliste révèle ce qu’il sait du Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.
Dans une tribune en guise de témoignage, Jean-Marc Soboth fait savoir que : « l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux ».
« TÉMOIGNAGE : LE PROF. JOSEPH OWONA N’ÉTAIT PAS ANTI-BAMILÉKÉ!
Je fais une mise au point — que personne ne m’a demandée — au sujet de l’ancien secrétaire général de la présidence et universitaire, le Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.
J’ai quelque peu connu Massa Yo. Je l’ai rencontré deux ou trois fois.
Je l’avais connu dans les méandres du putsch du 06 avril 1984 alors que j’étais au collège. Un jour, il devisait avec mon oncle René Tsoungui à l’aune de la brouille entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya dont il était déjà proche. Il ne décolérait pas contre l’ancien président de la République. Il nourrissait lui aussi le rêve que le Cameroun allait enfin amorcer l’ère de la modernité. Il avait une Renault 12. Mon oncle me le présenta comme étant son cousin.
Voilà ce que je sais de lui.
Il n’était pas tribaliste pour un sou. Surtout pas anti-Bamiléké. Il était le genre à se permettre à tout moment autant de subites postures et coups de gueule « tribalistes » à l’égard des tribus les plus éloignées et les plus proches, dont la sienne : les Ewondo — c’était un Mvog-Owon-Tsogo (Mvog-Tsoung-Mballa) de Mvengué.
Pour ce que je sache, l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux.
Lisez bien. Le Pr. Joseph Owona avait efficacement torpillé des projets tribalistes comme l’offensive de l’ancien ministre Joseph Mama Fouda qui avait entraîné l’élite Beti de la capitale à poser des actes historiques, dont la signature d’une pétition pour « chasser les Bamiléké » de Yaoundé.
J’ai personnellement assisté à la rencontre avec un de ses lieutenants, une notabilité Ewondo, contactée par le réseau Mama Fouda pour signer une pétition. Il leur a demandé de boycotter. De refuser de signer. L’argument juridique ? « Si un jour, ce pays prenait feu, un tel document sera une preuve à charge devant un tribunal criminel ». Je parle de faits vécus.
Le Pr. Joseph Owona savait qu’on disait de lui qu’il était le fils du Docteur Pierre Dzietham. Information évidemment inexacte. C’est son frère cadet qui est le fils du défunt médecin Bangangté. Il avait lui-même bien connu le médecin. Je sais qu’il s’est impliqué discrètement dans les obsèques du gynécologue.
Massa Yo voulait présider le Conseil constitutionnel dont il était un architecte. À la place, son tortueux « ami » Paul Biya qui le savait — mais qui avait toujours craint d’être écrasé par la personnalité forte de l’universitaire de haut vol — lui a plutôt offert la normalisation de la FECAFOOT en lui suggérant ironiquement de rééditer au Mondial brésilien (2010) son double exploit de Surulere 2000 (22ème CAN Nigéria-Ghana, remportée par le Cameroun) et Sydney 2000 — champion olympique! Vexé, il a fait cadeau de cette FECAFOOT à Tombi à Roko. On connaît la suite.
Enfin, au moins trois de ses fils ont épousé des filles Bamiléké. L’une d’entre elles est la fille d’un hiérarque connu de « l’Association culturelle » Laakam habitant à Bastos. Rien à signaler donc. Circulez. Dégagez.
Leçon des choses? Une simple déclaration — dans un contexte précis ? — ne peut pas révéler la personnalité. Elle peut pourtant traverser des générations.
J.-M.S.
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