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Infrastructures : Les chantiers routiers les plus attendus en 2026

Si le démarrage effectif des travaux de la seconde phase de l’autoroute Yaoundé-Douala reste très attendu du public, il reste que le niveau de dégradation de certains axes routiers stratégiques inquiète de plus en plus. Les axes routiers tels Yaoundé-Douala ; Douala-Bafoussam ; Edéa-Kribi ; Ngaoundéré-Garoua, etc., nécessitent des interventions d’urgence pour relever leur niveau de service, ou tout simplement pour leur reconstruction. Et face à cette situation, le ministère des Travaux publics annonce des « interventions sur ces axes prioritaires, tant en ce qui concerne les actions immédiates liées à l’amélioration de leur praticabilité que pour leur reconstruction avec le concours des partenaires techniques et financiers », indiquait Emmanuel Nganou Doumessi, le ministre des Travaux publics, dans un récent communiqué.
Comme le rappelait le MINTP au cours des conférences budgétaires présidées, au mois de novembre 2025, plus de 92% des ressources du budget du MINTP de l’exercice 2026 seront consacrées à la construction, à la réhabilitation et à l’entretien du réseau routier national. L’objectif étant de livrer près de 650 kilomètres de routes bitumées et plus de 1 300 mètres linéaires d’ouvrages d’art, tout en intensifiant les opérations d’entretien sur les axes prioritaires et communaux, afin d’améliorer la connectivité et la mobilité sur l’ensemble du territoire.
Au-delà des nouvelles constructions, la feuille de route du MINTP prévoit l’entretien de 852 km de routes bitumées et de 5 222 km de routes en terre. Le ministère annonce par ailleurs la poursuite de l’« entretien confortatif » sur environ 754 km de routes. Parmi les 13 chantiers qui devraient par exemple démarrer en 2026, l’on la phase 2 de l’autoroute Douala–Yaoundé, la route Ebolowa– Kribi (170 km), la réhabilitation complète des 242 km de route entre Ngaoundéré et Garoua, ainsi que l’axe Tchakamari–Dabanga–Kousséri, etc. Mais dans sa feuille de route pour l’exercice 2026 transmise au Premier ministre, le 10 février 2026, le MINTP s’engage à livrer environ « 475,9 km de nouvelles routes construites ».
Le document distingue, d’une part, les chantiers à conduire à achèvement et, d’autre part, « les projets qui connaîtront une accélération dans leur exécution ».
AUTOROUTE YAOUNDÉ-DOUALA, PHASE 2 : LA LIBÉRATION DES EMPRISES BLOQUE L’AVANCEMENT DU PROJET
Pour lever cette contrainte majeure, des dispositions sont en train d’être prises. L’entreprise CFHEC a par exemple procédé, à la fin du mois de janvier 2026, au virement de 170 307 975 FCFA à la CAA pour le paiement par anticipation des indemnisations des populations impactées, conformément à la dérogation prévue par l’instruction du Premier ministre du 21 février 2018.
S’agissant de l’avancement du projet sur le terrain, l’entreprise CFHEC et le laboratoire LABOGENIE sont déjà mobilisés pour les investigations géotechniques, tandis que le MINEPAT a été saisi pour l’avis du Comité national de la dette publique pour finaliser le financement de la section PK 60–PK 100. De son côté, le MINDCAF a été chargé d’accélérer les concertations relatives aux dossiers fonciers en attente.
Egalement, des diligences sont en cours et quasiment maturées pour la mobilisation des ressources auprès de la Standard Chartered Bank et Eximbank, signe de la détermination du gouvernement à sécuriser les financements nécessaires malgré un contexte budgétaire contraignant.
ROUTE EBOLOWA-AKOM II-KRIBI : DÉJÀ 130,4 MILLIARDS DE FCFA DISPONIBLES
Le comité de crédit de UK Export Finance (UKEF), a en effet validé, le 18 décembre 2025, la 2e tranche de financement de la route Ebolowa-Akom II- Kribi. D’un montant de 130,4 milliards de FCFA, cette tranche couvre près de 95% des coûts de construction de l’axe routier. Elle s’inscrit dans le montage financier associant l’Etat du Cameroun, la banque britannique Standard Chartered Bank UK et UKEF qui apportent des garanties souveraines sur le prêt.
