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5% de croissance sur trois années consécutives

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5% de croissance sur trois années consécutives
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En dépit d’un contexte mondial des échanges économiques et commerciaux marqué par les tarifs douaniers, l’économie chinoise s’est distinguée par sa résilience en affichant au compteur un taux de croissance de 5% en 2025.

Selon les statistiques du Bureau d’État des statistiques publiées le 19 janvier, le PIB de la Chine a atteint 140 187,9 milliards de yuans en 2025. La Chine maintient depuis trois années consécutives un taux de croissance stable, signe de la résistance de son économie aux chocs extérieurs. Au cœur de cette performance, l’on peut citer l’optimisation et la modernisation continues de la structure économique et des transformations structurelles perceptibles dans divers sous-secteurs du domaine industriel.

La résilience de l’économie chinoise tient, entre autres, au fait de la forte compétitivité internationale de ses produits combinée à la diversification des marchés d’exportation et à la modernisation structurelle des produits. Toute chose qui a permis de maintenir une croissance élevée des exportations malgré le spectre des tarifs douaniers. De même, une certaine coordination de politiques de stabilisation de la croissance a été savamment implémentée avec des résultats à la clé. Les mesures incitatives de la consommation ont aussi contribué à accentuer la demande intérieure.

Les ventes automobiles chinoises

Le maintien de la croissance chinoise dans un climat d’incertitudes est à mettre également au compte d’un commerce extérieur dynamique. Face aux turbulences externes, des mesures ont été prises pour aider les entreprises à stabiliser leurs commandes, à élargir leurs marchés et à cultiver un nouvel élan pour le commerce extérieur. En conséquence, le commerce extérieur chinois a pu se stabiliser en termes d’échelle et de croissance, et optimiser sa structure d’exportation.

Selon des chiffres officiels, les exportations chinoises de produits de haute technologie en 2025 ont atteint 5 250 milliards de yuans, soit une augmentation de 13,2 % par rapport à l’année précédente, contribuant à hauteur de 2,4 points de pourcentage à la croissance globale des exportations. Par exemple, les données officielles indiquent que la production et les ventes automobiles chinoises ont toutes deux dépassé les 34 millions d’unités, établissant un nouveau record historique et maintenant la première place mondiale pour la 17e année consécutive.

« Produits chinois de qualité »

L’innovation chinoise en matière d’exportation a, selon l’administration douanière, gagné en substance, son développement vert est devenu plus prononcé et son développement gagnant-gagnant s’est affirmé davantage. Les « produits chinois de qualité » ont acquis une grande popularité à l’échelle mondiale, jouant un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité des chaînes de production et d’approvisionnement mondiales, tout en apportant une certitude et en créant de nouvelles opportunités pour le développement économique et commercial mondial.

L’année dernière, en plus de l’optimisation structurelle, la diversification des marchés d’exportation a été une autre caractéristique déterminante de l’évolution du commerce extérieur. Les données indiquent qu’en 2025, parmi les 249 pays et régions ayant des échanges commerciaux avec la Chine, 190 avaient enregistré une croissance de leurs importations et exportations avec la Chine.

5 930 milliards de yuans

Quant aux importations chinoises, leur volume a été estimé à un montant record de 18 480 milliards de yuans. Les dernières données internationales établissent qu’au cours des trois premiers trimestres de 2025, la Chine est devenue la principale destination des exportations de 79 pays et régions, soit trois de plus qu’en 2024.

Dans ce registre, les échanges commerciaux avec les États-Unis et l’Union européenne ont été remarquables. Les données ont révélé qu’en 2025, les importations et les exportations de la Chine avec les États-Unis ont atteint 4 010 milliards de yuans, soit 8,8 % de la valeur totale des importations et des exportations chinoises. Les échanges commerciaux avec l’UE se sont élevés à 5 930 milliards de yuans, soit une augmentation de 6 % et une contribution de 0,8 point de pourcentage à la croissance globale des importations et des exportations de la Chine.

