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Paul Biya envoie un message aux jeunes tentés par l’immigration clandestine

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Paul Biya envoie un message aux jeunes tentés par l’immigration clandestine
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Le président Paul Biya exhorté les jeunes camerounais à persévérer et poursuivre leurs projets au pays au lieu de tenter des aventures périlleuses.

Dans son adresse aux jeunes à l’occasion de la célébration de la fête de la 60e édition de la fête de la Jeunesse, le président Paul Biya s’est dit conscient des difficultés que traversent les jeunes camerounais. S’il promet de continuer à œuvrer pour trouver des solutions idoines aux problèmes des jeunes, il invite toutefois les jeunes à céder aux sirènes des aventures périlleuses.

«Je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et tentés de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse« , a déclaré le président de la République.

Selon le locataire du Palais de l’Unité, cela ne saurait, en aucun cas, être la solution. C’est pourquoi, le président encourage plutôt à persévérer. «Je les encourage à continuer d’avoir confiance en leurs capacités. Je les encourage à continuer d’entreprendre et d’avancer, quelles que soient les difficultés et les obstacles. C’est le secret de la réussite« , a-t-il assuré.

Un message qui est perçu comme une interpellation aux jeunes tentés par les sirènes de l’immigration clandestine, un fléau qui touche déjà la couche juvénile du Cameroun.

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Stéphane Menounga dévoile les 5 ruptures pour sortir du sous-développement

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Stéphane Menounga dévoile les 5 ruptures pour sortir du sous-développement
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Repenser la monnaie, transformer les matières premières sur place, réformer l’éducation, renforcer les institutions et accélérer l’intégration régionale : Paul Stéphane Menounga propose cinq grandes ruptures pour permettre à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) de mieux convertir ses ressources en développement.

Dans une tribune intitulée « De la souveraineté juridique à la souveraineté réelle : les 5 ruptures qui peuvent sauver la CEMAC », Paul Stéphane Menounga estime que le problème de l’Afrique centrale ne réside plus dans le manque de ressources, mais dans la capacité à les transformer en richesses, en emplois et en amélioration des conditions de vie.

Selon lui, la sous-région dispose des atouts nécessaires pour construire son propre modèle de développement, mais souffre d’un déficit de stratégie, de leadership et d’efficacité institutionnelle.

Lire la tribune de Paul Stéphane Menounga :

DE LA SOUVERAINETÉ JURIDIQUE À LA SOUVERAINETÉ RÉELLE : LES 5 RUPTURES QUI PEUVENT SAUVER LA CEMAC

La question du développement de la CEMAC ne peut plus être posée en termes de manque de ressources.

Le vrai enjeu réside dans notre capacité à transformer nos potentialités en richesses, nos richesses en emplois, et nos emplois en amélioration concrète des conditions de vie.

L’Afrique centrale a les ressources pour construire son propre modèle. Ce qui lui manque, c’est une stratégie cohérente, un leadership capable de la porter et des institutions capables de l’exécuter.

La sortie du sous-développement passera par les axes ci-après :

RECONSTRUIRE UNE VÉRITABLE SOUVERAINETÉ POLITICO-ÉCONOMIQUE

Sur la monnaie : la CEMAC doit soulever le débat franc sur le franc CFA. Soit on le réforme en profondeur avec contrôle total de nos réserves et politique monétaire autonome, soit on prépare une monnaie CEMAC souveraine.

Sur les accords : faire l’inventaire de tous les accords de coopération, commerciaux et de défense puis les réformer ou annuler simplement.

Sur l’économie : passer de l’économie d’extraction à l’économie de transformation. Pétrole, bois, cacao, coton, gaz, minerais doivent être transformés sur place. Une sous-région qui exporte brut et réimporte fini, exporte ses emplois et importe son chômage.

RÉFORMER PROFONDÉMENT NOS SYSTÈMES ÉDUCATIFS

L’école africaine doit cesser de produire des demandeurs d’emploi. Elle doit produire des créateurs de valeur comme des ingénieurs, des techniciens, des entrepreneurs, des chercheurs, des innovateurs.

Il faut inverser la logique et passer de « former pour chercher un emploi » à « former pour créer de la valeur ». La formation professionnelle, les sciences, les technologies et l’entrepreneuriat doivent devenir le cœur du système.