Cette approbation ouvre la voie à la fermeture formelle de l’accord de financement et à un démarrage effectif des décaissements attendu au premier trimestre 2026 sous réserve des conditions habituelles liées à la réassurance, ainsi qu’aux normes environnementales et sociales, selon les précisions du ministère des Travaux publics.
Pour l’heure, les autorités camerounaises s’attèlent à la finalisation des plans d’action de réinstallation des populations affectées, au paiement des indemnisations liées aux emprises foncières et à l’achèvement des études géotechniques complémentaires exigées par les bailleurs. Le partenaire technique du projet, ICM Construction Ltd, déjà attributaire du marché, a entamé les procédures d’importations des équipements lourds. En attendant le lancement des travaux, l’entreprise assure l’entretien de la route existante afin de maintenir la circulation entre Ebolowa, Akom II et Kribi.
ROUTE EDÉA-KRIBI : LES AVIS DE NON-OBJECTION DE LA BAD RESTENT ATTENDUS POUR LA CONTRACTUALISATION DES ENTREPRISES
Pour la reconstruction de la route EdéaKribi, s’agissant du processus de contractualisation des entreprises pour la réalisation des travaux de reconstruction, les avis de non objection du bailleur de fonds, la Banque Africaine de Développement (BAD) restent attendus. Pendant ce temps, l’entretien d’urgence reste plombé par les difficultés financières de l’entreprise SOMAF.
Même si l’entreprise reste mobilisée et poursuit ses opérations, le constat sur le terrain fait état d’une réelle asphyxie financière, avec un retard de paiement des décomptes s’élevant à 1 507 660 808 FCFA sur la ligne Fonds routier et de 620 477 301 FCFA sur la ligne du budget d’investissement public (BIP). Plus grave encore, SOMAF paie également le prix fort de la suspension des paiements au Fonds routier, lesquelles ne rassurent pas. Car, cette suspension est venue davantage relever l’impact négatif de cette mesure sur les capacités de déploiement de l’entreprise, explique-t-on.
DOUALA-YAOUNDÉ-BONIS : LE PROJET DE RECONSTRUCTION SE MATURE
Maillon important du corridor Douala-Bangui, le Cameroun se dit déterminé à mettre en œuvre la reconstruction de l’axe Douala-Yaoundé-Bonis. Le gouvernement, à travers le ministère des Travaux publics, a réaffirmé sa volonté d’accélérer la maturation de ce projet, avec l’appui de la Banque mondiale, l’un des partenaires techniques et financiers ayant manifesté son intérêt pour accompagner le Cameroun.
Lors d’une concertation entre le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi et une délégation de la Banque mondiale conduite par Franz Dress-Gross, Directeur régional des infrastructures, le 20 janvier 2026 à Yaoundé, les échanges avaient porté sur l’identification du projet et la mobilisation des ressources nécessaires à la réhabilitation de cet axe stratégique pour l’économie nationale et l’intégration régionale. La Banque mondiale a exprimé son intention de contribuer à hauteur d’environ 210 milliards de FCFA.
Les principales options techniques du projet, portent notamment le dédoublement de la section Douala-Edéa ; la construction d’un second pont sur la Dibamba ; l’aménagement des voies de contournement de Douala et de Yaoundé, ainsi que la modernisation des stations de pesage d’Edéa et de Nomayos.
ROUTE NGAOUNDÉRÉ-GAROUA : LES ENTREPRISES SE MOBILISENT POUR LA RECONSTRUCTION
En attendant le début des travaux de reconstruction, les entreprises ont été instruites par le MINTP de traiter les dégradations de la chaussée en vue de maintenir la circulabilité sur cet axe. Et, cette mobilisation est déjà progressive selon les lots. Sur le lot 1, entre Ngaoundéré et le bas de la falaise, l’entreprise CGCOC Group n’a pas encore démarré les travaux de maintien de la circulation, alors que certaines sections présentent un niveau de dégradation avancé.
Sur le lot 2, l’entreprise CHEC a engagé des interventions sur les premiers kilomètres, notamment le traitement des points critiques avec des matériaux stabilisés. Sur les lots 4 et 5, les entreprises CFHEC et CWE ont mobilisé leurs équipes et équipements, bien que l’approvisionnement en matériaux concassés persiste, avec des solutions en cours de mise en œuvre. Mais déjà, parmi les difficultés que rencontrent les entreprises sur le terrain, il y a l’approvisionnement en matériaux concassés pour le traitement des nids-de-poule et l’agrément des sites destinés aux bases logistiques.

