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Un écrivain camerounais donne 7 petits conseils à Samuel Eto’o pour crédibiliser le Ballon d’Or camerounais

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Un écrivain camerounais donne 7 petits conseils à Samuel Eto’o pour crédibiliser le Ballon d’Or camerounais
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Jean Ediegnie, puisqu’il s’agit de lui, estime qu’il faut confier l’organisation de cet évènement à une structure indépendante des décideurs fédéraux.

Lire ici son texte :

Mes chers compatriotes,

Dans quelques jours, le Palais des Congrès de Yaoundé accueillera la cérémonie du Ballon d’Or camerounais.

Une soirée annoncée comme glamour. Une soirée annoncée comme prestigieuse. Une soirée censée célébrer les meilleurs acteurs de notre championnat. Et pourtant… Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent. Des joueurs s’interrogent. Des journalistes s’étonnent. Des acteurs historiques du football local constatent qu’ils ne figurent même pas parmi les invités prioritaires.

Pendant ce temps, certaines places semblent déjà promises à :

— des autorités administratives,

— des personnalités éloignées du terrain,

— des invités dont le lien avec le football reste symbolique.

Cela pose une question simple : À qui appartient réellement le Ballon d’Or camerounais ? Aux footballeurs… ou au protocole ? Car une cérémonie de récompense n’est pas un gala politique. C’est un instrument de crédibilité sportive et économique. C’est donc avec respect pour la légende Samuel Eto’o, mais avec lucidité pour l’avenir de notre football, que je me permets de formuler sept conseils simples.

1- Confier l’organisation à une structure indépendante des décideurs fédéraux

Partout dans les grandes nations de football, ce ne sont pas les fédérations elles-mêmes qui attribuent les récompenses individuelles. En France, par exemple, ce sont les joueurs eux-mêmes, réunis au sein de leur syndicat, qui organisent les Trophées UNFP.

Pourquoi ?

Parce que celui qui gouverne ne doit pas être celui qui récompense. Au Cameroun, une solution existe déjà : Le SYNAFOC (Syndicat national des footballeurs camerounais). Confier un rôle central à cette organisation renforcerait immédiatement la crédibilité. Une récompense donnée par les pairs vaut toujours plus qu’une récompense donnée par l’administration.

2- Rendre le processus de sélection transparent

Aujourd’hui, beaucoup ignorent :

— qui vote

— selon quels critères

— selon quel barème

Ce flou fragilise la confiance. La solution est connue :

publier :

  • la liste des votants
  • les critères précis
  • les points attribués

La transparence transforme une cérémonie symbolique en institution respectée.

3- Le président de la fédération ne doit pas être le visage central de la cérémonie

Dans les grandes cérémonies de football, le président de la fédération reste une autorité institutionnelle, pas le maître de cérémonie.

Il ouvre. Il observe. Il honore.

Mais il ne se transforme pas en présentateur permanent, ni en principal distributeur des trophées. Pourquoi ? Parce qu’une récompense doit apparaître indépendante du pouvoir qui gouverne le football.

Lorsque le dirigeant devient lui-même l’acteur central de la remise des prix, la perception change :

Le trophée semble venir de l’autorité… et non du mérite sportif.

Au Maroc, à la CAF ou en Europe, les trophées sont souvent remis par :

— d’anciens joueurs

— des légendes

— des entraîneurs

— ou des représentants des joueurs

Le symbole est fort : le football honore le football.

4- Éviter la politisation et les intrusions éloignées du terrain

Une cérémonie sportive doit d’abord célébrer les sportifs.

Or, trop souvent, certaines places d’honneur sont occupées par :

— des personnalités administratives

— des invités protocolaires

— ou des figures sans lien direct avec le championnat local

Pendant ce temps, certains acteurs du championnat eux-mêmes ne sont pas mis au centre.

Cela envoie un mauvais signal. Le Ballon d’Or doit être : la fête des joueurs, pas la vitrine du protocole.

Dans les Trophées UNFP en France, les joueurs, entraîneurs et acteurs du football sont les véritables protagonistes.

C’est ce qui donne de la légitimité.

5- Renforcer la visibilité internationale et la diffusion médiatique

Aujourd’hui, la réalité est simple :

La plupart des récents Ballons d’Or camerounais n’ont pas vu leur carrière changer radicalement après leur sacre.

Très peu ont bénéficié de transferts majeurs.

Très peu ont gagné une visibilité internationale durable.

Non pas par manque de talent.

Mais par manque d’exposition.

La FECAFOOT dispose pourtant d’outils puissants :

— sa page Facebook officielle

— ses plateformes numériques

— ses partenaires médias

La cérémonie devrait être diffusée en direct, promue des mois à l’avance, accompagnée de portraits, statistiques et analyses.

Un Ballon d’Or visible attire des recruteurs.

Un Ballon d’Or invisible reste symbolique.

6- Professionnaliser l’organisation et la préparer toute l’année

Un Ballon d’Or crédible ne s’improvise pas en quelques semaines.

Dans les grandes nations, il existe :

— un comité permanent

— un calendrier annuel

— un processus clair de nomination

— une préparation médiatique progressive

Or, lorsque le jury est annoncé tardivement, que la communication commence à peine quelques semaines avant la cérémonie, le public ressent une impression de précipitation.

Une institution forte se construit dans la durée, pas dans l’urgence.

7- Garantir que les récompenses soient réelles, suivies et utiles à la carrière des joueurs

Une récompense doit transformer la vie du joueur.

Pas seulement pendant la soirée.

Mais après.

Cela implique :

— des prix effectivement remis et suivis

— des opportunités professionnelles

— la présence de recruteurs

— des partenariats commerciaux

Sinon, le trophée perd sa portée économique. En France, un trophée UNFP peut augmenter immédiatement la valeur d’un joueur. Le Ballon d’Or camerounais doit tendre vers ce modèle.

En Conclusion : Samuel Eto’o a déjà réussi ce que peu d’Africains ont accompli dans le football mondial. Aujourd’hui, il a une autre mission : construire des institutions qui survivront à son propre mandat. Le Ballon d’Or camerounais peut devenir :

— une vitrine pour le championnat

— un accélérateur de carrière pour les joueurs

— une référence africaine

Mais pour cela, il doit être perçu comme indépendant, transparent, professionnel et centré sur les footballeurs. Parce qu’au final, ce n’est pas la beauté de la cérémonie qui fait la valeur du Ballon d’Or. C’est la confiance que les joueurs lui accordent. Et le Cameroun mérite un Ballon d’Or à la hauteur de son talent.

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Canal 2’Or 2026 : Le Makossa est-il en train de perdre sa couronne ?

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Au sortir de la 15e édition des Canal 2’Or, célébrée en grande pompe le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, un constat […]

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise
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Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.

La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.

Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.

Un engagement culturel de longue date

À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.

Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.

Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.

Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais

Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.

La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.

Source : Libre Opinion

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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