La Chine a fait le choix de promouvoir un développement structuré

Atelier et marché du monde, la Chine, au regard de ses performances de croissance dans un contexte mondial instable, s’impose lentement et sûrement comme une locomotive fiable de l’économie mondiale. D’après le constat de Zhang Monan, chercheur au Centre chinois pour les échanges économiques internationaux, la Chine est dans une dynamique rassurante pour maintenir une croissance stable au regard des facteurs spécifiques. Le pays dispose de l’écosystème industriel le plus abouti au monde. L’on assiste à l’émergence continue d’une dynamique d’innovation marquée par la croissance explosive actuelle de l’IA. L’autre atout est que la Chine dispose du plus grand vivier d’ingénieurs au monde, en particulier des talents dans le domaine de l’innovation scientifique et technologique.

En un mot, la Chine a fait le choix de promouvoir un développement structuré avec en toile de fond la modernisation et l’innovation technologique, militant pour une coopération gagnant-gagnant en diversifiant ses partenariats avec le reste du monde. Pendant que d’autres croient encore à l’illusion du protectionnisme et de l’isolationnisme, la Chine opte sans cesse pour l’ouverture. Voilà en quoi réside le secret d’une croissance continue et stable.

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Bauxite de Minim-Martap : AFG Bank suspend ses décaissements, Canyon retire son calendrier d’exportation

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Bauxite de Minim-Martap : AFG Bank suspend ses décaissements, Canyon retire son calendrier d’exportation
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(Investir au Cameroun) – Canyon Resources a retiré son objectif de réaliser les premières exportations de bauxite du gisement camerounais de Minim-Martap au quatrième trimestre 2026. La décision intervient après la suspension des nouveaux tirages sur la facilité bancaire syndiquée de 82 milliards de FCFA conclue avec AFG Bank Cameroun et alors que la société n’a pas encore arrêté son dispositif de transbordement au port de Douala.

L’information figure dans une mise à jour publiée ce 24 août par la junior minière australienne. Elle a permis à l’Australian Securities Exchange (ASX) de rétablir immédiatement la cotation de Canyon, suspendue volontairement depuis le 20 août dans l’attente de précisions sur le financement et le calendrier de Minim-Martap.

Selon Canyon, sa filiale camerounaise Camalco a reçu d’AFG Bank une notification suspendant tout décaissement supplémentaire jusqu’à la réalisation d’une revue complète du calendrier de développement, du modèle financier et des autres paramètres économiques du projet. Une visite du site doit également être effectuée à la satisfaction des prêteurs.

Camalco dispose de 15 jours pour transmettre les informations financières demandées, tandis que la visite doit être achevée dans un délai de 30 jours. La mesure ne constitue donc pas, en l’état des informations disponibles, une annulation du crédit. Aucun communiqué distinct d’AFG Bank Cameroun permettant d’en préciser les motifs n’était toutefois disponible au moment de cette vérification.

« Avec la suspension par AFG de toute capacité de tirage supplémentaire, la société n’est plus en mesure de réaliser la phase 1 […] comme prévu », reconnaît Canyon dans son communiqué. Cette phase correspond à l’achèvement des infrastructures permettant la première expédition de minerai.

Un financement déclaré suffisant cinq mois plus tôt

Sur les 82 milliards de FCFA du crédit syndiqué, Canyon indique avoir tiré environ 75 millions USD au 31 juillet 2026, soit près de 42,1 milliards de FCFA au taux de référence de la Banque centrale européenne du 21 août. Le montant en dollars étant présenté comme approximatif, le solde exact encore disponible en FCFA n’est pas précisé.

La société disposait parallèlement de 31 millions de dollars australiens en trésorerie, l’équivalent d’environ 12,5 milliards de FCFA. Elle annonce désormais la réduction de toutes les dépenses non essentielles afin de préserver ses ressources.

Ce constat marque un net retournement par rapport à la communication antérieure de Canyon. Lors de la signature du crédit, en mai 2025, l’entreprise présentait cette facilité, complétée par 24,5 millions AUD attendus de l’exercice d’options par Eagle Eye Asset Holdings, comme suffisante pour financer la première phase. Le prêt, accordé à un taux fixe de 8 % hors TVA et remboursable sur huit ans, est garanti notamment par les concessions minières, les équipements, les comptes du projet, les futures créances commerciales ainsi que par Canyon et A2MP.

