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l’extrême-gauche est quasi inexistante au Cameroun

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l’extrême-gauche est quasi inexistante au Cameroun
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Pour le deuxième vice-président du Social democratic front (SDF) il n’y a pas une extrême-gauche au Cameroun.

« Chez nous, chacun cherche sa « nyama [nourriture] » ou à se sauver SEUL, ce qui relève de l’individualisme prononcé. On attendrait les gens de gauche dans la défense de l’intérêt collectif ou général. Les mouvements de l’extrême-gauche regroupent des courants anticapitalistes, marxistes, anarchistes ou écosocialistes, visant une transformation sociale profonde, l’autogestion et une redistribution totale des richesses », affirme Louis Marie Kakdeu dans une récente analyse.

Politique : Y a-t-il une extrême-gauche structurée au Cameroun ?

Par Louis Marie Kakdeu

Les gens semblent d’accord avec moi sur le fait que l’extrémisme a gagné du terrain au Cameroun. L’on me reproche maintenant d’avoir choisi délibérément d’aligner les extrémistes à droite. Je rappelle aux uns et autres que les critiques se font sur la base d’une grille de lecture ou d’analyse qui énumère clairement les critères utilisés. J’ai toujours rappelé à celles et ceux qui s’essaient à l’analyse intellectuelle qu’il existe plusieurs courants en politique, en sociologie, en philosophie, en économie, etc., et qu’il faut être capable de classer les idées qui relèvent d’un courant spécifique.

L’argument de « massue » que l’on m’a présenté consistait à dire que le SDF, mon parti, était « social-démocrate » et donc, ses militants étaient TOUTES et TOUS de gauche. NON ! Pour l’histoire, il faut savoir que le SDF a été pendant longtemps truffé de militants d’extrême-droite et j’ai expliqué hier ce que cela signifiait d’être de l’extrême-droite. Il faut savoir que le SDF a porté dans les fameux années 1990 un programme économique de droite (NESPROG 1991 et 1997) pire que le programme d’autérité du PAS (Plan d’Ajustement Structurel) du FMI.

Il faut savoir pour l’histoire que c’est le choix économique de Paul Biya qui était de gauche à cette époque! Je m’en vais expliquer aujourd’hui ce que cela signifie d’être de l’extrême-gauche et ensemble, nous verront que ce genre de lutte n’est que très rudimentaire au Cameroun.

Tout d’abord, disons que les militants de gauche défendent l’égalité (des chances et de traitement) et la justice sociale. Je commence par là pour vous prendre à témoin et constater que rares sont les mouvements au Cameroun qui défendent « l’égalité pour Tous » par exemple. Les gens sont dans de micro-nationalismes (mouvements de droite) qui opposent autochtones et allogènes, nordistes et sudistes, anglophones et francophones, bamilékés et betis, chrétiens et musulmans, etc.

Vous vous ferez lapider au Cameroun si vous défendez que les autochtones et les allogènes doivent avoir les mêmes droits. Or, Jean-Luc Mélanchon défendrait l’égalité pour TOUS. Il ne défendrait pas qu’il y ait de micro-Etats bassa, grassfieldland, bamun, grand-nord, beti, ambazonien, etc. Les idées qui dominent la scène politique camerounaise ne sont pas de gauche !

Je m’en vais vous donner une grille de lecture de l’extrême-gauche. Pour me critiquer, il faudrait contester ma grille et apporter une contre-grille. L’extrême-gauche se caractérise par une volonté de rupture RADICALE avec le système capitaliste et la démocratie représentative, prônant l’égalitarisme absolu, souvent par des méthodes révolutionnaires. Les militants de gauche ne convergeraient pas massivement vers le capitalisme occidental ou chinois comme le font les émigrés africains et/ou camerounais.

Chez nous, chacun cherche sa « nyama [nourriture] » ou à se sauver SEUL, ce qui relève de l’individualisme prononcé. On attendrait les gens de gauche dans la défense de l’intérêt collectif ou général. Les mouvements de l’extrême-gauche regroupent des courants anticapitalistes, marxistes, anarchistes ou écosocialistes, visant une transformation sociale profonde, l’autogestion et une redistribution totale des richesses. En matière de redistribution des richesses, c’est le clientélisme politique qui domine chez nous et tout le monde est intéressé par la nomination du nouveau gouvernement parce qu’il s’agit de la « mangeoire nationale ».

La question que les gens se posent est de savoir si « leur frère ou leur sœur va être en haut [pour qu’ils mangent à leur tour] ». C’est la logique de tours (à la mangeoire) qui domine les choix politiques. Je ne suis pas au courant par exemple que l’écologie politique existe dans le débat politique au Cameroun. Que disent les mouvements de verts ? Où ? Quand ? Qui s’opposent à la déforestation au Cameroun ? Quel mouvement a déjà bloqué les grumiers qui pillent nos forêts ? Quel mouvement a déjà bloqué l’exploitation de nos minerais ?