Pour y faire face, le MINTP, au cours d’une réunion du 9 février dernier, a recommandé le traitement des points critiques au bitume et a indiqué, avec l’appui du MINMIDT que la carrière exploitée par l’entreprise Synohydro, déclarée d’utilité publique, devra faciliter l’accès des entreprises aux agrégats nécessaires.
VOIE EXPRESSE LOLABÉ-CAMPO À CONSTRUIRE
La construction de la voie express LolabéCampo, longue d’environ 40 km et conçue à 4 voies, est un projet crucial pour relier le complexe industrialo-portuaire de Kribi à la frontière de la Guinée équatoriale. Ce projet stratégique vise à booster les échanges sous régionaux, elle s’inscrit également dans le projet de développement du complexe industrialo-portuaire de Kribi, dont elle constitue l’un des maillons routiers structurants, bien que son avancement soit actuellement ralenti par des incertitudes sur le bouclage financier de la BDEA.
Au MINTP, l’inquiétude porte désormais sur la « capacité de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) à mobiliser les 45 milliards FCFA de son apport ». Il est en effet attendu de ce bailleur de fonds une enveloppe de 45 milliards FCFA pour le bitumage de la route, un projet qui inclut également des travaux de voiries urbaines et divers aménagements sociaux.
BINGAMBO-GRAND ZAMBI : 15 ENTREPRISES DÉJÀ EN COURSE
Selon le MINTP, 15 entreprises ont déposé leurs offres pour les travaux de construction de la route Yaoundé-Kribi via Olama, tronçon Bingambo-Grand Zambi (43 km) sur la route nationale N° 22. Les travaux doivent être réalisés dans un délai global de 24 mois calendaires, pour un coût prévisionnel de 50,96 milliards de FCFA. Ce projet est cofinancé par l’État du Cameroun, via le budget d’investissement public (BIP) du MINTP pour les exercices 2023 et suivants, et des partenaires financiers que sont la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (Fkdea), le Fonds saoudien de développement (FSD), le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (FADD) et le Fonds OPEP pour le développement international (OFID).
BATOURI-NGOURA II : LA CONTRACTUALISATION DE L’ENTREPRISE ATTENDUE
Au MINTP, l’on informe que l’appel d’offres relatif à la contractualisation d’une entreprise pour la construction de la section Batouri-Ngoura II est lancé. Le bitumage de la route Ngoura II-Yokadouma, y compris la voie de contournement de la ville de Batouri, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement est donc en voie de consolidation. Selon le chronogramme élaboré par le MINTP, le marché pour la construction de la route Batouri-Ngoura II devait être signé avant la fin de l’année 2025, pour un démarrage des travaux au cours de l’année 2026, comme cela est indiqué dans la feuille du MINTP transmise au Premier ministère.
DE NOMBREUX CHANTIERS À ACCÉLÉRER EN 2026
Dans la catégorie des chantiers à accélérer au cours de l’exercice 2026, le MINTP liste notamment Ngaoundéré–Paro ; Magada– Guidiguis–Yagoua ; Foumban–Koupamatapit ; Carrefour Yii-Endom-Carrefour Nkam ; Mengueme Si-Nkangkonso et bretelles. Les travaux sur Edéa–Mouanko, Nkondjock–Bafang ; Olounou–Oveng ; Boucle de la Lékié doivent aussi gagner en cadence. Le programme inclut en outre la finalisation des travaux de l’entrée Nord de Yaoundé : Olembé-Echangeur d’Obala en 2×2 voies, la traversée urbaine de Bamenda, ainsi que le bitumage de certains tronçons de routes dans la région du Sud, notamment dans les départements de la Mvila et du Dja-et-Lobo : Section 1 : Ngallan (village Comice)-Melangue 2-Biwong Bané et section 2 : Ebolowa-Nsélan-Koungoulou, axe Nkoeye, fin goudron.
Des avancées notables seront également enregistrées sur les ouvrages d’art ci-après : pont et ses accès sur le fleuve Mbam à Nchiayang, pont et ses accès sur le Mayo Kallio à Palar sur la Nationale No1, etc.