Le 11 mars 2026, après le rejet par les actionnaires de placements représentant environ 170 millions AUD auprès d’Eagle Eye et d’Afriland, Canyon assurait encore que sa trésorerie de 43 millions USD et les 95 millions USD alors non tirés chez AFG couvraient l’ensemble des dépenses jusqu’à la première expédition. Celle-ci était annoncée pour le troisième trimestre 2026.

Trois mois plus tard, l’échéance avait été repoussée au quatrième trimestre. Elle est désormais supprimée sans date de remplacement. Le calendrier initial prévoyait pourtant les premières exportations dès le premier semestre 2026.

Canyon attribue une partie de cette nouvelle incertitude à l’offre publique d’achat lancée par son actionnaire majoritaire A2MP. Selon l’entreprise, l’opération entraîne des dépenses imprévues et limite techniquement sa capacité à lever des fonds propres jusqu’à la fin octobre, sauf dérogation de l’ASX, émission de droits préférentiels, autorisation des actionnaires ou accord d’A2MP. Cette présentation reste celle de Canyon : le communiqué n’établit pas que l’OPA est à l’origine de la décision d’AFG Bank.

Une capacité initiale limitée à 420 000 tonnes par an

Sur le plan logistique, les sept locomotives acquises pour le projet sont déjà arrivées au Cameroun. En revanche, les 60 premiers wagons, sur une commande initiale de 160 unités, ne sont plus attendus qu’au cours des huit prochaines semaines. Leur livraison était encore annoncée pour la mi-août dans la précédente mise à jour du 26 juin.

Les essais combinant les sept locomotives et les 60 premiers wagons sont désormais programmés au quatrième trimestre 2026. La flotte complète de la première phase devrait assurer le transport d’environ 35 000 tonnes de bauxite par mois, soit 420 000 tonnes par an. Cette capacité ne représente que 21 % de l’objectif de production de 2 millions de tonnes par an associé à la deuxième phase.

Pour atteindre cette nouvelle échelle, Canyon estime devoir acquérir 15 locomotives et 400 wagons supplémentaires, tout en réalisant des travaux additionnels sur la voie ferrée. L’investissement nécessaire est évalué à 160 millions USD, soit environ 89,7 milliards de FCFA. Ce financement concerne cependant l’expansion à 2 millions de tonnes et ne doit pas être confondu avec le montant, toujours non communiqué, requis pour effectuer la première exportation.

La chaîne logistique reste par ailleurs incomplète. Canyon affirme que la route reliant la mine au terminal ferroviaire est presque achevée, mais son communiqué donne deux horizons contradictoires : les deux prochaines semaines dans le corps du document et le quatrième trimestre dans son résumé.

Plus en aval, la société réexamine encore ses stratégies de dragage et de transbordement à Douala. Les volumes initiaux plus faibles l’obligent à rechercher un dispositif économiquement adapté pour transférer le minerai vers les navires de haute mer. Aucun prestataire, coût définitif ni calendrier n’a encore été arrêté.

L’OPA accentue la bataille sur les hypothèses financières

A2MP Investments FZCO, société privée basée à Dubaï et contrôlée à 97,3 % par Eagle Eye Asset Holdings, détenait avec ses associés 55,56 % de Canyon au lancement de son OPA. L’offre propose 0,05 dollar australien par action pour acquérir les titres restants, soit une décote de 42,5 % par rapport au cours de clôture de 0,087 dollar du 28 juillet.

L’actionnaire majoritaire soutient que la hausse du fret, les coûts logistiques et la baisse attendue de la prime applicable à la bauxite de Minim-Martap ont dégradé les hypothèses de l’étude de faisabilité. A2MP estime ainsi que« le projet pourrait ne plus être viable dans sa configuration actuelle et avec les financements disponibles ».

Canyon conteste cette lecture. La société invoque une étude réalisée en août par CM Group, qui maintiendrait une fourchette de prix de long terme comprise entre 78 et 86 USD par tonne sèche pour une bauxite contenant 51 % d’alumine et au maximum 2 % de silice. Le rapport complet n’étant pas annexé au communiqué, ses hypothèses ne peuvent toutefois pas être comparées à celles avancées par A2MP.