Voici donc la grille d’analyse :

L’anticapitalisme radical : il s’agit du rejet total de l’économie de marché et de la propriété privée lucrative. S’il y a un secteur qui marche au Cameroun, c’est bien celui de l’immobilier. Les propriétés privées poussent comme des champignons. Le secteur des logements sociaux ne décolle pas et cette cause n’est pas une priorité dans les mouvements politiques. Je ne connais que très peu d’activistes qui s’intéressent à l’accaparement des terres alors que c’est un véritable fléau dans notre pays.

Égalitarisme : Il s’agit de la volonté d’instaurer une égalité PARFAITE sur les plans économique et sociale, entre tous les individus. Les gens développent plutôt des velléités hégémoniques au Cameroun. Si le NOUS conteste la supériorité du EUX, ce n’est pas pour défendre l’égalité pour TOUS, c’est pour montrer que c’est EUX qui dépasse NOUS. Le débat politique vise à recommander que chacun reste chez soi.

L’autochtonie tout comme l’ivoirité conteste la citoyenneté résidentielle des familles installées même depuis plusieurs générations. Il s’agit bel et bien des idées de l’extrême-droite ! La gauche a une tradition de participation active aux luttes sociales, ouvrières, féministes et de soutien aux immigrés. Je ne connais pas beaucoup de mouvements politiques, si ce n’est le SDF, qui sont aux côtés des syndicats au Cameroun pour la défense des intérêts des travailleurs ou des ouvriers.

Il y a eu grève des ouvriers et émeutes en 2025 à la Socucam par exemple et je n’ai pas vu la mobilisation de la Gauche ! Or, les méthodes d’action de la gauche sont entre autres l’utilisation de la désobéissance civile, des grèves générales, et parfois de la violence politique (extrême-gauche). Je veux savoir quand date la dernière action de désobéissance civile au Cameroun ? Depuis la mort de Bernard Njonga dont on honore la mémoire ce mois de février 2026, qui a encore organisé une grève ou une manifestation publique pour soutenir une cause sociale ? Le « Biya must go » n’est malheureusement pas une cause sociale. Une crise post-électorale (parce que l’on conteste les résultats) n’est pas une cause sociale. Et donc, où est la gauche ?

Internationalisme : L’idéologie de gauche transcende les frontières nationales, s’opposant au nationalisme. Or, c’est plutôt le contraire qui se développe chez nous. L’actualité nous démontre qu’une dispute de couple à Douala s’est rapidement transformée en un débat identitaire.
Libération? : L’on m’explique que la gauche camerounaise signifie « libération » à l’image des luttes de l’UPC. Attention ! Il ne faut pas pervertir l’histoire ! L’UPC portait bel et bien des causes sociales.

Le parti politique UPC est né du mouvement syndical et donc, du monde ouvrier. L’UPC portait bel et bien les causes de l’égalité et de la justice sociale pendant la colonisation. Les Upécistes se sont opposés entre autres à la discrimination raciale et à l’expropriation. Ils ont demandé l’indépendance pas seulement des francophones, mais de TOUS ! Les gens veulent se libérer de qui aujourd’hui ? De Paul Biya ? Pour le remplacer par Biya-bis ? Non, ce n’était pas cela l’esprit de la libération de l’UPC. La lutte pour la libération ou la révolution n’est pas contre des individus mais, un système. Et vous ne pouvez pas pertinemment rejeter un système sans parler d’idéologie.

Ce débat est donc un débat nécessaire à l’endroit de celles et de ceux qui veulent changer un système au Cameroun. Les élections ont été reportées et nous pouvons bel et bien changer l’opinion publique avant la tenue des prochaines échéances. Pour des raisons de faillite économique et de stabilité politique, sauf suicide, il n’y aura pas d’élections dans un avenir proche. Revenons donc à la RAISON !

Louis-Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF

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Bassin du lac Tchad : Le Cameroun et trois voisins mobilisés contre le choléra, Ebola et la Mpox

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Le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine renforcent leur coopération sanitaire face à la progression de plusieurs maladies épidémiques. Réunis à Douala […]

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves
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Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 2 novembre 2026, entre 7 h et 7 h 15, dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel SA, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités, une explosion aurait précédé le sinistre.

Selon Cameroon Tribune, le bilan provisoire fait état de quatre corps calcinés, découverts par les sapeurs-pompiers, et de 16 personnes grièvement brûlées, évacuées à l’hôpital général de Douala. Selon une source médicale, leur pronostic vital serait engagé.

Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu au chevet des blessés. Il a déploré le non-respect des mesures de sécurité prescrites à l’entreprise après un précédent incendie. « Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises », a-t-il déclaré.

Évoquant les enquêtes en cours, le gouverneur a également estimé qu’un arrêt des activités de l’entreprise devrait être envisagé.
Pour mémoire, un autre incendie avait ravagé une partie de cette usine dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, faisant plusieurs victimes.