DES PROJETS À TERMINER…
Parmi les projets annoncés à terminer au cours de l’exercice budgétaire 2026, le MINTP cite la pénétrante Est de Douala, les axes Maroua–Bogo–Pouss et Mora–Tchakamari, la route Mbalmayo–Sangmelima ainsi que l’axe Awae–Esse–Soa. S’ajoutent qaussi la réhabilitation de l’ancien pont sur le Wouri et la route Kumbo–Misaje, y compris la voie de contournement de Nkambe, MbalmayoSangmelima. Emmanuel Nganou Djoumessi promet également la livraison de « six ponts à sections modulaires métalliques ».
DES ÉTUDES TECHNIQUES À POURSUIVRE…
Les études techniques devront se poursuivre en 2026 dont la plupart pourront s’achever portent sur 350 km d’autoroutes et voies expresses, 1738,3 km de routes à construire. Celles devant démarrer portent sur 2496,4km de routes et 665 ml d’ouvrages d’art. Ces études seront menées jusqu’à la phase d’Avant-projet sommaire (APS) ou Avant-projet détaillée (APD).
Elles concerneront entre autres : le bitumage de la voie expresse Edéa-Dizangue-Mouanko-Yoyo (110 km) ; la construction de l’autoroute intersection (Yaoundé-Douala)-Bafoussam-Bamenda ; la construction des routes Lomie-Ngoila-Mbalam et Zoulabot 2-Messok, ainsi que la construction des routes Djoum (Inter N9)- Onon-Oveng (Inter N11) et Lomie-Mintom.
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Grand Prix de l’Écriture Journalistique 2026 : Joël Godje Mana vainqueur à visage humain

La première édition du concours EuroAfricAward a rendu son verdict ce mardi 10 mars 2026.Au terme d’une compétition acharnée qui a mobilisé des milliers de plumes à travers le continent, c’est le journaliste camerounais Joël Godje Mana qui s’impose comme le grand vainqueur. Portrait d’un « éclaireur des causes silencieuses » dont le projet dédié aux enfants vulnérables a fait l’unanimité.
L’image a fait le tour des réseaux sociaux . Un regard déterminé derrière des lunettes fines, un sourire humble et, en arrière-plan, la silhouette de l’Afrique. Joël Godje Mana vient de graver son nom dans l’histoire du journalisme africain en remportant le prestigieux Grand Prix de l’Écriture Journalistique 2026. Avec plus de 13 500 votes à son actif, il se hisse sur la première marche du podium de l’Afrique Francophone.
De 10 000 candidats à 300
Il faut rappeler que le concours très discret, à évoluer dans un atmosphère très restreint et sélectif pour éviter la corruption.
Le chemin vers ce sacre n’a pas été de tout repos. Il faut rappeler qu’au lancement de cette première édition, ils étaient pas moins de 10 000 candidats sur la ligne de départ. Après une sélection rigoureuse basée sur l’excellence éditoriale et la pertinence des sujets, seuls 300 journalistes sont restés en lice, tous ayant atteint le seuil critique des 300 points requis. C’est au sein de ce cercle restreint que le vote du public et l’évaluation du jury ont finalement plébiscité le projet de Joël Godje Mana, le propulsant au rang de numéro 1.
Le choix du cœur : le journalisme « humanitaire »
Si le projet de Joël Godje Mana a frappé les esprits, c’est avant tout par sa dimension profondément humaine. Dans une ère médiatique où le narcissisme l’emporte parfois sur le fond, le lauréat a choisi une voie singulière . Celle des oubliés. Son projet d’avant-garde se concentre sur la protection et le soutien des enfants vulnérables, notamment ceux privés de leur joie par les affres de la guerre.
Originaire de l’Extrême-Nord du Cameroun, mais profondément lié au Littoral, Joël incarne cette nouvelle génération de journalistes qui refusent d’être de simples spectateurs du malheur. Déjà aperçu dans des zones de conflit au Soudan, au Yémen ou en RDC, il ne s’y rend pas uniquement pour le scoop, mais pour agir en faveur de l’enfance, une mission confirmée par ses engagements auprès de diverses ONG.