CONSTRUIRE DES INSTITUTIONS PLUS FORTES QUE LES INDIVIDUS

Le développement ne peut dépendre de la volonté d’un seul homme.
Il faut des institutions capables de planifier sur 20 ans, d’exécuter, de contrôler et d’évaluer.
La lutte contre la corruption n’est pas une question morale, c’est une politique de développement car chaque franc détourné, est une route non construite, une école non équipée, un hôpital sans médicaments.

RENFORCER L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE RÉELLE DE LA CEMAC

Pris séparément, nos marchés sont faibles. Intégrés, nous sommes 51 millions de consommateurs et producteurs.
La libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des compétences doit cesser d’être un slogan pour devenir une réalité. Pourquoi importer de l’extérieur ce que la CEMAC peut produire ensemble ?

REVOIR NOTRE RAPPORT AVEC L’EXTÉRIEUR

La coopération ne doit pas être rejetée, mais renégociée sur la base de l’intérêt mutuel.
La CEMAC ne doit plus être seulement un espace d’extraction, de consommation et d’influence. Elle doit devenir un espace de production, d’innovation et de décision.

In fine

Il faut changer de culture politique. Le patriotisme, ce n’est pas seulement chanter l’hymne ou brandir le drapeau. C’est construire des institutions efficaces, protéger les ressources publiques et produire des politiques qui changent la vie des gens.

La CEMAC n’est pas pauvre parce qu’elle manque de ressources. Elle est pauvre parce qu’elle transforme encore insuffisamment ses ressources en développement.

Le défi n’est plus de savoir qui possède nos ressources, mais qui décide de leur utilisation, comment elles sont transformées et au profit de qui.

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Ciment et clinker : le Cameroun parmi les débouchés des 13,5 millions de tonnes exportées par la Chine

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Ciment et clinker : le Cameroun parmi les débouchés des 13,5 millions de tonnes exportées par la Chine
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun apparaît parmi les principales destinations des quelque 13,5 millions de tonnes de ciment et de clinker exportées par la Chine au premier semestre 2026. Cette poussée a surtout été portée par le clinker : ses expéditions ont été multipliées par plus de six, à 9,399 millions de tonnes, tandis que celles de ciment ont progressé de 53,7%, à 4,1 millions de tonnes.

Ces chiffres proviennent de statistiques douanières reprises dans les résultats semestriels non audités de China Shanshui Cement Group, publiés le 5 août 2026 à la Bourse de Hong Kong. Le document, signé par le président du groupe, Teng Yongjun, cite le Cameroun aux côtés du Bangladesh, du Ghana, du Myanmar, des Philippines, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Togo et du Guatemala.

Cette liste n’est toutefois assortie d’aucun classement. Elle ne précise ni les quantités expédiées vers le Cameroun, ni leur valeur, ni leur répartition entre ciment fini et clinker. Surtout, Shanshui ne présente pas ces volumes comme ses propres exportations : il s’agit de données concernant l’ensemble de l’industrie chinoise. La source établit donc la présence du Cameroun parmi les débouchés de cette vague exportatrice, mais pas le poids de la Chine dans les approvisionnements du pays.

L’effondrement du marché chinois accélère les exportations

Cette poussée extérieure intervient sur fond de contraction du marché chinois. Selon le Bureau national des statistiques de Chine, la production nationale de ciment est tombée à 735,85 millions de tonnes au premier semestre 2026, en baisse de 8% sur un an. Shanshui affirme qu’il s’agit du niveau le plus faible enregistré pour cette période depuis près de dix-sept ans.

Le groupe décrit une industrie confrontée à une« forte baisse de la demande, une offre non maîtrisée, des prix au plus bas et un basculement vers les pertes d’exploitation ». Le prix moyen du ciment P.O 42.5 en vrac, en prix rendu, s’est établi à 334 yuans la tonne, en recul de 52 yuans et de près de 14% sur un an.

Selon le suivi de CCA Digital Cement repris dans le document, le ratio national des stocks rapportés aux capacités a atteint 64,5%, quatre points de plus qu’un an auparavant. Shanshui estime également qu’environ 60% des entreprises du secteur ont enregistré des pertes et que l’industrie a cumulé un déficit compris entre 2 et 3 milliards de yuans. Le rapport ne fournit cependant aucune méthodologie permettant d’apprécier ces deux estimations.