Au moment des premières constatations, les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs opérations pour maîtriser le sinistre.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Système des Nations unies devront encore mobiliser environ 657,3 milliards de FCFA pour financer leur nouveau cadre de coopération pour le développement durable sur la période 2027-2031. Les quatre enveloppes budgétaires détaillées totalisent 860,5 milliards de FCFA, dont seulement 203,2 milliards sont actuellement identifiés comme disponibles, soit 23,6 % des besoins. Le document a été signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), et Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Le besoin de financement représente ainsi 76,4 % de l’enveloppe prévisionnelle. Selon les données présentées, les ressources disponibles comprennent 141,7 milliards de FCFA de financements de base, dits « core », et 61,5 milliards de ressources complémentaires, dites « non-core ». Ces montants constituent des ressources identifiées pour la mise en œuvre du programme et ne correspondent pas nécessairement à des financements déjà décaissés.

Pour combler l’écart, Issa Sanogo préconise d’élargir les partenariats avec les institutions financières de développement et le secteur privé, tout en mobilisant davantage de financements climatiques et innovants.

La transformation économique affiche un déficit de financement de 232 milliards de FCFA

Le nouveau cadre s’articule autour de trois priorités stratégiques, déclinées en quatre effets. La transformation économique et la résilience climatique affichent le déficit proportionnel le plus élevé. Sur une enveloppe prévisionnelle de 275,4 milliards de FCFA, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit un taux de couverture de 15,7 %. Il reste ainsi 232,2 milliards de FCFA à rechercher.

La composante consacrée à la diversification économique et à la création d’emplois décents dispose de 21,7 milliards de FCFA pour des besoins évalués à 174 milliards. Son taux de financement, limité à 12,5 %, est le plus faible des quatre effets budgétaires. Il reste 152,2 milliards de FCFA à mobiliser.

La seconde composante, consacrée à la résilience climatique et à l’accès à une énergie propre, prévoit 101,5 milliards de FCFA. Les ressources disponibles atteignent 21,5 milliards, soit 21,2 % des besoins. Le financement restant à rechercher s’élève à près de 80 milliards de FCFA.

Cette priorité doit soutenir la diversification des activités productives, l’industrialisation, le développement des économies verte et bleue ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Elle prévoit également des interventions destinées à améliorer l’accès à une énergie propre et durable.

Près de 317 milliards de FCFA manquent au développement du capital humain

Le capital humain et la cohésion sociale concentrent la plus importante enveloppe du nouveau cadre : 427,6 milliards de FCFA, soit 49,7 % du budget total. Seuls 111 milliards sont actuellement disponibles. Le besoin résiduel atteint 316,6 milliards de FCFA, ce qui constitue le déficit le plus élevé en valeur absolue.

Les financements doivent notamment soutenir l’amélioration de l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux dispositifs de protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs annoncés comprennent un taux de 95 % d’accouchements assistés, une couverture vaccinale de 95 %, un taux d’achèvement du primaire de 100 % et une couverture de 40 % des personnes vulnérables par les mécanismes de protection sociale.

La gouvernance, la décentralisation et la paix disposent, pour leur part, d’un budget prévisionnel de 157,5 milliards de FCFA. Avec 48,9 milliards disponibles, cette composante affiche le taux de financement le plus élevé, à 31,1 %. Il reste néanmoins 108,6 milliards de FCFA à mobiliser.

Les interventions prévues porteront notamment sur l’efficacité des institutions, la transparence, la gestion des finances publiques, la décentralisation et l’articulation entre l’aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.

Le cadre couvre l’ensemble du territoire camerounais, avec une attention particulière à six régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les principaux bénéficiaires ciblés comprennent les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les personnes déplacées internes, les personnes handicapées et les peuples autochtones.

Un budget en hausse de 27 %, mais moins de financements disponibles qu’en 2021

Le nouveau cycle succède au cadre de coopération 2022-2026, signé le 16 septembre 2021 par Alamine Ousmane Mey et Matthias Zana Naab, alors coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Selon le document de programmation du précédent cycle, les interventions étaient évaluées à environ 1,15 milliard de dollars, soit l’équivalent de 676,7 milliards de FCFA au taux de change retenu pour le présent article. Cette enveloppe avait été présentée à la signature en 2021 comme dépassant 642 milliards de FCFA, sur la base du taux de change de l’époque.

À taux de conversion identique, le nouveau budget de coopération augmente d’environ 27,2 %, passant de 676,7 à 860,5 milliards de FCFA. Pourtant, les ressources initialement disponibles reculent de 226,7 milliards de FCFA pour le précédent cycle à 203,2 milliards pour la période 2027-2031, soit une diminution de 23,5 milliards de FCFA.

Le taux de couverture financière passe ainsi de 33,5 % à 23,6 %, soit une baisse de 9,9 points de pourcentage. Cette comparaison porte sur les financements identifiés lors de la programmation des deux cycles. Elle ne mesure pas les ressources finalement mobilisées ni les dépenses effectivement réalisées entre 2022 et 2026.

Le précédent dispositif associait 22 agences des Nations unies autour de quatre priorités : la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, l’appui institutionnel et la participation citoyenne, ainsi que la durabilité environnementale et la gestion des risques climatiques.

Ludovic Amara

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