Une tête bien faite au service de la paix
Ce succès est le fruit d’un parcours académique et professionnel impressionnant. Titulaire d’un Master en communication digitale de l’Université Française et formé à l’ISTIC-ESSTIC de Yaoundé, Joël a forgé ses armes dans de nombreuses rédactions (Défis Actuels, Afrique54.net, LTM TV, BFMTV, H3TV, 7vieTV, Africa24, DiaspoTV ,2TNRTV etc.). Il a souvent rappelé l’influence de ses mentors, tels que François MBambou, Hervé Tiwa , Baudouin Nyobé ou Jean Mari Molo Olinga, Alain Ghislain Kanga, Junior Haussein qui ont su cultiver en lui cette soif de dénoncer les injustices.
Lors d’une intervention remarquée en 2024 au Sénégal sur la RTS, il confiait avec mystère et humilité : « Je me sacrifie pour l’avenir de nos enfants ». Une promesse qu’il tient aujourd’hui par l’excellence de son travail.
Un tremplin pour l’avenir
Le prix, qui lui sera officiellement remis d’ici mai 2026, est à la hauteur de son ambition. Outre un chèque conséquent, Joël Godje Mana bénéficiera d’un sponsoring majeur pour la réalisation d’un grand format documentaire. Ce soutien lui permettra de mettre en lumière, avec encore plus de force, les causes qui lui tiennent à cœur.
Désigné espoir pour le « journalisme de paix » en Afrique, celui qui figurait déjà parmi les 100 journalistes les plus influents du Cameroun en 2022 s’impose désormais comme un modèle pour la jeunesse africaine. En attendant de le voir porter l’initiative Africa Forum Media Peace en Afrique du Sud l’année prochaine, Joël Godje Mana continue de prouver que la plume peut être le plus beau des boucliers pour les plus démunis.
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Egalité de genre : La Bvmac et l’IFC font sonner la cloche de l’inclusion financière

La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) et la Société financière internationale (IFC) ont pris part, vendredi 6 mars 2026 à Douala, à la cérémonie mondiale « Ring the Bell for Gender Equality », organisée dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. En rejoignant simultanément des dizaines de places boursières à travers le monde, la Bvmac a ainsi réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation économique des femmes.
Pour Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bvmac, cette initiative constitue un signal fort adressé à l’ensemble de l’écosystème financier et entrepreneurial de la sous-région. Portée au niveau international par la Fédération mondiale des bourses (WFE), l’initiative Sustainable Stock Exchanges (SSE) des Nations unies, la Société financière internationale et le Pacte mondial des Nations unies, cette cérémonie, organisée pour la 12ᵉ fois, vise à mobiliser les marchés financiers autour de la promotion des droits économiques des femmes et de leur participation accrue à la gouvernance des entreprises.
Au Cameroun, l’édition 2026 a mis l’accent sur des engagements concrets. Les discussions ont notamment porté sur la place des femmes dans la gouvernance des sociétés cotées, la mobilisation de capitaux en faveur de l’équité et le rôle déterminant des femmes dans la transformation économique et sociale. L’objectif est d’encourager les acteurs du secteur financier à considérer l’égalité des genres non seulement comme une exigence sociale, mais aussi comme un levier stratégique de performance durable et de croissance inclusive. Pour Charlotte Ndaw Sako, représentante régionale de l’IFC pour l’Afrique centrale, cette initiative constitue un appel à l’action.
S’appuyant sur le thème de la Journée internationale des droits des femmes 2026, elle souligne que trois impératifs doivent guider les politiques publiques et les stratégies des entreprises : les droits, la justice et l’action. « Les droits d’abord, parce que l’égalité se construit sur des cadres juridiques effectifs ; la justice ensuite, parce que l’égalité doit se traduire par un accès équitable aux opportunités économiques et à la gouvernance ; et l’action enfin, parce que l’Agenda 2030 approche et que le temps des intentions sans redevabilité est terminé », a-t-elle indiqué. Les données récentes du rapport Women, Business and the Law 2026 du Groupe de la Banque mondiale rappellent en effet l’ampleur des défis à relever. À l’échelle mondiale, les femmes ne bénéficient encore que de 77 % des droits juridiques reconnus aux hommes. Environ 2,4 milliards d’entre elles vivent dans des pays où la législation ne garantit pas pleinement leur participation économique.
Plus préoccupant encore, même lorsque les lois existent, leur application reste souvent limitée. Au Cameroun, le rapport met en évidence des indicateurs qui appellent à une mobilisation accrue. Le pays obtient un score de 44,48 sur 100 pour l’indice du cadre légal, 30,83 pour les cadres de soutien et 34,01 pour la perception de l’application des lois. Selon l’IFC, ces chiffres traduisent un déficit d’écosystème capable de transformer les textes juridiques en réalités économiques, notamment à travers des politiques publiques efficaces, des institutions solides et un meilleur accès à la justice.