Canyon a mandaté la banque d’affaires Jefferies pour examiner des financements adossés aux contrats d’enlèvement, des prépaiements de clients, des partenariats sur le projet ainsi que de nouvelles opérations en fonds propres. Mais la société prévient elle-même qu’« il n’existe aucune garantie qu’un financement alternatif sera obtenu ».

Le comité indépendant du conseil d’administration doit déposer au plus tard le 3 septembre sa réponse formelle à l’OPA, accompagnée d’un rapport d’expert indépendant et d’une expertise technique. L’ASIC lui a accordé sept jours supplémentaires. L’offre d’A2MP, désormais ouverte jusqu’au 21 septembre, reste conditionnée notamment à l’atteinte d’une participation de 75 %.

Pour le Cameroun, la conséquence immédiate est claire : la première exportation industrielle de bauxite de Minim-Martap ne dispose plus d’aucune échéance officielle. La reprise de la cotation de Canyon clôt l’épisode de suspension boursière, mais elle ne résout ni l’incertitude bancaire ni les verrous logistiques qui conditionnent encore le passage du projet à l’exploitation.

Baudouin Enama

Lire aussi :

30-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : A2MP veut retirer Canyon de la cote et remet en cause la rentabilité du projet

29-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : doute sur la capacité du projet à rembourser la facilité AFG de 82 milliards FCFA

11-03-2026 – Bauxite de Minim Martap : les actionnaires de Canyon Resources bloquent l’entrée d’Afriland au capital

25-09-2025 – Bauxite de Minim Martap : Canyon mobilise 215 millions AUD et accueille le groupe Afriland au capital

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Nathan Ngoumou retrouve enfin la compétition avec Nice après 503 jours d’attente

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Nathan Ngoumou retrouve enfin la compétition avec Nice après 503 jours d’attente
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Après 503 jours loin de la compétition officielle, Nathan Ngoumou a enfin retrouvé les pelouses avec l’OGC Nice. Une longue attente qui a rendu son retour forcément particulier, malgré un match nul pour ses premières minutes sous ses nouvelles couleurs.

À l’issue de la rencontre, l’attaquant camerounais n’a pas caché son émotion. « 503 jours plus tard, enfin de retour en compétition officielle », a-t-il declaré, soulignant le travail, la patience et les sacrifices consentis pour retrouver ces sensations.

Au-delà du résultat, Ngoumou retient surtout le plaisir de rejouer. « Un match nul pour commencer mais surtout la joie de retrouver le terrain », a-t-il confié, tout en adressant un message de reconnaissance à ceux qui l’ont accompagné durant cette période difficile.

Désormais, le joueur de Nice veut regarder vers l’avenir. « Ce n’est que le début », a-t-il lancé. Après plus d’un an sans compétition officielle, Nathan Ngoumou peut enfin tourner la page et entamer un nouveau chapitre de sa carrière.

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MTN Cameroon : la data franchit 120 milliards FCFA et pèse 51 % des revenus de services au premier semestre 2026

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MTN Cameroon : la data franchit 120 milliards FCFA et pèse 51 % des revenus de services au premier semestre 2026
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(Investir au Cameroun) – Les revenus tirés de la data ont représenté 50,8 % des revenus de services de MTN Cameroon au premier semestre 2026, contre 45,3 % un an auparavant. Selon les résultats semestriels publiés le 24 août par le groupe, cette activité a généré 3,45 milliards de rands, soit environ 120,3 milliards de FCFA au taux de change moyen retenu par MTN sur la période.

Ce ratio, calculé en rapportant les revenus data aux 6,79 milliards de rands de revenus de services enregistrés au Cameroun, confirme la transformation du modèle économique de l’opérateur. Les revenus data ont progressé de 25,5 % à change constant, soit plus de deux fois plus vite que l’ensemble des revenus de services, en hausse de 11,8 %.

Cette performance s’est accompagnée d’une augmentation de 5,8 % du nombre d’abonnés, à 13,4 millions au 30 juin 2026. MTN attribue cette dynamique à la poursuite des investissements dans son réseau et à ses efforts pour stimuler la consommation de données. Le document ne précise toutefois ni le nombre d’utilisateurs actifs de la data au Cameroun, ni l’évolution de la consommation moyenne par abonné. Il ne permet donc pas d’isoler la contribution respective de l’élargissement de la clientèle, de l’intensification des usages et des prix.