Dans cet environnement, les producteurs chinois ont poursuivi leur« expansion active sur les marchés étrangers ». Les résultats de Shanshui illustrent la pression exercée par la crise intérieure : les ventes de ciment et de clinker du groupe ont reculé de 15,3%, à 16,602 millions de tonnes. Son chiffre d’affaires a chuté de 26,6%, à 4,074 milliards de yuans, tandis que sa perte semestrielle a atteint 819,1 millions de yuans, contre 304,4 millions un an auparavant.

Le Cameroun a dépensé 97,3 milliards de FCFA en clinker

Pour le Cameroun, l’identification du pays parmi les débouchés chinois prend une dimension particulière au regard de la facture du clinker importé. Ce produit semi-fini, obtenu après cuisson du calcaire et d’autres matières premières, est ensuite broyé et mélangé localement pour produire le ciment.

Selon la note provisoire de l’Institut national de la statistique sur le commerce extérieur, le Cameroun a importé 3 106 782 tonnes de clinker en 2025, pour une valeur de 97,317 milliards de FCFA. En un an, les volumes ont augmenté de 20,5%, tandis que la valeur des achats progressait de 14,7%. Le clinker a ainsi représenté 1,9% des dépenses totales d’importation du pays.

La hausse plus rapide des volumes que de la facture a entraîné une diminution de la valeur douanière moyenne. Rapportée arithmétiquement aux quantités déclarées, celle-ci ressort à environ 31 324 FCFA la tonne en 2025, contre 32 929 FCFA en 2024, soit une baisse de 4,9%.

Ce ratio ne constitue pas un prix de marché strict. Il agrège des cargaisons pouvant différer par leur origine, leur qualité, les conditions de transport, l’assurance ou la structure des contrats. Il ne permet donc pas d’attribuer la baisse observée à la Chine.

Une offre chinoise plus abondante peut, en théorie, élargir les possibilités d’approvisionnement des broyeurs camerounais. Son effet sur les coûts de production ou sur le prix du sac de ciment reste néanmoins impossible à mesurer sans données sur les quantités chinoises effectivement débarquées, leurs prix rendus au Cameroun et leur part dans les importations nationales.

Le corridor nigérian alimente déjà les broyeurs camerounais

La poussée chinoise intervient alors que le Nigeria alimente déjà le Cameroun en clinker. Dans ses résultats du premier semestre 2026, Dangote Cement indique avoir expédié 754 000 tonnes de clinker vers le Cameroun et le Ghana, soit 56,7% de plus qu’un an auparavant. Le groupe ne ventile pas ce volume entre les deux destinations.

Dans le même temps, les ventes de Dangote Cement Cameroon ont reculé de 13,1%, à 596 800 tonnes. Cette contre-performance ne concerne que la filiale du groupe nigérian et ne peut être assimilée à une contraction équivalente de l’ensemble du marché camerounais.

Le fait établi est donc moins une prise mesurable de parts de marché chinoises que l’inscription explicite du Cameroun parmi les débouchés d’une vague d’exportations dominée par le clinker. Pour déterminer s’il s’agit d’une diversification marginale ou d’une modification structurelle des circuits d’approvisionnement, il faudra disposer des importations camerounaises de 2026 ventilées par pays d’origine, type de produit, volume et valeur douanière.

Baudouin Enama

Lire aussi :

01-08-2026 – Deuxième cimenterie de Dangote à Douala : le pari des 3 millions de tonnes face aux ventes atones et au clinker nigérian

26-03-2026 – Clinker : Dangote Cement a exporté près d’un million de tonnes du Nigeria vers le Cameroun et le Ghana en 2025

20-01-2026 – Clinker et marbre : un prélèvement de 10 % à l’export instauré pour privilégier le marché local

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Carlos Baleba à Manchester United, l’officialisation est imminente

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Carlos Baleba à Manchester United, l’officialisation est imminente
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Carlos Baleba se rapproche un peu plus de Manchester United. Le milieu de terrain camerounais a passé avec succès sa visite médicale ce dimanche, une étape importante avant la finalisation de son transfert.

Selon Sky Sports News, Baleba a également signé un contrat de cinq ans avec les Red Devils, assorti d’une option permettant de prolonger son engagement jusqu’en 2032.

Sauf nouveau contretemps, l’arrivée de l’ancien joueur de Brighton pourrait être officialisée dès ce lundi par Manchester United. Le club mancunien s’apprête ainsi à accueillir un renfort de poids dans l’entrejeu, avec Baleba appelé à jouer un rôle important dans le projet de l’équipe.

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