En s’inscrivant dans l’Initiative SSE des Nations unies, la cérémonie « Ring the Bell for Gender Equality » contribue directement à la réalisation de l’Objectif de développement durable n°5 consacré à l’égalité des sexes. En faisant symboliquement sonner la cloche de l’égalité, la Bvmac et l’IFC entendent ainsi renforcer le rôle du secteur privé et des marchés financiers comme moteurs de la promotion des droits des femmes et d’un développement économique plus inclusif au Cameroun et en Afrique centrale.
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Economie numérique : L’Antic place la souveraineté numérique au cœur de sa stratégie 2026

En 2026, l’enjeu pour l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (Antic) dépasse la seule administration technique du réseau national. Il s’agit désormais d’asseoir l’exercice de la puissance publique dans l’espace numérique et d’en faire un socle de stabilité économique. Sous le thème « Performance, Confiance et Souveraineté Numérique », les cadres des services centraux et déconcentrés ont été invités à considérer la cybersécurité comme un actif stratégique.
Pour le directeur général, la souveraineté repose sur trois piliers. La maîtrise des infrastructures critiques, la protection des données sensibles et la capacité à anticiper les ruptures technologiques. Cette architecture vise à préserver l’autonomie décisionnelle de l’État face aux menaces cybernétiques tout en consolidant la confiance des usagers dans les services dématérialisés.
Dans un environnement où les transactions financières, les procédures douanières et les services publics migrent vers le numérique, la question de la sécurité devient un déterminant du climat des affaires. La réduction du risque systémique pèse sur la perception des investisseurs, des opérateurs télécoms et des fintech. Une infrastructure numérique vulnérable constitue un frein. À l’inverse, un dispositif robuste agit comme un signal de crédibilité.
En 2026, l’ANTIC entend intensifier ses mécanismes de veille et de réponse aux incidents. L’objectif affiché consiste à transformer la sécurité informatique en levier de croissance pour l’économie numérique nationale. L’agence revendique une logique de défense en profondeur et adopte un modèle de centre d’excellence guidé par l’analyse de risque.
Le passage d’une posture réactive à une posture proactive s’appuie sur un investissement supérieur à 735 millions de FCFA dans le cadre du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun. Concrètement, l’enveloppe a permis l’acquisition de technologies de cybersécurité de dernière génération, notamment des sondes de détection avancées et des protocoles de chiffrement souverains destinés à sécuriser les infrastructures étatiques.
Ce renforcement technique s’accompagne d’un effort sur le capital humain. L’agence affiche un taux d’exécution de 95,96% en 2025 contre 91,16% l’année précédente. Une progression que la direction présente comme le signe d’une maturité organisationnelle. Quelques semaines avant cette conférence, la ministre des Postes et Télécommunications avait déjà donné le ton lors de la cérémonie de présentation de vœux. « Des équipements spécialisés viennent d’être mis à la disposition de l’ANTIC afin de renforcer les capacités nationales de prévention et de réponse aux cybermenaces. Nous entendons également multiplier les partenariats pour intensifier les actions de sensibilisation à un usage responsable des réseaux sociaux ainsi qu’à la lutte contre les discours de haine en ligne, tout en poursuivant l’accompagnement des jeunes vers les métiers de la cybersécurité », a-t-elle déclaré.
Cette déclaration éclaire la dimension économique de la stratégie. En renforçant la prévention et la réponse aux incidents, l’État cherche à sécuriser l’écosystème numérique dans son ensemble. Les plateformes de commerce en ligne, les services financiers digitaux et les administrations dématérialisées dépendent d’un environnement stable. La cybersécurité cesse alors d’être un simple coût de conformité pour devenir une infrastructure productive, au même titre que l’énergie ou les transports.
À Limbé, le message adressé aux partenaires économiques est clair. La souveraineté numérique n’est pas une posture défensive isolée. Elle constitue un facteur d’attractivité et un préalable à la compétitivité. En consolidant ses capacités cyber, le Cameroun cherche à créer les conditions d’un espace numérique fiable, capable de soutenir l’expansion de son économie digitale et de rassurer les investisseurs sur la résilience de ses systèmes.
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