La fintech perd du terrain dans le mix de revenus

La progression de la data contraste avec celle de la fintech. Les revenus camerounais de cette activité, qui comprend Mobile Money et les services d’avance de crédit, se sont établis à 1,19 milliard de rands, soit environ 41,4 milliards de FCFA. Ils affichent une hausse limitée à 4,3 % à change constant et même un recul de 0,3 % une fois convertis dans la monnaie de présentation du groupe.

La fintech ne représente ainsi plus que 17,5 % des revenus de services de MTN Cameroon, contre 18,8 % un an plus tôt. À elles seules, la data et la fintech concentrent néanmoins 68,3 % des revenus de services de l’opérateur.

MTN fait état d’une croissance plus modérée des retraits et des transferts entre particuliers au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Ghana et en Ouganda. Le groupe attribue cette évolution à l’intensification de la concurrence et aux pressions réglementaires sur les prix. Il ne chiffre cependant pas l’incidence propre de ces facteurs sur les résultats de sa filiale camerounaise.

Une intensité d’investissement proche de 27 %

Pour soutenir cette montée en puissance de la data, MTN Cameroon a engagé 1,85 milliard de rands d’investissements hors contrats de location, l’équivalent d’environ 64,4 milliards de FCFA. Ces dépenses augmentent de 26,9 % à change constant. En intégrant les contrats de location conformément à la norme IFRS 16, elles atteignent près de 66,5 milliards de FCFA.

Rapportés arithmétiquement au chiffre d’affaires de la filiale, les investissements hors locations correspondent à une intensité capitalistique d’environ 27 %, contre 16,6 % pour l’ensemble du groupe. Le Cameroun a ainsi concentré 9,3 % des investissements consolidés de MTN, alors qu’il ne représente que 5,9 % de ses revenus de services.

Ces proportions témoignent d’un effort d’investissement supérieur au poids du marché camerounais dans le portefeuille du groupe. Mais MTN ne fournit pas la ventilation locale de cette enveloppe entre extension de la couverture, densification du réseau, fibre optique, capacités data, systèmes informatiques ou autres équipements.

Plus de 104 milliards FCFA d’Ebitda

La rentabilité a continué de progresser. L’Ebitda de MTN Cameroon s’est établi à 2,99 milliards de rands, soit environ 104,4 milliards de FCFA, en hausse de 12,5 % à change constant. La marge d’Ebitda ressort à 43,7 %, presque stable par rapport aux 43,6 % enregistrés sur l’ensemble de l’exercice 2025.

La croissance montre néanmoins des signes de modération. Les revenus de services progressaient encore de 14,4 % au premier trimestre, selon la présentation trimestrielle de MTN, contre 11,8 % en cumul à fin juin. Le taux semestriel demeure également inférieur aux 19,5 % enregistrés sur l’ensemble de 2025 dans les résultats annuels du groupe. Cette comparaison signale un ralentissement au deuxième trimestre, sans permettre de le quantifier précisément.

Au 30 juin, MTN Cameroon conservait par ailleurs une position de trésorerie nette positive de 1,46 milliard de rands, soit environ 51,3 milliards de FCFA. Ce matelas était toutefois inférieur aux 2,29 milliards de rands affichés à fin décembre 2025. Le groupe n’établit pas de lien direct entre cette contraction et l’accélération des investissements.

À l’échelle consolidée, MTN Group a vu ses revenus de services progresser de 17,5 % à change constant et son Ebitda de 24,4 %, avec une marge record de 47,6 %. Ces résultats ont conduit le groupe à lancer un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 6 milliards de rands.« Notre performance traduit la dynamique commerciale en croissance des bénéfices, des flux de trésorerie et des rendements », a déclaré Ralph Mupita, président-directeur général de MTN Group, dans le communiqué du 24 août.

MTN précise cependant que ses tableaux opérationnels par pays et ses variations à change constant constituent des informations pro forma non auditées. Les états financiers consolidés semestriels ont, eux, fait l’objet d’un examen limité.

Baudouin Enama

Lire aussi :

09-06-2026 – Téléphones non dédouanés: Motaze presse, MTN et Orange alertent sur les failles du dispositif

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